Les jumeaux maléfiques du transhumanisme et de la technocratie

Il est facile de relier les points entre la technocratie et le transhumanisme une fois que l’on a compris que tous deux reposent sur la religion pseudo-scientifique du scientisme, selon laquelle la science est un dieu et les scientifiques et ingénieurs en sont le sacerdoce. Cet article fournit le cadre actuel permettant de comprendre ce lien.

La technocratie est à la transformation de la société ce que le transhumanisme est à la transformation de la condition humaine des personnes qui voudraient vivre dans cette société.

Tous deux sont fondés sur une croyance religieuse connue sous le nom de scientisme, selon laquelle la science est un dieu et les scientifiques, les ingénieurs et les technologues sont le sacerdoce qui traduit les découvertes en pratique.

C’est une erreur fatale que d’assimiler le scientisme à la science. La véritable science explore le monde naturel en utilisant la méthode scientifique éprouvée de l’expérimentation et de la validation répétées. En comparaison, le scientisme est une vision du monde spéculative et métaphysique sur la nature et la réalité de l’univers et la relation de l’homme avec celui-ci.

Le scientisme réfute les points de vue religieux, la morale et la philosophie traditionnels et considère plutôt la science comme la source de la valeur morale personnelle et sociétale.

La relation entre la technocratie et le transhumanisme est apparue dès 1933, lorsque Harold Loeb a écrit Life in a Technocracy : What It Might Be Like :

“La technocratie envisage une autre forme de domestication, une forme dans laquelle l’homme peut devenir plus qu’un homme… La technocratie est conçue pour développer les soi-disant facultés supérieures de chaque homme et non pour rendre chaque homme résigné au sort dans lequel il peut naître… Par la reproduction avec des individus spécifiques pour des buts spécifiques… Une technocratie devrait donc, à terme, produire une race d’hommes supérieure en qualité à toutes celles actuellement connues sur terre…”

Ainsi, Loeb voyait la technocratie (la société) comme produisant une qualité supérieure de l’homme en appliquant une technologie avancée à la condition humaine.

La nature de la technocratie

Formalisé en 1932 par des scientifiques et des ingénieurs de l’université de Columbia, le mouvement s’est défini dans l’édition de 1937 de son magazine, The Technocrat :

“La technocratie est la science de l’ingénierie sociale, le fonctionnement scientifique de l’ensemble du mécanisme social pour produire et distribuer des biens et des services à l’ensemble de la population…. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, cela sera fait comme un problème scientifique, technique, d’ingénierie.”

En effet, la technocratie était un système économique basé sur la science et l’ingénierie sociale. Les technocrates étaient si sûrs que leur approche scientifique était si juste qu’ils n’avaient pas besoin de la moindre structure politique :

“Il n’y aura pas de place pour la Politique, les Politiciens, la Finance ou les Financiers, les Rackets ou les Racketteurs… La Technocratie distribuera au moyen d’un certificat de distribution disponible pour chaque citoyen de la naissance à la mort.”

Aujourd’hui, la technocratie s’incarne dans le Great Reset du Forum économique mondial et dans les différentes manifestations du développement durable des Nations unies : Agenda 21, Agenda 2030, Nouvel Agenda Urbain, etc.

La nature du transhumanisme

Un pilier philosophique du transhumanisme moderne, Max More, l’a défini en 1990 comme suit :

“Le transhumanisme est une classe de philosophies de vie qui cherchent à poursuivre et à accélérer l’évolution de la vie intelligente au-delà de sa forme humaine actuelle et de ses limites humaines, au moyen de la science et de la technologie, guidées par des principes et des valeurs favorisant la vie.” (Max More, 1990).

Le moyen d’arriver à ses fins est finalement le génie génétique qui prend le relais et accélère la théorie de l’évolution pour créer l’humanité 2.0.

Depuis l’avènement de la technologie d’édition génétique CRISPR, les Transhumains ont saturé les universités et les entreprises privées pour modifier toutes les catégories d’êtres vivants, y compris les êtres humains.

Ce qui est prêché comme la préservation de la biodiversité par les Nations unies est en réalité la prise de contrôle du matériel génétique, ce qui a été constaté dès 1994, deux ans seulement après les débuts du développement durable et de l’Agenda 21 à la Conférence des Nations unies sur le développement économique (CNUED) à Rio de Janiero, au Brésil.

Le livre de 1994, The Earth Brokers, a été écrit par deux des principaux participants au processus de Rio qui n’ont pas avalé aveuglément ce qui venait de se passer. Ils ont noté deux choses à propos de la convention sur la biodiversité que 156 nations du monde ont adoptée :

“La convention assimile implicitement la diversité de la vie – animaux et plantes – à la diversité des codes génétiques, pour lesquels figurent les ressources génétiques. Ce faisant, la diversité devient quelque chose que la science moderne peut manipuler… la convention promeut la biotechnologie comme étant ‘essentielle pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité’.”

Deuxièmement, ils ont noté que “le principal enjeu soulevé par la convention sur la biodiversité est la question de la propriété et du contrôle de la diversité biologique… la préoccupation majeure était la protection des industries pharmaceutiques et biologiques émergentes.”

Il n’est guère étonnant aujourd’hui que l’industrie pharmaceutique produise des injections de thérapie génique utilisant de l’ARN génétiquement modifié pour transformer le système immunitaire de l’organisme. Ils travaillent d’arrache-pied depuis 1992 pour faire progresser la technologie nécessaire pour pirater/manipuler le génome humain et entamer la voie de la transformation de l’humanité 2.0.

Cependant, c’est la Technocratie qui a utilisé ses techniques de “science de l’ingénierie sociale” pour manipuler la population mondiale afin qu’elle accepte volontairement les injections de modification génétique des transhumains.

La grande réinitialisation englobe à la fois la technocratie et le transhumanisme

Il a été noté dans de nombreuses revues professionnelles que le Forum économique mondial et son fondateur/porte-parole Klaus Schwab font la promotion de la technocratie et du transhumanisme en même temps. À la lumière de cet article, cela ne devrait pas être surprenant.

La European Academy on Religion and Society (EARS), par exemple, a écrit que :

“…les membres très influents du Forum économique mondial ont un plan pour ce qui devrait venir ensuite. Ce plan s’appelle ‘The Great Reset’ et envisage un avenir véritablement ‘transhumaniste’ pour nous tous […]. Depuis le milieu de l’année 2020, le WEF promeut sa vision de l’avenir post-coronavirus, qu’il appelle “The Great Reset”. Selon eux, la pandémie a révélé les faiblesses de notre ancien système et constitue donc une occasion parfaite de “réinitialiser” notre monde et de repartir sur de nouvelles bases. Ce qui frappe dans ce plan, que le WEF a condensé sous la forme d’une carte mentale en forme de virus, c’est son approbation implicite d’une philosophie appelée le “transhumanisme”.

Comme indiqué initialement, “La technocratie est à la transformation de la société ce que le transhumanisme est à la transformation de la condition humaine des personnes qui voudraient vivre dans cette société.”

En conclusion, les jumeaux maléfiques de la technocratie et du transhumanisme, ainsi que leur religion sous-jacente, le scientisme, doivent être reconnus pour ce qu’ils sont, mais surtout, ils doivent être combattus et rejetés de tout notre être.

Patrick Wood

Patrick Wood est un expert éminent et critique du développement durable, de l’économie verte, de l’Agenda 21, de l’Agenda 2030 et de la technocratie historique. Il est l’auteur de Technocracy Rising : The Trojan Horse of Global Transformation (2015) et co-auteur de Trilaterals Over Washington, Volumes I et II (1978-1980) avec le regretté Antony C. Sutton.

Supprimer la main-d’œuvre. La révolution des robots est déjà là

Le PDG d’une entreprise de robotique déclare que son objectif est de “supprimer” le travail humain de l’économie. C’est en train de se produire.

En réponse à la “pénurie de main-d’œuvre“, les entreprises cherchent à remplacer les travailleurs par des machines – et les entreprises de robotique sont ravies de leur rendre service.

David Zapico, PDG de la société de robotique Ametek Inc. a déclaré à Bloomberg que “les gens veulent supprimer la main-d’œuvre.”

Il n’est pas le seul à penser ainsi. Les dirigeants de Hormel Foods Corp et de Domino’s Pizza ont également confirmé à Bloomberg qu’ils investissent dans l’automatisation afin de réduire les coûts de main-d’œuvre et de faire face à une “offre de main-d’œuvre restreinte”, selon les termes du vice-président de Hormel.

Si la tendance se maintient, la demande de main-d’œuvre augmentera lentement, les inégalités se creuseront et les perspectives pour de nombreux travailleurs peu instruits ne seront pas très bonnes, a déclaré Daron Acemoglu, économiste au Massachusetts Institute of Technology, à Bloomberg.

Et comme l’écrit Greg Nichols sur ZDNet, “la révolution robotique n’est pas à venir”, elle est “déjà là”.

