Archives par mot-clé : Agenda 2030

Qu’est-ce que l’agenda transhumaniste ?

Si le concept de transhumanisme fait l’objet d’un film de science-fiction spectaculaire, il est en passe de devenir une réalité avec l’avènement de la quatrième révolution industrielle. Le fait d’être à moitié machine et à moitié humain peut sembler séduisant et permettrait à la race humaine de “tromper la mort”, mais d’innombrables risques et préoccupations concernant la liberté de choix, l’identité et la vie privée continuent d’être ignorés.

Transcription Fr

La technologie est presque devenue notre bouée de sauvetage, sans elle, il semble que le monde s’arrêterait de tourner et que la société tomberait. Nous passons la plupart de notre temps collés à nos gadgets, à nous entendre dire que nous devons acheter la prochaine meilleure technologie, plus puissante, plus rapide et dotée de nouvelles fonctionnalités. Nous entendons des nouvelles sur le développement de l’IA, les nanopuces, un avenir où nous pouvons télécharger notre conscience sur le cloud et atteindre l’immortalité. Mais avons-nous le choix en la matière ? Ou la technologie mettra-t-elle fin à l’humanité telle que nous la connaissons ? Bienvenue dans le monde du tranhumanisme.

Le transhumanisme est la croyance que la race humaine peut évoluer au-delà de ses limites actuelles, mentales et physiques, grâce aux moyens de la science et de la technologie. Le transhumanisme est une croyance philosophique, c’est une philosophie, et c’est assez récent aussi. Par exemple, les “principes de l’extropie“, rédigés en 1990, résument les valeurs et les convictions fondamentales du transhumanisme. Et ce serait le premier document explicite du transhumanisme et du concept de transhumanisme tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Une définition du transhumanisme est le mouvement intellectuel et culturel qui affirme la possibilité, et l’opportunité d’améliorer fondamentalement la condition humaine par l’application de la raison, en particulier en développant et en rendant largement disponibles des technologies permettant d’éliminer le vieillissement des capacités physiques et psychologiques.

Ainsi, la principale croyance du transhumanisme est d’améliorer la race humaine, ou de supprimer ses limites, afin que l’humanité puisse évoluer vers quelque chose de bien plus grand, de bien meilleur, et que nous puissions vivre éternellement, sans être limités par la maladie, nous deviendrons posthumain, nous deviendrons plus qu’humain, nous deviendrons essentiellement l’équivalent de dieux, d’après certains. Ces barrières de l’humanité seront supprimées par la technologie et la science. Il est dit que tout ceci peut être réalisé par la science et la technologie, qui inclut les médicaments, la nanotechnologie, les biopuces, le clonage, la bionique, l’intelligence artificielle, et bien plus encore.

Nous en avons déjà vu des exemples, avec le développement par elon musk de l’intelligence artificielle.

“Vous voulez vous voulez avoir un dispositif que vous pouvez mettre dans votre tête, et avoir l’impression d’être tout à fait normal, mais qui résout un problème important dans votre cerveau ou votre colonne vertébrale…”

Nous l’avons aussi vu avec l’augmentation des micropuces, les gens sont encouragés à s’intéresser aux micropuces qui rendront leur vie tellement plus facile.

“J’ai deux puces implantées, une à droite et une à gauche, j’ai eu des micro-implants parce que je voulais faire partie du futur…”

Il en va de même avec l’intelligence artificielle, qui est présente dans des appareils d’aujourd’hui, comme les téléviseurs intelligents d’aujourd’hui et tout ce qui s’y rattache, alexa, siri, toutes ces choses sont de l’intelligence artificielle. Cependant la principale préoccupation du transhumanisme, c’est qu’il semble qu’il n’y ait pas vraiment de choix en la matière. On s’attend à ce que tout le monde suive cet agenda, en voulant devenir plus qu’un simple humain, en voulant se lier avec les machines.

Si vous ne voulez pas prendre part à ça et bien j’ai bien peur que vous n’ayez pas beaucoup de choix, car c’est quelque chose qui est encouragé sur tous les fronts comme un seul, c’est essentiellement chercher la fin de l’humanité telle qu’on la connait aujourd’hui, pour évoluer vers quelque chose de bien meilleur, donc si l’humanité devait être anéantie ce n’est pas un problème, car ça signifie qu’on peut se reconstruire en quelque chose de plus grand.

Le transhumanisme n’est qu’une partie du puzzle, car une fois qu’on évolue vers quelque chose de plus grand on devient post-humain, et on entre dans le post-humanisme. Le post-humanisme est le dépassement des limites qui définissent les aspects les moins désirables de la condition humaine, ce qui inclut le vieillissement, la souffrance de la maladie et la mort elle-même. Les post-humains ne souffriraient plus de ces problèmes qui affligent l’humanité, ceci est décrit en soi comme une liberté morphologique, où les humains auront une plus grande capacité physique, et une plus grande liberté de forme. Les post-humanistes croient que nous aurons un quotient intellectuel plus élevé et de meilleures capacités cognitives, que nous serons des superordinateurs sur les ordinateurs, que nous serons tous les super-héros des films de science-fiction, et que nous serons fondamentalement les meilleurs que nous puissions jamais devenir.

Le transhumanisme et le posthumanisme ne sont pas vraiment que des philosophies, certains disent que ce sont des agendas, qu’ils font partie d’un plus grand plan qui veut en effet être réalisé, et beaucoup de gens ne réalisent pas que cela peut avoir lieu. Pour certains le transhumanisme semble merveilleux, une vie où nous pouvons vivre fusionnés avec la technologie, une vie où nous ne sommes pas liés à cette terre par la maladie, ou la faim, notre conscience peut même être téléchargée sur le cloud et nous pouvons vivre pour toujours, comme une sorte d’humain-cyborg.

Mais laissons ça de côté pour l’instant, les vrais objectifs de l’agenda transhumaniste sont essentiellement la fabrication de l’évolution humaine, l’ingénierie humaine, la suppression de la divinité elle-même de l’humanité, afin que l’humanité perde son utilité. Le divin sera séparé de l’humain, et nous n’aurons plus notre moi naturel. Les humains deviendront des machines, il sera impossible de faire la différence entre chacun d’entre nous. Les scientifiques eux-mêmes seront vénérés comme des dieux pour avoir été capables de créer une telle technologie, et de développer l’humanité, ils seront vus comme des sauveurs, ce qui en soi est un faux culte et de l’idolâtrie.

Et le but principal de tout cela, est de gagner plus de contrôle sur les masses elles-mêmes, si tout le monde est comme une machine et que tout le monde consent, qu’il le veuille ou non, à ne faire qu’un avec la technologie, alors nous pouvons facilement être manipulés.

“Nous n’avons que des bribes d’informations, mais ce dont nous sommes certains, c’est qu’à un moment donné au début du 21ème siècle toute l’humanité était unie dans la célébration, nous nous sommes émerveillés de notre propre magnificence alors que nous donnions naissance à une IA. IA… tu veux dire l’intelligence artificielle ? Une conscience unique qui a engendré une race entière de machines. Nous ne savons pas qui a frappé en premier, nous ou eux, mais nous savons que c’est nous qui avons brûlé le ciel. A l’époque ils étaient dépendants de l’énergie solaire et on pensait qu’ils ne pourraient pas survivre sans une source d’énergie aussi abondante que le soleil. Tout au long de l’histoire de l’humanité nous avons été dépendants des machines pour survivre, le destin semble-t-il, n’est pas sans un certain sens de l’ironie…”

Disons que vous avez téléchargé votre conscience dans le cloud comme nous l’avons mentionné, qui gère le cloud ? Ce sera ces grandes entreprises technologiques, et une fois qu’ils vous ont, vous êtes techniquement piégé dans une machine.
Avant de plonger plus profondément dans l’agenda lui-même, il est temps de jeter un coup d’oeil à l’histoire du transhumanisme très brièvement.

Le terme transhumanisme est censé avoir de nombreuses origines différentes, cependant le terme lui-même n’a pas vraiment été exploré correctement jusqu’à très récemment dans la Divine Comédie de Dante Alighieri en 1312, “trans-humain” a été utilisé pour la première fois et sa définition était de passer au-delà de l’humain, mais cette utilisation était en termes spirituels et ne faisait pas référence à la science, à la technologie ou au fait de devenir un avec les machines, ce que nous supposerions que le transhumanisme signifie aujourd’hui.

En 1935, T. S. Eliot a utilisé le terme transhumanisé, dans son livre “the cocktail party” et le terme était utilisé de manière à représenter l’illumination, plutôt que la transformation médiée par la technologie, encore une fois l’usage ne se référait pas aux machines en tant que telles ou au fait de devenir un avec les machines, mais avait un usage très différent, mais comme vous pouvez le voir le terme lui-même a toujours a des liens avec le fait de devenir plus qu’un simple humain, devenir plus grand et meilleur.

Et enfin en 1957 Julian Huxley avait un chapitre intitulé “transhumanisme” dans son livre “New bottles for new wine” l’usage de ce terme était expliqué dans le livre, en disant que “l’homme reste un homme mais se transcende en réalisant de nouvelles possibilités de et pour sa nature humaine.” C’est ici que le transhumanisme est censé prendre racine, le mot lui-même a été utilisé directement dans le but de devenir plus qu’un humain, transcender, être plus grand, devenir quelque chose de nouveau. Cependant, Huxley n’a pas développé ce sens en philosophie, l’usage est apparu après que le terme ait été inventé indépendamment pour le transhumanisme.

En outre, on pourrait soutenir que cette recherche du transhumanisme est une philosophie en elle-même, bien qu’elle ne soit pas directement perçue comme une philosophie. En outre, dans le passé, il y avait en effet une recherche de quelque chose de plus grand, pour faire évoluer l’humanité, en presque dieux, par exemple avec la recherche de la pierre philosophale, ou de l’élixir de vie. Cela peut être interprété comme une forme de technologie magique, capable de transmuter les éléments, car on croyait que l’élixir de vie et la pierre philosophale pouvaient guérir toutes les maladies et conférer l’immortalité à la personne qui les utilisait.

Jusqu’à aujourd’hui, le transhumanisme est une philosophie qui est appliquée par bien des élites de ce monde, il y a beaucoup de gens qui semblent suivre cette croyance que les humains devraient devenir plus que de simples humains, nous devrions devenir plus que de la chair et du sang. Pendant que certaines personne voient cela d’un bon oeil parce qu’ils ont de bonnes intentions pour l’humanité, il y en a beaucoup qui voient le transhumanisme comme simplement un moyen de contrôler la population et de mettre en avant un nouvel ordre mondial. Comment cela pourrait-il être réalisé ?

