La thérapie génique rétablit la vision chez des souris aveugles

Grâce à une nouvelle thérapie génique ciblant des cellules spécifiques de l’œil, les souris aveugles ont retrouvé la capacité de voir.

Une équipe de neuroscientifiques a mis au point un traitement réactivant le gène Cngb1 qui, lorsqu’il est désactivé, provoque la détérioration des cellules en bâtonnets détecteurs de lumière présents dans la rétine, selon une étude publiée dans la revue Jneurosci.

Les bâtonnets récupérés ont non seulement retrouvé la capacité de réaction à la lumière, mais ont également formé des connexions d’aspect normale avec les nerfs qui relient l’œil au cerveau, selon Interesting Engineering. Une découverte qui démontre que la rétine est beaucoup plus malléable que ne le pensaient les scientifiques.

Par exemple, lorsque les chercheurs ont tenté de quantifier la sensibilité des cellules ganglionnaires de la rétine après les traitements, ils ont comparé les cellules de cinq souris ayant reçu le traitement génétique à celles de trois souris saines et trois autres qui étaient aveugles et non traitées.

Cela ne représente pas beaucoup de souris – mais, pour être juste, du fait que les scientifiques étudiaient le comportement des cellules individuelles, ils avaient encore des centaines de points de données à analyser, ce qui leur a donné plus de poids pour leurs découvertes.

Interesting Engineering

Le transhumanisme est inévitable

http://us.macmillan.com/transhuman-1/eveherold

« Le Transhumanisme devient de plus en plus respectable, et le transhumanisme, avec un t minuscule, émerge rapidement au travers du public », rapporte Eve Herold dans son nouveau livre avisé, Beyond Human [au-delà de l’humain]. Tandis que le Transhumanisme avec un grand T est le mouvement militant qui préconise l’utilisation de la technologie pour étendre les capacités humaines, le transhumanisme avec un t minuscule est la croyance ou la théorie que l’espèce humaine évoluera au-delà de ses limites physiques et mentales actuelles, particulièrement au moyen d’interventions technologiques délibérées. En tant que directrice de recherche et de l’éducation des politiques publiques à la Genetics Policy Institute, Herold connaît bien ces territoires scientifiques, médicaux et bioéthiques.

Les mouvements attirent des contre-mouvements, et Herold couvre aussi les adversaires à la transformation transhumaine. Ces bioconservateurs vont de néoconservateurs moralisateurs aux égalitaristes libéraux craignant que ces nouvelles technologies mettent en danger d’une façon ou d’une autre la dignité et l’égalité humaine. « J’ai commencé ce livre en m’engageant à explorer tous les arguments, à la fois pour et contre les augmentations humaines », écrit-elle. « J’ai découvert à maintes reprises dans le processus que les arguments bioconservateurs sont moins que persuasifs ». (Herold cite quelques-unes de mes [Ronald Bailey] propres critiques du bioconservatisme dans son livre.)

Herold commence [le livre] avec l’histoire de Victor Saurez, un homme vivant deux siècles dans le futur qui, alors âgé de 250 ans, à l’apparence et la vitalité d’une personne de 30 ans. Retour à l’époque sombre du 21e siècle, Victor était idéologiquement contre toutes les technologies dernier cri qui permettraient d’allonger artificiellement sa vie. Mais après avoir connu un début précoce d’insuffisance cardiaque, il a accepté de se faire implanter un cœur artificiel permanent parce qu’il voulait connaître ses petits-enfants. Ensuite, afin de ne pas être un fardeau pour sa fille, il a décidé de se faire implanter des puces de vision dans ses yeux pour corriger la cécité de la dégénérescence maculaire. Enfin, il a accepté des traitements intelligents de nanoparticules guidées qui inversent le processus de vieillissement en corrigeant sans relâche l’accumulation des erreurs de l’ADN qui causent la détérioration physique et mentale.

De la science-fiction ? Pour l’instant. « Ceux d’entre nous qui vivent aujourd’hui ont de bonnes chances d’être un jour les bénéficiaires de ces avancées », soutient Herold.

