Des chercheurs ont lié un cerveau humain à Internet pour la première fois

Une équipe de chercheurs de l’Université Wits à Johannesburg (Afrique du Sud) a fait une percée majeure dans le domaine de l’ingénierie biomédicale. Selon un communiqué publié sur Medical Express, pour la première fois, les chercheurs ont conçu un moyen de connecter le cerveau humain à Internet en temps réel. Il a été surnommé le projet “Brainternet”, et il transforme essentiellement le cerveau “… en un nœud Internet of Things (IoT) sur le World Wide Web”.

Le projet fonctionne en prenant des signaux EEG (électroencéphalographique) d’ondes cérébrales rassemblés par un dispositif Emotiv EEG connecté à la tête de l’utilisateur. Les signaux sont ensuite transmis à un ordinateur Raspberry Pi à faible coût, qui diffuse les données sur une interface de programmation d’application et affiche les données sur un site Web ouvert où n’importe qui peut afficher l’activité. Adam Pantanowitz, chargé de cours à la Wits School of Electrical and Information Engineering et le superviseur du projet, a déclaré :

« Brainternet est une nouvelle frontière dans les systèmes d’interface cerveau-ordinateur. Il manque de données facilement compréhensibles sur la façon dont un cerveau humain fonctionne et traite l’information. Brainternet cherche à simplifier la compréhension d’une personne de leur propre cerveau et du cerveau des autres. Il le fait grâce à une surveillance continue de l’activité cérébrale ainsi qu’à une certaine interactivité. »

Pantanowitz a déclaré que ce n’est que le début des possibilités du projet. Il ajoute que l’équipe vise maintenant à permettre une expérience plus interactive entre l’utilisateur et son cerveau. Une partie de cette fonctionnalité a déjà été intégrée au site, mais elle est très étroite – limitée aux stimulus tels que le mouvement des bras.

« Brainternet peut être amélioré pour classer les enregistrements grâce à une application de téléphone intelligent qui fournira des données pour un algorithme d’apprentissage machine. À l’avenir, il pourrait y avoir des informations transférées dans les deux sens – entrées et sorties vers le cerveau », a déclaré Pantanowitz.

Wits

Étude prospective à l’horizon 2030 : impacts des transformations et ruptures technologiques sur notre environnement stratégique et de sécurité.

Pour la première fois, un document gouvernemental en matière de prospective technologique est réalisé par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) pour penser les défis technologiques à venir auxquels nous serons confrontés et les ruptures stratégiques qui en découleront. Il vise à proposer des pistes de réflexion à l’ensemble des acteurs de la communauté stratégique française, voire alimenter le débat public dans une période où les questions de sécurité et de défense s’imposent au cœur des préoccupations.

A vocation pédagogique, cet exercice de prospective n’exprime pas de position officielle et ne correspond pas à une quelconque doctrine, livre blanc ou politique publique. Il reflète le point de vue de chercheurs et l’état des réflexions sur un ensemble de sujets. Le choix des thématiques résulte du travail de veille technologique réalisé par le SGDSN, en relation étroite avec le monde de la recherche. Il pourra être actualisé et augmenté par l’étude ultérieure d’autres sujets.

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Sommaire

Avant-propos
Introduction
Partie 1 : Des tendances qui se consolident
La défense antimissile balistique en 2030 : un système militaire mature au cœur des équilibres stratégiques
La démocratisation de l’accès à l’espace
Paix et guerre dans le cyberespace
La dissuasion, atout de puissance et facteur de paix
Terrorisme et menaces NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) : vers un terrorisme technologique ?
Frontières passoires ou frontières intelligentes
Partie 2 : ruptures technologiques – ruptures stratégiques
Les missiles et vecteurs hypervéloces, nouveaux déterminants des puissances ?
Militarisation et insécurisation de l’espace
La révolution de l’impression 3D
La biologie de synthèse : un saut dans l’inconnu
Comment les neurosciences vont-elles transformer la guerre ?
La cryptographie est-elle à l’aube de la révolution quantique ?
Le champ de bataille « 3.0 » : intelligence artificielle, robots, nanotechnologies et armes à énergie dirigée sous l’uniforme


Extrait : Comment les neurosciences vont-elles transformer la guerre ?

