Sabotages : En France des réfractaires attaquent les antennes 5G

En France, des réfractaires ont déclaré la guerre aux infrastructures de la quatrième révolution industrielle

Antennes-relais brûlées, câbles coupés

Un mouvement de résistance en constante expansion sabote le réseau 5G, largement décrié.

Selon un rapport en trois parties publié sur le site de Reporterre : “Des antennes-relais sont incendiées, des câbles de fibre optique coupés, des pylônes déboulonnés. Pendant la nuit, des personnes brûlent des engins de chantier, attaquent des pylônes avec des découpeuses à disque ou détruisent des équipements électriques avec des masses”.

Des véhicules appartenant à des entreprises de télécommunications ont également été incendiés lors d’au moins 140 attaques depuis le début du Covid, ce qui a coûté des dizaines de millions d’euros au secteur.

Selon Reporterre : “C’est un mouvement qui avance en souterrain, loin des projecteurs, une révolte profonde qui se répand en France”.

Une antenne 5G détruite suite à un incendie, à Toulouse, en novembre 2020 © Nathalie Saint-Affre / MaxPPP

Pascaline, une résistante interrogée par Reporterre, dit avoir été poussée à l’action par un sentiment d’urgence : “Nous vivons une période charnière. Si nous ne faisons rien maintenant, cette industrie se sera définitivement installée”.

Pascaline explique que ses amis saboteurs viennent d’horizons très divers : des Gilets Jaunes et des anarchistes se battent aux côtés de catholiques qui s’opposent à cette Nouvelle Normalité en cours de construction avec la 5G.

Les protestations contre la Grande Réinitialisation ayant été ignorées, dénigrées et réprimées par l’État français, les dissidents ont été contraints de s’exprimer plus directement.

Des textes ont circulé, appelant à la création d’un nouveau mouvement de “résistance concrète, et pas seulement symbolique”.

Deux antennes-relais, compatibles à la 5G, sont en feu mardi 4 mai 2021 au petit matin, entre Labège et Saint-Orens (Haute-Garonne). Sur l’image ci-dessus, celle de Labège en feu, filmée par une internaute d’Actu Toulouse (©Marie Chignac / twitter @Panali31)

Le résistant Léon a déclaré à Reporterre : “Ce sont des raisons très pratiques qui nous ont aussi poussées au sabotage. Depuis les Gilets jaunes, l’État a resserré la vis, il est de plus en plus difficile de faire reculer le pouvoir en prenant la rue”.

“Compte tenu des restrictions Covid, c’était également impossible de construire une mobilisation de masse contre la 5G”, a-t-il dit, “alors même que la majorité de la population y reste opposée”.

Ces actions apparaissent dans leurs revendications comme autant de refus de vivre dans une société hyperconnectée, autant de résistances frontales à la numérisation du monde, précise Reporterre.

Pour Margot, une autre saboteuse, les antennes-relais tissent la toile d’une prison de câbles, d’ondes et de pylônes qui sont en train de se construire.

“On nous vante les joies d’une société numérique qui en réalité ne fait qu’accentuer l’exploitation, la surveillance et la catastrophe écologique”.

Voici les images filmées par une internaute d’Actu Toulouse de l’une des antennes en feu, à Labège (©Marie Chignac / twitter @Panali31)

Le secteur des télécommunications est bien sûr alarmé par cette vague de sabotage la plus importante en France depuis la lutte massive contre les cultures OGM il y a 20 ans.

Le patron d’Orange, Stéphane Richard, invite même à “purger” le débat pour éviter “un Afghanistan de la téléphonie mobile, où il faudra se battre pylône par pylône, commune par commune pour essayer de mettre la 5G”.

Comme le soulignent les saboteurs, les antennes-relais sont les nœuds névralgiques par lesquels transitent les flux économiques et se développe le technocapitalisme. Les sites web anarchistes parlent de “cordons ombilicaux” et de “talons d’Achille”.

La révolution n’est jamais télévisée et les grands médias évitent largement de mentionner ce qui se passe, de peur que cela ne se propage encore plus.

Lorsque l’existence des saboteurs est reconnue, ils sont décrits comme des excentriques et des “théoriciens du complot”.