Considérez les cœurs artificiels. En 2012, Stacie Sumandig, une mère de 40 ans ayant quatre enfants, s’est vue annoncée qu’elle serait morte d’ici quelques jours dus à une insuffisance cardiaque causée par une infection virale. Étant donné qu’aucun cœur de donneur n’était disponible, elle choisit de se faire installer à la place le Syncardia Total Artificial Heart (TAH) [cœur artificiel total temporaire de Syncardia]. Le TAH remplace complètement le cœur naturel et est alimenté par des batteries transportées dans un sac à dos. Il a permis à Sumandig de vivre, travailler, et prendre soin de ses enfants pendant 196 jours avant qu’un cœur de donneur devienne disponible. A partir de ce mois-ci, 1 625 TAH ont été implantés ; une personne a vécu avec pendant 4 ans avant de recevoir un cœur de donneur. En 2015, un essai clinique en cours a commencé dans lequel 19 patients ont reçu des TAH permanents.

Herold poursuit en décrivant des recherches innovantes sur les reins artificiels, les foies, les poumons et pancréas. « Les organes artificiels seront bientôt conçus pour être plus durables et peut-être plus puissants que les naturels, les amenant à être non seulement curatifs mais aussi améliorants », soutient-elle. Dans le futur, les gens vont être chargés avec des technologies pour les maintenir en vie et en bonne santé. (Une question troublante se pose : que faisons-nous quand quelqu’un utilisant ces technologies biomédicales choisit de mourir ? Qui serait en charge de désactiver ces technologies ? Est-ce que la loi traiterait la désactivation par une tierce personne comme équivalent à un meurtre ? Dans de tels cas, quelque chose de comparable à la légalisation du suicide assisté pourrait être mis en place.)

Les organes artificiels ont également une concurrence considérable. Herold, malheureusement, ne fait pas état sur les perspectives remarquables pour la culture d’organes humains transplantables à l’intérieur des cochons et des moutons. Tout comme elle ne porte pas beaucoup d’attention aux thérapies utilisant des cellules souches qui pourraient remplacer et réparer les tissus et organes endommagés. Mais de telles recherches soutiennent son point de vue que les biotechnologies, les technologies de l’information et les nanotechnologies, convergent pour produire une pléthore de traitements curatifs et améliorants.

L’application phare de l’amélioration humaine est l’immortalité – stopper et inverser les handicaps physiques et mentaux qui nous arrivent avec le vieillissement. Herold porte beaucoup d’attention sur le développement de nanorobots qui patrouilleraient le corps pour réparer et enlever les dommages causés par les défaillances de la machinerie cellulaires au fil du temps. Elle croit que la nanomédecine va d’abord atteindre le succès dans le traitement des cancers et puis de passer à guérir d’autres maladies. « Ensuite, si tout se passe bien, nous allons entrer dans le paradigme du maintien de la santé et de la jeunesse pour un temps très long, peut-être sur des centaines d’années », affirme-t-elle. Peut-être parce que la recherche avance très vite, Herold ne dit pas comment l’édition du génome par CRISPR permettra aux futurs gérontologues de reprogrammer de vieilles cellules pour les rendre plus jeunes.

Herold pense que ces révolutions technologiques seront une bonne chose, mais cela ne veut pas dire qu’elle est une Pollyanna. Tout au long du livre, elle s’inquiète sur notre dépendance croissante aux nouvelles technologies et comment elles nous affecteront. Elle anticipe un monde peuplé de robots à notre service pour presque toutes les tâches. Des robots sociaux surveilleront notre santé, nettoieront nos maisons, nous divertiront, et satisferont nos désirs sexuels. Herold met en garde, les utilisateurs isolés avec des robots parfaitement subordonnés pourraient « perdre d’importantes aptitudes sociales telles que l’altruisme et le respect des droits des autres. » Elle demande également, « aurons-nous encore besoin des uns des autres quand les robots deviendront nos nounous, amis, serviteurs et amants ? »

Il y a aussi la question de savoir comment des institutions centralisées, contrairement à des individus responsabilisés, pourraient utiliser cette nouvelle technologie. Vous trouverez derrière beaucoup des améliorations à venir, l’armée américaine, qui finance des recherches pour protéger ses soldats et les rendre plus efficaces au combat. Comme le rapporte Herold, la DARPA subventionne des recherches sur un médicament qui permettrait de maintenir les gens éveillés et alertes pendant une semaine. DARPA est également à l’origine des travaux sur les implants cérébraux conçus pour modifier les émotions. Bien que cette technologie puisse aider les personnes aux prises avec des problèmes psychologiques, elle pourrait également être utilisée pour éliminer la peur ou la culpabilité des soldats. Manipuler les émotions des soldats de façon qu’ils suivent les ordres sans broncher, est éthiquement problématique, c’est le moins que l’on puisse dire.