Elon Musk a déclaré que le travail physique “sera un choix” dans un avenir où l’automatisation se développe de plus en plus. “C’est pourquoi je pense qu’à long terme, il faudra mettre en place un revenu de base universel”, a-t-il ajouté.

L’adaptation de la technocratie et du transhumanisme

Big Tech → technocratie → transhumanisme

Si la société doit être transformée en Technocratie, alors les humains qui y vivent doivent être modifiés en Transhumains. En d’autres termes, la société parfaitement efficace et utopique envisagée par les technocrates serait rapidement souillée si elle était habitée par des humains faibles d’esprit et imparfaits dans leur forme actuelle. C’est exactement la raison pour laquelle nous voyons de nombreux technocrates qui s’identifient également comme des transhumains. Parmi les noms connus qui viennent à l’esprit figurent Elon Musk (Tesla), Jeff Bezos (Amazon), Ray Kurzweil (Google) et Peter Thiel (PayPal).

Pour saisir cette image plus large, il est nécessaire de répondre à trois questions :

Qu’est-ce que la technocratie ?
Qu’est-ce que le transhumanisme ?
Comment le scientisme est-il le ciment qui les unit ?

Qu’est-ce que la technocratie ?

En 1937, le magazine The Technocrat écrivait :

La technocratie est la science de l’ingénierie sociale, le fonctionnement scientifique de l’ensemble du mécanisme social pour produire et distribuer des biens et des services à l’ensemble de la population.

Le magazine explique ensuite que la technocratie rejette le capitalisme, la libre entreprise et les politiciens élus et qu’elle cherche à créer un système économique basé sur les ressources, dans lequel les scientifiques, les ingénieurs et les techniciens seraient les seuls à planifier et à contrôler la société.

Aujourd’hui, de nombreux technocrates n’ont aucune idée des objectifs plus profonds de la technocratie, mais utilisent néanmoins leur expertise pour diriger des portions de la société sans aucun égard pour les processus politiques traditionnels de l’Amérique. Le “gouvernement par les experts” est une règle, mais ce n’est qu’une partie subalterne de l’objectif global qui consiste à remplacer notre système économique actuel par le développement durable, alias la technocratie, l’économie verte, le New Deal vert, etc.

Qu’est-ce que le transhumanisme ?

Un champion moderne du transhumanisme, le Dr Max More, a écrit,

Le transhumanisme est un mouvement vaguement défini qui s’est développé progressivement au cours des deux dernières décennies. “Le transhumanisme est une classe de philosophies de vie qui cherchent à poursuivre et à accélérer l’évolution de la vie intelligente au-delà de sa forme actuellement humaine et de ses limites humaines, au moyen de la science et de la technologie, guidées par des principes et des valeurs favorables à la vie.” (Max More, 1990).

Les transhumanistes cherchent à appliquer des technologies avancées à la condition humaine afin de prendre en charge le processus d’évolution et de créer littéralement des Humains 2.0. Le Saint Graal du transhumanisme est d’atteindre l’immortalité, mais dans le processus, ils ont l’intention d’éliminer les caractéristiques les plus négatives des Humains 1.0 : leur nature guerrière et leur tendance à être argumentatifs, incohérents, peu fiables, etc. Il s’agit d’un nettoyage génétique à grande échelle.

Le scientisme est le ciment qui les unit.

Le scientisme est une proposition religieuse qui a été présentée pour la première fois par le philosophe français Henri De Saint-Simon (1760-1825). Il a écrit ,

“Un scientiste, mes chers amis, est un homme qui prévoit ; c’est parce que la science fournit les moyens de prévoir qu’elle est utile, et que les scientistes sont supérieurs à tous les autres hommes.”

Alors que la vraie science explore le monde naturel en utilisant la méthode scientifique éprouvée de l’expérimentation et de la validation répétées, le scientisme de Saint-Simon est une vision du monde spéculative et métaphysique sur la nature et la réalité de l’univers et la relation de l’homme avec celui-ci.

Saint-Simon proposait que le leadership religieux de son époque soit littéralement remplacé par un sacerdoce de scientistes et d’ingénieurs, qui interpréteraient l’oracle de la science afin de faire des déclarations à la société sur les actions humaines nécessaires pour mener l’humanité à l’Utopie. Ainsi, la science serait élevée au rang de divinité immuable, adorée par ses adeptes, qui sont dirigés par ses prêtres.

La technocratie et le transhumanisme sont tous deux basés sur le scientisme.

Tous deux croient que la science, l’ingénierie et la technologie de pointe sont les instruments exclusifs du progrès. Tous deux sont adeptes de la promesse d’avantages qui sont toujours à portée de main, mais qui ne se concrétisent jamais. Tous deux sont experts dans la manipulation des gouvernements pour qu’ils fournissent les ressources des contribuables afin de financer leurs projets respectifs. Tous deux croient qu’ils détournent les processus d’évolution pour créer un avenir conçu par les technologues.

The Technocrat – Vol. 3 – No. 4 – September 1937

Pas de futur ici, allez sur Mars…

Un lien encore plus important entre la technocratie et le transhumanisme est qu’ils ne voient aucun avenir pour le monde tel qu’il existe aujourd’hui. Les écologistes radicaux comme Greta Thunberg pensent que le monde n’a plus que 12 ans avant qu’une apocalypse climatique ne nous détruise tous. Elon Musk utilise ses milliards pour échapper à la Terre en finançant sa société de fusées SpaceX, avec l’intention ultime de coloniser Mars. Jeff Bezos finance à titre privé sa société Blue Origin dans le même but : coloniser Mars. Ils ont tous deux déclaré que le seul avenir de l’humanité est dans l’espace, en peuplant le cosmos parce que la Terre va se retrouver dans une impasse lorsque ses ressources naturelles seront épuisées.

En bref, la technocratie et le transhumanisme sont tous deux anti-humains. La technocratie, canalisée par les Nations unies sous le nom de développement durable, estime que la Terre ne peut supporter qu’un milliard d’êtres humains environ. En outre, tous les humains sont considérés comme de simples ressources au même titre que les animaux de troupeau tels que le bétail. Le transhumanisme estime que l’humanité 1.0 est pratiquement morte et que le seul espoir pour l’avenir de l’homme est que les scientistes transhumains inventent l’humanité 2.0 et quittent complètement la Terre.

Dans un sens, l’allocation stricte des ressources et de l’énergie par la Technocratie ne marque qu’un modèle de confinement pendant qu’elle construit et teste la technologie du voyage spatial.

Cette pensée n’est pas nouvelle. En 1872, Winwood Reade a écrit The Martyrdom of Man (Le martyre de l’homme), dans lequel il affirme aussi clairement que n’importe quel transhumaniste ou technocrate moderne pourrait le faire :

Les maladies seront extirpées ; les causes de la décadence seront supprimées ; l’immortalité sera inventée. Et alors, la terre étant petite, l’humanité migrera dans l’espace, et traversera les Saharas sans air qui séparent les planètes les unes des autres, et le soleil du soleil. La terre deviendra une Terre Sainte qui sera visitée par des pèlerins venus de tous les coins de l’univers. Enfin, les hommes maîtriseront les forces de la Nature ; ils deviendront eux-mêmes des architectes de systèmes, des constructeurs de mondes.

Ces corps que nous portons maintenant appartiennent aux animaux inférieurs ; notre esprit les a déjà dépassés ; déjà nous les regardons avec mépris. Un temps viendra où la Science les transformera par des moyens que nous ne pouvons pas conjecturer, et que, même si on nous les expliquait, nous ne pourrions pas comprendre maintenant, de même que le sauvage ne peut pas comprendre l’électricité, le magnétisme, la vapeur. (p. 179)

Le mot “radical” n’effleure même pas la surface.

À la lumière de ce qui précède, j’espère que vous réalisez que vous ne pouvez tout simplement pas regarder les technocrates et les transhumanistes et leur coller des étiquettes telles que marxiste, socialiste, communiste ou fasciste. Les transhumanistes et les technocrates représentent un nouveau type de radicalité que le monde n’a jamais vu auparavant.

Cela ne signifie rien lorsque des personnes se réunissent pour discuter de questions philosophiques et de nouvelles façons de faire les choses, si elles n’ont pas les moyens de faire ce qu’elles prétendent. Jeff Bezos n’attend pas que la NASA colonise Mars ; il construit son propre vaisseau spatial avec son propre argent. De même, Elon Musk autofinance sa propre flotte spatiale. Le défunt financier mondial, David Rockefeller, n’a pas attendu que les gouvernements mettent en place un nouvel ordre économique, mais a plutôt utilisé ses propres fonds pour créer la Commission trilatérale et ses propres transformations économiques.

Grâce à l’adoption par les Nations unies de la technocratie en tant que développement durable, les politiques de l’Agenda 21 ont été étendues à tous les coins de la planète, y compris à chaque ville et comté d’Amérique. Dans l’ignorance totale du piège qui leur est tendu, les gens exigent maintenant plus, et non moins. Le réchauffement climatique est utilisé comme un bélier pour briser le système économique actuel, ouvrant la voie à la seule alternative proposée : Le développement durable, alias la technocratie.