Pour Léon : “Le complotisme a toujours été un outil rhétorique pour délégitimer un mouvement. On l’a vu avec les Gilets jaunes. Après avoir joué la carte homophobe, antisémite et raciste, le complotisme est devenu le nouveau mot-valise du pouvoir.

Un pylône en feu à Toulouse le 14 mai 2020 (©Laurent H / twitter @davinci78lh)

“Les autorités tentent de faire passer les saboteurs pour des loups solitaires, des personnes esseulées. En réalité, nous répondons à une démarche collective en France et en Europe”.

Les centaines d’attaques contre les infrastructures de télécommunication opérées ces dernières années donnent des sueurs froides aux autorités. Elles déploient un arsenal répressif pour y faire face. Au sommet de l’État, la menace est prise très au sérieux.

Mais peut-on vraiment faire quelque chose pour arrêter ce qui est devenu une puissante vague de révolte ?

Pascaline explique : “Nous ciblons ces infrastructures car non seulement elles matérialisent l’industrie numérique mais aussi parce qu’elles sont vulnérables”.

“Il en existe des dizaines de milliers sur le territoire avec un maillage de plus en plus serré, et les autorités peinent à les surveiller”.

“Ce n’est pas réaliste aujourd’hui de dire que nous allons installer 66 000 caméras de vidéo-surveillance sur toutes les antennes. Et soyons clairs : quelqu’un qui veut entrer et détruire un site isolé pourra le faire”, admet Vincent Cuvillier, président de l’Ofitem (Association française des opérateurs d’infrastructure de téléphonie mobile).

Une carte de crédit assortie d’une limite mensuelle de CO2

Une carte de crédit nous aidera à calculer nos dépenses climatiques afin de freiner notre consommation

“Transaction refusée” : Préparez-vous pour une carte de crédit qui coupe les dépenses une fois que vous avez atteint votre plafond de CO2

La société qui a créé une carte de crédit permettant de suivre les émissions de CO2 de vos achats est sur le point de lancer une version “premium” de la carte qui coupe vos dépenses dès que vous atteignez votre “maximum de carbone”.

Doconomy s’est associé à Mastercard et à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour créer une technologie destinée au consommateur quotidien qui “relie le prix d’achat d’un produit à son impact sur la planète, mesuré en kg de CO2, et recommande ensuite le montant à compenser – ce qui revient à donner un prix au carbone”, comme l’explique le site web de Doconomy.

La carte de crédit DO fonctionne avec une application qui quantifie les émissions de CO₂ générées par chaque transaction.

Au dos de la carte, on peut lire sous la zone d’autorisation de signature : “Je prends la responsabilité de chacune de mes transactions pour contribuer à la protection de notre planète.”

Crédit: Doconomy

Doconomy va bientôt lancer une version “premium” de sa carte de crédit, appelée DO Black, qu’elle présente comme “la première carte de crédit à vous empêcher de trop dépenser”.

Mesuré par rapport à l’objectif de l’ONU de réduire de moitié les émissions de carbone d’ici à 2030, DO Black “est assorti d’une limite mensuelle de tCO2e, ce qui garantit que nous respectons les réductions de carbone recommandées par l’ONU pour 2030“, peut-on lire sur le site web.

L’entreprise s’est associée à l’ONU pour participer à cinq “efforts de réduction du dioxyde de carbone”, ou projets de “compensation” du CO2. Le “compte d’épargne intelligent pour le climat” de Doconomy est également assorti d’un taux d’intérêt de 0,5 %, dont “0,4 va à notre économie et 0,1 à la planète”, en guise de “compensation” pour l’impact carbone.

“Au lieu de présenter une carte de crédit premium avec des avantages qui encouragent généralement à consommer davantage, Do Black ne présente qu’une seule caractéristique essentielle : une limite de carbone. L’objectif principal est la capacité, non seulement de mesurer l’impact de votre consommation, mais aussi de l’arrêter directement”, a déclaré la société.

Nathalie Green, PDG et cofondatrice de Doconomy, considère que cette carte répond à un besoin crucial : “Nous devons tous prendre conscience de l’urgence de la situation et évoluer rapidement vers une consommation plus responsable. Avec Do Black, il n’y a plus d’excuses. Grâce à notre collaboration avec la CCNUCC et Mastercard, Do permettra aux gens de faire leur part pour contribuer aux objectifs de réduction du carbone à partir de 2030”, a-t-elle déclaré.