Voir aussi → Éthique sur le champ de bataille dans un futur proche
L’Homme augmenté, réflexions sociologiques pour le militaire
→ CREOGN* : L’Humain augmenté : quels enjeux éthiques et juridiques dans les politiques de Défense et de Sécurité intérieure ?
L’armée française à la recherche du « soldat augmenté »
2030, l’Horizon H+ : les futurs probables, selon le Conseil National du Renseignement des États-Unis

Des questions similaires hantent les discussions d’Herold sur ces technologies, comme les médicaments et les implants de neuro-améliorations, qui pourraient nous aider à créer de meilleurs cerveaux. Au travers de l’histoire, l’ultime royaume de la vie privée a toujours été nos pensées cachées. Les proliférations de capteurs neuronaux et des implants pourraient dévoiler/ouvrir nos pensées à l’inspection par nos médecins, amis, et famille – et ainsi qu’aux représentants gouvernementaux et du marketing d’entreprises.

Augmentation des performances humaines avec les nouvelles technologies : Quelles implications pour la défense et la sécurité ?
Recours aux techniques biomédicales en vue de « neuro-amélioration » chez la personne non malade : enjeux éthiques

Pourtant, Herold réfute efficacement les arguments bioconservateurs contre la poursuite et l’adoption de l’amélioration humaine. Une des inquiétudes souvent entendues est que la recherche sur la longévité nous entraînera dans un monde de soins infirmiers à domicile où les gens vivent plus longtemps, mais avec des vies de plus en plus débilitées. C’est un non-sens : l’idée des recherches contre le vieillissement n’est pas de laisser les gens être âgés plus longtemps, mais de les maintenir jeunes plus longtemps. Un autre argument soutient que les technologies transhumaines vont tout simplement laisser les riches devenir plus riches.

Le rapport, rédigé et publié par le Conseil national du renseignement des États-Unis, nous alerte également sur les risques associés au progrès disruptif et au changement de paradigme qu’il devrait induire. D’après le groupe d’analystes, bon nombre de ces technologies d’augmentation ne seront disponibles que pour ceux qui seront en mesure de les payer.

Ces déséquilibres d’accès à l’amélioration pourraient être à l’origine de violentes turbulences, et de conflits si rien n’est mis en place pour réguler et encadrer les technologies impliquées.

Le risque principal résulte d’une société clivée, à deux niveaux formée d’une part des individus ayant accès aux technologies d’augmentation et profitant pleinement des améliorations et d’autre part, des laissés pour compte technologiques, non augmentés pour lesquels l’écart des capacités se creuse à mesure que le progrès avance. Cette asymétrie n’est pas tenable et nécessitera probablement une stricte surveillance des gouvernements et une régulation méthodique des technologies d’augmentation. La convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, de l’informatique et des sciences cognitives (NBIC) devrait induire des progrès scientifiques collatéraux importants, comme ceux du stockage de l’énergie avec des batteries longue durée, ceux de l’interfaçage biologique-silicium, ou encore ceux de l’électronique biocompatible flexible.

« Nous entrons dans l’ère de transhumanisme, et les nombreuses nouvelles thérapies ciblées contre le cancer vont avoir une incidence sur les prix. Les dépenses de santé vont exploser dans les prochaines années à un rythme de 10 % par an » Nicolas Bouzou.

« Il suffit de jeter un coup d’œil sur les disparités séparant aujourd’hui l’étroite minorité des super-riches et les 95 % de citoyens restant à l’écart du progrès, pour se convaincre que la Singularité promise par Ray Kurzweil et ses disciples, ne sera pas pour tout le monde» JP Baquiast 20/08/2014.

« Une redistribution massive des richesses est la pierre angulaire de l’ordre du jour. Si oui ou non les 1 % qui contrôlent 85 % de la richesse mondiale donneront volontairement leurs milliards est encore à voir. » William Henry, auteur, mythologue d’investigation et présentateur de télévision intervenant sur la chaîne History Channel.