Utiliser le mot “radical” pour décrire la technocratie et le transhumanisme serait un euphémisme. Ils sont tous deux en dehors des limites de la réalité objective. Et pire encore, ils entraînent le reste d’entre nous avec eux.

“La technocratie est à la société ce que le transhumanisme est aux personnes qui voudraient faire partie de cette société transformée”, Patrick Wood.

Patrick Wood est un expert éminent et critique du développement durable, de l’économie verte, de l’Agenda 21, de l’Agenda 2030 et de la technocratie historique. Il est l’auteur de Technocracy Rising : The Trojan Horse of Global Transformation (2015) et co-auteur de Trilaterals Over Washington, Volumes I et II (1978-1980) avec le regretté Antony C. Sutton.

Ancienne normalité vs New Normal

Du néolibéralisme des années 1980 au “Grand Reset”

Vendu sous le couvert d’une quête d’optimisation du bien-être et du “bonheur”, le capitalisme prospère sur l’exploitation des peuples et de l’environnement. Ce qui compte vraiment, c’est la recherche du maintien de marges bénéficiaires viables.

Le système économique actuel exige des niveaux d’extraction, de production et de consommation toujours plus élevés et nécessite un certain niveau de croissance annuelle du PIB pour que les grandes entreprises puissent réaliser des bénéfices suffisants.

Mais à un moment donné, les marchés deviennent saturés, les taux de demande baissent et la surproduction et la suraccumulation du capital deviennent un problème. En réponse, nous avons vu les marchés du crédit se développer et les dettes personnelles augmenter pour maintenir la demande des consommateurs alors que les salaires des travailleurs ont été réduits, la spéculation financière et immobilière augmenter (nouveaux marchés d’investissement), les rachats d’actions et les renflouements et subventions massifs (argent public pour maintenir la viabilité du capital privé) et une expansion du militarisme (une force motrice majeure pour de nombreux secteurs de l’économie).

Nous avons également assisté au déplacement de systèmes de production à l’étranger pour permettre à des entreprises mondiales de s’emparer de marchés dans des pays étrangers et de les développer.

L’ANCIENNE NORMALITÉ

Une grande partie de ce qui est exposé ci-dessus est inhérente au capitalisme. Mais les années 1980 ont été une période cruciale qui a contribué à définir le cadre dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui.

Vous vous souvenez de l’époque où le culte de l’individu occupait le devant de la scène ? Il faisait partie de la rhétorique Reagan-Thatcher sur le “new normal” du néolibéralisme des années 1980.

Au Royaume-Uni, la réduction des prestations sociales a été justifiée par la rhétorique gouvernementale et médiatique sur la “responsabilité individuelle”, la réduction du rôle de l’État et la nécessité de “voler de ses propres ailes”. La vente des biens publics à des sociétés mercantiles a été vendue aux masses sur la base de l’efficacité du marché et de la “liberté de choix”.

La couverture sociale de l’État, l’éducation, les services de santé et le rôle du secteur public ont été implacablement sapés par le dogme néolibéral et la croyance que le marché (les entreprises mondiales) constituait la meilleure méthode pour répondre aux besoins humains.

La mission déclarée de Thatcher était de libérer l’esprit d’entreprise en supprimant l'”État providence”. Elle n’a pas tardé à écraser le pouvoir des syndicats et à privatiser les principaux actifs de l’État.

Malgré sa rhétorique, elle n’a pas réellement réduit le rôle de l’État. Elle a utilisé ses rouages différemment, au service des entreprises. Elle n’a pas non plus libéré “l’esprit d’entreprise”. Sous son mandat, les taux de croissance économique étaient similaires à ceux des années 1970, mais une concentration de la propriété s’est produite et les niveaux d’inégalité ont explosé.

Margaret Thatcher était bien formée à la gestion de la perception, manipulant certains courants de sentiments et de préjugés populistes latents. Ses platitudes de marché libre et d’anti-gouvernement ont été transmises à une partie du public qui n’était que trop désireuse de les adopter pour remédier à tout ce qui n’allait pas en Grande-Bretagne. Pour beaucoup, ce qui était autrefois considéré comme les politiques sociales et économiques extrêmes de la droite est devenu le bon sens de l’époque.

Les politiques de Thatcher ont détruit un cinquième de la base industrielle de la Grande-Bretagne en deux ans seulement. Le secteur des services, la finance et la banque ont été présentés comme les nouveaux moteurs de l’économie, alors qu’une grande partie du secteur manufacturier britannique était délocalisée vers des économies à main-d’œuvre bon marché.

Sous Thatcher, la part des employés dans le revenu national a été réduite de 65% à 53%. Une grande partie des emplois manufacturiers relativement bien rémunérés qui contribuaient à construire et à soutenir l’économie ont disparu depuis longtemps. À leur place, le pays a vu l’imposition d’un régime de faible imposition et d’emplois mal payés et précaires dans le “secteur des services” (travail sans contrat, macjobs (emploi peu qualifié, mal payé), emplois dans les centres d’appels – dont beaucoup sont rapidement partis à l’étranger), ainsi qu’une bulle immobilière, des dettes contractées par des cartes de crédit et des dettes d’étudiants, qui ont contribué à maintenir l’économie à flot.

Cependant, en fin de compte, ce que Thatcher a fait – malgré sa rhétorique d’aide aux petites entreprises et son drapeau national – c’est faciliter le processus de mondialisation en ouvrant l’économie britannique aux flux de capitaux internationaux et en laissant libre cours à la finance mondiale et aux sociétés transnationales.

Si nous revenons au début de cet article, il est clair que le bonheur et le bien-être des uns comptent plus que ceux des autres, comme l’explique David Rothkopf dans son livre Superclass : The Global Power Elite and the World They Are Making.

Les membres de la superclasse appartiennent aux mégacorporations, c’est-à-dire aux élites mondiales imbriquées qui élaborent les politiques, et sont issus des plus hauts échelons de la finance, de l’industrie, de l’armée, du gouvernement et d’autres élites de l’ombre. Ce sont les personnes dont Margaret Thatcher servait les intérêts.

Ces personnes établissent les ordres du jour de la Commission trilatérale, de Bilderberg, du G-7, du G-20, de l’OTAN, de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce.

N’oublions pas non plus les divers groupes de réflexion et arènes d’élaboration des politiques comme le Council on Foreign Relations, le Brookings Institute et Chatham House, ainsi que le Forum économique mondial (WEF), où des sections de l’élite mondiale élaborent des politiques et des stratégies et les transmettent à leurs marionnettes politiques.

Porté par la vision de son influent président exécutif, Klaus Schwab, le WEF est une force motrice majeure pour la “grande réinitialisation” dystopique, un changement tectonique qui entend modifier la façon dont nous vivons, travaillons et interagissons les uns avec les autres.

LE NEW NORMAL

Le grand reset envisage une transformation du capitalisme, qui se traduira par des restrictions permanentes des libertés fondamentales et une surveillance de masse, les moyens de subsistance et des secteurs entiers étant sacrifiés pour renforcer le monopole et l’hégémonie des entreprises pharmaceutiques, des géants de la haute technologie/des big data, d’Amazon, de Google, des grandes chaînes mondiales, du secteur des paiements numériques, des entreprises de biotechnologie, etc.

Sous couvert de confinement et de restrictions COVID-19, le grand reset est déployé sous le couvert d’une “quatrième révolution industrielle” dans laquelle les petites entreprises seront acculées à la faillite ou rachetées par des monopoles. Les économies sont en train d’être “restructurées” et de nombreux emplois et rôles seront assurés par des technologies basées sur l’intelligence artificielle.

Selon le WEF, le public “louera” tout ce dont il a besoin : le droit de propriété sera supprimé sous le couvert d’une “économie verte” soutenue par la rhétorique de la “consommation durable” et de “l’urgence climatique”.

Dans le même temps, de nouveaux marchés (“produits verts”) sont créés et, grâce au COVID, de nouvelles possibilités d’extraction de bénéfices s’ouvrent à l’étranger.

Par exemple, le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, a déclaré que les pays les plus pauvres seront “aidés” à se remettre sur pied après les différents confinements qui ont été mis en place en réponse à la crise de Covid-19. Cette “aide” sera conditionnée par la mise en œuvre et l’ancrage des réformes néolibérales et de l’affaiblissement des services publics.

Un mois seulement après le début de la crise du COVID, le FMI et la Banque mondiale étaient déjà confrontés à un déluge de demandes d’aide de la part des pays en développement. Des dizaines de pays demandaient des renflouements et des prêts. Une couverture idéale pour relancer l’économie mondiale par le biais d’une crise de la dette, de la privatisation des actifs nationaux qui en découle et de la poursuite de l'”ajustement structurel” des économies.