Le transhumanisme fait partie de la quatrième révolution industrielle. La quatrième révolution industrielle est un concept qui a été fortement poussé par le forum économique mondial. Le forum économique mondial est essentiellement un rassemblement des élites où elles décident des programmes à mettre en place contre l’humanité, l’avenir de l’humanité au profit des élites pour contrôler la population et manipuler ce qui se passe, mais publiquement, elles déclarent être une organisation internationale pour la coopération public-privé.

Le forum économique mondial lui-même a été créé en 1971, d’après eux… et c’est une organisation à but non lucratif, d’après eux… Avec son siège se situant à Génève en Suisse. C’est sensé être indépendant, impartial et non liés à de quelconques intérêts. C’est ce qu’ils disent. La quatrième révolution industrielle est décrite comme un nouveau chapitre du développement humain, rendu possible par des avancées technologiques extraordinaires, comparables à celles de la première, de la deuxième et de la troisième révolution industrielle.

La quatrième révolution industrielle représente des façons entièrement nouvelles dont la technologie s’intègre dans les sociétés et même dans nos corps humains. Les exemples incluent l’édition du génome, de nouvelles formes d’intelligence artificielle, des matériaux révolutionnaires, et des approches de la gouvernance qui reposent sur des méthodes cryptographiques telles que la blockchain. Le forum économique mondial a décrit la quatrième révolution industrielle, comme quelque chose de très souhaitable…

“la quatrième révolution industrielle, est telle que les innovations auxquelles nous assistons aujourd’hui en termes d’intelligence artificielle, l’internet des objets, l’informatique dématérialisée, la robotique avancée, et bien d’autres, constituent ensemble une nouvelle phase dans le développement humain aujourd’hui. Au même titre, voire plus, que les précédentes révolutions industrielles en termes d’échelle et d’impact. Le covid-19, est quelque chose a accéléré ce mouvement industriel en cours…
Faites le taire ! Tout le monde s’en moque !”

Cela signifie que le monde entier vaincra la pauvreté, personne n’aura faim, le monde lui-même deviendra plus vert, nous utiliserons des technologies vertes, nous serons tous interfacés comme une grande société et connectés les uns aux autres, l’état lui-même s’occupera de nous et une partie de cela est d’utiliser ces technologies qu’ils ont décrites. Tout cela semble être une grande utopie pour certains, mais d’autres pensent, qu’il y a des objectifs et des desseins néfastes derrière cette poussée du transhumanisme.

La première révolution, qui a commencé dans les années 1700, utilisait l’eau et la vapeur pour mécaniser la production la seconde, entre les années 1800 et la première guerre mondiale, a progressé vers l’énergie électrique pour créer le système de production de l’électricité, la troisième a utilisé l’électronique et les technologies de l’information, pour entamer le processus d’automatisation de la production. Et, enfin, la quatrième révolution cherche à s’appuyer sur la troisième, et est qualifiée de révolution numérique.

Schwab décrit cela comme une fusion des technologies, qui comprends la sphère physique, numérique et biologique. Klaus Schwab veut que l’humanité se transforme en machines, il pense que ce lien entre la chair et le métal, est quelque chose à voir comme une merveilleuse opportunité pour nous de dépasser nos limites. Alors qu’en réalité il ne s’agit pas de cela du tout, ils ne pourraient pas moins s’en soucier. Klaus Schwab est à la tête du forum économique mondial, il en est en gros le directeur, vous l’avez peut-être déjà vu quelque part, et il a parlé ouvertement de “built back better” et de “the great reset“.

“Certains diraient de “mieux reconstruire” nous dirions “d’avoir une grand réinitialisation”

Il veut que le monde évolue vers une vraie civilisation mondiale, la destruction de la société elle-même en une seule société gigantesque, il n’y aura plus de petites sociétés éparpillées dans le monde, tout le monde sera un. Il n’y aura plus moyen de différencier les villes, les villages, les pays eux-mêmes, tout sera contrôlé par un seul gouvernement, et bientôt des technologies qui ont plus de pouvoir que ce que nous croyons avoir actuellement. Il estime que cette quatrième révolution industrielle offre la possibilité de robotiser l’humanité et donc de compromettre nos sources traditionnelles de sens, le travail, la communauté, la famille, et l’identité, toutes ces traditions, les croyances, et les valeurs qui nous tiennent à cœur, n’existeront plus, elles sont considérées comme très dépassées pour le forum économique mondial.

Si nous avons des valeurs alors nous avons une morale, et c’est quelque chose qui n’est pas très bon pour le forum économique mondial, parce que cela signifie que nous sommes des personnes individuelles, et qu’en tant qu’individus nous pouvons penser par nous-mêmes, ce qui, encore une fois, n’est pas une très bonne chose. Si nous supprimons ces valeurs, nous supprimons les traditions, et nous supprimons les normes de la société, comme avoir une famille, être religieux, avoir une identité, être capable de penser par soi-même, aller au travail, faire ce qu’on aime, si on enlève ça, alors on peut être modelé en ce que les élites veulent, et ça implique en partie d’être modelé en machines, qui font simplement ce qu’on leur dit.
Si les gens savaient ce qui se passe, et que le gouvernement, et ces élites s’avançaient et disaient : “Ecoutez, nous voulons aller de l’avant avec cette idée de transhumanisme que nous avons, cela signifie que vous n’aurez pas vraiment d’identité, vous ne posséderez rien, vous ne serez même pas propriétaire de vous-même car nous posséderons la technologie que vous implanterez en vous.”

Qu’en pensez-vous, pensez-vous que c’est une bonne idée ? La majorité dira probablement non, car pourquoi quelqu’un voudrait-il être contrôlé par une puce en lui ? Pourquoi quelqu’un voudrait-il accepter un programme qui signifie qu’il n’est plus en contact avec son moi naturel ? Pour contourner cela les élites utilisent l’ingénierie sociale.

L’ingénierie sociale est une façon de manipuler les masses, il s’agit de faire de la société ce que l’on veut qu’elle soit, il s’agit de mettre en place un changement, forcer le changement d’une manière telle que les gens ne remarquent pas vraiment qu’il a lieu. Edward Bernays dans son livre “propagande” qui a été écrit dans les années 30 a décrit cela comme une méthode de contrôle mental. Il affirme que la manipulation consciente et intelligente des habitudes et opinions organisées des masses est un élément important de la société démocratique. Ceux qui manipulent, ces mécanismes masqués de la société, constituent un gouvernement invisible qui est le réel pouvoir de nos pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont modelés, nos goûts sont formés, nos idées sont suggérées, en grande partie par des hommes dont nous n’avons jamais entendu parler.
Ce sont eux qui tirent les ficelles, qui contrôlent l’esprit du public.

L’ingénierie sociale est réalisée par de nombreux moyens, elle est réalisée par la programmation prédictive, nous verrons quelque chose à l’avance à la télévision, dans un film, peut-être même dans un journal, un petit indice de ce qui va arriver, de sorte que lorsque le changement se produira, nous ne serons pas aussi effrayés et nous l’accepterons simplement, nous l’accepterons aveuglément parce qu’inconsciemment nous savions que cela allait se produire.

“Oh mon extracteur de jus ne va jamais arriver. Hé papa ça vient d’arriver pour toi !
Maman, prépare un câlin extra spécial, je t’ai acheté un nouveau extracteur de jus ! Mon dieu, des germes de grippes entrent dans chaque orifice de ma tête !”

Ca peut avoir lieu dans les films, par exemple les films sur les pandémies, les films dans ce cas là à propos de l’IA, et ne faire qu’un avec la machine.

“Bonjour, je suis David, je peux faire presque tout ce qu’on peut me demander.”

L’ingénierie sociale se fait aussi par la politique, des célébrités, des personnalités publiques, qui sont parmi nous et devant nous, même au-dessus de nous, nous disant ce qu’il faut croire, nous disant ce qui est acceptable et nous encourageant à penser d’une certaine façon.

“C’est vraiment important que des gens de tous les âges fassent le VACCIN !!!”
“Merci. Bonjour, je m’appelle Michael Caine, je viens de faire le vaccin contre le covid, ça n’a pas fait mal, peu de gens le savent.”

Les célébrités elles-mêmes détiennent beaucoup de pouvoir, de nos jours beaucoup de gens idolâtrent les célébrités et les voient comme des êtres humains merveilleux, qui devraient être vénérés. Alors qu’en réalité elles font partie d’un système pour imposer le changement et forcer le changement, sur les gens d’une manière qu’ils vont juste accepter aveuglément.

“J’assume la responsabilité. J’assume la responsabilité. J’assume la responsabilité, pour chaque moment non contrôlé. Pour chaque fois qu’il était plus facile de l’ignorer que de le dénoncer pour ce que c’était. J’assume la responsabilité, des gens noirs sont massacrés dans la rue, tués dans leurs propres maisons, ce sont nos frères et soeurs, nos amis.”

En ce qui concerne la politique que j’ai mentionnée, donner au public cette façade de choix, de démocratie, qu’ils peuvent choisir qui élire au pouvoir, que ces gens feront des changements qui bénéficieront au public, est une forme d’ingénierie sociale, parce qu’en réalité, les dirigeants sont choisis à l’avance, et mis en place pour appliquer les changements de ceux qui sont plus haut placés.

“Nous avons mis en place, je pense, l’organisation de fraude électorale la plus étendue et la plus complète de l’histoire de la politique américaine”

Ces élites veulent imposer un certain agenda, dans ce cas un agenda de transhumanisme, à la population. L’ingiérie sociale est un bien plus vaste sujet, et nous n’avons fait qu’effleurer la surface de ce qu’est le transhumanisme, ce dont il s’agit, pourquoi il a lieu, comment il sera réalisé, par quels moyens il sera réalisé.

“Quand vous améliorerez le cerveau, quand vous rendrez le corps humain plein de capteurs, ces capteurs sont capables de collecter des données, ce sont donc de nouvelles technologies excitantes…”

Les cybermenaces et l’OTAN 2030 : un nouveau rapport du CCDCOE

Le Centre d’excellence de cyberdéfense coopérative de l’OTAN (CCDCOE), en coopération avec le King’s College London et William & Mary, a publié un nouveau rapport intitulé “Cyber Threats and NATO 2030 : Horizon Scanning and Analysis“.

Le rapport comprend 13 chapitres qui examinent comment l’OTAN peut faire face au mieux aux cybermenaces, ainsi que les possibilités et les défis liés aux technologies émergentes et perturbatrices dans le domaine cybernétique au cours de la prochaine décennie.