Pierre Concialdi : « L’utopie (le délire ?) transhumaniste peut faire miroiter le mirage d’une vie de cyborg quasiéternelle libérée du travail. C’est un rêve réservé à une minuscule élite d’ultra riches. Pour les autres, le cauchemar continue. »

Herold note que bien que les riches ont presque toujours accès aux nouvelles technologies en premier, les prix baissent ensuite rapidement, les rendant accessibles pour presque tout le monde au bout du compte. Elle est persuadée que la même dynamique s’appliquera pour ces thérapies.

Dans ce cas, pourquoi les implants dentaires sont-ils toujours si chers ?

Source : http://www.dentaly.org/prix-dun-implant-dentaire-le-guide-complet/#Implants_dentaires_prix_pour_plusieurs_dents

Les bioconservateurs affirment souvent que les technologies d’améliorations doivent être interdits, car autrement, ceux-ci subiront une irrésistible pression sociale pour les utiliser dans le but de rester compétitif. Herold répond sèchement : «il est de la responsabilité de chaque individu de faire les choix qui lui paraissent bons pour lui. Ce n’est pas la responsabilité de la société de limiter la liberté d’autres personnes de sorte que l’on puisse se sentir bien dans ses choix ». Les bioconservateurs, note-t-elle, « échouent à convaincre sur, pourquoi ceux qui s’opposent aux améliorations devraient être en mesure d’exercer le libre choix, tandis que ceux qui le désirent ne devraient pas. »

Qu’en est-il des préoccupations sur l’authenticité et la déshumanisation ? Ici, Herold déclare : « Rien ne pourrait être naturel aux êtres humains que d’aspirer à se libérer de ses contraintes biologiques. » Herold observe que personne n’a jamais vraiment réussi à sortir une bonne définition de la nature humaine. Alors que nous entamons l’inévitable voyage transhumaniste, elle conclut que « nous pouvons ne jamais voir qui nous sommes aujourd’hui in the rearview mirror, d’un état beaucoup plus avancé que celui où nous nous trouvons maintenant. » Allons découvrir qui nous sommes vraiment.

Traduction Thomas Jousse

Ronald Bailey est correspondant scientifique pour Reason Magazine et auteur de The End of Doom (juillet 2015).

Beyond human: How cutting-edge science is extending our lives, by Eve Herold, St. Martin’s Press

Chirurgie oculaire du futur : les chirurgiens d’Oxford ont utilisé un robot pour opérer à l’intérieur de l’œil

Les chirurgiens de l’Université d’Oxford et le John Radcliffe Hospital ont effectué la première opération du monde à l’intérieur de l’œil à l’aide d’un robot. Robert MacLaren, professeur d’ophtalmologie, assisté par le Dr Thomas Edwards, a utilisé un robot commandé à distance pour soulever une membrane d’un centième de millimètre d’épaisseur de la rétine à l’arrière de l’œil droit du Révérend Dr William Beaver, 70 ans, un prêtre associé à St Mary the Virgin, Iffley, à Oxford. Il est le premier patient à s’être soumis à cette procédure expérimentale.

Le Robotic Retinal Dissection Device (R2D2) d’essai est sponsorisé par l’Université d’Oxford et financé par le NIHR Oxford Biomedical Research Centre avec le soutien d’Oxford University Hospitals NHS Foundation Trust, qui gère l’hôpital. Un financement supplémentaire a été fourni par Zizoz, un organisme de bienfaisance néerlandais pour les patients atteints de choroïdérémie, une forme génétique de cécité.

Le chirurgien utilise un joystick et un écran tactile à l’extérieur de l’œil pour contrôler le robot tout en surveillant ses progrès à travers le microscope opératoire. Le robot agit comme une main mécanique avec sept moteurs commandés par ordinateur indépendants résultant des mouvements avec une précision de l’ordre du 1000ème de millimètre. Le dispositif est conçu pour éliminer les tremblements indésirables dans la main du chirurgien.

“We have just witnessed a vision of eye surgery in the future”. Professor Robert MacLaren, Nuffield Laboratory of Opthalmology

lire la suite sur University of Oxford, BBC

Google DeepMind va scanner un million d’yeux pour combattre la cécité avec le NHS

Retinal scans are produced rapidly, but require great skill to interpret. Photograph: Tim Mainiero / Alamy Stock Photo/Alamy Stock Photo

Google DeepMind et le NHS [National Health Service, système de santé publique du Royaume-Uni] développent un système d’apprentissage automatique avec Moorfields Eye Hospital pouvant reconnaitre des pathologies touchant la vue via un simple balayage numérique de l’œil.