De nombreuses personnes ne perdent pas de temps pour parler d’une sorte de prise de contrôle de la planète par les “marxistes” ou les “communistes”, parce qu’une petite élite dictera les politiques. Cela n’a rien à voir avec le marxisme. Une élite capitaliste autoritaire – soutenue par ses technocrates politiques – vise à s’assurer un contrôle encore plus grand de l’économie mondiale. Il ne s’agira plus d’un “capitalisme” (vaguement étiqueté) basé sur des marchés “libres” et la concurrence (même si ces concepts n’ont jamais vraiment résisté à un examen approfondi).

Les économies seront monopolisées par des acteurs mondiaux, notamment les plateformes de commerce électronique gérées par des sociétés comme Amazon, Walmart, Facebook, Google et leurs propriétaires multimilliardaires.

De nouveaux marchés essentiels (pour le capitalisme) seront également créés par la “financiarisation” et la propriété de tous les aspects de la nature, qui sera colonisée, transformée en marchandise et commercialisée sous la fausse notion de protection de l’environnement.

La soi-disant “économie verte” s’inscrira dans la notion de “consommation durable” et d'”urgence climatique”. Un groupe de milliardaires et leurs plateformes contrôleront chaque aspect de la chaîne de valeur. Bien entendu, ils ne réduiront pas eux-mêmes leur consommation, ne se débarrasseront pas de leurs jets personnels, de leurs véhicules coûteux, de leurs nombreuses résidences luxueuses et ne renonceront pas à leur mode de vie gourmand en ressources. La réduction de la consommation n’est destinée qu’aux masses.

Elles contrôleront et posséderont non seulement les données relatives à la consommation, mais aussi celles relatives à la production, à la logistique, à qui a besoin de quoi, quand il en a besoin, qui doit le produire, qui doit le transporter et quand il doit être transporté. Les entreprises indépendantes disparaîtront ou seront incorporées dans les plates-formes, agissant comme des rouages serviles. Les représentants élus seront de simples superviseurs technocratiques de ces plateformes et des outils d’intelligence artificielle qui planifient et déterminent tout ce qui précède.

Les confinements et les restrictions auxquels nous assistons depuis mars 2020 ont contribué à accroître les bénéfices des chaînes mondiales et des géants du commerce électronique et ont consolidé leur domination. De nombreuses petites et moyennes entreprises indépendantes ont été poussées à la faillite. Dans le même temps, les droits fondamentaux ont été éradiqués suite aux mesures gouvernementales COVID19.

Les hommes politiques du monde entier ont repris la rhétorique du grand reset du WEF, en parlant de la nécessité de “reconstruire en mieux” pour le “new normal”. Ils sont tous sur la bonne voie. Ce n’est pas une coïncidence. L’élément essentiel de ce “new normal” est la nécessité de supprimer les libertés individuelles et personnelles étant donné que, dans le “green new normal”, la consommation sans entrave ne sera plus une option pour la majeure partie de la population.

Il y a longtemps qu’une partie importante de la classe ouvrière est considérée comme “excédentaire” – il y a trois décennies, ces personnes ont été sacrifiées sur l’autel du néolibéralisme. Elles ont perdu leur emploi en raison de l’automatisation et des délocalisations. Elles ont dû s’en remettre à la maigre aide sociale de l’État et à des services publics délabrés.

Mais ce que nous voyons aujourd’hui, c’est la possibilité que des centaines de millions de personnes dans le monde soient privées de leurs moyens de subsistance. Oubliez la “quatrième révolution industrielle” et sa promesse de techno-utopie. Ce à quoi nous assistons actuellement semble être une restructuration majeure des économies capitalistes.

Avec l’IA et l’automatisation avancée de la production, de la distribution et de la prestation de services (impression/fabrication 3D, technologie des drones, véhicules sans conducteur, aliments cultivés en laboratoire, fermes sans agriculteurs, robotique, etc.), une main-d’œuvre de masse – et donc une éducation de masse, une protection sociale de masse, une prestation de soins de santé de masse et des systèmes entiers qui étaient en place pour reproduire la main-d’œuvre pour l’activité économique capitaliste – ne sera plus nécessaire. Au fur et à mesure que l’activité économique se restructure, la relation du travail au capital se transforme.

Dans un système réorganisé qui n’a plus besoin de vendre les vertus d’un individualisme excessif (consumérisme), les niveaux de droits et de libertés politiques et civils auxquels nous avons été habitués ne seront pas tolérés.

Le néolibéralisme a peut-être atteint sa conclusion logique (pour l’instant). Rendre les syndicats impuissants, faire baisser les salaires pour créer des niveaux d’inégalité inimaginables et (via le démantèlement de Bretton Woods) donner au capital privé une telle liberté pour s’assurer des profits et une influence politique sous le couvert de la “mondialisation” conduirait inévitablement à un résultat.

Une concentration de la richesse, du pouvoir, de la propriété et du contrôle au sommet, avec une grande partie de la population bénéficiant d’un revenu de base universel contrôlé par l’État et tout le monde soumis à la discipline d’un État de surveillance biosécuritaire émergent, conçu pour réduire les libertés allant de la liberté de mouvement et de réunion à la protestation politique et à la liberté d’expression.

La gestion des perceptions est bien sûr vitale pour passer à travers tout cela. La rhétorique sur la “liberté” et la “responsabilité individuelle” a fonctionné à merveille dans les années 1980 pour aider à réaliser un vol massif de richesses. Cette fois, il s’agit d’une alerte de santé publique et de “responsabilité collective” dans le cadre d’une stratégie visant à favoriser le contrôle quasi-monopolistique des économies par une poignée d’acteurs mondiaux.

Et la perception de la liberté est également gérée. Une fois vaccinés, beaucoup commenceront à se sentir libres. Plus libres que sous confinement. Mais pas du tout libre.

Colin Todhunter est un journaliste indépendant qui écrit sur le développement, les questions environnementales, la politique, l’alimentation et l’agriculture. En août 2018, il a été nommé parmi les 400 leaders et modèles vivants pour la paix et la justice par Transcend Media Services, en reconnaissance de son journalisme.

Vous pouvez continuer à faire l’autruche. Je n’ai pas de problème avec cela. Je ne suis pas là pour vous convaincre.

Le THOR de l’Air Force martèle des drones dans une nouvelle animation vidéo

Le laboratoire de recherche de l’armée de l’air américaine (AFRL) a créé une nouvelle animation vidéo qui montre de manière réaliste le THOR (Tactical High-power Operational Responder) détruisant des essaims de drones ennemis dans un scénario de défense de base. Dans le but de contrer la menace croissante que représentent les drones ennemis et d’autres menaces aériennes, l’Air Force a développé THOR.

THOR est un prototype d’arme à énergie dirigée (AED) utilisé pour désactiver l’électronique des drones, et a été spécifiquement conçu pour contrer des cibles multiples – comme un essaim de drones – avec des résultats rapides.

Les lasers à haute énergie tuent une cible à la fois, et les micro-ondes à haute puissance peuvent tuer des groupes ou des essaims, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles THOR offre une capacité unique.

“Le système produit de puissantes salves d’ondes radio, qui offrent une plus grande portée d’engagement que les balles ou les filets, et ses effets sont silencieux et instantanés”, a déclaré Amber Anderson, responsable du programme THOR.

Anderson a poursuivi en expliquant que THOR est logé dans une unité d’expédition de 20 pieds, qui peut être transportée dans un avion cargo militaire, et assemblée par deux personnes seulement.

“Les drones représentent une menace émergente pour les bases militaires, le personnel et les infrastructures des États-Unis, et c’est la mission de THOR de les garder en sécurité, à courte et à longue distance”, a déclaré Anderson.

Pour voir THOR en action

Le laboratoire de recherche de l’Air Force (AFRL) est le principal centre de recherche scientifique et de développement du département de l’Air Force. L’AFRL joue un rôle essentiel dans la découverte, le développement et l’intégration de technologies de combat abordables pour les forces aériennes, spatiales et cybernétiques. Avec un effectif de plus de 11 500 personnes réparties dans neuf domaines technologiques et 40 autres opérations dans le monde, l’AFRL fournit un portefeuille diversifié de sciences et de technologies allant de la recherche fondamentale à la recherche avancée et au développement technologique.

Air Force Research Laboratory’s THOR (Tactical High-Power Operational Responder) is a portable counter-UAS system, capable of destroying swarms of drones at speed-of-light, at long range, in its base defense mission. (AFRL graphic/courtesy)

Qu’est-ce que l’agenda transhumaniste ?

Si le concept de transhumanisme fait l’objet d’un film de science-fiction spectaculaire, il est en passe de devenir une réalité avec l’avènement de la quatrième révolution industrielle. Le fait d’être à moitié machine et à moitié humain peut sembler séduisant et permettrait à la race humaine de “tromper la mort”, mais d’innombrables risques et préoccupations concernant la liberté de choix, l’identité et la vie privée continuent d’être ignorés.