PREMIÈRE PARTIE

Le présent rapport aborde les exigences conceptuelles et pratiques et contribue de manière significative aux discussions sur l’OTAN 2030. L’ouvrage est divisé en cinq courtes parties, qui commencent par ” Les adversaires du cyberespace et la réponse de l’OTAN “.

Cette partie s’ouvre sur deux articles consacrés à l’internet et aux cybercapacités russes. Juha Kukkola explore les implications stratégiques des plans russes pour un réseau national fermé, identifiant les avantages défensifs et offensifs pour la Russie dans les asymétries structurelles ainsi promues.

Joe Cheravitch et Bilyana Lilly attirent l’attention sur les contraintes qui pèsent sur la capacité cybernétique de la Russie en raison de problèmes de recrutement et de ressources au niveau national, et suggèrent comment l’OTAN pourrait tirer parti de ces limitations pour atteindre ses propres objectifs en matière de cybersécurité.

Martin C. Libicki et Olesya Tkacheva proposent une nouvelle perspective sur les cyberconflits avec un adversaire comme la Russie, en analysant les possibilités d’escalade horizontale dans d’autres domaines ainsi que d’escalade verticale dans un même domaine, et les conséquences pour la doctrine et la gestion des risques de l’OTAN.

DEUXIÈME PARTIE

La deuxième partie, intitulée ” Les nouvelles technologies et la réponse de l’OTAN “, s’ouvre sur un chapitre consacré à la 5G. Les auteurs proposent une série de mesures que l’OTAN et ses partenaires peuvent mettre en œuvre pour sécuriser les technologies 5G et leurs chaînes d’approvisionnement, notamment des formes de gestion des risques, de normalisation et de certification qui permettront de maximiser les avantages militaires et sociaux de cette nouvelle génération de systèmes mobiles.

À l’aide d’une base de données étendue, Jacopo Bellasio et Erik Silfversten identifient une série de technologies nouvelles et émergentes susceptibles de façonner le futur paysage des cybermenaces et proposent des moyens par lesquels l’OTAN peut se préparer et s’adapter à ces éventualités.

Simona R. Soare et Joe Burton démontrent les vulnérabilités de l’hyperconnectivité à travers le scénario hypothétique d’une ville intelligente soumise à une cyberattaque concertée, en tirant les leçons que l’OTAN doit tirer de la relation entre la sécurité locale et supranationale dans des conditions de haute technologie.

TROISIÈME PARTIE

La troisième partie, intitulée ” Le combat, le domaine cybernétique et la réponse de l’OTAN “, contient deux chapitres consacrés aux opérations multi-domaines (MDO), le concept de combat adopté par l’OTAN.

James Black et Alice Lynch étudient les implications des dépendances en réseau des MDO et la manière dont les adversaires espèrent les exploiter. Ils suggèrent que l’OTAN doit mieux comprendre l’interaction des menaces externes et des vulnérabilités internes pour lutter contre les cybermenaces qui pèsent sur les activités multi-domaines.

Franz-Stefan Gady et Alexander Stronell effectuent une analyse comparative de l’intégration par les Alliés de l’OTAN de leurs cybercapacités aux opérations cinétiques dans le cadre des MDO et formulent des propositions pour améliorer les performances de l’OTAN dans un futur conflit de haute intensité avec un concurrent proche.

QUATRIÈME PARTIE

La quatrième partie, intitulée ” Partage de l’information, renseignement sur les cybermenaces et exercices “, commence par un point de vue du secteur de la cybersécurité, présenté par Michael Daniel et Joshua Kenway de la Cyber Threat Alliance. Ils proposent un programme de partage de la CTI entre l’OTAN et ses parties prenantes, qui vise à corriger certaines des hypothèses erronées des cadres CTI existants.

L’analyse comparative de Chon Abraham et Sally Daultrey sur le partage des CTI au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni suggère que des facteurs contextuels nationaux peuvent inhiber cette fonction coopérative essentielle et propose une série de changements organisationnels pour y remédier.

Andreas Haggman apporte une contribution méthodologique distincte au débat de l’OTAN sur la cybersécurité en promouvant le wargaming comme un outil permettant d’imaginer et d’anticiper des futurs conflictuels dans leurs diverses dimensions sociales, politiques et techniques.

CINQUIÈME PARTIE

La cinquième partie est consacrée aux “Réponses réglementaires et politiques aux défis de la cybersécurité”. Cindy Whang s’intéresse à la manière dont les régimes de contrôle des exportations devraient être redynamisés pour répondre aux préoccupations en matière de cybersécurité dans l’ensemble de l’Alliance.

Laurin B. Weissinger conclut l’ouvrage en lançant un appel pour que l’OTAN améliore sa compréhension de la complexité des réseaux, notamment par la modélisation des menaces et des attaques, afin de fournir des solutions de cybersécurité plus efficaces et mieux adaptées.

Tous les chapitres de ce rapport ont fait l’objet d’un examen par les paies en double aveugle par au moins deux experts externes.

Davos : intervention du Président Emmanuel Macron avec Klaus Schwab

Intervention du Président Emmanuel Macron avec Klaus Schwab, président-fondateur du Forum Economique Mondial dans le cadre de l’Agenda de Davos (25—29 Janvier 2021), sur le thème de la « Grande Réinitialisation » du monde après la pandémie de la COVID-19.

Davos est une réunion annuelle, à laquelle participent plus de 1500 leaders mondiaux, dont 25 chefs de gouvernement et d’État et plus de 500 PDG.

Les sujets abordés, entre autres, ont été le “new normal”, la quatrième révolution industrielle, le Grand Reset, l’intelligence artificielle, les technologies quantiques et les impacts en termes démocratiques qui sont massifs.

Mardi 26 janvier 2021, extrait :

Pr. Klaus SCHWAB
Monsieur le Président, si on prend tous ces changements, est-ce que ça signifie aussi un nouveau mode de mondialisation ? Est-ce c’est aussi, comme on dit, un « new normal » pour la mondialisation ?

Le Président de la République
Alors complètement. Je vais vous dire, tout ce qu’on est en train de se dire converge pour moi vers trois éléments. Le premier, on doit bâtir un nouveau consensus. Le 11 novembre dernier, lors du Forum de Paris pour la paix, on a essayé de réunir des chefs d’Etat et de gouvernement, des ONG, des organisations internationales, des intellectuels pour essayer de réfléchir à ce qu’on a appelé très immodestement le consensus de Paris. C’est le consensus de partout, qu’importe, mais de se dire plusieurs décennies après le consensus de Washington, il nous faut bâtir un nouveau consensus dont les règles ne sont pas la réduction de l’État, la baisse du secteur public et la création de valeur uniquement pour justement l’actionnaire. Et donc on doit bâtir, et c’est exactement la discussion qu’on a depuis tout à l’heure ensemble, un nouveau consensus qui intègre tout cela et qu’il remet au cœur du modèle. Deuxième point, il faut trouver un nouveau mode de coopération entre les États, c’est-à-dire retrouver un multilatéralisme efficace. C’est ce à quoi je crois depuis des années. Il était bloqué, en effet, par une administration américaine qui n’y croyait pas. Je nourris beaucoup d’espoirs en ce début d’année avec un partenaire américain, je l’espère, qui va se réengager, et donc nous devons construire un multilatéralisme efficace qui permettra de répondre et de mettre en œuvre ce nouveau consensus. Et puis, troisième chose, on a besoin de bâtir ces nouvelles coalitions, celles-là même qu’on a essayé de construire dans le cadre des One Planet Summit. C’est-à-dire qu’au fond, pour répondre à ces défis, le « new normal » dont vous parlez est une interaction et je salue à cet égard le caractère très innovant de votre forum, depuis des décennies, vous avez pensé ça, c’est-à-dire la coopération, mais au concret entre les États, les ONG, les entreprises, les investisseurs. C’est-à-dire que ce « new normal » dont on parle, la mise en scène du consensus, ce n’est pas qu’un multilatéralisme intergouvernemental, ce sont des coalitions d’acteurs hétérogènes qui se donnent les mêmes objectifs pour avoir des résultats.

Pr. Klaus SCHWAB
Monsieur le Président, ça me donne justement une raison de vous demander : je sais votre intérêt pour toutes les nouvelles technologies, pour ce qu’on appelle la quatrième révolution industrielle, mais dans toute sa conception, disons, le numérique joue un très grand rôle.
Comment voyez-vous l’impact de la puissance de l’écosystème numérique sur tout ce que vous avez dit ?

Le Président de la République
Je pense qu’il y en a plusieurs. Le premier, c’est que nous sommes en effet en train de multiplier les révolutions, quand on parle de numérique. Il y a plusieurs révolutions en une. Nous sommes au début de plusieurs révolutions technologiques qui nous font complètement changer de dimension. On a la révolution de l’intelligence artificielle, qui va totalement changer la productivité et même aller au-delà du pensable dans énormément de verticaux, de l’industrie à la santé en passant à l’espace. À côté de la révolution de l’intelligence artificielle, il y en a une deuxième qui, pour moi, est totalement fondamentale, qui est celle du quantique, qui va là aussi, par la puissance de calcul et la capacité d’innovation, profondément changer notre industrie, en changeant l’industrie des capteurs et donc ce qu’on peut faire dans l’aéronautique, ce qu’on peut faire dans le civil, changer totalement la réalité du cyber, par exemple ; et notre puissance de calcul, ce qui veut dire aussi la capacité qu’on a à résoudre des problèmes. Je prends l’épidémie que nous sommes en train de vivre, l’intelligence artificielle et le quantique sont des instruments de gestion, de transformation de gestion de l’épidémie. C’est-à-dire que vous pourrez régler des problèmes qui aujourd’hui prennent des semaines, en un jour. Vous pourrez régler des problèmes de diagnostic, peut-être en quelques secondes, grâce au croisement de l’imagerie médicale et de l’intelligence artificielle. Et donc dans la grande famille de ce qu’on appelle le numérique, on a en fait une convergence entre des innovations, celles du numérique, qui est au fond, quand on appelle ça génériquement, des réseaux sociaux et d’une hyper connectivité avec celle de l’intelligence artificielle et des technologies quantiques.