L’impact potentiel des neurosciences sur la manière de faire la guerre est identifié et de nombreuses recherches sont en cours. Essentielles en termes de santé, ces avancées vers « l’homme augmenté » sont parfois déroutantes au plan militaire et éthique. La France et l’Europe doivent les prendre en compte pour maintenir leurs capacités de défense pour la guerre du futur, identifier les priorités afin de ne pas disperser moyens et financements et se préparer à créer les conditions d’une modération des acteurs et d’un encadrement international.

De formidables avancées susceptibles d’intéresser la défense

Les stratégies et méthodes permettant d’étudier le fonctionnement cérébral ou de modifier les capacités cognitives sont de natures très diverses, impliquant à la fois des technologies non-invasives ou invasives. Des avancées récentes en matière d’imagerie cérébrale, de techniques de neuromodulation ou d’interfaces cerveau-machine ouvrent de nouvelles perspectives à plus ou moins long terme.

Pour les forces armées, les recherches actuelles dans le domaine des neurosciences, si elles aboutissent, pourraient participer à la réalisation de plusieurs objectifs, comme :

– la préservation de la santé et de la sécurité des opérateurs militaires ;
– le maintien, voire l’amélioration de leurs performances, notamment en matière d’endurance, de capacités sensorielles, de réactivité, de productivité, de créativité ou encore de résistance au stress.

Ces applications auraient une incidence directe sur les performances individuelles et la capacité opérationnelle.

Parmi les axes de recherche qui suscitent également un intérêt – et soulèvent autant d’enjeux éthiques et sociétaux – figurent l’exploitation des connaissances et technologies relevant des neurosciences, en particulier des techniques d’imagerie cérébrale fonctionnelle, en vue d’évaluer la véracité des informations obtenues lors d’un interrogatoire ou même de déterminer le degré de responsabilité d’un individu, notamment dans le cadre d’expertises judiciaires ou dans le domaine du renseignement.

L’Homme augmenté, réflexions sociologiques pour le militaire
Éthique sur le champ de bataille dans un futur proche
Augmentation des performances humaines avec les nouvelles technologies : Quelles implications pour la défense et la sécurité ?

Les applications potentielles des neurosciences pour les forces armées, dont certaines restent à l’heure actuelle très hypothétiques, comprennent :

– le suivi médical individuel des combattants, par exemple la surveillance de l’évolution de la vigilance ou du niveau de stress ;
– la prise en charge médico-psychologique, avec notamment la possibilité de restaurer une fonction après une atteinte à l’intégrité physique, voire psychique (commande de dispositif prothétique, perception de sensations recréées, restauration des souvenirs, etc.) ;
– l’amélioration de la formation et de l’entraînement, y compris en cas de stress ;
– l’amélioration des performances physiques et sensorielles des combattants ;
– le guidage à distance de systèmes d’armes, tels que des robots, des drones ou un exosquelette, par une interface cerveau-machine ;
– l’amélioration des performances cognitives des opérateurs et des combattants, en particulier dans un environnement complexe et avec des sollicitations multiples ;
– l’obtention et l’évaluation d’informations à des fins de renseignement ;
– la mise en réseau de capacités cérébrales afin de pouvoir combiner des compétences individuelles.

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Réalité augmentée pour les forces armées
Le nouveau programme de la DARPA envisage de stimuler vos nerfs pour l’auto-guérison

S’ils se concrétisent, certains développements pourraient être à l’origine de profonds bouleversements dans les prochaines décennies, sans qu’il ne soit encore possible de déterminer toutes les conséquences au niveau individuel, sociétal ou international. En effet, outre la restauration des capacités, il devient désormais envisageable de pouvoir altérer de façon ciblée des fonctions cognitives telles que la mémorisation ou le processus de prise de décision, en les améliorant ou en les dégradant, voire peut-être un jour de modifier ou créer des souvenirs ou encore d’accéder aux pensées d’un individu. Ces évolutions imposent d’engager une réflexion approfondie sur les questions éthiques, sociétales, juridiques et médicales afférentes, en fonction des applications, qu’elles soient civiles ou militaires, et du contexte d’emploi. Elles soulèvent des questions quant aux conséquences en termes de dignité humaine et de respect de la vie privée, mais aussi de risques d’atteinte à l’identité personnelle et à l’autonomie. En interférant avec les fonctions cognitives, ces avancées s’accompagnent ainsi d’une possible remise en cause des notions de libre arbitre ou de responsabilité individuelle, telles qu’elles sont traditionnellement appréhendées. Enfin, il convient de considérer les risques de détournement à des fins malveillantes.

