Les paiements par reconnaissance faciale pourraient remplacer les QR codes en Chine

Greg Geng, vice-président de WeChat Business Group de Tencent, a déclaré : “En Chine, les méthodes de paiement utilisant les QR codes ont remplacé les espèces et les cartes en seulement cinq ans. Il est possible qu’au cours des prochaines années, de nouveaux produits plus performants puissent remplacer les QR codes” lors de la conférence East Tech West de CNBC en Chine, selon CNBC.

Tencent et Ant Financial, qui exploitent respectivement WeChat Pay et Alipay, auront probablement un rôle à jouer dans l’essor des méthodes de paiement en Chine, le cas échéant, étant donné leur position dominante sur le marché chinois des paiements mobiles de 6,8 trillion de dollars (soit en français : un trillion = un milliard de milliards). Les deux entreprises offrent déjà des options de paiement populaires et ont accès aux renseignements sur les paiements des consommateurs, de sorte qu’il peut être facile pour elles d’offrir aux consommateurs des processus de paiement nouveaux et novateurs.

Les paiements par reconnaissance faciale pourraient être la prochaine étape la plus probable pour l’industrie des paiements en Chine étant donné leur commodité et l’intérêt de Ant Financial et Tencent pour cette technologie. Le mode de paiement peut créer une expérience rapide et sans friction puisque les utilisateurs n’ont pas besoin de présenter un appareil ou une carte, ce qui peut le rendre attrayant pour les consommateurs.

Et comme WeChat Pay et Alipay proposent tous les deux une technologie de point de vente (PDV) – ou en anglais POS (Point Of Sale) – capable de prendre en charge les paiements par reconnaissance faciale, l’option pourrait être largement disponible dans un proche avenir, bien qu’ils devront se pencher sur les préoccupations des consommateurs en matière de protection des données biométriques et de la confidentialité de leurs informations.

CaixaBank : reconnaissance faciale pour les guichets automatiques

Les JO de Paris 2024 utiliseront la reconnaissance faciale d’id3

La technologie de contrôle d’accès biométrique d’EASIMob (Environnement pour l’Accès Sécurisé par Identification, Mobile et Biométrique), un projet mené par id3 Technologies en partenariat avec Advanced Track & Trace (ATT) et le Grenoble Alpes Cybersecurity Institute (Cyber@Alps), a été présélectionnée pour la sécurité des Jeux Olympiques et paralympiques de Paris 2024. La présélection fait partie d’un appel à projets de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Le système EASIMob utilise un cachet numérique visible incorporant les données biométriques cryptées de l’utilisateur, développées par ATT, et la reconnaissance faciale d’id3, avec une architecture de cybersécurité optimisée par Cyber@Alps, selon l’annonce. Cela permet à l’utilisateur d’être vérifié sans utiliser de base de données et le code peut être imprimé ou stocké numériquement sur un smartphone.

L’architecture du système est résistante et résiliente face aux cyberattaques, et EASIMob adopte une approche security-by-design et des mécanismes de chiffrements performants afin de garantir la robustesse du système, l’intégrité des données et sa conformité aux exigences RGPD, indique id3.

L’annonce indique également que le projet a été soutenu et labellisé par le pôle Minalogic.

Avant les jeux, id3 sera en charge du pilotage et la technologie pourrait être envisagée pour les prochains événements en France, tels que le Championnat d’Europe d’athlétisme de 2020 ou la Coupe du monde de rugby en 2023.

La Chine fera scanner les visages des citoyens pour s’inscrire à Internet

Selon Quartz, à partir de décembre, les entreprises chinoises de technologie vont scanner le visage de tous ceux qui s’inscrivent pour un service Internet ou un nouveau numéro de téléphone portable.

La législation a été présentée par le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information en septembre pour prévenir la fraude et “protéger les droits et intérêts légitimes des citoyens dans le cyberespace”, a rapporté Quartz.

Ce changement n’est qu’une petite partie des efforts croissants de la Chine pour surveiller l’activité en ligne de ses résidents. L’Internet chinois reste un jardin clos étroitement contrôlé qui censure de nombreux sites Web et plates-formes de messagerie internationaux, dont Facebook et Twitter.

Les critiques soutiennent que les nouvelles règles sur les services Internet sont envahissantes, portent atteinte aux libertés individuelles et pourraient même contribuer à des fuites d’informations personnelles, selon Quartz.