Le mariage de tout ça fait que nous allons rentrer dans une ère d’accélération de l’innovation, de rupture très profonde d’innovation et donc de capacités à commoditiser certaines industries et créer de la valeur très vite. Par rapport à ce que j’ai dit, qu’est-ce que cela a comme impact ? Un, on va continuer à innover et à accélérer. C’est sûr. Deux, il y aura des impacts en termes d’ajustement sociaux et il nous faut les penser dès maintenant. C’est-à-dire que le sujet des inégalités sociales va être encore plus prégnant dans un monde comme celui que je viens d’évoquer parce que nous aurons des impacts, des ajustements qui seront réels et qui sont à penser dès maintenant. Trois, tout cela a des impacts en termes démocratiques qui sont massifs. Et donc si vous voulez, pour moi, ces innovations vont être des accélérateurs de nos problèmes sur le plan social et démocratique. L’expérience américaine des dernières semaines l’a montré sur le plan démocratique, si besoin était. Quatre, la bonne nouvelle c’est que je pense que sur la résilience de nos systèmes et la réponse à la crise climatique, on a sans doute sous-estimé l’apport de l’innovation et je pense aussi que toutes ces technologies vont nous permettre, beaucoup plus vite, de répondre aux défis climatiques.

Et donc si je regarde, que je prends deux pas de recul par rapport à tout ce qu’on est en train de se dire, je pense que nos économies vont devoir de plus en plus investir dans ces innovations et il faut y aller à fond. Je pense que si on s’y prend bien et qu’on coopère entre nous, ces innovations vont nous permettre de créer de la valeur, de répondre aux défis économiques. Elles vont nous permettre, je l’espère, je le crois possible, de répondre plus vite aux défis climatiques. Et c’est aussi pour ça que moi je crois à ce que j’appelle l’économie du mieux, la réponse climatique par l’innovation plutôt que par l’arrêt des activités. Mais elles vont nous poser des problèmes sur lesquels nous n’avons pas assez réfléchi en termes démocratiques, en termes de libertés publiques et d’augmentation des inégalités sociales dans nos différentes nations.

L’apartheid climatique va faire basculer 120 millions de personnes dans la pauvreté d’ici 2030

L’apartheid climatique est imminent. Seuls les riches survivront.

Un rapport de l’ONU prévoit que les populations pauvres de la planète ne pourront pas échapper au pire de la crise climatique.

Si la catastrophe du changement climatique mondial se poursuit sans être maîtrisée, de vastes régions du monde deviendront probablement plus hostiles et beaucoup moins hospitalières pour l’humanité.

Lorsque cela se produira, un fossé encore plus profond se creusera entre les nantis et les démunis de la planète, car de nombreuses personnes se retrouveront sans les moyens d’échapper aux pires effets de la crise climatique, selon un nouveau rapport publié par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui décrit un “apartheid climatique” imminent.

Alors que les riches déménagent dans des zones habitables plus chères, le rapport prévoit que 120 millions de personnes seront plongées dans la pauvreté d’ici 2030 en raison du changement climatique. Beaucoup d’autres mourront.

Le rapport décrit comment les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres du monde sont responsables de dix pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tandis que les dix pour cent les plus riches de la population mondiale sont responsables de la moitié.

La civilisation humaine va probablement s’effondrer d’ici 2050

« Perversement, les plus riches, qui ont la plus grande capacité d’adaptation, qui sont responsables de la vaste majorité des émissions de gaz à effet de serre et qui en ont tiré profit, seront les mieux placés pour faire face au changement climatique », a écrit Philip Alston, responsable des droits humains et de la pauvreté aux Nations Unies dans son rapport, “tandis que les plus pauvres, qui ont le moins contribué aux émissions et ont le moins de capacité à se protéger, seront les plus touchés”.

Dans le rapport, Alston écrit comment l’accès des riches aux ressources vitales a amené l’humanité à s’adapter à la crise climatique dans la mauvaise direction – au lieu d’agir pour prévenir ou inverser le pire du changement climatique, les riches peuvent se permettre d’éviter personnellement ce problème.

“Une dépendance excessive à l’égard du secteur privé pourrait conduire à un scénario d’apartheid climatique dans lequel les riches paieraient pour échapper au réchauffement, à la faim et aux conflits, tandis que le reste du monde en souffrirait”, écrit Alston.

CNN, ONU

Tirer le meilleur parti de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle pourrait aider l’humanité à surmonter bon nombre des graves problèmes sociaux auxquels elle est confrontée, mais elle lance en même temps une série de défis complexes, notamment sur le plan de l’éthique, des droits de l’homme et de la sécurité. Or, aucun cadre éthique international, s’appliquant à l’ensemble des développements et des applications de l’intelligence artificielle, n’existe à l’heure actuelle. Un instrument normatif international est indispensable.

Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, répond aux questions de Jasmina Šopova

Pourquoi l’UNESCO s’intéresse-t-elle à l’intelligence artificielle ?

Les experts sont unanimes : l’humanité est au seuil d’une nouvelle ère ; l’intelligence artificielle va transformer nos existences dans une mesure que nous ne pouvons imaginer. Cette transformation a déjà commencé et elle affecte tous les secteurs de notre vie. L’ intelligence artificielle connaît de nombreuses applications dans des domaines aussi variés que la santé, l’éducation, la culture, la sécurité, la défense… La recherche a pris un essor considérable ces dernières années : les géants du web (GAFAM), mais aussi de nombreux pays investissent désormais massivement dans l’intelligence artificielle et se font les acteurs de cette « quatrième révolution industrielle ».

L’UNESCO a un vrai rôle à jouer à l’heure de ces mutations. D’abord, parce que les applications de l’intelligence artificielle touchent directement ses domaines de compétence. L’éducation sera profondément transformée par l’intelligence artificielle.

Les outils d’enseignement, les manières d’apprendre, d’accéder à la connaissance, de former les enseignants vont être révolutionnés. La question des compétences à développer pour évoluer dans un monde toujours plus automatisé va devenir de plus en plus centrale.

Dans le domaine de la culture, l’intelligence artificielle est déjà largement sollicitée, par exemple dans l’imagerie 3D utilisée pour la reconstruction du patrimoine, comme nous allons le faire pour la vieille ville de Mossoul en Iraq. Dans les sciences également, notamment dans nos programmes environnementaux et dans la recherche subaquatique, par exemple pour le classement des images de plancton ou la détection et le recensement automatiques des cétacés et des oiseaux marins.

« L’UNESCO a un vrai rôle à jouer à l’heure de ces mutations. Les applications de l’intelligence artificielle touchent directement ses domaines de compétence »

La communication et l’information sont aussi bien sûr directement tributaires des avancées réalisées dans le domaine de l’intelligence artificielle. L’UNESCO doit mener cette réflexion sur les bénéfices et les risques de l’intelligence artificielle pour l’éducation, la culture, la science, la communication et l’information.

Quels en sont les risques selon vous ?

De manière générale, l’intelligence artificielle peut être une chance fantastique pour la réalisation des objectifs posés par l’Agenda 2030, mais cela suppose de traiter sans plus attendre les questions éthiques qu’elle pose. Une chance, car ses applications aident à avancer plus rapidement vers la réalisation des Objectifs de développement durable – en autorisant une meilleure évaluation des risques, en permettant une meilleure prospective, un partage plus rapide des connaissances, en proposant des solutions innovantes dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’écologie, de l’urbanisme, des industries créatives, en améliorant le niveau de vie et le bien-être quotidien.

Mais c’est aussi une menace, car l’automatisation et la numérisation créent de nouveaux déséquilibres, peuvent diminuer la diversité dans les industries culturelles, bouleversent le marché du travail, engendrent de la précarité, accroissent les disparités entre ceux qui ont accès à ces nouvelles technologies et ceux en sont privés.

C’est là que l’UNESCO a également un rôle à jouer : en tentant de réduire, par le soutien qu’elle apporte à ses États membres, les inégalités dans l’accès au savoir et à la recherche. La fracture technologique risque d’avoir un effet démultiplicateur sur les inégalités sociales. L’UNESCO doit être en mesure d’aider ses États membres à s’adapter aux nouvelles réalités et à accéder au savoir technologique.

Tirer le meilleur parti des avantages sociétaux et économiques de l’IA

Comment l’UNESCO peut-elle concrètement apporter ce soutien ?

L’un des enjeux, pour les États membres, est de pouvoir disposer de matériaux d’ingénierie sophistiqués, à la pointe de l’innovation, ainsi que de compétences humaines suffisantes – des scientifiques et des ingénieurs. Grâce à ses Centres d’éducation et de formation dans le domaine de la science, de la technologie et de l’innovation (STI), son Observatoire mondial des instruments de politique de la science, de la technologie et de l’innovation (GO-SPIN) ou encore son Programme international relatif aux sciences fondamentales (PISF), l’UNESCO est en mesure de fournir un tel soutien – et d’aider à réduire les disparités entre pays.

Quels sont les défis que pose l’intelligence artificielle en matière d’éducation ? Comment l’UNESCO compte-t-elle y répondre ?

C’est un domaine bien sûr essentiel pour l’Organisation. Là encore, la révolution qui s’amorce génère des effets à la fois positifs et négatifs. Des logiciels pédagogiques fondés sur l’intelligence artificielle sont déjà utilisés pour décentraliser l’enseignement, le personnaliser, fournir aux étudiants des conseils sur les curricula ou encore des certifications.

Mais ces technologies sont coûteuses, donc inaccessibles au plus grand nombre : le fossé entre riches et pauvres risque de se creuser encore davantage.

Du fait de son rôle de coordination du Comité directeur ODD – Éducation 2030, chargé de suivre la réalisation de l’Objectif de développement durable 4, dédié à l’éducation, l’UNESCO est en excellente position pour conduire ce travail, en identifiant les possibles contributions de l’intelligence artificielle à une éducation ouverte à tous et en évaluant son impact potentiel sur l’avenir de l’apprentissage.

La promotion d’outils d’IA libres d’accès, qui favoriseront les innovations locales, sera l’une de nos priorités.

Pour préparer les nouvelles générations au nouveau paysage du travail que l’intelligence artificielle est en train de dessiner, il faudra également repenser les programmes éducatifs, en mettant l’accent sur l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, mais aussi en accordant une place de premier ordre aux humanités, aux compétences en matière de philosophie et d’éthique.

Quel est le rapport entre l’intelligence artificielle et la philosophie ou l’éthique ?

Dans leur vie d’adultes, les écoliers et étudiants d’aujourd’hui devront sans doute affronter des problèmes dont la nature nous échappe à l’heure actuelle. Il est difficile de prévoir toutes les évolutions possibles de ces machines de plus en plus sophistiquées qui gagnent chaque jour un peu plus en autonomie, au point de défier, déjà, dans une certaine mesure, l’identité humaine. C’est la raison pour laquelle, des compétences en matière d’éthique, mais aussi dans les sciences sociales et humaines en général, seront tout aussi importantes que celles dans les sciences formelles. Il peut y avoir aussi des biais embarqués dans les systèmes d’IA – notamment des biais de genre – qui requièrent plus de transparence de la part de ces systèmes et de solides principes éthiques pour les corriger.