Il est a noté que la carte DO “suit les traces” d’une étude de Nature d’août 2021 “appelant à des “quotas de carbone” qui surveilleraient les émissions de CO2 des individus grâce à des compteurs intelligents et des applications de suivi.”

Pour le dire autrement, nous devons nous préparer à un système de crédit social à la chinoise, avec notation de nos habitudes de dépenses personnelles.

Cette carte de crédit de surveillance du CO2 est actuellement annoncée pour une utilisation volontaire mais cette phase volontaire aura sa propre date d’expiration en cas d’urgence climatique.

Géo-ingénierie : Huit États américains utilisent l’ensemencement des nuages

Ensemencement des nuages : Modification artificielle des conditions météorologiques

Alors que d’immenses étendues de la côte ouest sont confrontées à moult sécheresses parmi les plus graves que la région ait jamais connues, les scientifiques de l’atmosphère tentent de trouver quelques solutions.

Huit États américains utilisent désormais une technique appelée “ensemencement des nuages” pour encourager la formation de nuages et fournir aux régions frappées par la sécheresse, l’eau dont elles ont tant besoin, rapporte Scientific American.

La technique consiste à libérer dans l’air plusieurs particules d’iodure d’argent, dont la structure est très similaire à celle de la glace. Lorsqu’elles atteignent l’intérieur des nuages, elles attirent les gouttelettes, qui se regroupent et gèlent en se rassemblant. Le résultat, en théorie : davantage d’eau douce atteignant le sol.

Un Cessna 441 Conquest II équipé de nacelles d’ensemencement des nuages sur ses ailes, à l’aéroport international de Hobart, Tasmanie, Australie, 2008. CC

“Nous sommes certainement mieux placés aujourd’hui pour répondre à cette question qu’il y a dix ans”, a déclaré Jeff French, spécialiste de l’atmosphère à l’université du Wyoming. “L’état de la science a progressé au point que c’est une question à laquelle nous pouvons et devons essayer de répondre dès maintenant.”

Jusqu’à présent, l’ensemencement des nuages a été le plus souvent utilisé pour produire davantage de neige. Cette neige se précipite en hiver, puis fond au printemps, fournissant de l’eau fraîche à des millions de personnes.

“Les gestionnaires de l’eau ont essentiellement deux choix, et les deux sont mis en œuvre”, a déclaré French. “L’un est de réduire d’une manière ou d’une autre la demande par la conservation, et l’autre est d’augmenter d’une manière ou d’une autre l’offre. Et l’ensemencement des nuages est une proposition relativement peu coûteuse.”

Il y a cependant un gros problème : nous ne sommes pas tout à fait sûrs de son efficacité. Les expériences menées tout au long de la seconde moitié du XXe siècle ont donné des résultats décevants.

Mais cela n’empêche pas quelques États comme le Colorado, l’Utah et le Wyoming de tenter de faire pleuvoir en utilisant cette technique. Selon Scientific American, certains programmes ont permis de constater une augmentation de 5 à 15 % des chutes de neige par rapport aux zones sans ensemencement des nuages, mais ces programmes n’ont pas pu prouver scientifiquement l’existence d’un lien de causalité entre l’ensemencement des nuages et l’augmentation de la neige.

Les scientifiques comme Jeff French ne sont toujours pas entièrement convaincus que l’ensemencement des nuages serait une solution viable pour lutter contre les sécheresses.

Mais dans un contexte de changement climatique rapide, il convient d’essayer toutes les solutions possibles pour sauver les régions sujettes à la sécheresse.

Diverses propositions de géo-ingénierie conçues pour augmenter la réflectance solaire ou capturer et stocker le carbone. Crédit: Encyclopædia Britannica, Inc.

La Chine met en place un énorme système de géo­-ingénierie

Modification artificielle des conditions météorologiques

Le gouvernement chinois a annoncé qu’il prévoit d’augmenter considérablement son utilisation de technologies qui modifient artificiellement le climat.