Fuite d’une base de données de reconnaissance faciale en Chine

Bien que de nombreux autres pays exigent une pièce d’identité gouvernementale pour s’inscrire aux cartes SIM, c’est probablement la première fois qu’un scan du visage est requis.

Le gouvernement chinois n’est pas étranger au logiciel de reconnaissance faciale. Le “système de crédit social” du pays – une application orwellienne de la surveillance de masse aux yeux de l’Occident – a été mis en place au cours des deux dernières années pour veiller à ce que personne ne déroge à la règle. Les caméras de reconnaissance faciale peuvent désormais être repérées aux passages pour piétons pour s’assurer que personne ne traverse en dehors des clous.

Quartz

Le Vatican accueille une conférence sur le transhumanisme

Humanity 2.0 et le Vatican discutent de The TransHuman Code

Avec le soutien de l’Université pontificale du Latran (PLU), les mondialistes se sont réunis lundi à la Cité du Vatican pour discuter de la meilleure voie à suivre avec l’humanité et la technologie.

La réunion a été décrite comme “un rassemblement exclusif de dirigeants des secteurs de la technologie, des entreprises, des finances, du gouvernement, du monde universitaire, de l’ecclésiastique et des médias… afin de catalyser la prise de conscience et d’établir la meilleure voie à suivre avec humanité et technologie en harmonie”.

Parrainée par la Fondation OISTE, Humanity 2.0 a organisé la réunion intitulée “Technologie et épanouissement humain” avec le soutien du PLU au Collegio Teutonico, qui est adjacent à la Place Saint-Pierre.

Humanity 2.0 a été développé en collaboration avec le Dicastère pour la promotion du développement humain intégral (DPIHD – Dicastery for Promoting Integral Human Development) en tant qu'”agent du bien commun et croyant en la nécessité d’un horizon commun pour unir l’humanité”, selon le site web de l’organisation.

Le pape François a créé le DPIHD en août 2016 avec pour mission de promouvoir “le développement intégral de la personne à la lumière de l’Évangile et conformément à la doctrine sociale de l’Église”.

Le DPIHD fonctionne “au moyen d’un réseau d’interactions qui implique les Églises locales, les Conférences épiscopales, les autres organes de la Curie romaine, les organisations internationales (catholiques et non catholiques), les relations avec les gouvernements et les organisations supranationales”, selon la déclaration de mission.

La vision de Humanity 2.0 est définie par cinq convictions, notamment la conviction que nous sommes une espèce ayant la responsabilité collective de façonner notre avenir et que les défis pour l’humanité doivent être relevés par une action coordonnée.

L’organisation tente d’atteindre ses objectifs de trois manières, la troisième étant de faire venir “des organisations religieuses qui s’alignent pour lutter contre les obstacles et investir dans la solution”.

La réunion au Collegio Teutonico, lundi, a été centrée sur les conférences de Carlos Moreira et David Fergusson et leur livre cosigné, The transHuman Code: How to Program Your Future, ainsi que le père Philip Larrey et son livre, Artificial Humanity: An Essay on the Philosophy of Artificial Intelligence.

Moreira est un leader actif et membre de plusieurs institutions et organisations axées sur le développement de l’innovation technologique et la préservation de l’identité humaine.

Fergusson est un chef de file du financement des entreprises spécialisé dans les fusions et acquisitions mondiales.

Le Père Philip Larrey est un prêtre catholique qui est titulaire de la chaire de logique et d’épistémologie à l’Université pontificale du Latran au Vatican et président de Humanity 2.0.

D’après le synopsis de The TransHuman Code :

Ce que les auteurs proposent, c’est que si nous commençons à concevoir l’avenir transhumain d’un point de vue humain, en veillant à ce que la technologie inspire une révolution ou une évolution, nous pouvons alors veiller à ce que l’humanité continue à prospérer. Le Code transhumain tente de centrer l’humanité sur la tension émergente entre un monde contrôlé par l’homme et un monde contrôlé par la machine. Moreira et Fergusson examinent comment les humains peuvent maintenir l’unicité et l’humanité de ce nouveau monde.

Le livre de Larrey, Artificial Humanity, propose une discussion philosophique sur l’intelligence artificielle.

OISTE, sponsor du récent rassemblement de Humanity 2.0 au Vatican, a un statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU et est un membre accrédité du groupe des parties prenantes des utilisateurs non commerciaux de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers.