Les scientifiques ont repéré le circuit cérébral qui pourrait aider à effacer la peur
Interfaces cerveau-ordinateur : des fonds militaires pour contrôler les sentiments
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Au-delà de l’état actuel des connaissances sur le cerveau et son fonctionnement, la complexité de la problématique est aussi liée à l’interdépendance fonctionnelle avec l’environnement physique et social. Que la modification soit recherchée ou secondaire, il peut y avoir atteinte à l’intégrité physique ou psychique des individus. Sans même chercher à dégrader certaines capacités, il existe un risque que l’amélioration de fonctions cognitives spécifiques se fasse au détriment d’autres. La question de la réversibilité des effets doit également être posée. Il faut de plus considérer la problématique de l’acceptabilité individuelle mais aussi sociétale.

La sécurité des équipements médicaux implantables fait déjà partie des préoccupations majeures pour les acteurs du secteur de la santé. En plus des risques de dysfonctionnement, la vulnérabilité aux cyber-attaques de certains systèmes représente donc une crainte légitime, en particulier s’agissant de ceux qui sont connectés et reçoivent et/ou transmettent des flux de données à distance, et ce d’autant plus s’ils sont invasifs. En prenant pour exemple les travaux de recherche en cours portant sur le développement d’un implant neuronal qui pourrait remplacer les dispositifs externes de réalité virtuelle, des informations altérées pourraient par exemple être transmises directement au niveau du cortex visuel.

A l’horizon 2030, un soutien financier substantiel à des programmes de recherche innovants aura permis d’obtenir des résultats concrets, avec une transition réussie de la recherche fondamentale à des applications concrètes de façon générale mais aussi a posteriori dans les forces armées. Dans le même temps, les recherches relevant des neurosciences bénéficieront des approches collaboratives et interdisciplinaires, permettant la levée de verrous technologiques. « L’homme augmenté » sera en passe de devenir une réalité.

Les États-Unis, comme la Chine, auront investi massivement dans ce domaine. Malgré de fortes réticences au sein de la société civile et d’organisations non gouvernementales, voire du Comité international de la Croix-rouge, certains systèmes innovants seront déployés et opérationnels au sein des forces armées américaines et vraisemblablement, de façon plus limitée, de celles d’autres pays comme la Chine, de la Russie ou Israël. A ce stade, il s’agira principalement :

– d’implants destinés à augmenter l’acuité visuelle ou auditive ;
– de dispositifs d’électrostimulation cérébrale pour les opérateurs exerçant en environnement complexe ;
– d’interfaces cerveau-machine permettant soit d’utiliser des exosquelettes afin d’augmenter les capacités locomotrices, soit de piloter des drones ou des robots pour le déminage des engins explosifs improvisés (IED) ;
– d’outils d’aide aux interrogatoires à des fins de renseignement.

Améliorer son cerveau : oui, mais pas n’importe comment !

Présentation de l’éditeur : Chaque semaine ou presque, on nous explique qu’on peut recâbler, voire “libérer” son cerveau, augmenter sa mémoire ou stimuler sa concentration. Mais quels sont les vrais pouvoirs des neurosciences? Et comment procéder en pratique ? Vieux rêve de l’humanité, on sait maintenant qu’il est possible d’améliorer son cerveau… mais pas n’importe comment ! Apprendre plus vite, mieux dormir, modifier son humeur, prévenir les maladies neurodégénératives, méditer et se relaxer à l’aide d’un smartphone, etc. : ces pouvoirs inouïs sont à notre portée, avec à la clé de profonds bouleversements de notre société. Notre compréhension du cerveau a fait des progrès stupéfiants ces dernières années, consacrant un nouveau champ de recherche : la neuro-amélioration. En voici le fascinant récit par l’un des meilleurs spécialistes, qui a activement contribué à la diffusion de ces techniques en dehors des laboratoires. Une révolution est en marche : en serez-vous ?

Michel Le Van Quyen est chercheur en neurosciences à l’INSERM et dirige un groupe de recherche à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (hôpital de la Pitié-Salpêtrière).