La technologie d’ensemencement des nuages, ou des systèmes qui peuvent projeter des molécules d’argent dans le ciel pour provoquer la condensation et la formation de nuages, existe depuis des décennies, et la Chine y a fréquemment recours. Mais aujourd’hui, CNN rapporte que la Chine veut augmenter la taille totale de sa zone d’essai de modification du climat à 5,5 millions de miles carrés d’ici 2025 – une augmentation énorme, et une zone plus grande que celle de tout le pays de l’Inde, ce qui pourrait affecter l’environnement à une échelle gigantesque et provoquer des conflits avec les pays voisins.

Plus particulièrement, la Chine et l’Inde partagent une frontière très contestée sur laquelle elles se sont violemment affrontées dernièrement, comme l’a déjà rapporté CNN. L’agriculture indienne dépend d’une saison de mousson qui est déjà devenue imprévisible en raison du changement climatique, ce qui fait craindre aux experts du pays que la Chine utilise sa capacité à contrôler les pluies et les chutes de neige comme une arme.

Le manque de coordination des activités de modification du climat pourrait conduire à des accusations de “vol de pluie” entre régions voisines”, concluent des chercheurs de la National Taiwan University dans un article publié dans Geoforum en 2017.

Par le passé, la Chine a utilisé sa technologie de modification météorologique pour semer des nuages bien avant de grands événements comme les Jeux olympiques de 2008 et les réunions politiques, afin que les événements eux-mêmes se déroulent sous un ciel dégagé.

Mais cette expansion envisagée du système signifie que d’autres pays peuvent être soumis à des aléas météorologiques.

Certains experts ont estimé que le succès de la modification du climat pourrait amener la Chine à adopter des projets de géo-ingénierie plus ambitieux, d’autant plus que le pays souffre aussi des effets du changement climatique. Des solutions radicales telles que l’ensemencement de l’atmosphère avec des particules réfléchissantes pourraient théoriquement aider à réduire les températures, mais pourraient également avoir des conséquences majeures imprévues, et de nombreux experts appréhendent ce qui pourrait arriver si un pays expérimentait de telles techniques.

Bien que la Chine n’ait pas encore montré de signes de déploiement “unilatéral” de projets de géo-ingénierie sur le terrain, l’ampleur de ses projets de modification du climat et autres projets d’ingénierie massifs, y compris les méga-barrages, suggère que la Chine est prête à déployer des projets de géo-ingénierie à grande échelle pour faire face aux impacts du changement climatique et atteindre ses objectifs de Paris.

Le changement climatique a désormais des effets préoccupants sur la santé

Le changement climatique a désormais un impact sur la santé et le bien-être des populations dans toutes les régions du monde.

C’est la conclusion du rapport 2020 Lancet Countdown. Le rapport a débuté en 2015 avec un groupe international d’experts qui suivait le changement climatique et son impact sur la santé publique. Aujourd’hui, cinq ans plus tard, le rapport conclut que les impacts et les conséquences du changement climatique sur l’humanité constituent le phénomène le plus préoccupant de tous les temps.

Le rapport souligne notamment la chaleur extrême, la rareté de la nourriture et de l’eau, et les maladies infectieuses endémiques qui, selon ses auteurs, sont liées au changement climatique.

Le rapport évalue l’impact du changement climatique sur la santé publique en fonction de 16 critères, notamment l’exposition à des températures dangereusement élevées, à des phénomènes météorologiques extrêmes ou à des incendies de forêt comme ceux qui ont ravagé les États-Unis et l’Australie cette année. Les 16 domaines problématiques sont tous en augmentation et sont les pires que le groupe ait commencé à suivre.

A kangaroo rushes past a burning house in Lake Conjola, Australia, on Tuesday, Dec. 31 2019. This fire season has been one of the worst in Australia’s history, with at least 15 people killed, hundreds of homes destroyed and millions of acres burned. (Matthew Abbott/The New York Times) *** Local Caption *** AUSTRALIA WILDFIRE BURNING CLIMATE NATURAL DISASTER

“Les chocs induits par le changement climatique font des victimes, nuisent à la santé et perturbent les moyens de subsistance dans toutes les régions du monde en ce moment”, a déclaré à New Scientist Ian Hamilton, directeur de Lancet Countdown à l’University College London. “Cela signifie qu’aucun continent ou communauté n’est épargné”.