Accesswire, The transHuman Code, Church Militant

“Never has there been a more important time in our history for business, government, academic and religious leaders to align on the core tenants of humanity, déclare Carlos Moreira, co-auteur de The transHuman Code.

“Humanity is at a crossroads and the time has come for us not just to think collaboratively, but to put our thoughts into action”, a déclaré Matthew Sanders, CEO de Humanity 2.0. “This event assembles thought leaders from around the world to collaboratively act on providing global solutions.”

David Fergusson, co-auteur de The transhuman Code déclare :”In this, the age of technological revolution, advocating and innovating the greatest good for all humanity is paramount to realizing the full potential of our future.”

“Technology is shaping the fabric of our society”, déclare Rev. Philip Larrey, auteur de Artificial Humanity and Connected World. “We need to challenge industry leaders to take into account just how it impacts the ethics in business.”

La police métropolitaine veut suivre l’exemple de la Chine

Le président du syndicat de la police métropolitaine de Londres a salué l’approche de la Chine en matière de reconnaissance faciale tout en défendant les propres systèmes inexacts du Met (The Register).

S’adressant à la BBC Radio Essex vendredi dernier, le représentant de la police métropolitaine, Ken Marsh, a salué le déploiement réputé et répressif du gouvernement chinois pour l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale :

“Bien que la Chine soit un pays très intrusif et que je ne sois pas d’accord avec un grand nombre de leurs actions, ils ont parfaitement raison. Ils reconnaissent les personnes à la seconde et ils ont la situation en main”.

La police chinoise ajoute des lunettes de reconnaissance faciale à leur arsenal de surveillance

Biométrie, la clé pour empêcher les terroristes de voyager

L’amélioration des systèmes de validation de l’identité et l’utilisation de la biométrie sont des éléments clés de la nouvelle stratégie de la Maison-Blanche visant à empêcher les terroristes de voyager et à aider les partenaires étrangers à adopter cette technologie.

Le 20 février, la Maison-Blanche a publié la “Stratégie nationale de lutte contre les déplacements à des fins terroristes” (PDF-National Strategy to Combat Terrorist Travel) qui énonce trois objectifs pour réduire la capacité des terroristes de voyager entre les pays et à l’intérieur de ceux-ci. Le premier objectif est d’identifier et de dissuader les terroristes avant qu’ils ne voyagent, le second est de détecter et d’intercepter les terroristes pendant leur voyage, et le troisième est de renforcer les capacités de sécurité des voyages et des partenaires étrangers.

Les sous-sections expliquant les objectifs stratégiques des trois buts font spécifiquement référence à la biométrie.

L’objectif stratégique 1.2, qui vise à améliorer la collecte et l’analyse de l’information par les services de renseignement et les organismes de maintien de l’ordre public, comprend un appel à “améliorer la fonctionnalité des systèmes de gestion de l’identité et à accroître la collecte et l’utilisation des données biométriques, biographiques et dérogatoires pour le contrôle et la vérification”.

L’objectif stratégique 2.1 accorde la priorité à l’utilisation accrue des équipements et des technologies biométriques pour identifier les terroristes parmi les passagers.

L’objectif stratégique 3.2, qui vise à renforcer les capacités de filtrage et d’identification des partenaires étrangers, appelle à encourager et à soutenir les efforts des partenaires étrangers visant à accroître le partage de données biométriques et d’autres données relatives aux voyageurs.

Le filtrage est défini comme un contrôle “biographique et/ou biométrique” par rapport aux listes de surveillance et aux renseignements sur les menaces, et est mentionné à de nombreuses reprises dans le document de 21 pages.

Le Biometrics Institute travaille avec les agences antiterroristes de l’ONU sur la façon d’appliquer de manière responsable la force de l’identification biométrique à leurs efforts, et le programme biométrique d’entrée-sortie des voyageurs des États-Unis pour la douane et la protection des frontières (Customs and Border Protection-CBP), continue de se développer malgré les difficultés. La biométrie est également vantée pour la fluidité des déplacements alors que les aéroports sont de plus en plus encombrés.

La Maison Blanche a publié le même jour un autre document sur la sécurité de l’aviation intitulé “National Strategy for Aviation Security“, qui propose de nouvelles approches permettant de créer un écosystème d’aviation sécurisé à plusieurs niveaux qui s’adapte de manière adéquate aux menaces en mutation exponentielle découlant des nouvelles cyber-technologies perturbatrices, ainsi qu’à la prévalence croissante des systèmes d’aviation sans pilote (UAS).