Mustafa Suleyman, co-fondateur de DeepMind, dit que c’est la première incursion de la compagnie dans une recherche purement médicale. Dans cette nouvelle collaboration avec Moorfields, un algorithme sera formé en utilisant un million de balayages oculaires anonymes pour s’exercer à identifier les premiers signes de dégénérescence oculaires telles que la dégénérescence maculaire humide liée à l’âge [principale cause de malvoyance chez la personne âgée] ou la rétinopathie diabétique [complication du diabète et première cause de cécité avant 65 ans].

« Si vous avez du diabète vous êtes 25 fois plus à même de devenir aveugle. Si nous pouvons le détecter, et le traiter aussi tôt que possible, alors 98% des pertes de vision les plus sévères pourraient être évitées », dit Suleyman.

En formant un réseau neuronal pour faire l’évaluation des balayages oculaires, la vitesse et la précision des diagnostiques pourraient être grandement augmentées, ce qui permettrait de sauver la vue de milliers de personnes.

Google DeepMind dispose d’un accès aux données de santé des patients du NHS

Etant donné que la collaboration avec Moorfields implique des informations anonymes, Google s’est vu donné la permission d’accéder [à ces informations] via une entente de collaboration en matière de recherche avec l’hôpital, et a publié un protocole de recherche, comme le veut la pratique standard pour les essais cliniques.

Les scannes montrent des détails jusqu’au niveau cellulaire, ce qui est extrêmement pratique. Mais avec un million de ces analyses, cela pourrait prendre un certain temps aux médecins de les traiter manuellement, c’est là que DeepMind intervient.

Ceci prendra probablement un peu de temps avant que les résultats réels soient communiqués, mais si la recherche devient un succès, cela pourrait aider des millions de personnes à travers le monde ayant des risques de maladies oculaires dégénératives.

Traduction Thomas Jousse

The Guardian

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L’Homme réparé ?

stimulation électrique, crédit france 2

On sait aujourd’hui réparer une grande partie des « pièces » qui font tourner la mécanique humaine. Articulations artificielles, membres robotisés, implants cochléaires, rétines artificielles, on va même jusqu’à remplacer par une machine un organe aussi symbolique que le cœur. Tout cela était un vieux rêve, un fol espoir, que caressaient déjà les Egyptiens de l’Antiquité : la plus vieille prothèse au monde est un orteil en bois retrouvé sur une momie !

Mais il a fallu des chirurgiens novateurs, des médecins humanistes et des bricoleurs de génie pour que les hommes mutilés retrouvent une jambe, un bras, un visage… une intégrité physique qui leur rend leur humanité.

Histoire des prothèses (PDF)
Étude mondiale de Retina Implant de la micro-puce Alpha IMS
France : Les premiers implants du système de prothèse rétinienne Argus® II – « oeil bionique » rend la vue

émission du 31/03/2015, sommaire : France 2 Aventures de Médecine ; La stimulation électrique

Un garçon chinois retrouve la vue après avoir reçu une greffe des yeux de porc

Un garçon de 14 ans originaire de Jiangxi, en Chine, est en mesure de voir à nouveau normalement après avoir subi une greffe de la cornée à Guangzhou.

Les médecins de l’Université Zhongshan ont effectué l’opération sur le garçon le mois dernier en utilisant une partie de l’oeil d’un cochon pour sauver sa vue. Ils lui prédisent un rétablissement complet. Pour l’instant, il continue de suivre un traitement pour éviter le rejet de la greffe.

Selon South China Morning Post, le garçon a perdu la vue dans son oeil droit quand il a été blessé par un pétard. L’accident a eu lieu au cours de la période du Nouvel An chinois.


Transplantation d’organes de porcs pour les humains


La chirurgie de la transplantation de la cornée d’un porc sur un oeil humain est une première de son genre dans le Sud de la Chine, a rapporté Southern Metropolis Daily .