Je rapporte dans ce livre une véritable révolution où des technologies utilisées des laboratoires de recherches commencent à en sortir et se diffusent dans le grand public. Ces dispositifs proposent tous d’agir sur le cerveau pour en améliorer le fonctionnement, c’est-à-dire augmenter la concentration ou la mémoire mais aussi le bien être, l’humeur ou le sommeil. Ici, pas de puce d’implanté dans le cerveau, ces systèmes sont des bandeaux ou des casques qui se portent comme un chapeau avec quelques capteurs (minuscules) à des points stratégiques sur le crâne et sont tous des objets connectés à des smartphones. Une vague d’innovations technologiques est sur le point de toucher notre quotidien. L’objectif de ce livre est de décrire en détail ces nouveaux dispositifs, leurs histoires et leurs effets, compte tenu de l’état actuel des connaissances scientifiques.

https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10212-02.02.2017-ITEMA_21216971-0.mp3?_=1

France Inter, 2 février 2017 : Améliorer son cerveau, 54’30
Voir aussi sur Franceinfo : Michel Le Van Quyen présente un casque qui améliore les capacités cérébrales

La communication cerveau à cerveau chez les humains pourrait bientôt devenir une réalité

Imaginez vivre dans un monde où la communication verbale n’est plus requise, une société dans laquelle la télépathie est la norme, où les individus seraient capables de “parler” entre eux en utilisant uniquement leurs pensées.

Les scientifiques ont depuis longtemps envisagé les possibilités d’une communication de cerveau à cerveau chez les humains, et il semble que leurs rêves pourraient devenir réalité au cours de la prochaine année, ou plus. Un tel système serait rendu possible grâce à des avancées majeures qui ont été obtenues dans des essais récents impliquant des animaux.

Dans une étude, trois singes étaient reliés par des implants cérébraux individuels, puis placés dans des chambres séparées. Ils ont eu la tâche de contrôler un bras virtuel sur un écran, une tâche qu’ils ne pouvaient réaliser avec succès que s‘ils travaillaient ensemble. Finalement, ils l’ont fait. Selon Miguel Nicolelis, le dirigeant de l’étude, “ils ont synchronisé leurs cerveaux et ont achevé la tâche en créant un super cerveau – une structure qui est la combinaison de trois cerveaux”.

→ Nature, Computing Arm Movements with a Monkey Brainet
→ Nature, Building an organic computing device with multiple interconnected brains

Alternativement, une autre expérience ayant testé la synchronicité du cerveau chez quatre rats a obtenu des résultats similaires. Après 10 essais, les scientifiques ont trouvé que les rats étaient capables de penser comme un seul 61 pourcents du temps. Ils ont acquis une plus grande précision dans la résolution de problèmes simples lorsqu’ils ont combiné leurs esprits.

Plus récemment, la recherche s’est focalisée sur les humains. Dans une étude, les chercheurs ont placé deux individus dans des chambres séparées et leur ont donné la tâche de jouer un jeu de 20 questions sur un ordinateur en utilisant uniquement leurs cerveaux. Ils ont transmis des réponses “oui” ou “non” à l’aide d’un casque d’électroencéphalographie (EEG), qui suivait l’activité cérébrale d’une personne et déclenchait un courant électrique dans le cerveau de l’autre personne.

Une étude pilote de communication directe cerveau-à-cerveau chez l’homme
Interface cerveau-à-cerveau — le prochain grand saut dans la communication humaine

Un jour, nous pourrions essayer d’aller plus loin afin de détecter des processus de pensée individuels. Ces pensées pourraient être transmises à une autre personne, influençant les décisions qu’ils prennent.

Les scientifiques décodent les pensées, lisent l’esprit des personnes en temps réel
Le machine-learning peut lire votre électroencéphalographie (EEG) et découvrir vos habitudes

Cela pourrait être un énorme changement pour les personnes atteintes de paralysie et d’autres conditions médicales les empêchant d’être en mesure d’effectuer des tâches physiques. Par exemple, assembler une combinaison robotique équipée de brainet, (réseau de cerveaux ou cerveau ordinateur) une synchronisation de plusieurs cerveaux agissant comme un ordinateur organique, pourrait permettre aux gens de recevoir l’aide des autres lorsqu’ils apprennent à utiliser un exosquelette pour retrouver le mouvement.