Pourquoi est-il difficile de prévoir les futures évolutions de l’intelligence artificielle ?

La recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle avance à très grande vitesse, tandis que les environnements juridiques, sociaux et éthiques qui devraient l’encadrer évoluent très lentement. Jusqu’où peut aller l’autonomie d’une machine et son pouvoir de décision ? En cas d’accident, qui porte la responsabilité ? Et qui décide des valeurs inculquées aux machines durant ce qu’on appelle leur « apprentissage » ? Ces questions, parmi bien d’autres, restent aujourd’hui sans réponse.

On a constaté, par exemple, que des algorithmes formés au langage humain ordinaire avaient acquis des préjugés fondés sur des stéréotypes à partir de données textuelles présentes dans notre culture de tous les jours. Comment ne pas s’inquiéter du danger de voir apparaître des machines au comportement discriminatoire, raciste ou hostile ?

Il y a des raisons de s’inquiéter à bien d’autre égards aussi : protection de la vie privée et publicité ciblée sur l’Internet ; liberté d’expression et algorithmes de censure ; journalisme automatisé et monopole de l’information…

Même si la recherche fondamentale en la matière est, dans l’ensemble, motivée par le bien-être, des dérives involontaires, mais volontaires aussi, sont toujours possibles. C’est la raison pour laquelle il est impératif de s’assurer que cette technologie se développe suivant des normes éthiques rigoureusement établies.

https://iatranshumanisme.com/transhumanisme/intelligence-artificielle-dimensions-socio-economiques-politiques-et-ethiques/

Que peut faire l’UNESCO sur ce plan?

Si nous voulons tirer le meilleur parti des possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour le monde entier, nous devons veiller à ce qu’elle soit au service de l’humanité, dans le respect de la dignité et des droits de l’homme.

Or, aucun cadre éthique international, s’appliquant à l’ensemble des développements et des applications de l’intelligence artificielle, n’existe à l’heure actuelle.

L’UNESCO est ce forum universel unique qui dispose d’une expérience de plus de vingt ans dans l’élaboration d’instruments internationaux relatifs à la bioéthique et à l’éthique des sciences et des technologies. Elle peut également s’appuyer sur deux organes consultatifs d’experts qui travaillent activement sur ces questions : la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) et le Comité international de bioéthique (CIB).

Il est de notre responsabilité de mener un débat universel et éclairé – pas un débat technique mais bien éthique – afin d’entrer dans cette nouvelle ère les yeux grands ouverts, sans sacrifier les valeurs qui sont les nôtres et permettre, si les États membres le souhaitent, d’aboutir à un socle commun de principes éthiques.

À qui appartient la prise de décision ?

Décisions humaines : réflexions sur l’intelligence artificielle, 2018

Le phénomène des données de masse (big data) et le tournant des systèmes d’apprentissage profond ont fait de l’intelligence artificielle l’une des tendances technologiques les plus débattues du moment, du fait de ses répercussions sur les individus et les cultures.

Les aspects techniques de l’intelligence artificielle ont de quoi fasciner, mais certains craignent qu’elle ne finisse par éclipser l’intelligence humaine. Même en acceptant l’idée qu’elle puisse faire progresser l’humanité, il nous faut anticiper les dangers d’une IA devenue incontrôlable, et prendre conscience de ses implications éthiques.

Vaste sujet, intéressant à la fois la philosophie, les mathématiques, les sciences, l’informatique et l’ingénierie, que Netexplo, un observatoire indépendant partenaire de l’UNESCO, scrute avec attention. En 2015, l’UNESCO et Netexplo ont créé un conseil consultatif commun, l’UNAB. Ce réseau de professeurs, conférenciers et chercheurs venus des plus grandes universités du monde a pour mission d’analyser les tendances de la technologie numérique et en particulier l’intelligence artificielle.

En 2018, l’UNAB a publié Human Decisions : Thoughts on AI [Décisions humaines : réflexions sur l’intelligence artificielle], un recueil d’analyses qui a pour objectif de susciter une réflexion sur les défis les plus cruciaux en matière d’IA et d’en saisir les ressorts sous-jacents. Les humains confient-t-il délibérément à l’intelligence artificielle leurs pouvoirs de décision ?  L’ intelligence artificielle est-elle vue en tant que substitut de l’homme ? Quelle mesures potentielles de protection contre les dérives de l’intelligence artificielle?  Voici quelques-unes des questions examinées dans cet ouvrage. Elle s’ajoutent aux points de vue développés par Netexplo, qui mettent en regard différents scénarios.

Par-delà les points de vue, une question revient de façon lancinante : celle de la prise de décision. Avons-nous déjà renoncé à l’autorité que nous confère la maîtrise de la machine ?  Et si l’intelligence artificielle finissait par contrôler le comportement des hommes sans leur participation ? Dans ce cas, qui (ou quoi) participera à la prise de décision ?

Si certains experts craignent que l’emprise de l’intelligence artificielle ne nous conduise à un système interconnecté qui verrait notre intelligence subordonnée à celle des machines, d’autres restent persuadés que nos connaissances informatiques actuelles sont encore trop limitées pour justifier une telle peur de l’inconnu. Selon eux, il n’est pas question de compétition, mais de coopération entre intelligence artificielle et genre humain.

Le Courrier de l’UNESCO • juillet-septembre 2018

La biométrie dans les pays en développement

Avec un peu plus de 12 ans pour atteindre l’objectif de développement durable de l’ONU, l’objectif 16.91, de fournir une identité juridique universelle d’ici 2030, la technologie conçue pour les pays en développement amène l’ambition à portée de main. Cependant, le marché de la biométrie pour le monde en développement est distinct de celui du monde développé à certains égards importants et le marché mondial en développement devra mûrir pour profiter pleinement de ces technologies de pointe et pour que les bonnes intentions soient atteintes.

En reconnaissant que les systèmes d’identité insuffisants ne sont pas seulement un symptôme, mais en fait un facteur contribuant au sous-développement, l’accès à l’investissement dans les systèmes d’identité et la biométrie a augmenté dans le monde en développement. Le nombre de personnes à l’échelle mondiale sans identité légale diminue rapidement, passant de 1,5 milliard en 2016 à 1,1 milliard en 2017, selon les estimations de la Banque mondiale, car les systèmes d’identification électronique (eID – electronic IDentity) soutenus par la biométrie sont mis en œuvre dans les pays en développement, notamment en Inde avec le programme Aadhaar.

Le dernier milliard de personnes à enregistrer dans les systèmes d’identité juridique, cependant, sera le plus difficile. Les enjeux sont élevés, pour ces personnes, leurs gouvernements et, par extension, toutes les sociétés dans lesquelles ils résident.

« S’ils n’existent pas officiellement, ils ne peuvent pas avoir un intérêt dans la société et, en conséquence, c’est une priorité à laquelle il faut remédier. C’est une priorité pour les agences de développement en raison de l’opportunité d’habiliter les indicateurs de développement », déclare le Président de ID4Africa, le Dr Joseph Atick, en mettant l’accent sur la portée du problème tout au long des efforts des individus et des efforts mondiaux.

Alors que le marché de la biométrie dans les économies les plus développées au monde a évolué à l’origine par l’application de la loi, par le contrôle des frontières, pour une utilisation plus large, la technologie est introduite dans la plupart des pays en développement comme un véhicule pour la prestation de services. « Le concept original de la biométrie, qui était d’amener les méchants, évolue rapidement pour aider les bons », observe Steve Thies, CEO d’Integrated Biometrics.

La plupart des sociétés biométriques les plus importantes au monde sont basées dans les pays les plus riches du monde, tout comme la plupart de leurs clients, et la plupart des revenus de l’industrie proviennent de ces mêmes pays. Les produits et les solutions, par conséquent, ont tendance à répondre à des besoins significativement différents, souvent dans des circonstances très différentes.

Le développement des systèmes d’identité mondiaux nécessitent souvent des programmes d’inscription effectués dans des environnements difficiles, sans l’infrastructure sociale ou technique qui permet la biométrie dans le monde développé. Ils nécessitent également des décisions difficiles, de l’approvisionnement au déploiement, qui sont rendues encore plus difficiles par l’immaturité du marché.

L’importance de l’identité numérique forte pour le développement et l’Agenda mondial 2030 a été reconnue, et la possibilité de poursuivre pour l’identité juridique universelle est déjà en train de frapper.

La biométrie dans le monde en développement

Un aspect des marchés contrastés est une association différente du grand public. Étant donné que les programmes d’identité dans les pays en développement ont tendance à être influencés par les services publics, tels que l’éducation et les soins de santé, le public est moins méfiant à l’égard de l’enrôlement biométrique et souvent plus désireux de participer.

« Leurs points de vue sont très différents », a déclaré le CEO et Président de Credence ID Bruce Hanson à Biometric Update. « Ils veulent s’inscrire. Ils ne veulent pas passer autant de temps à attendre en ligne, alors qu’un administrateur regarde ce document qui est supposé être un diplôme, c’est vraiment plus un morceau de papier qui s’est désintégré dans leur poche. La queue s’étale sur un kilomètre, et le gouvernement dit ‘Attendez une minute, nous ne savons pas qui est cette personne, si elle est admissible’ ».

Un autre programme nigérian, mis en œuvre par la société locale Data Infosec Consult, suit le temps et la fréquentation des enseignants dans le système scolaire public. Ce programme promet une diminution des coûts pour les gouvernements locaux qui gèrent les écoles publiques, mais bénéficie également aux étudiants qui fréquentent ces écoles et, par extension, à toute la société, soutient le CEO de Data Infosec, Harold Monu.

« Outre l’épargne et la réduction du gaspillage, il y a l’avantage social de l’enseignant d’être en classe », a déclaré Monu. « Lorsque le professeur n’est pas dans la salle de classe, même si les enfants sont là, ils n’apprennent pas, puis quelques années plus tard, aucun d’entre eux ne sera parti. Donc maintenant, les enseignants savent, si vous n’êtes pas à l’heure, vous ne serez pas payé, et la présence s’est vraiment améliorée. Nous changeons la façon dont les gens travaillent ».