Transcription Fr

La technologie est presque devenue notre bouée de sauvetage, sans elle, il semble que le monde s’arrêterait de tourner et que la société tomberait. Nous passons la plupart de notre temps collés à nos gadgets, à nous entendre dire que nous devons acheter la prochaine meilleure technologie, plus puissante, plus rapide et dotée de nouvelles fonctionnalités. Nous entendons des nouvelles sur le développement de l’IA, les nanopuces, un avenir où nous pouvons télécharger notre conscience sur le cloud et atteindre l’immortalité. Mais avons-nous le choix en la matière ? Ou la technologie mettra-t-elle fin à l’humanité telle que nous la connaissons ? Bienvenue dans le monde du tranhumanisme.

Le transhumanisme est la croyance que la race humaine peut évoluer au-delà de ses limites actuelles, mentales et physiques, grâce aux moyens de la science et de la technologie. Le transhumanisme est une croyance philosophique, c’est une philosophie, et c’est assez récent aussi. Par exemple, les “principes de l’extropie“, rédigés en 1990, résument les valeurs et les convictions fondamentales du transhumanisme. Et ce serait le premier document explicite du transhumanisme et du concept de transhumanisme tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Une définition du transhumanisme est le mouvement intellectuel et culturel qui affirme la possibilité, et l’opportunité d’améliorer fondamentalement la condition humaine par l’application de la raison, en particulier en développant et en rendant largement disponibles des technologies permettant d’éliminer le vieillissement des capacités physiques et psychologiques.

Ainsi, la principale croyance du transhumanisme est d’améliorer la race humaine, ou de supprimer ses limites, afin que l’humanité puisse évoluer vers quelque chose de bien plus grand, de bien meilleur, et que nous puissions vivre éternellement, sans être limités par la maladie, nous deviendrons posthumain, nous deviendrons plus qu’humain, nous deviendrons essentiellement l’équivalent de dieux, d’après certains. Ces barrières de l’humanité seront supprimées par la technologie et la science. Il est dit que tout ceci peut être réalisé par la science et la technologie, qui inclut les médicaments, la nanotechnologie, les biopuces, le clonage, la bionique, l’intelligence artificielle, et bien plus encore.

Nous en avons déjà vu des exemples, avec le développement par elon musk de l’intelligence artificielle.

“Vous voulez vous voulez avoir un dispositif que vous pouvez mettre dans votre tête, et avoir l’impression d’être tout à fait normal, mais qui résout un problème important dans votre cerveau ou votre colonne vertébrale…”

Nous l’avons aussi vu avec l’augmentation des micropuces, les gens sont encouragés à s’intéresser aux micropuces qui rendront leur vie tellement plus facile.

“J’ai deux puces implantées, une à droite et une à gauche, j’ai eu des micro-implants parce que je voulais faire partie du futur…”

Il en va de même avec l’intelligence artificielle, qui est présente dans des appareils d’aujourd’hui, comme les téléviseurs intelligents d’aujourd’hui et tout ce qui s’y rattache, alexa, siri, toutes ces choses sont de l’intelligence artificielle. Cependant la principale préoccupation du transhumanisme, c’est qu’il semble qu’il n’y ait pas vraiment de choix en la matière. On s’attend à ce que tout le monde suive cet agenda, en voulant devenir plus qu’un simple humain, en voulant se lier avec les machines.

Si vous ne voulez pas prendre part à ça et bien j’ai bien peur que vous n’ayez pas beaucoup de choix, car c’est quelque chose qui est encouragé sur tous les fronts comme un seul, c’est essentiellement chercher la fin de l’humanité telle qu’on la connait aujourd’hui, pour évoluer vers quelque chose de bien meilleur, donc si l’humanité devait être anéantie ce n’est pas un problème, car ça signifie qu’on peut se reconstruire en quelque chose de plus grand.

Le transhumanisme n’est qu’une partie du puzzle, car une fois qu’on évolue vers quelque chose de plus grand on devient post-humain, et on entre dans le post-humanisme. Le post-humanisme est le dépassement des limites qui définissent les aspects les moins désirables de la condition humaine, ce qui inclut le vieillissement, la souffrance de la maladie et la mort elle-même. Les post-humains ne souffriraient plus de ces problèmes qui affligent l’humanité, ceci est décrit en soi comme une liberté morphologique, où les humains auront une plus grande capacité physique, et une plus grande liberté de forme. Les post-humanistes croient que nous aurons un quotient intellectuel plus élevé et de meilleures capacités cognitives, que nous serons des superordinateurs sur les ordinateurs, que nous serons tous les super-héros des films de science-fiction, et que nous serons fondamentalement les meilleurs que nous puissions jamais devenir.

Le transhumanisme et le posthumanisme ne sont pas vraiment que des philosophies, certains disent que ce sont des agendas, qu’ils font partie d’un plus grand plan qui veut en effet être réalisé, et beaucoup de gens ne réalisent pas que cela peut avoir lieu. Pour certains le transhumanisme semble merveilleux, une vie où nous pouvons vivre fusionnés avec la technologie, une vie où nous ne sommes pas liés à cette terre par la maladie, ou la faim, notre conscience peut même être téléchargée sur le cloud et nous pouvons vivre pour toujours, comme une sorte d’humain-cyborg.

Mais laissons ça de côté pour l’instant, les vrais objectifs de l’agenda transhumaniste sont essentiellement la fabrication de l’évolution humaine, l’ingénierie humaine, la suppression de la divinité elle-même de l’humanité, afin que l’humanité perde son utilité. Le divin sera séparé de l’humain, et nous n’aurons plus notre moi naturel. Les humains deviendront des machines, il sera impossible de faire la différence entre chacun d’entre nous. Les scientifiques eux-mêmes seront vénérés comme des dieux pour avoir été capables de créer une telle technologie, et de développer l’humanité, ils seront vus comme des sauveurs, ce qui en soi est un faux culte et de l’idolâtrie.

Et le but principal de tout cela, est de gagner plus de contrôle sur les masses elles-mêmes, si tout le monde est comme une machine et que tout le monde consent, qu’il le veuille ou non, à ne faire qu’un avec la technologie, alors nous pouvons facilement être manipulés.

“Nous n’avons que des bribes d’informations, mais ce dont nous sommes certains, c’est qu’à un moment donné au début du 21ème siècle toute l’humanité était unie dans la célébration, nous nous sommes émerveillés de notre propre magnificence alors que nous donnions naissance à une IA. IA… tu veux dire l’intelligence artificielle ? Une conscience unique qui a engendré une race entière de machines. Nous ne savons pas qui a frappé en premier, nous ou eux, mais nous savons que c’est nous qui avons brûlé le ciel. A l’époque ils étaient dépendants de l’énergie solaire et on pensait qu’ils ne pourraient pas survivre sans une source d’énergie aussi abondante que le soleil. Tout au long de l’histoire de l’humanité nous avons été dépendants des machines pour survivre, le destin semble-t-il, n’est pas sans un certain sens de l’ironie…”

Disons que vous avez téléchargé votre conscience dans le cloud comme nous l’avons mentionné, qui gère le cloud ? Ce sera ces grandes entreprises technologiques, et une fois qu’ils vous ont, vous êtes techniquement piégé dans une machine.
Avant de plonger plus profondément dans l’agenda lui-même, il est temps de jeter un coup d’oeil à l’histoire du transhumanisme très brièvement.

Le terme transhumanisme est censé avoir de nombreuses origines différentes, cependant le terme lui-même n’a pas vraiment été exploré correctement jusqu’à très récemment dans la Divine Comédie de Dante Alighieri en 1312, “trans-humain” a été utilisé pour la première fois et sa définition était de passer au-delà de l’humain, mais cette utilisation était en termes spirituels et ne faisait pas référence à la science, à la technologie ou au fait de devenir un avec les machines, ce que nous supposerions que le transhumanisme signifie aujourd’hui.

En 1935, T. S. Eliot a utilisé le terme transhumanisé, dans son livre “the cocktail party” et le terme était utilisé de manière à représenter l’illumination, plutôt que la transformation médiée par la technologie, encore une fois l’usage ne se référait pas aux machines en tant que telles ou au fait de devenir un avec les machines, mais avait un usage très différent, mais comme vous pouvez le voir le terme lui-même a toujours a des liens avec le fait de devenir plus qu’un simple humain, devenir plus grand et meilleur.

Et enfin en 1957 Julian Huxley avait un chapitre intitulé “transhumanisme” dans son livre “New bottles for new wine” l’usage de ce terme était expliqué dans le livre, en disant que “l’homme reste un homme mais se transcende en réalisant de nouvelles possibilités de et pour sa nature humaine.” C’est ici que le transhumanisme est censé prendre racine, le mot lui-même a été utilisé directement dans le but de devenir plus qu’un humain, transcender, être plus grand, devenir quelque chose de nouveau. Cependant, Huxley n’a pas développé ce sens en philosophie, l’usage est apparu après que le terme ait été inventé indépendamment pour le transhumanisme.