Pour l’instant, il est assez difficile de créer un dispositif imitant la pure télépathie. Nos cerveaux sont uniques, et chacun d’entre eux pense différemment, nos pensées étant influencées par nos souvenirs et expériences individuelles. Les schémas cérébraux résultants rendent difficile pour les neuroscientifiques de développer la communication cerveau à cerveau, mais s’ils peuvent révéler les modes de pensée d’un individu, ils pourraient potentiellement utiliser l’activité cérébrale d’une autre personne pour déclencher ces pensées.

traduction Benjamin Prissé

New Scientist, Popular Mechanics, Futurism

Le machine-learning peut lire votre électroencéphalographie (EEG) et découvrir vos habitudes

storiesbywilliams

L’avenir de la technologie d’identification par l’authentification peut, en effet se trouver dans l’analyse des ondes cérébrales. C’est un domaine prometteur, et son impact potentiel sur la vie quotidienne est pour le moins intriguant. Des chercheurs en cybersécurité de l’Université du Texas Tech ont affirmé avoir découvert une autre utilisation de la technologie.

Abdul Serwadda et Richard Matovu ont créé un système d’apprentissage automatique qui a comparé deux séries d’EEG de balayages d’ondes cérébrales, une appartenant à un groupe d’alcooliques identifiés et l’autre des sujets anonymes. À l’aide de la machine, Serwadda et Matovu ont été en mesure d’identifier correctement 25 % de ceux qui se sont identifiés comme alcooliques.

« Nous n’étions pas surpris. Nous savons que le signal du cerveau est très riche en informations, » explique Serwadda. Il n’est pas fiable à 100 %, mais ce travail précoce est prometteur.

Cette technologie pourrait ouvrir de nouvelles possibilités en neurosciences. Cependant, tout comme les technologies actuelles d’identification par l’authentification sont susceptibles d’avoir des failles de sécurité (les empreintes digitales peuvent être falsifiées, un logiciel de reconnaissance faciale peut être dupé, etc.), l’analyse des ondes cérébrales peut aussi vous rendre vulnérable.

Les ondes cérébrales n’entrent pas dans les modèles de données organisées et linéaires comme les empreintes digitales. Ils sont plutôt désordonnés, formant un bric-à-brac de renseignements personnels, qui deviennent accessibles avec des balayages d’EEG (bien que cartographier, cette information est toujours un processus difficile et imparfait). Pourtant, avec l’émergence mainstream des applications de numérisation d’EEG, par exemple des casques d’EEG portables utilisés dans les jeux et d’autres applications de relaxation, se retirant dans l’intimité de vos pensées peuvent devenir difficiles.

« Si vous avez ces applications, vous ne savez pas ce que l’application est en train de lire dans votre cerveau ou de ceux [les créateurs de l’application] qui vont utiliser cette information, mais vous savez qu’ils vont avoir beaucoup de renseignements, » avertit Serwadda.

Engadget, IEEE Spectrum

Brevets américains pour les technologies de manipulation et contrôle de l’esprit

Système auditif

US 4877027 A

Résumé : Le son est engendré dans le crâne de la personne par l’exposition de celle-ci à des micro-ondes d’une fréquence comprise entre 100 mégahertz et 10 000 mégahertz. Ces micro-ondes sont modulées afin de présenter une forme particulière, des salves. Chaque salve est formée par 10 à 20 pulsations espacées uniformément. La durée de la salve est comprise entre 500 nanosecondes et 100 microsecondes. Chaque pulsation dure entre 10 nanosecondes et 1 microseconde. Les salves sont modulées à partir d’une source sonore, l’objectif est de simuler la sensation auditive chez la personne dont le crâne est irradié.