Le programme se déroule dans les 25 premiers des 774 gouvernements locaux du pays, et déjà des discussions ont commencé pour l’étendre aux écoles secondaires, qui sont dirigées à un autre niveau du gouvernement. Le succès du programme est en partie dû à la capacité de faire respecter la conformité, selon Monu – les enseignants veulent être payés, de sorte qu’ils s’inscrivent. Cependant, le degré de conformité n’a pas été présent pour tous les programmes, car les programmes qui ne motivent pas toutes les parties prenantes sont facilement accessibles.

Le gouvernement nigérian envisage également comment exploiter efficacement l’identité biométrique pour le secteur de la santé. Le succès spectaculaire du programme Aadhaar, qui est en soi responsable de la majeure partie de la réduction du nombre de personnes ayant une identité juridique au cours de la dernière année, est un modèle qui peut servir d’inspiration à d’autres pays en développement, mais ne peut pas être copié trait pour trait. Les différences économiques, gouvernementales et environnementales entre les nations signifient qu’aucun projet ne fait face à la même série de défis.

Les méthodes pour relever tous les défis semblent être disponibles. Réunissant le développement durable des Nations Unies l’objectif 16.9 nécessitera une nouvelle évolution du marché de la biométrie dans les pays en développement, afin d’identifier et de mettre en œuvre les méthodes, les pratiques et les technologies appropriées pour chaque situation.

La technologie

Les défis géographiques et d’infrastructure signifient que l’enrôlement dans les pays en développement doit souvent avoir lieu pour les communautés rurales sur des appareils mobiles, apportés aux gens. Ils doivent pouvoir fonctionner sous tension et hors ligne, se synchronisant avec les bases de données de projet lorsqu’ils peuvent se connecter au réseau. « La technologie doit venir à l’individu », explique Thies. « Le smartphone compatible WiFi est évidemment l’outil de choix pour le monde, comme en témoigne la croissance de la population dans les smartphones ». Les dispositifs d’inscription doivent non seulement être mobiles et alimentés par batterie, mais aussi durables.

Les défis liés aux infrastructures et à l’éloignement dans les pays en développement ne sont pas uniformes, mais même dans leurs technologies actuelles les plus extrêmes sont égaux. En Indonésie, où la quatrième population mondiale est répartie sur des milliers d’îles, avec des conditions climatiques souvent exigeantes, la population a été inscrite à un rythme encore plus rapide que l’Inde avec son programme Aadhaar, selon Hanson.

Les défis environnementaux courants pour les programmes d’inscription comprennent des conditions de température et de poussière extrêmes peuvent causer des problèmes pour les périphériques et la lumière directe du soleil peut empêcher la capture d’image d’empreinte digitale. Pour que les appareils soient vraiment mobiles, ils doivent être léger, ce que souligne Thies, afin de les rendre plus adaptables aux températures extrêmes. En outre, les capteurs d’empreintes digitales émettant des signaux lumineux (LES – light emitting sensor : capteur à luminescence) sont imperméables à la lumière directe du soleil, ce qui les rendent utilisables dans des conditions dans lesquelles il serait nécessaire de trouver un emplacement différent et suffisamment ombragé.

De même, le film électroluminescent est approprié pour l’enrôlement en masse sans avoir à effacer la surface après chaque individu, car il ne collecte pas d’empreintes latentes. Le nouveau dispositif mobile et les technologies biométriques comme celles-ci se combinent pour fournir des capacités qui permettent des programmes précédemment infructueux ou irréalistes.

Parallèlement aux progrès réalisés dans les smartphones et autres appareils mobiles, la technologie back-end a également progressé pour permettre la collecte des données sur un périphérique et ensuite synchronisé avec une base de données centrale via le cloud. Cela facilite non seulement l’inscription, mais aussi permet de rendre l’identité enregistrée portable à d’autres sites à l’aide de la base de données, et potentiellement même à d’autres programmes.

Les parties prenantes semblent presque unanimes dans la conviction que les progrès nécessaires dans la technologie de collecte de données biométriques réalisés au cours des dernières années suffisent à inscrire le milliard de personnes sans identité juridique.

« Nous devons renforcer la capacité en Afrique pour que nous puissions satisfaire aux exigences de 2030 », souligne le Dr Atick. « La technologie est là, l’argent est là, mais les gens – il n’y en a pas assez ».

« La technologie est mature, mais les facteurs politiques et la formation au niveau local sont un défie », estime Monu. « Cependant, nous avons la main-d’œuvre, qui peut être formée, ce qui le rend très réalisable dans un court laps de temps ».

Le développement du marché

La difficulté qui doit être abordée si l’Objectif 16.9 du développement durable de l’ONU doit être atteint n’est donc pas tant une capacité technologique que l’une des capacités en pratique. Cette capacité nécessite un investissement de temps, d’énergie, d’expertise et de ressources. Selon l’économiste principal de la Banque mondiale Robert Palacios, ainsi que le Dr Atick, le mécanisme de sa livraison sera le développement du marché en constante évolution de l’identité mondiale.

[…]

Le projet de fournir une identité juridique forte, numérique et individuelle à 1,1 milliard de personnes est une opportunité avec un potentiel énorme pour les entreprises biométriques. Il existe un grand potentiel de recettes provenant des contrats. Chaque contrat, si le projet qu’il soutient, réussit, pourrait également représenter un marché sur un marché national ou local. En outre, l’amélioration de la couverture, de la prestation et de la durabilité des programmes de prestations sociales, tout en permettant une planification plus efficace des programmes aura un impact majeur sur la vie de plusieurs millions de personnes mal desservies.

Cela peut entraîner un changement positif dans les perceptions publiques mondiales de la biométrie, en équilibrant les associations populaires de l’Ouest avec des drames de la police de la télévision avec de nouvelles images de services publics et des avantages à être livrés avec succès dans de nouveaux endroits, aux personnes qui ne les ont jamais reçues auparavant. Faire de ces images une partie des futurs bonnes nouvelles du monde en développement est un rôle à la disposition des entreprises biométrique si elles choisissent de saisir l’opportunité.

BiometricUpdate


Note :

1 […] L’identité juridique fait partie intégrante des Objectifs de développement durable (ODD) pour l’après-2015 : l’objectif 16.9 presse les États d’offrir à leurs citoyens un accès universel et gratuit (ou peu coûteux) à des informations d’identification solides et reconnues. La communauté internationale devrait unir ses forces dans le but d’atteindre cet objectif car il constitue un élément essentiel pour de nombreux autres ODD. Aujourd’hui, on compte environ 2,4 milliards de personnes dépourvues de toute identité officielle, notamment des enfants de moins de 14 ans dont la naissance n’a jamais été enregistrée et de nombreuses femmes des régions rurales pauvres d’Afrique et d’Asie. Plus précisément, l’objectif 16.9 des ODD a pour but de « fournir une identité juridique à tous les citoyens d’ici 2030, notamment en enregistrant toutes les naissances » : c’est la première fois que le sujet de l’identité est officiellement stipulé en tant qu’objectif de développement à l’échelle mondiale. […]. Les « papiers » d’identité traditionnels sont en règle générale difficiles à étendre aux populations pauvres et isolées. Toutefois, dans les pays en développement, des progrès considérables pourraient être accomplis en élargissant à tous l’accès aux services et aux opportunités grâce à de nouvelles méthodes, consistant par exemple à tirer parti des plateformes mobiles numériques pour permettre aux gens d’obtenir une identité juridique en s’inscrivant en ligne (voir note 13 de la série Connections, « Des ID numériques pour le développement »). […]. L’année dernière, le Groupe de la Banque mondiale a lancé son programme d’identification pour le développement (ID4D) qui vise à répondre à l’objectif 16.9 des ODD avec une approche plurisectorielle et mieux intégrée. Ce programme vise à forger de nouvelles alliances et à réorganiser les stratégies de développement existantes. […] Source : La Banque Mondiale, sept. 2015 – L’identité, objectif du programme de développement pour l’après-2015. Il s’agit de la note n° 19 de la série Connections. Vous pouvez télécharger la version PDF de cette note ici « The Identity Target in the Post-2015 Development Agenda ». Pour en savoir plus sur ce sujet : The Role of Identification in the Post-2015 Development Agenda, World Bank and Center for Global Development, Banque mondiale et Center for Global Development, juillet 2015. La révolution biométrique : Identification for Development: The Biometrics Revolution – Working Paper 315.

Comment la technologie pourrait faciliter et détruire l’immigration légale

Par Zoltan Istvan, 7 juillet 2016

L’immigration – c’est l’un des sujets brûlants de l’élection de 2016. Le Républicain Donald Trump veut construire un mur immense entre les États-Unis et le Mexique. La Démocrate Hillary Clinton veut rendre plus simple la venue des immigrants en Amérique. Les opinions des candidats présidentiels sur l’immigration et ses effets en Amérique sont diamétralement opposées.

Malgré cela, ni Trump ni Clinton ne parlent de la question qui pourrait redéfinir l’immigration plus que n’importe quoi d’autre dans le prochain quart de siècle : la technologie. La technologie de surveillance, les programmes de reconnaissance faciale, les drones, les implants sous-cutanés de puces sont tous là – et se banalisent. Leurs utilisations dans, qui nous laisserons entrer en Amérique – et comment nous le permettrons – jouera un grand rôle pour l’immigration dans le futur.

J’ai suggéré que nous ayons une discussion sur le puçage des réfugiés adultes venant de nations reconnues comme terroristes pendant les trois premières années de leur séjour en Amérique pour mieux les surveiller. De cette façon, nous pouvons dissiper les préoccupations sur le terrorisme, et nous assurer que les réfugiées complètent la vie américaine – plutôt que de la nuire.

Les implants sous-cutanés de puce (dans la main), par exemple, prennent quelques secondes à installer et tout autant à désinstaller. Et ils peuvent être utilisés pour une multitude de choses, comme faire ses paiements par carte de crédit*, transporter des informations importantes, démarrer une voiture sans les clés, et à des fins de traçage.

Bien que certains pensent que c’est autoritaire, je crois que la moitié des américains recevront un implant ou une puce tatouée pour simplifier les fonctionnalités technologiques de leur vie dans la prochaine décennie. Faire avancer les choses avec des réfugiées de pays reconnus comme terroristes n’est donc pas si exagéré que ça – surtout si cela rend les membres du Congrès plus compatissants pour les laisser venir en Amérique. Et c’est la raison principale du puçage des réfugiés – que cela soit la carotte dont les membres du Congrès Démocrates et Républicains aient besoin pour passer des lois et en  sauvant des centaines de milliers de vies en acceptant aux États-Unis des réfugiés déchirés par la guerre. Si nous ne créons pas de scénario bipartisan acceptable dans lequel nous laissons venir les réfugiés, alors des millions d’êtres humains innocents continueront d’être tués et menacés dans des villes entièrement détruites et des zones de guerre.