La Stratégie nationale pour la sûreté de l’aviation, met davantage l’accent sur l’ensemble des menaces qui pèsent sur l’écosystème des transports des États-Unis et détaille les nouvelles contre-mesures et politiques. Parmi les menaces spécifiques abordées dans le rapport figurent les terroristes, les États-nations hostiles, les criminels, les insiders et les services de renseignement étrangers qui pourraient tenter de bombarder un avion ou d’introduire clandestinement du matériel ou du personnel aux États-Unis, entre autres préoccupations. En outre, le rapport tient également compte du risque de propagation de maladies infectieuses pendant les voyages en avion.

Il est important de noter que ces documents anticipent une augmentation des dépenses publiques consacrées à l’intégration de technologies préventives sophistiquées, notamment la biométrie.

HSDL, The White House, Biometricupdate

La Thaïlande approuve une loi controversée sur la cybersécurité

La Thaïlande adopte une loi permettant à l’État d’accéder aux communications privées

L’Assemblée législative nationale thaïlandaise a adopté une loi controversée sur la cybersécurité pour permettre à l’État de perquisitionner, saisir et infiltrer des données et du matériel informatique sans ordonnance judiciaire.

Un projet de loi sur la protection des données personnelles adopté plus tôt dans la même journée n’assurerait aucune protection, puisqu’il prévoit une exemption pour les demandes de données émanant d’un service de sécurité de l’État.

Phys.org

Fuite d’une base de données de reconnaissance faciale en Chine

La société de reconnaissance faciale SenseNets dévoile des données personnelles de 2,5 millions de citoyens chinois

SenseNets Technology, le fournisseur de biométrie basé à Shenzhen, n’a pas encore commenté la fuite des données exposant les informations personnelles de millions de personnes. Le site Web est hors ligne et la société effectue actuellement une enquête interne, a déclaré une source anonyme sur Caixin.

Victor Gevers, chercheur néerlandais en sécurité à GDI Foundation, a récemment découvert une base de données contenant plus de 2,5 millions d’enregistrements, comprenant les noms, numéros de carte d’identité, adresses personnelles, dates de naissance, informations sur l’emploi et lieux où la technologie biométrique de la société les avait identifiés au cours des 24 dernières heures, entre autres informations. La Fondation GDI avait averti l’entreprise en juillet, mais n’a jamais reçu de réponse.

SenseTime détenait auparavant une participation de 49 % dans SenseNets, rapporte Caixin, mais s’est retirée au moment où GDI a informé SenseNets de sa violation. SenseTime n’a pas fourni de raison pour son désinvestissement.

Forbes, Technadu, Caixin

CaixaBank : reconnaissance faciale pour les guichets automatiques

CaixaBank a introduit la reconnaissance faciale pour les retraits des guichets automatiques. La banque a collaboré avec FacePhi et Fujitsu sur le projet.

Le nouveau système biométrique a été déployé le 14 février 2019 dans quatre succursales à Barcelone, avec un total de 20 terminaux. Il est prévu d’étendre progressivement la reconnaissance faciale à l’ensemble du réseau des agences à partir du second semestre 2019. Les clients pourront choisir l’identification biométrique des visages ou l’identification par code PIN.

Selon une étude réalisée auprès de clients pour évaluer le degré d’acceptation de l’identification par reconnaissance faciale, l’institution financière a découvert que 70% des personnes interrogées seraient disposées à l’utiliser plutôt que de saisir leur code PIN au clavier.

“Dans le contexte actuel de transformation numérique, la sécurité et l’agilité des transactions sont essentielles et l’intégration de la technologie biométrique dans les guichets automatiques offre de multiples avantages dans ces deux domaines”, a déclaré Benjamí Puigdevall, directeur de CaixaBank Digital Business. “Cet engagement en faveur de la reconnaissance faciale renforce la position de CaixaBank parmi les entités disposant des guichets automatiques les plus avancés au monde.”

Tout client CaixaBank peut utiliser la reconnaissance faciale pour les retraits aux guichets automatiques dotés de cette technologie, mais avant de pouvoir utiliser le système pour la première fois, il est nécessaire de s’inscrire dans une agence bancaire, ce qui ne prend que quelques minutes.

CaixaBank