Générateur de message subliminal

US 5270800 A

Résumé : Il s’agit d’un générateur de message subliminal et supraliminal qui, associé avec une télévision, permet de contrôler totalement le contenu des messages ainsi que le format de présentation. Un détecteur de synchronisation vidéo permet à un générateur de contenu vidéo de créer un message vidéo correspondant à un message reçu sous format alphanumérique, et de le synchroniser avec le signal reçu par la télévision. Un mélangeur vidéo sélectionne le signal vidéo reçu ou bien le message vidéo pour le diffuser. Les messages produits par le générateur de messages vidéo peuvent être choisis par l’utilisateur grâce à un clavier de saisie. Une base de données permet de stocker de nombreux messages textes alphanumériques définis par l’utilisateur afin d’être employés comme des messages subliminaux. Cette mémoire doit préférablement être seulement en lecture seule, et stocker des messages textes sous format alphanumérique préenregistrés relatifs à différents sujets. Ces ensembles de messages textes alphanumériques doivent de préférence inclure plusieurs affirmations positives destinées à la partie gauche du cerveau, et un nombre égal d’affirmations positives destinées à la partie droite du cerveau, qui sont alternativement présentées de manière subliminale. Les messages destinés à la partie gauche du cerveau sont présentés sous la forme d’un texte linéaire tandis que les messages destinés à la partie droite du cerveau sont présentés sous la forme d’une perspective en 3D. L’utilisateur peut contrôler la durée ainsi que l’intervalle entre les différentes présentations subliminales afin d’affecter différents seuils de conscience. Les autres variantes consistent en un convertisseur de télévision par câble combiné à un générateur de message subliminal, à un récepteur télévision et un générateur de message subliminal ainsi qu’à un ordinateur capable de présenter des messages subliminaux.


Méthode pour modifier le comportement d’une personne

US 4717343 A

Résumé : Il s’agit d’une méthode de conditionnement de l’inconscient d’une personne afin d’induire un changement particulier dans le comportement de cette dernière sans avoir recours aux services d’un thérapeute formé. A la place, la personne à traiter regarde un programme constitué de vidéos et d’images sur un écran. La vision du programme tel qu’il est perçu par l’inconscient du patient participe à son conditionnement d’une manière telle que le comportement de ce dernier est positivement modifié.


Méthode et système d’altération de la conscience

US 5123899 A

Résumé : Il s’agit d’un système destiné à altérer l’état de conscience chez l’être humain grâce à l’application simultanée de nombreux stimuli, idéalement sonores, constitués par des fréquences et des formes d’ondes différentes. La relation entre les fréquences de plusieurs stimuli est démontrée par l’équation suivante :

g=sn/4 ·f

Avec :

f = la fréquence d’un stimulus

g = la fréquence des autre stimuli du stimulus

n = un entier relatif dont la valeur diffère pour chaque stimulus


Système de communication et méthode incluant l’analyse des ondes cérébrales et/ou l’exploitation de l’activité cérébrale

US 6011991 A

Résumé : Il s’agit d’un système et d’une méthode permettant à l’être humain de communiquer grâce au contrôle de son activité cérébrale. L’activité cérébrale de l’individu est contrôlée et transmise vers un emplacement distant (un satellite, par exemple). Là-bas, l’activité cérébrale contrôlée est comparée avec des courbes représentant des activités cérébrales normales préenregistrées, des formes d’onde ou des modèles afin de déterminer s’il existe une correspondance plus ou moins précise. Si une telle correspondance existe, l’ordinateur présent à l’emplacement distant détermine que l’individu a essayé de communiquer le mot, la phrase ou la pensée correspondant à ceux contenus dans la base de données de signaux normaux.


Dispositif et méthode afin d’altérer et de contrôler à distance les ondes cérébrales

US 3951134 A

Résumé : Il s’agit d’un dispositif et d’une méthode pour détecter les ondes cérébrales d’un individu à distance grâce à des signaux électromagnétiques de différentes fréquences transmis simultanément vers le cerveau de la cible. Ainsi, les signaux interfèrent avec ceux du cerveau ce qui engendre une forme d’onde modulée par les ondes cérébrales de l’individu. La forme d’onde générée par l’interférence est représentative de l’activité des ondes cérébrales, elle est retransmise par le cerveau vers un récepteur où celle-ci est démodulée et amplifiée. La forme d’onde démodulée est ensuite affichée visuellement et transmise vers un ordinateur afin de l’analyser plus précisément. La forme d’onde démodulée peut également être utilisée afin de produire un signal compensatoire qui, retransmis vers le cerveau, permet d’engendrer des effets dans l’activité électrique de ce dernier.


Système de communication subliminale silencieuse

US 5159703 A

Résumé : Il s’agit d’un système de communication silencieux dont les vecteurs, dans les très basses ou très hautes fréquences, ou bien dans les fréquences ultrasoniques adjacentes au spectre sonore, sont amplifiés ou modulés avec l’information désirée. Ces vecteurs sont ensuite propagés à travers les ondes sonores ou les vibrations grâce à des haut-parleurs, des écouteurs ou des transducteurs piézoélectriques afin d’influencer le cerveau. Les vecteurs modulés pourraient être transmis directement en temps réel ou alors enregistrés et stockés sur des médias mécaniques, magnétiques ou optiques afin diffusé en différé ou de manière répétée.