Hamilton a déclaré que les pays membres des Nations Unies ont tendance à ne pas tenir compte de la santé publique lorsqu’ils soumettent leurs plans d’action sur le climat. Les auteurs du rapport leur ont donc demandé de reconsidérer leur approche avant le sommet sur le climat de la COP26 qui se tiendra l’année prochaine.

“Pour l’instant, la santé ne figure pas parmi les Contributions déterminées au niveau national (CDN) comme elle le devrait”, a déclaré Hamilton.

Pour la réflexion qu’elle apporte, vous pouvez visionner l’intégralité de L’Effondrement, une mini-série signée par le collectif Les Parasites. Un traité de collapsologie qui, espérons-le, n’est pas aussi visionnaire que le pensent ses réalisateurs.

La collapsologie s’inscrit dans l’idée que l’homme altère son environnement durablement, et propage le concept d’urgence écologique, lié notamment au réchauffement climatique et à l’effondrement de la biodiversité. Les collapsologues estiment que l’effondrement de la civilisation industrielle pourrait provenir de la conjonction de différentes crises : crise environnementale, mais aussi crise énergétique, économique, géopolitique, démocratique, etc.

Les inondations ont ravagé une partie du nord de la France, Pas-en-Artois (Pas-de-Calais) le mardi 7 juin 2016.
Crue de la Seine à Paris, Pont Alexandre III le 26 Janvier 2018 – Crédits Jmdigne
France : Vue aérienne de la ville de Trèbes, dans l’Aude – Oct 2018. Crédits : Sylvain Thomas / AFP
Après les incendies qui ont ravagé la ville de Paradise, en Californie, en novembre 2018. Photo Noah Berger/AP/Sipa.
Un tourbillon de cendres chaudes et de braises se déchire dans l’incendie d’une colline à Santa Barbara, en Californie, le 26 nov. 2019. Crédit David Mcnew/Reuters
Une route détruite par les inondations provoquées par la tempête tropicale Florence à Charlotte, aux États-Unis, en 2018. Photo Nate Orlowski/Zuma/Réa.
Des personnes ont perdu leur maison au bord d’une rivière en raison de l’érosion à Soriotpur, au Bangladesh, en août 2018. Photo Chowdhury Zakir Hossain/Barcroft Media/Abaca.

La génération Z fait face à un monde au bord de l’effondrement

John Maynard Keynes, le fondateur de la macroéconomie, a prédit que le capitalisme durerait jusqu’en 2030, date à laquelle l’humanité aurait résolu le problème de nos différents besoins et serait passée à des préoccupations plus élevées. Au lieu de cela, la Génération Z se prépare à la stagnation des salaires et à la crise écologique, écrit Malcom Harris pour le MIT Technology Review.

Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Pour le savoir, il faut se poser des questions fondamentales sur l’économie, la technologie et le progrès. Par exemple, au lieu de soulager les travailleurs du labeur, les progrès technologiques réduisent leur efficacité en moulant les ouvriers dans des formes déraisonnables. L’effet de ruissellement ressemble à une mauvaise blague. La différence entre la productivité et le salaire est une augmentation de l’exploitation : les travailleurs font plus et obtiennent moins.

Et ensuite ? Les prévisions ne sont pas roses. Nous avons accumulé non seulement des richesses, mais aussi des catastrophes, et la planète va se réchauffer de plus en plus. Un panneau de protestation de la grève des jeunes pour le climat l’a dit de façon succincte : “Vous allez mourir de vieillesse. Nous mourrons du changement climatique”.

Les enfants reconnaissent que le capitalisme a épuisé les ressources humaines et naturelles plutôt que de construire une meilleure société. À la grande surprise de tous, les petits-enfants de Keynes sont devenus marxistes. Il est difficile de dire ce qui va suivre, mais ça va arriver très rapidement.

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Palmarès des articles les plus lus cette année. Retour sur un an d’actualités.

Anthropocène, écologie, crise écologique, environnement, augmentation humaine, automatisation, intelligence artificielle, machine learning, biotechnologies, cerveau augmenté, informatique cognitive, wearable, gouvernance algorithmique, Chine, chômage technologique, emplois automatisables, bioéthique, ectogenèse, grossesse extracorporelle, utérus artificiel, informatique quantique, biohackers, biohacking, convergence NBIC, implant sous-cutané, puce NFC, TIC, Transhumanisme…

La civilisation humaine va probablement s’effondrer d’ici 2050

Les 10 principales tendances technologiques pour 2020

La surveillance totale est le seul moyen de sauver l’humanité

L’IA remplacera 40% des emplois en 15 ans

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C’est officiel : Google a atteint la suprématie quantique

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Les puces sous-cutanées ouvrent la voie au transhumanisme

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Pourquoi nous vivons dans une matrice ?