Un professeur du centre ophtalmologique de l’Université Zhongshan a déclaré aux journalistes chinois que maintenant que les humains sont capables d’accepter les cornées de porcs, un tiers à la moitié de la population chinoise souffrant de cécité cornéenne peuvent maintenant retrouver leur vue.

En Chine, il y a environ cinq millions de patients touchés par la maladie.

Bientôt des cellules de porc pour combattre le diabète ?

Voir Tribune de Genève : Le porc, avenir de l’homme “L’Hôpital veut greffer des cellules de cochon chez l’humain pour soigner le diabète et le foie.”

source : Mashable, MétroNews

NVISION Eye Centers a posé avec succès son premier implant télescope miniature

Leader innovant en ophtalmologie parmi les premiers à effectuer une chirurgie révolutionnaire CentraSight pour une perte de vision dans le Nevada

ALISO VIEJO, CA–(Marketwired – 4 février 2016) – NVISION Eye Centres , un des principaux fournisseurs de la chirurgie LASIK et de la cataracte aux États-Unis, a exécuté avec succès sa première procédure CentraSight ®, qui consiste à implanter un télescope miniature dans un œil pour traiter la dégénérescence maculaire liée à l’âge en phase terminale (DMLA). NVISION procède à la première de son genre le jeudi 14 janvier à la Box Canyon Surgery Center à Las Vegas. L’ophtalmologiste très réputé Dr Paul Casey a effectué la procédure et n’est pas seulement satisfait du résultat, mais aussi très heureux avec la façon dont son patient se rétablit.

« L’intervention chirurgicale consiste à enlever la cataracte et en plaçant un petit télescope dans l’oeil » a déclaré Dr. Casey, qui pratique à la fois aux bureaux de Las Vegas de NVISION et fait partie de l’équipe de premiers soins du CentraSight. « Tout s’est bien déroulé et le dispositif de télescope a été implanté avec succès. La procédure n’aurait pas pu aller de façon plus transparente. »

Premier implant télescope de son genre fait partie intégrante du CentraSight, un nouveau programme de soins aux patients pour le traitement des patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge en phase terminale, la forme plus avancée de la DMLA et la principale cause de cécité chez les américains âgés.

La DMLA est la principale cause de cécité chez les adultes âgés de plus de 60 ans et près de 15 millions personnes âgées aux Etats-Unis luttent contre une perte de vision sévère à cause de la maladie. Les patients atteints d’une DMLA en phase terminale ont une tache centrale ou zone manquante dans leur vision ce qui rend difficile, voire impossible de voir les visages, lire ou d’effectuer les activités quotidiennes.

Plus petite qu’un pois, l’implant télescope utilise la technologie micro-optique pour agrandir les images qui seraient normalement considérés dans son « droit devant » ou vision central. Les images sont agrandies et projetés sur la partie saine de la rétine non touchée par la maladie, ce qui permet aux patients de voir ou de discerner l’objet de la vision centrale d’intérêt.

« Je suis profondément honoré d’être parmi les premiers à effectuer cette procédure révolutionnaire » a déclaré le Dr Casey. « Pour restaurer la vision à ce patient merveilleux en utilisant une technologie révolutionnaire est à la fois excitant et une leçon d’humilité. »

La procédure utilise l’expertise d’une variété de professionnels de la médecine, dont des spécialistes de la rétine, qui confirment le diagnostic DMLA ; basse vision optométristes et d’ergothérapeutes, de formation pré- et post-opératoire et de la réadaptation ; et les chirurgiens qualifiés, qui pratiquent la chirurgie.

« Je ne pouvais pas être plus heureux avec Dr. Casey et son équipe, » a dit le patient Bonnie James. « Ils ont pris beaucoup de temps pour parler avec moi avant et après la procédure et fait en sorte que je me sente complètement à l’aise. Il faut beaucoup de talent pour exécuter cette procédure avec succès, et Dr. Casey est allé au-delà. »

About NVISION Eye Centers: NVISION Eye Centers est le premier fournisseur de la chirurgie LASIK et cataracte aux États-Unis, avec 26 centres en Californie, Nevada, Oregon et en Arizona. Un leader innovant en ophtalmologie, NVISION est consacré à fournir la meilleure expérience aux patients utilisant les dernières technologies et traitement par des chirurgiens les plus talentueux et expérimentés dans l’industrie. NVISION a été fondée en 2010 par Tom Tooma, M.D., un des premiers pionniers du LASIK qui a exécuté plus de 100 000 procédures tout au long de sa carrière prestigieuse. Avec plus de 1 900 ophtalmologues se référant à leurs patients et de faire confiance à leurs propres yeux aux chirurgiens NVISION, NVISION Eye Centers est le Eye Doctors’ #1 Choice®. Pour plus d’informations, appelez le (877) 455-9942.