Méthode et dispositif associé afin de déterminer à distance de l’état émotionnel d’un individu

US 5507291 A

Résumé : Afin de déterminer à distance des informations liées à l’état émotionnel d’une personne, une onde formée d’une fréquence et d’une intensité prédéterminées est générée puis transmise via une connexion sans fil vers un sujet situé à distance. L’énergie émise par le sujet est ainsi détectée et automatiquement analysée afin d’obtenir des informations relatives à l’état émotionnel de l’individu visé. Des paramètres physiologiques ou physiques tels que la pression artérielle, le rythme cardiaque, la taille de la pupille, la fréquence respiratoire ou le degré de transpiration sont mesurés et comparés avec des valeurs de référence dans le but d’apporter des informations pertinentes dans l’évaluation des réponses d’une personne interrogée ou bien des intentions criminelles dans les zones à risque.


Manipulation acoustique subliminale du système nerveux

US 601302 A

Résumé : Chez l’être humain, les résonances sensorielles peuvent être stimulées par des impulsions acoustiques atmosphériques subliminales ajustées sur la fréquence de résonance. La résonance sensorielle de 1/2Hz affecte le système nerveux autonome ce qui peut engendrer relaxation, fatigue (somnolence) ou excitation sexuelle en fonction de la fréquence acoustique précise aux alentours de 1/2Hz qui est employée. Les effets de la résonance sur 2,5Hz incluent le ralentissement de certains processus corticaux, le sommeil (somnolence) ou la désorientation. Afin que ces effets apparaissent, l’intensité acoustique doit être comprise dans un intervalle subliminal profond. Le dispositif nécessaire est composé d’une source portable alimentée par une batterie et capable de délivrer de faibles radiations acoustiques subaudios. Le dispositif et la méthode peuvent être employés par le grand public afin de faciliter la relaxation, l’endormissement ou l’excitation sexuelle ainsi que par le milieu médical, pour le contrôle et même le traitement de l’insomnie, des tremblements, des crises d’épilepsie ou l’anxiété. Cela pourrait être également employé en tant qu’arme non-létale par les forces de l’ordre en causant fatigue et désorientation aux individus ciblés. Dans ce cas, il est préférable d’employer des monopoles acoustiques grâce à une machine inhalant et exhalant l’air avec des fréquences subaudios.


Dispositif et méthode destinée à diffuser du son audible grâce aux ultrasons

US 6052336 A

Résumé : Une source d’ultrasons diffuse un signal ultrason dont l’amplitude et/ou la fréquence est modulée de façon à présenter une information issue d’une autre source. Si l’amplitude des signaux est modulée, alors une fonction carrée du signal d’information apporté est réalisée avant la modulation. Le signal modulé, qui peut être également amplifié, est ensuite diffusé grâce à un appareil. Ainsi, un individu ou un groupe d’individus située dans la zone de diffusion peuvent entendre le son émis.


Manipulation du système nerveux par les champs électromagnétiques des moniteurs

US6506148B2

Résumé : Des effets physiologiques ont été observés chez un sujet humain en réponse à la stimulation de la peau par de faibles champs électromagnétiques qui sont pulsés à certaines fréquences proches de ½ Hz ou 2,4 Hz, de manière à exciter une résonance sensorielle. De nombreux écrans d’ordinateur et tubes de télévision, lorsqu’ils affichent des images pulsées, émettent des champs électromagnétiques pulsés d’une amplitude suffisante pour provoquer une telle excitation. Il est donc possible de manipuler le système nerveux d’un sujet en pulsant des images affichées sur un écran d’ordinateur ou un téléviseur situé à proximité. Dans ce dernier cas, l’image pulsée peut être intégrée dans le programme ou superposée en modulant un flux vidéo, soit sous la forme d’un signal RF, soit sous la forme d’un signal vidéo. L’image affichée sur un écran d’ordinateur peut être pulsée efficacement par un simple programme informatique. Pour certains moniteurs, des champs électromagnétiques pulsés capables d’exciter des résonances sensorielles chez des sujets proches peuvent être générés alors même que les images affichées sont pulsées avec une intensité subliminale.

Étiquette : Mind control ; → Autres brevets