Une idée, que je soutiens avec attention, est une meilleure coopération des gouvernements nationaux. Malgré le choc du Brexit, une forme relâchée de gouvernement mondial démocratique est probablement inévitable sur le long terme. La technologie fera en sorte que la mondialisation soit la façon optimale de gouverner, et non le nationalisme.

Whatever happens, the way we look at immigration is about to undergo major changes because of technology.

Curieusement, il est même possible que la technologie puisse un jour être du côté receveur de l’immigration, où des robots et des intelligences artificielles (éventuellement avec des droits à la personnalité) en provenance de Chine et d’Allemagne doivent se soumettre à des autorisations d’immigration afin d’être en mesure d’opérer en Amérique. Et certaines de ces technologies pourraient être si sophistiquées (ou si pauvres en performance) qu’elles ne seraient pas autorisées du tout – parce qu’elles créeraient une disruption économique ressentie dans l’économie et le statu quo.

Quoi qu’il arrive, la façon dont nous regardons l’immigration est sur le point de subir des changements majeurs en raison de la technologie. A travers tout cela, nous devons maintenir à la fois un sentiment de compassion pour les individus en quête d’avoir une vie meilleure, et une sens de la rationalité pour les décisions économiques et sécuritaires des gouvernements nationaux qui tentent de faire face à la situation épineuse des nouveaux arrivants (et les nouvelles technologies) entrant en permanence dans leurs sociétés.

* Notes:

Trexit ? Transnationalisme et Transhumanisme et pourquoi ils sont les véritables enjeux de 2016

Expérience de Bitcoin avec une puce NFC : une clé privée implantée

Le système de reconnaissance faciale du FBI a accès à 411 millions de photos

Traquer vos enfants via une micropuce

Est-ce que l’US Navy planifie d’implanter des micro-puces ?

Une micropuce devient obligatoire au Royaume-Uni pour les chiens

Total Contrôle – Arte

Patrouille du futur : plutôt cop ou Robocop ?

Itélé : bientôt une mini-puce implantée sous la peau

Implants, puces et transhumains

Traduction Thomas Jousse

Motherboard

Trexit ? Transnationalisme et Transhumanisme et pourquoi ils sont les véritables enjeux de 2016

Nashville — êtes-vous prêt à céder votre corps à l’organisme mondial et à la technologie transhumaniste sous le contrôle de transnationaliste ? Ou, vous cherchez le Trexit[1] ?

Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a récemment invité un groupe d’élèves de Northeastern University pour voir l’avenir avec lui. Comme s’ils regardèrent dans sa boule de cristal, Kerry a exhorté son auditoire pour voir un monde sans nations ni frontières[2].

Imaginez. Un seul monde. Pas de frontières. Cela semble merveilleux, futuriste, plein d’espoir.

Il s’agit de la vision du monde transcendant des transnationalistes.

Le Transnationalisme est un nouveau type de conscience. Aussi appelé mondialisme, c’est un agenda social, ou révolution, développé à partir de l’accélération de l’interconnectivité et l’interdépendance axée sur la technologie entre les personnes et l’importance économique et sociale du recul des frontières entre les États-nations.

La libre circulation des capitaux et des personnes (légaux et illégaux) sur la sphère de la terre est un des objectifs du transnationalisme.

Comme Kerry l’a fait remarquer, se cachant derrière les murs de ce « nouveau » monde sans frontières ne sera pas possible.

La mention de « murs » a été un coup de feu à Donald Trump, qui veut construire un mur entre les États-Unis et le Mexique.

Ce que Kerry n’a pas dit, c’est que ce monde sans mur va arriver via la technologie… qui tôt ou tard, sera implanté dans notre corps. Les technologies dont nous dépendons désormais pour nos vies dans le monde en ligne seront bientôt en prise avec notre chair et rendront notre vie de chair et de sang comme un livre ouvert et transparent. Aucun mur physique ne sera nécessaire.

Le terme technique pour engrener notre chair grâce à la technologie est le transhumanisme. Tous les défenseurs mondialistes ne sont pas des transhumanistes, mais tôt ou tard, ils se rendront compte que transformer les humains en cyborgs est l’agenda mondialiste et est certainement la clé de son succès.

Si Google, Apple, Microsoft, Samsung, Sony et d’autres méga-sociétés conduisant au mondialisme arrivent à leurs fins, cette technologie sera bientôt hors de votre bureau et à l’intérieur de votre corps. Bientôt, équivaut à horizon 2020-2030.

De toute évidence, la mondialisation (ndlr concubine du Nouvel Ordre Mondial) offre de nouvelles opportunités inégalées assorties seulement par son potentiel pour la tyrannie inégalée. Ceci est le grand danger. Combiné avec le transhumanisme, les résultats pourraient être catastrophiques pour l’humanité. En fait, c’est la fin de la race humaine telle que nous la connaissons.

Nous sommes ceux qui décideront de l’avenir pour toute l’humanité entière. Beaucoup de gens cherchent un Trexit. D’autres embrassent une entrée ou l’itinéraire Transhumaniste/Transnationaliste.

AGENDA 2030

Un gouvernement et une économie mondiale sont le prochain “grand bond en avant” du mondialisme dans ce que l’ONU appelle le “nouvel agenda universel” (ou nouvel ordre du jour universel) pour l’humanité qu’ils espèrent accomplir d’ici 2030. Appelé « Agenda 2030 », ce vaste programme a été adopté à l’unanimité le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations Unies (United Nations General Assembly). Son noble objectif est d’améliorer la vie des populations pauvres du monde entier.

Selon l’Agenda, d’ici 2030, la majorité d’entre nous cesseront de s’identifier à la nationalité ou du pays de sa naissance et à la place embrasseront la religion et se considéreront comme « citoyens globaux » vivant dans la lumière.

Une redistribution massive des richesses est la pierre angulaire de l’ordre du jour (de l’Agenda).

Si oui ou non les 1 % qui contrôlent 85 % de la richesse mondiale donneront volontairement leurs milliards est encore à voir.

Si « L’ordre du jour 2030 (Agenda 2030) » est un développement positif est également encore à déterminer.

L’« Agenda 2030 » a soulevé des sonnettes d’alarme chez les analystes qui ne le voient pas comme un moyen pour chacun de nous à « s’aimer les uns les autres ». Ils y voient une évolution vers un État totalitaire mondial.

L’adhésion est obligatoire. Non-négociable. C’est déjà un fait accompli.

Certains croient que ce plan peut seulement être atteint que par un pouvoir dictatorial absolu ou au moment d’une arme à feu (or at the point of a gun). Ma conviction est qu’aucune arme ne sera impliquée. Les puces électroniques (micropuces) feront le travail. L’ONU a déjà commencé à donner des cartes d’identité biométriques aux réfugiés afin de les suivre, car ils font leur chemin vers leurs nouveaux foyers. « L’Agenda 2030 » appel pour l’ensemble de l’humanité d’avoir des cartes biométriques dans leurs mains d’ici 2030. Ces cartes peuvent être littéralement dans nos mains, entre vos mains. C’est pourquoi le transnationalisme et le transhumanisme sont liés.

Si nous, les gens n’aimons pas l’ordre du jour, c’est maintenant le temps de parler.

Le silence est le consentement.

Le vote du 23 juin 2016 de la Grande-Bretagne du Brexit mondialiste UE aura beaucoup à dire sur la montée du transnationalisme et du transhumanisme à travers le monde et l’accomplissement de l’ordre du jour (l’Agenda) de l’ONU.

Le vote de l’Amérique en novembre va amplifier les sentiments des deux côtés du Brexit.

Le plus grand choix ici est de prendre le chemin Transnationale/Transhumain ou le Trexit.

Smarten up [Rendre plus élégant, donnez du chic]

Les démocrates socialistes en Amérique ont l’Agenda 2030 à l’esprit. Ils visent à unifier le corps humain. Leur message est “come together”. “Smarten up”  [« se rassembler ». « Donnez du chic »].

La popularité de Donald Trump est attribuée en partie à sa position contre le transnationalisme. Au lieu d’éliminer les murs, Trump promet d’en construire un entre les Etats-Unis et le monde.

La stratégie America First (l’Amérique d’abord) de Donald Trump est aussi mosaïque que ses orientations de législateur autocratiques et il se trompe sur la construction du mur, mais pas complètement. Personnellement, je pense que nous avons besoin de portes, pas de murs.

Les remplaçants de Donald Trump fournissent d’autres avertissements ou un aperçu du possible « côté obscur de la lumière » du « Transnationalisme ou Mondialisme » qu’ils assimilent avec le fascisme.

L’enjeu global perçu de la stratégie de l’Amérique d’abord de Trump est précisé dans un éditorial du 12 mai 2016 USA Today par le sénateur Jeff Sessions, qui a écrit : « Pour la première fois depuis longtemps, ce novembre donnera aux Américains un choix clair sur peut-être la question la plus importante à laquelle fait face notre pays et notre civilisation : si nous restons un État-nation qui sert son propre peuple, ou si nous glissons irrémédiablement vers un mondialisme sans âme qui traite les humains comme des widgets interchangeables dans le marché mondial. »

La série de sessions a en partie raison sur le mondialisme étant sans âme. Certains croient que le processus de mondialisation se traduira par un monde sans religion. D’autres pensent que cela conduira à une meilleure compréhension entre les religions du monde. La relation du mondialisme avec la religion et la spiritualité est complexe.

La série de sessions a totalement raison sur l’ordre mondialiste pour traiter les humains comme des widgets, qui signifie « des dispositifs mécaniques », sur le marché mondialiste.

Pour plus de clarté, ce qui, selon moi, la série de sessions auraient dû dire : est-ce que « le mondialisme sans âme » traite les humains comme une « intelligence » interchangeable ou des widgets transhumanistes dans le marché mondial. Les widgets ou les choses « intelligentes » sont des objets électroniques connectés et communiquant avec l’Internet.

La série de sessions et les mondialistes doivent réaliser que, depuis 2003, le gouvernement américain a encouragé la promotion de la transformation de notre corps dans des widgets via la technologie intelligente et l’évolution de l’humanité dans un esprit de ruche. C’est le cœur de la pomme mondialiste. Par « intelligent » ne signifie pas plus intelligent. Cela signifie interfacé avec la technologie informatique qui nous rend plus regardables, programmable, traçable et contrôlable.