En outre, on pourrait soutenir que cette recherche du transhumanisme est une philosophie en elle-même, bien qu’elle ne soit pas directement perçue comme une philosophie. En outre, dans le passé, il y avait en effet une recherche de quelque chose de plus grand, pour faire évoluer l’humanité, en presque dieux, par exemple avec la recherche de la pierre philosophale, ou de l’élixir de vie. Cela peut être interprété comme une forme de technologie magique, capable de transmuter les éléments, car on croyait que l’élixir de vie et la pierre philosophale pouvaient guérir toutes les maladies et conférer l’immortalité à la personne qui les utilisait.

Jusqu’à aujourd’hui, le transhumanisme est une philosophie qui est appliquée par bien des élites de ce monde, il y a beaucoup de gens qui semblent suivre cette croyance que les humains devraient devenir plus que de simples humains, nous devrions devenir plus que de la chair et du sang. Pendant que certaines personne voient cela d’un bon oeil parce qu’ils ont de bonnes intentions pour l’humanité, il y en a beaucoup qui voient le transhumanisme comme simplement un moyen de contrôler la population et de mettre en avant un nouvel ordre mondial. Comment cela pourrait-il être réalisé ?

Le transhumanisme fait partie de la quatrième révolution industrielle. La quatrième révolution industrielle est un concept qui a été fortement poussé par le forum économique mondial. Le forum économique mondial est essentiellement un rassemblement des élites où elles décident des programmes à mettre en place contre l’humanité, l’avenir de l’humanité au profit des élites pour contrôler la population et manipuler ce qui se passe, mais publiquement, elles déclarent être une organisation internationale pour la coopération public-privé.

Le forum économique mondial lui-même a été créé en 1971, d’après eux… et c’est une organisation à but non lucratif, d’après eux… Avec son siège se situant à Génève en Suisse. C’est sensé être indépendant, impartial et non liés à de quelconques intérêts. C’est ce qu’ils disent. La quatrième révolution industrielle est décrite comme un nouveau chapitre du développement humain, rendu possible par des avancées technologiques extraordinaires, comparables à celles de la première, de la deuxième et de la troisième révolution industrielle.

La quatrième révolution industrielle représente des façons entièrement nouvelles dont la technologie s’intègre dans les sociétés et même dans nos corps humains. Les exemples incluent l’édition du génome, de nouvelles formes d’intelligence artificielle, des matériaux révolutionnaires, et des approches de la gouvernance qui reposent sur des méthodes cryptographiques telles que la blockchain. Le forum économique mondial a décrit la quatrième révolution industrielle, comme quelque chose de très souhaitable…

“la quatrième révolution industrielle, est telle que les innovations auxquelles nous assistons aujourd’hui en termes d’intelligence artificielle, l’internet des objets, l’informatique dématérialisée, la robotique avancée, et bien d’autres, constituent ensemble une nouvelle phase dans le développement humain aujourd’hui. Au même titre, voire plus, que les précédentes révolutions industrielles en termes d’échelle et d’impact. Le covid-19, est quelque chose a accéléré ce mouvement industriel en cours…
Faites le taire ! Tout le monde s’en moque !”

Cela signifie que le monde entier vaincra la pauvreté, personne n’aura faim, le monde lui-même deviendra plus vert, nous utiliserons des technologies vertes, nous serons tous interfacés comme une grande société et connectés les uns aux autres, l’état lui-même s’occupera de nous et une partie de cela est d’utiliser ces technologies qu’ils ont décrites. Tout cela semble être une grande utopie pour certains, mais d’autres pensent, qu’il y a des objectifs et des desseins néfastes derrière cette poussée du transhumanisme.

La première révolution, qui a commencé dans les années 1700, utilisait l’eau et la vapeur pour mécaniser la production la seconde, entre les années 1800 et la première guerre mondiale, a progressé vers l’énergie électrique pour créer le système de production de l’électricité, la troisième a utilisé l’électronique et les technologies de l’information, pour entamer le processus d’automatisation de la production. Et, enfin, la quatrième révolution cherche à s’appuyer sur la troisième, et est qualifiée de révolution numérique.

Schwab décrit cela comme une fusion des technologies, qui comprends la sphère physique, numérique et biologique. Klaus Schwab veut que l’humanité se transforme en machines, il pense que ce lien entre la chair et le métal, est quelque chose à voir comme une merveilleuse opportunité pour nous de dépasser nos limites. Alors qu’en réalité il ne s’agit pas de cela du tout, ils ne pourraient pas moins s’en soucier. Klaus Schwab est à la tête du forum économique mondial, il en est en gros le directeur, vous l’avez peut-être déjà vu quelque part, et il a parlé ouvertement de “built back better” et de “the great reset“.

“Certains diraient de “mieux reconstruire” nous dirions “d’avoir une grand réinitialisation”

Il veut que le monde évolue vers une vraie civilisation mondiale, la destruction de la société elle-même en une seule société gigantesque, il n’y aura plus de petites sociétés éparpillées dans le monde, tout le monde sera un. Il n’y aura plus moyen de différencier les villes, les villages, les pays eux-mêmes, tout sera contrôlé par un seul gouvernement, et bientôt des technologies qui ont plus de pouvoir que ce que nous croyons avoir actuellement. Il estime que cette quatrième révolution industrielle offre la possibilité de robotiser l’humanité et donc de compromettre nos sources traditionnelles de sens, le travail, la communauté, la famille, et l’identité, toutes ces traditions, les croyances, et les valeurs qui nous tiennent à cœur, n’existeront plus, elles sont considérées comme très dépassées pour le forum économique mondial.

Si nous avons des valeurs alors nous avons une morale, et c’est quelque chose qui n’est pas très bon pour le forum économique mondial, parce que cela signifie que nous sommes des personnes individuelles, et qu’en tant qu’individus nous pouvons penser par nous-mêmes, ce qui, encore une fois, n’est pas une très bonne chose. Si nous supprimons ces valeurs, nous supprimons les traditions, et nous supprimons les normes de la société, comme avoir une famille, être religieux, avoir une identité, être capable de penser par soi-même, aller au travail, faire ce qu’on aime, si on enlève ça, alors on peut être modelé en ce que les élites veulent, et ça implique en partie d’être modelé en machines, qui font simplement ce qu’on leur dit.
Si les gens savaient ce qui se passe, et que le gouvernement, et ces élites s’avançaient et disaient : “Ecoutez, nous voulons aller de l’avant avec cette idée de transhumanisme que nous avons, cela signifie que vous n’aurez pas vraiment d’identité, vous ne posséderez rien, vous ne serez même pas propriétaire de vous-même car nous posséderons la technologie que vous implanterez en vous.”

Qu’en pensez-vous, pensez-vous que c’est une bonne idée ? La majorité dira probablement non, car pourquoi quelqu’un voudrait-il être contrôlé par une puce en lui ? Pourquoi quelqu’un voudrait-il accepter un programme qui signifie qu’il n’est plus en contact avec son moi naturel ? Pour contourner cela les élites utilisent l’ingénierie sociale.

L’ingénierie sociale est une façon de manipuler les masses, il s’agit de faire de la société ce que l’on veut qu’elle soit, il s’agit de mettre en place un changement, forcer le changement d’une manière telle que les gens ne remarquent pas vraiment qu’il a lieu. Edward Bernays dans son livre “propagande” qui a été écrit dans les années 30 a décrit cela comme une méthode de contrôle mental. Il affirme que la manipulation consciente et intelligente des habitudes et opinions organisées des masses est un élément important de la société démocratique. Ceux qui manipulent, ces mécanismes masqués de la société, constituent un gouvernement invisible qui est le réel pouvoir de nos pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont modelés, nos goûts sont formés, nos idées sont suggérées, en grande partie par des hommes dont nous n’avons jamais entendu parler.
Ce sont eux qui tirent les ficelles, qui contrôlent l’esprit du public.

L’ingénierie sociale est réalisée par de nombreux moyens, elle est réalisée par la programmation prédictive, nous verrons quelque chose à l’avance à la télévision, dans un film, peut-être même dans un journal, un petit indice de ce qui va arriver, de sorte que lorsque le changement se produira, nous ne serons pas aussi effrayés et nous l’accepterons simplement, nous l’accepterons aveuglément parce qu’inconsciemment nous savions que cela allait se produire.

“Oh mon extracteur de jus ne va jamais arriver. Hé papa ça vient d’arriver pour toi !
Maman, prépare un câlin extra spécial, je t’ai acheté un nouveau extracteur de jus ! Mon dieu, des germes de grippes entrent dans chaque orifice de ma tête !”

Ca peut avoir lieu dans les films, par exemple les films sur les pandémies, les films dans ce cas là à propos de l’IA, et ne faire qu’un avec la machine.

“Bonjour, je suis David, je peux faire presque tout ce qu’on peut me demander.”

L’ingénierie sociale se fait aussi par la politique, des célébrités, des personnalités publiques, qui sont parmi nous et devant nous, même au-dessus de nous, nous disant ce qu’il faut croire, nous disant ce qui est acceptable et nous encourageant à penser d’une certaine façon.