Des scientifiques australiens vont bientôt commencer les essais pour un œil bionique entièrement implantable

Ajoutant aux récents buzz entourant le développement de systèmes d’œil bionique voici que des scientifiques australiens vont commencer des essais sur Phoenix99 l’œil bionique — un système entièrement implantable qui marque un progrès important dans la technologie de stimulation neuronale.

Le dispositif, mis au point par des ingénieurs de l’Université de New South Wales (UNSW), a déjà été démontrée avec succès en travaux préclinique mené par une équipe d’élites experts chirurgicaux de Sydney, et il est prévu de donner aux patients une meilleure vision que toutes les technologies actuelles de la restauration.

Plus récemment, cette initiative a reçu un financement plus important pour passer de la recherche à la phase suivante : l’implantation humaine.

« Nous avons vraiment été enthousiasmés par le premier essai parce qu’il s’est avéré que la technologie et la technique de mise en œuvre fonctionnent », dit Gregg Suaning, un des inventeurs du système bionique. « Les patients “apprennent” à utiliser la technologie, de la même manière qu’une personne implantée avec un implant cochléaire “apprend” à entendre des impulsions électriques ».

Les scientifiques derrière l’étude ont fait des recherches sur la technologie de l’œil bionique dès 1997 dans l’espoir d’aider les gens souffrant de rétinite pigmentaire, une maladie dégénérative qui provoque chez des individus la perte de leur d’acuité visuelle à partir de 30 ans et conduit souvent à la cécité complète dans les 10 ans. Cela affecte presque 2 millions de personnes dans le monde, et bien que des progrès aient montré que des médicaments peuvent ralentir, les scientifiques n’ont pas encore trouvé un moyen d’inverser la dégénérescence.

Cependant, la technologie bionique pourrait être un moyen de restaurer la vue.

L’équipe rapporte que les dispositifs Phonenix99 pour des essais cliniques chez les humains sont totalement implantables et offriront une meilleure vision que toute la technologie disponible. Le plan est d’implanter Phoenix99 à une douzaine de patients dans les deux prochaines années. La chirurgie prendra environ deux à trois heures, et la seule preuve de l’implant bionique est un petit disque derrière l’oreille qui transmet l’alimentation et les données à l’appareil, qui délivrera ensuite des impulsions électriques à l’œil.

Les utilisateurs porteront aussi une paire de lunette équipée d’une petite caméra, qui aidera la stimulation des cellules nerveuses dans la rétine du patient et d’envoyer des signaux au cortex visuel du cerveau.

Source: Engineering UNSW

France : Les premiers implants du système de prothèse rétinienne Argus® II – “oeil bionique” rend la vue

La rétinite pigmentaire est une maladie héréditaire rare qui provoque une dégénérescence progressive des cellules de la rétine sensibles à la lumière, entraînant d’importants troubles visuels et, finalement, la cécité.

Le système de prothèse rétinienne Argus II (« Argus II ») est destiné à stimuler électriquement la rétine afin de déclencher une perception visuelle chez les personnes aveugles. L’implant est une prothèse épirétinienne implantée à l’intérieur et autour de l’œil par voie chirurgicale, qui comprend une antenne, un boîtier électronique et un faisceau d’électrodes. L’équipement externe inclut des lunettes, une unité de traitement vidéo (VPU) et un câble. L’Argus II a reçu l’homologation aux Etats Unis (FDA) et pour l’Espace économique européen (marquage CE) et il est disponible dans certains pays européens, et d’autres vont s’ajouter.

Pour de plus amples informations sur l’Argus II : détails

La France a approuvé le remboursement d’Argus II pour 30 cas par an dans 3 centres
voir le Communiqué de presse : Prothèse épirétinienne : Marisol Touraine met en place le “forfait innovation”

voir l’article déjà publié (engl)

http://www.secondsight.com/

Second Sight Europe