JOUER À DIEU

Dans mon livre de 2015, “The Skingularity Is Near[3], j’ai documenté comment cette technologie intelligente est maintenant en phase portable, mais finalement est destinée à notre peau.

Dans la phase des dispositifs portables, pour le corps d’origine, ils sont utilisés pour augmenter le corps humain. Ceux-ci comprennent des montres et des capteurs « intelligents ».

Ces appareils deviendront de moins en moins sur l’exécution de fonctions telles que la mesure biométrique et de plus en plus sur notre identité. Ces appareils ressemblent à des bijoux avec un extraordinaire éventail de fonctions.

Le nec plus ultra est proposé par Google, un vêtement nano-nutriment qui vise à promouvoir la longévité. Cette robe de plusieurs couleurs enverra des nano-robots dans tous les orifices de votre corps sur les missions de rechercher et détruire les agents pathogènes dans votre sang et garder vos artères propres comme un coup de sifflet. Le résultat sera qu’il prolongera la durée de vie de façon spectaculaire. Il fait écho aux vêtements miracle ou robes de pouvoir des anciens dieux. C’est le manteau de lumière porté une fois par Adam et Eve, qui étaient hermaphrodites.

La phase portable ne durera pas longtemps. Cette technologie va diminuer dans un avenir immédiat, afin que les systèmes puissent être incorporés (intégrés) ou implantés dans le corps. Le téléphone intelligent dans votre main sera, plus tôt que vous ne le pensez, implanté dans votre oreille.

SkinTrack, une nouvelle technologie portable développée à l’Université Carnegie Mellon, transforme fondamentalement l’avant-bras en un pavé tactile (touchpad). Elle diffère des approches précédentes parce que SkinTrack oblige l’utilisateur à porter un anneau spécial qui propage avec une faible consommation d’énergie, un signal haut fréquence par le biais de la peau lorsque le doigt touche ou se rapproche de la surface de la peau.

Au bout de quelques clignements de l’œil, des lentilles de contact intelligentes, nous donnerons une vision super-humaine et plus. Sony, Samsung et Google ont tous déposé des brevets pour la technologie d’implant oculaire intelligent courant 2016.

2020, ici, nous voilà !

Où est-ce 2030 ?

Cela ne veut pas dire qu’ils n’auront pas des effets nocifs potentiels. Au contraire, je veux dire que comme d’autres instruments implantables, les lentilles intelligentes peuvent être enlevées ou insérées par l’utilisateur. Elles ne sont pas sous ou dans la peau en permanence.

Google Life Sciences – Verily (entreprise américaine, filiale d’Alphabet, spécialisée dans la recherche sur les sciences de la vie), est à l’avant-garde pour faire bénéficier l’IoT (Internet of Things- Internet des objets) dans votre globe oculaire. Dans la nouvelle « ère cognitive », comme le nomme IBM, les êtres humains (s’augmenteront) partiront en randonnée vers le meilleur achat ou un vers autre débouché de l’électronique, pour choisir sa nouvelle lentille. Votre lentille naturelle sera retirée de votre globe oculaire. Un liquide sera injecté dans l’œil. En quelques instants, ce fluide va fusionner avec la capsule du cristallin de l’œil. Comme elle se solidifie, votre nouvel œil contient du stockage, une batterie, des capteurs, une radio et d’autres appareils électroniques. Lorsque vous quitterez le magasin, vous serez un être transhumain qui aura une vision parfaite, avec la capacité de voir dans l’obscurité, des capteurs pour détecter le taux de glucose sanguin et d’autres applications, dont nous n’avons pas encore rêvé.

Bien sûr, avec des verres à vision supérieure vient la surveillance. La grande crainte est que l’implantation de cette technologie viendra à un coût supérieur que nos cristallins organiques. Elle va nous coûter notre libre arbitre et nous transformera en cyborgs sans émotions, impassibles.

Une autre start-up de Google, Magic Leap, a soulevé 1 milliard de dollars pour créer une lentille de contact implantable qui injecte des images générées par ordinateur dans le champ de vision du monde réel. Appelée le démarrage le plus secret du monde, son objectif est de ramener la magie dans le monde en repensant à la relation de la technologie avec les gens. Son but est de supprimer les chaînes liant l’humanité en jetant loin les boites sur notre bureau en unissant le cerveau et le corps grâce à la technologie.

En fait, Google peut vous demandez de penser à éliminer votre corps physique complètement.

Son chef futuriste, auteur Neal Stephenson, est surtout connu pour le concept de « Métavers – c’est-à-dire méta-univers – (de l’anglais Metaverse) » paru en 1992, décrit dans le roman Snow Crash (Le Samouraï virtuel). Stephenson imagine un univers virtuel où les utilisateurs créés des avatars pour communiquer et interagir. Qui a besoin d’un corps physique quand votre avatar est tellement mieux ?

TRANSHUMANISME

Le Brexit vient de mettre une clé dans ce plan, tout comme le rejet de la Google Glass a ralenti l’objectif de Google pour contrôler votre corps, votre esprit…. et l’âme.

Le Transhumanisme promet de prendre les potentiels de ce droit à de nouveaux niveaux. La prolongation de la vie par l’intermédiaire des organes synthétiques, des médicaments et d’autres nouvelles technologies, éliminent les obstacles à notre poursuite de la vie, la liberté et l’immortalité.

Le transhumanisme est un projet de reconfiguration (réingénierie) humaine basé sur le maillage de la chair humaine avec la technologie “intelligente” ou des appareils électroniques.

Né de la réalisation de la NASA, en 1962, que nous ne serons pas en mesure de transcender la terre dans notre combinaison de chair et de sang, le gouvernement américain a commencé à travailler sur la transformation des humains en cyborgs (un terme inventé par la NASA).

Le Transhumanisme vise à parfaire (perfectionner) le corps humain par ensemencement avec ou de la céder à la technologie d’intelligence artificielle, ce qui lui donne une nouvelle couche de peau et reliant tous les êtres humains sur la planète à l’Internet des objets (IoT). En moins de dix ans, tous les organes et parties du corps seront remplaçables par une version technologique[4].

Ces nouvelles technologies comprennent l’Internet des objets (IoT) qui anime le transnationalisme/mondialisme.

L’IoT est actuellement composé de 20 milliards de choses « intelligentes » ou de widgets — grille-pains, réfrigérateurs, voitures, téléphones, ordinateurs — qui vont gonfler à plus 50 milliards de ces choses intelligentes à l’horizon 2020.

L’IoT deviendra essentiellement un cerveau global artificiellement intelligent dont chaque cerveau humain individuel est un neurone.

Comment l’Internet des objets va tout changer – y compris nous-mêmes ?

Actuellement inclus parmi ces choses sont près de 4 milliards d’êtres humains, qui sont rapidement séparés de tout ce qui est humain et en adoptant les mises à niveau transhumaines conçus par les magiciens de la Silicon Valley. Si vous vous demandez le degré de dépendance, sinon accro, que nous avons à ces technologies, nous prenons nos téléphones cellulaires sans arrêt. Essayez d’exécuter un monde sans eux.

[…]

En fin de compte, la vue de « citoyen du monde » promue par le transnationalisme est une étape transitoire vers une trans-terre ou d’une civilisation de multi-planète transhumaine (machines améliorées humanoïdes) transcendant les frontières de la vie terrestre et qui vont et viennent entre la terre, la lune, Mars et au-delà.

Je suis pour aider les « pauvres » pour élever leur vie et pour transcender les limites de la terre. Mais je ne suis pas sûr de le faire comme l’homme chinois.

Comme j’ai expliqué dans «The Skingularity Is Near », le transhumanisme est l’accomplissement de la prophétie chrétienne et la philosophie de l’homme « nouveau », « parfait » et en Amérique « nous pouvons faire ce que nous voulons avec la bonne orientation de la technologie ».

Depuis qu’Adam et Ève ont été expulsés de l’Eden, l’humanité a cherché à se racheter pour récupérer notre état d’origine parfait.

Certains mondialistes et transhumanistes croient que notre espèce devrait embrasser notre transition aux choses de l’humain intelligent dans le cadre de notre évolution de ruche et notre retour à la perfection. Pour eux, une nouvelle race humaine reliée par des technologies implantées est un saut quantique. D’autres croient que cette vision est forgée de toutes pièces.

Cependant, les défenseurs des droits de l’homme, y compris cet auteur, avertissent que, comme la technologie devient de plus en plus envahissante et fusionne avec nous, nous devenons plus transparents. La vie privée deviendra impossible. Homo sapiens en tant qu’espèce cessera d’exister.

De cette façon, l’élection présidentielle américaine de 2016 est un vote pour le transhumanisme et le transnationalisme ou contre elle. Allons-nous faire une Entrée (dans le transhumanisme/transnationalisme) ou un Trexit ?

Vous décidez.

William Henry est un auteur basé à Nashville, mythologue d’investigation et présentateur de télévision intervenant sur la chaîne History Channel, dans la série documentaire américaine Ancient Aliens. Il est une autorité internationalement reconnue sur le potentiel spirituel humain, la transformation et l’ascension.

Trexit?: Transnationalism and Transhumanism and why they are the real issues of 2016

Notes :

[1] Brexit + Trump = Trexit

[2] Mouvement transhumaniste “Zero State” : Zero State (ZS) is a trans-national virtual autonomous community based around some well defined common principles, and goals which encompass renewal on a global scale of science, technology, economics, politics, art, religion and spirituality. In other words, generally remaking the world.

[3] skin=la peau ; émergence d’une nouvelle peau ou la seconde peau pour l’humanité et avec elle le prochain humain. La transformation ou la transcendance de l’humanité a longtemps été prophétisée, en particulier par le christianisme. La plupart des gens dans le monde ne sont pas au courant des progrès récents ou de ce qui est à venir […] les plus grandes sociétés du monde développent cette technologie, des Trillions de dollars sont en jeu.

[4] Vivre jusqu’à 100 ans grâce aux organes de remplacement ; Restaurer la vue : les scientifiques créent des mini-rétines 3D en utilisant des cellules-souche ; Des neurochirurgiens russes utilisent des implants crâniens imprimés en 3D ; Un implant en titane, imprimé en 3D, pour remplacer la cage thoracique ; implant individuel en titane pour cervicale imprimé en 3D ; un bras cybernétique intelligent et connecté ; la fusion de la technologie et du corps pour demain ; 3 bébés sauvés grâce à des implants imprimés en 3D ; Un projet d’oeil bionique qui pourrait faire basculer l’humanité dans le transhumanisme ; 2030, l’Horizon H+ : les futurs probables, selon le Conseil National du Renseignement des États-Unis.