“C’est vraiment important que des gens de tous les âges fassent le VACCIN !!!”
“Merci. Bonjour, je m’appelle Michael Caine, je viens de faire le vaccin contre le covid, ça n’a pas fait mal, peu de gens le savent.”

Les célébrités elles-mêmes détiennent beaucoup de pouvoir, de nos jours beaucoup de gens idolâtrent les célébrités et les voient comme des êtres humains merveilleux, qui devraient être vénérés. Alors qu’en réalité elles font partie d’un système pour imposer le changement et forcer le changement, sur les gens d’une manière qu’ils vont juste accepter aveuglément.

“J’assume la responsabilité. J’assume la responsabilité. J’assume la responsabilité, pour chaque moment non contrôlé. Pour chaque fois qu’il était plus facile de l’ignorer que de le dénoncer pour ce que c’était. J’assume la responsabilité, des gens noirs sont massacrés dans la rue, tués dans leurs propres maisons, ce sont nos frères et soeurs, nos amis.”

En ce qui concerne la politique que j’ai mentionnée, donner au public cette façade de choix, de démocratie, qu’ils peuvent choisir qui élire au pouvoir, que ces gens feront des changements qui bénéficieront au public, est une forme d’ingénierie sociale, parce qu’en réalité, les dirigeants sont choisis à l’avance, et mis en place pour appliquer les changements de ceux qui sont plus haut placés.

“Nous avons mis en place, je pense, l’organisation de fraude électorale la plus étendue et la plus complète de l’histoire de la politique américaine”

Ces élites veulent imposer un certain agenda, dans ce cas un agenda de transhumanisme, à la population. L’ingiérie sociale est un bien plus vaste sujet, et nous n’avons fait qu’effleurer la surface de ce qu’est le transhumanisme, ce dont il s’agit, pourquoi il a lieu, comment il sera réalisé, par quels moyens il sera réalisé.

“Quand vous améliorerez le cerveau, quand vous rendrez le corps humain plein de capteurs, ces capteurs sont capables de collecter des données, ce sont donc de nouvelles technologies excitantes…”

Partie I – Qu’est-ce que le Grand Reset ?

Première partie : Perspectives réduites et Bio-techno-féodalisme

Le Grand Reset est dans tous les esprits, que chacun le sache ou non. Il est présagé par les mesures prises par les États du monde entier en réponse à la crise du covid-19. (J’entends par “crise” non pas la soi-disant pandémie elle-même, mais les réponses à un nouveau virus appelé SARS-2 et l’impact de ces réponses sur les conditions sociales et économiques).

Dans son livre, COVID-19 : The Great Reset, le fondateur et président exécutif du Forum économique mondial (WEF), Klaus Schwab, écrit que la crise du COVID-19 doit être considérée comme une “opportunité [qui peut être] saisie pour effectuer le type de changements institutionnels et de choix politiques qui mettront les économies sur la voie d’un avenir plus juste et plus vert”1.

Bien que Schwab fasse la promotion du Grand Reset depuis des années, la crise covid a fourni un prétexte pour le mettre enfin en œuvre. Selon Schwab, nous ne devons pas nous attendre à ce que le système mondial post-covid revienne à ses modes de fonctionnement antérieurs.

Alternant entre description et prescription, Schwab suggère plutôt que les changements seront, ou devraient être, mis en œuvre dans des domaines interdépendants pour produire une nouvelle normalité (new normal).

Alors, qu’est-ce que le Grand Reset et quelle est la nouvelle normalité qu’il établirait ?

Le Grand Reset signifie une réduction des revenus et de l’utilisation du carbone. Mais Schwab et le WEF définissent également le Grand Reset en termes de convergence des systèmes économiques, monétaires, technologiques, médicaux, génomiques, environnementaux, militaires et de gouvernance. Le Grand Reset impliquerait de vastes transformations dans chacun de ces domaines, des changements qui, selon Schwab, non seulement modifieront notre monde, mais nous amèneront aussi à “remettre en question ce que signifie être humain.2

En termes d’économie et de politique monétaire, le Grand Reset impliquerait une consolidation de la richesse, d’une part, et l’émission probable d’un revenu de base universel (UBI), d’autre part3. Elle pourrait inclure le passage à une monnaie numérique4, y compris une centralisation consolidée des banques et des comptes bancaires, une taxation immédiate en temps réel, des taux d’intérêt négatifs, ainsi qu’une surveillance et un contrôle centralisés des dépenses et de la dette.

Si tous les aspects du Grand Reset impliquent la technologie, le Grand Reset implique spécifiquement la “quatrième révolution industrielle5, ou le transhumanisme, qui comprend l’expansion de la génomique, de la nanotechnologie et de la robotique et leur pénétration dans les corps et les cerveaux humains. Bien sûr, la quatrième révolution industrielle implique la redondance du travail humain dans des secteurs de plus en plus nombreux, pour être remplacé par l’automatisation. Mais en outre, Schwab salue l’utilisation des nanotechnologies et des scanners cérébraux pour prédire et anticiper le comportement humain.

wef Klaus Schwab Grand Reset

Le Grand Reset signifie l’émission de passeports médicaux, bientôt numérisés, ainsi que la transparence des dossiers médicaux comprenant les antécédents médicaux, la constitution génétique et les états pathologiques. Mais cela pourrait aussi inclure l’implantation de micropuces qui liraient et signaleraient la constitution génétique et l’état du cerveau, de sorte que “même le passage d’une frontière nationale pourrait un jour impliquer un scanner cérébral détaillé pour évaluer le risque de sécurité d’un individu”6.

Sur le plan génomique, le Grand Reset comprend des avancées dans le domaine du génie génétique et la fusion de la génétique, des nanotechnologies et de la robotique. En termes militaires, le Grand Reset implique la création de nouveaux espaces de combat, notamment les cyberespaces et le cerveau humain en tant qu’espace de combat7.

En termes de gouvernance, le Grand Reset signifie un gouvernement et des “gouvernementalités” de plus en plus centralisés, coordonnés et étendus, la convergence des entreprises et des États, et la numérisation des fonctions gouvernementales, y compris, avec l’utilisation de la 5G et des algorithmes prédictifs, le suivi et la surveillance en temps réel des corps dans l’espace ou la “gouvernance anticipative” du comportement humain et des systèmes8.

Ceci étant dit, le “Grand Reset” n’est qu’une campagne de propagande coordonnée, enveloppée d’un manteau d’inévitabilité. Plutôt qu’une simple théorie du complot, comme l’a suggéré le New York Times9, le Grand Reset est une tentative de complot, ou le “vœu pieux”10 des planificateurs socio-économiques pour que les “parties prenantes”11 des entreprises et les gouvernements adoptent les desiderata du WEF.

Pour vendre cet ensemble, le WEF mobilise la rhétorique réchauffée de “l’égalité économique”, de “l’équité”, de “l’inclusion” et “d’un destin partagé”, entre autres euphémismes12. Ensemble, ces expressions représentent la composante politique et idéologique collectiviste et socialiste du socialisme d’entreprise envisagé13 (puisque le socialisme économique ne peut jamais être mis en œuvre, il est toujours uniquement politique et idéologique).

Michael Rectenwald

Michael Rectenwald est l’auteur de onze ouvrages, dont Thought Criminal (2020), Beyond Woke (2020), Google Archipelago (2019), Springtime for Snowflakes (2018), Nineteenth-Century British Secularism (2016). Il a été professeur à l’université de New York de 2008 à 2019. Il a également enseigné à la Duke University, la North Carolina Central University, la Carnegie Mellon University et la Case Western Reserve University. Il est un expert et un défenseur de la liberté d’expression contre toutes les formes d’autoritarisme et de totalitarisme, y compris le socialisme-communisme, la “justice sociale”, le fascisme et le politiquement correct.

Il est titulaire d’un doctorat en études littéraires et culturelles de l’université Carnegie Mellon, d’une maîtrise en littérature anglaise de l’université Case Western Reserve et d’une licence en littérature anglaise de l’université de Pittsburgh. (voir son C.V. pour plus de détails). Ses essais universitaires et académiques sont parus dans le Quarterly Journal of Austrian Economics, Academic Questions, Endeavour, le British Journal for the History of Science, College Composition and Communication, International Philosophical Quarterly, les anthologies De Gruyter (Organized Secularism in the United States), etc. 

Les publications de Michael destinées au grand public sont apparues sur le fil de Mises Institute, The Epoch Times, RT.com, Campus Reform, The New English Review, The International Business Times, The American Conservative, Quillette, The Washington Post, The Pittsburgh Post-Gazette, entre autres. Le Dr Rectenwald a participé à de nombreux talk-shows politiques et autres sur les grands réseaux (Tucker Carlson Tonight, Fox & Friends, Fox & Friends First, Varney & Company, The Glenn Beck Show), à des émissions de radio syndiquées (Glenn Beck et bien d’autres), ainsi qu’à des émissions et podcasts.