L’avenir, c’est l’IA qui sait quand vous mourrez

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Chine : naissance des premiers bébés génétiquement modifiés

Pourquoi la révolution de la voiture électrique pourrait prendre beaucoup plus de temps que prévu ?

Une nouvelle analyse du MIT contredit fortement la conclusion selon laquelle les véhicules électriques pourraient être aussi bon marché que leurs rivaux à essence au cours des cinq prochaines années.

Les véhicules électriques ne seront jamais aussi bon marché que leurs concurrents à essence, dans la mesure où ils utilisent des batteries lithium-ion.

Pourquoi ? Le problème est que la baisse constante du coût de ces batteries est susceptible de ralentir dans les prochaines années à mesure qu’elles approchent des limites fixées par le coût des matières premières, disent les chercheurs du MIT.

Ces résultats contredisent fortement ceux d’autres groupes de recherche, qui ont conclu que les véhicules électriques pourraient atteindre la parité de prix dans les cinq prochaines années.

Le transport est la plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, et il n’y a aucun moyen d’atteindre les réductions nécessaires pour éviter des niveaux dangereux de réchauffement planétaire sans passer par des véhicules et des systèmes de transport en commun plus propres.

Malgré cela, un nombre croissant de constructeurs se tournent vers les véhicules électriques, proposant différents modèles à différents prix. Mais cette étude montre que nous avons besoin d’une révision parallèle des systèmes électriques utilisés pour les charger.

→ L’étude du MIT “Insights into Future Mobility” – Présentation générale (PDF)Étude complète (PDF)

MIT Technology Review

L’apartheid climatique va faire basculer 120 millions de personnes dans la pauvreté d’ici 2030

L’apartheid climatique est imminent. Seuls les riches survivront.

Un rapport de l’ONU prévoit que les populations pauvres de la planète ne pourront pas échapper au pire de la crise climatique.

Si la catastrophe du changement climatique mondial se poursuit sans être maîtrisée, de vastes régions du monde deviendront probablement plus hostiles et beaucoup moins hospitalières pour l’humanité.

Lorsque cela se produira, un fossé encore plus profond se creusera entre les nantis et les démunis de la planète, car de nombreuses personnes se retrouveront sans les moyens d’échapper aux pires effets de la crise climatique, selon un nouveau rapport publié par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui décrit un “apartheid climatique” imminent.

Alors que les riches déménagent dans des zones habitables plus chères, le rapport prévoit que 120 millions de personnes seront plongées dans la pauvreté d’ici 2030 en raison du changement climatique. Beaucoup d’autres mourront.

Le rapport décrit comment les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres du monde sont responsables de dix pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tandis que les dix pour cent les plus riches de la population mondiale sont responsables de la moitié.

La civilisation humaine va probablement s’effondrer d’ici 2050

« Perversement, les plus riches, qui ont la plus grande capacité d’adaptation, qui sont responsables de la vaste majorité des émissions de gaz à effet de serre et qui en ont tiré profit, seront les mieux placés pour faire face au changement climatique », a écrit Philip Alston, responsable des droits humains et de la pauvreté aux Nations Unies dans son rapport, “tandis que les plus pauvres, qui ont le moins contribué aux émissions et ont le moins de capacité à se protéger, seront les plus touchés”.

Dans le rapport, Alston écrit comment l’accès des riches aux ressources vitales a amené l’humanité à s’adapter à la crise climatique dans la mauvaise direction – au lieu d’agir pour prévenir ou inverser le pire du changement climatique, les riches peuvent se permettre d’éviter personnellement ce problème.

“Une dépendance excessive à l’égard du secteur privé pourrait conduire à un scénario d’apartheid climatique dans lequel les riches paieraient pour échapper au réchauffement, à la faim et aux conflits, tandis que le reste du monde en souffrirait”, écrit Alston.

CNN, ONU