– Partie I : Qu’est-ce que le Grand Reset ? Espoirs réduits et Bio-techno-féodalisme
– Partie II : le socialisme d’entreprise
– Partie III : Le capitalisme aux caractéristiques chinoises
– Partie IV : Capitalisme des parties prenantes vs. néolibéralisme
– Partie V : L’idéologie Woke
– Partie VI : Les plans d’une élite technocratique


Notes :

1Klaus Schwab and Thierry Malleret, COVID-19: The Great Reset (n.p.: Forum Publishing, 2020), p. 57.

2Schwab, Klaus. The Fourth Industrial Revolution (New York: Crown Business, 2017), p. vii.

3Kanni Wignaraja and Balazs Horvath, “Universal Basic Income Is the Answer to the Inequalities Exposed by COVID-19,” World Economic Forum, Apr. 17, 2020, https://www.weforum.org/agenda/2020/04/covid-19-universal-basic-income-social-inequality/.

4“The Fed Explores Possibility of Issuing Digital Currency,” BitIRA, Jan. 9, 2020, https://www.bitira.com/fed-explores-digital-currency/.

5Klaus Schwab, “The Fourth Industrial Revolution: What It Means, How to Respond,” World Economic Forum, Jan. 14, 2016, https://www.weforum.org/agenda/2016/01/the-fourth-industrial-revolution-what-it-means-and-how-to-respond/.

6Klaus Schwab and Nicholas Davis, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: A Guide to Building a Better World (New York: Currency, 2018), p. 173.

7Tim Requarth, “This Is Your Brain. This Is Your Brain as a Weapon.,” Foreign Policy, Sept. 9, 2015, https://foreignpolicy.com/2015/09/14/this-is-your-brain-this-is-your-brain-as-a-weapon-darpa-dual-use-neuroscience/.

8Wikipedia, s.v. “Anticipatory Governance,” last modified Apr. 14, 2020, 01:57, https://en.wikipedia.org/wiki/Anticipatory_governance.

9Davey Alba, “The Baseless ‘Great Reset’ Conspiracy Theory Rises Again,” New York Times, Nov. 17, 2020, https://www.nytimes.com/live/2020/11/17/world/covid-19-coronavirus#the-baseless-great-reset-conspiracy-theory-rises-again.

10Alberto Mingardi, “The Great Reset: Between Conspiracy and Wishful Thinking,” Library of Economics and Liberty (Econlib), Dec. 1, 2020, https://www.econlib.org/the-great-reset-between-conspiracy-and-wishful-thinking/.

11“Stakeholder Capitalism: A Manifesto for a Cohesive and Sustainable World,” World Economic Forum Blog, Jan. 14, 2020, https://www.weforum.org/press/2020/01/stakeholder-capitalism-a-manifesto-for-a-cohesive-and-sustainable-world/.

12Nicholas Davis, “What Is the Fourth Industrial Revolution?,” World Economic Forum, Jan. 19, 2016,https://www.weforum.org/agenda/2016/01/what-is-the-fourth-industrial-revolution/.

13Michael Rectenwald, “Who Funds the Riotous American Left and Why? The Globalist Billionaire Class, Which Uses It to Build Corporate Socialism,” Michael Rectenwald (website), Oct. 12, 2020, https://www.michaelrectenwald.com/essays/why-capitalists-fund-socialism.

Qu’est-ce que le Grand Reset ?

Le temps du Grand Reset

Le Grand Reset post COVID-19 et la Quatrième révolution industrielle

Les confinements de COVID-19 peuvent se réduire progressivement, mais l’anxiété concernant les perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter : un fort ralentissement économique a déjà commencé, et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 30. Mais, si cette issue est probable, elle n’est pas inévitable.

Pour parvenir à un meilleur résultat, le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Tous les pays, des États-Unis à la Chine, doivent y participer, et toutes les industries, du pétrole et du gaz à la technologie, doivent être transformées. En bref, nous avons besoin d’un “grand reset” du capitalisme.

Il existe de nombreuses raisons de poursuivre un Grand Reset, mais la plus urgente est la COVID-19. Ayant déjà entraîné des centaines de milliers de décès, cette pandémie représente l’une des pires crises de santé publique de l’histoire récente. Et comme le nombre de victimes continue d’augmenter dans de nombreuses régions du monde, elle est loin d’être terminée.

Cela aura de graves conséquences à long terme sur la croissance économique, la dette publique, l’emploi et le bien-être humain. Selon le Financial Times, la dette publique mondiale a déjà atteint son niveau le plus élevé en temps de paix.

Le programme du Grand Reset a trois composantes principales. Le premier volet consiste à orienter le marché vers des résultats plus équitables. À cette fin, les gouvernements doivent améliorer la coordination (par exemple, en matière de politique fiscale, réglementaire et budgétaire), moderniser les accords commerciaux et créer les conditions d’une “économie participative”. À une époque où les assiettes fiscales diminuent et où la dette publique explose, les gouvernements sont fortement incités à prendre de telles mesures.

En outre, les gouvernements doivent mettre en œuvre des réformes attendues depuis longtemps qui favorisent des résultats plus équitables. Selon les pays, il peut s’agir de modifications de l’impôt sur la fortune, du retrait des subventions aux combustibles fossiles et de nouvelles règles régissant la propriété intellectuelle, le commerce et la concurrence.

La deuxième composante de l’agenda du Grand Reset permet de s’assurer que les investissements font progresser les objectifs communs, tels que l’égalité et la durabilité. À cet égard, les programmes de dépenses à grande échelle que de nombreux gouvernements mettent en œuvre représentent une opportunité majeure de progrès. La Commission européenne, par exemple, a dévoilé des plans pour un fonds de relance de 750 milliards d’euros. Les États-Unis, la Chine et le Japon ont également des plans de relance économique ambitieux.

Plutôt que d’utiliser ces fonds, ainsi que les investissements des entités privées et des fonds de pension, pour combler les fissures de l’ancien système, il convient de les utiliser pour en créer un nouveau qui soit plus résilient, plus équitable et plus durable à long terme. Cela implique, par exemple, de construire des infrastructures urbaines “vertes” et d’inciter les entreprises à améliorer leurs résultats en matière de mesures environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

La troisième et dernière priorité du programme du Grand Reset est d’exploiter les innovations de la Quatrième révolution industrielle pour soutenir le bien public, notamment en relevant les défis sanitaires et sociaux. Pendant la crise du COVID-19, des entreprises, des universités et d’autres acteurs ont uni leurs forces pour mettre au point des diagnostics, des traitements et des vaccins, établir des centres de dépistage, créer des mécanismes de traçage des infections et fournir des services de télémédecine. Imaginez ce qui serait possible si des efforts concertés similaires étaient déployés dans tous les secteurs.

La crise du COVID-19 affecte tous les aspects de la vie des gens dans tous les coins du monde. Mais la tragédie ne doit pas être son seul héritage. Au contraire, la pandémie représente une occasion rare mais étroite de réfléchir, de réimaginer et de réinitialiser notre monde pour créer un avenir plus sain, plus équitable et plus prospère.

The Great Reset: Resetting the World by The World Economic Forum

WEF

Le Great Reset : mythes et réalités

Le Great Reset est l’idée à la mode des élites mondialisées qui gravitent autour du Forum de Davos. Mais que signifie-t-il au juste ? S’agit-il, comme on le lit parfois, du dernier projet néo-libéral destiné à balayer nos services publics ? Ou bien est-il le complot pour une domination du monde dont parlent certains ? Ce projet mérite d’être analysé et compris, car il risque d’avoir un vrai impact sur notre vie quotidienne dans les années à venir.

Le Great Reset, c’est l’appel officiel à utiliser la pandémie et les confinements pour changer les comportements sociaux et sociétaux, une occasion historique d’accélérer la quatrième révolution industrielle, celle de la digitalisation. C’est aussi un éloge de l’intervention de l’État pour imposer la transition écologique et l’économie circulaire. C’est encore une justification à la surveillance de tous les individus grâce à Internet et à la reconnaissance faciale.

Loin des fantasmes, cet opuscule propose une lecture littérale du livre de Klaus Schwab, fondateur du Forum de Davos, co-écrit avec Thierry Malleret (ancien conseiller de Michel Rocard), « COVID-19 : La grande réinitialisation » publié en juillet 2020 et en donne une interprétation conforme à sa lettre : ni complot, ni parole en l’air, le Great Reset formalise une aspiration profonde, à la fois étatiste et écologiste, qui structure la pensée dominante d’aujourd’hui.

Éric Verhaeghe, 52 ans, est ancien élève de l’ENA. Il a quitté l’administration en 2007 pour exercer diverses fonctions patronales. Il a créé plusieurs entreprises, dont Tripalio, spécialisée dans le droit des conventions collectives. Il assume ses prises de position libertariennes et anime « Le Courrier des Stratèges ».