Compte à rebours pour les prédictions de la Singularité

Peter Diamandis a demandé aux gens les plus intelligents qu’il connaît leurs prédictions technologiques pour les 20 prochaines années (2018-2038). Quelles sont les avancées que nous pouvons espérer sur notre compte à rebours à la Singularité ?

2018 : Suprématie quantique atteinte : La première démonstration d’un calcul quantique qui ne peut être simulé avec des supercalculateurs classiques est annoncée.

2020 : Les opérations de voitures volantes décollent dans une douzaine de villes dans le monde. Le réseau 5G libère des vitesses de connexion de 10 à 100 gigabits pour les téléphones portables dans le monde entier.

2022 : Les robots sont monnaie courante dans la plupart des foyers à revenu moyen, capables de lire de manière fiable les lèvres et de reconnaître les gestes du visage, de la bouche et de la main. Tous les jouets sont “intelligents” avec un apprentissage automatique intégré.

2024 : Les premières missions humaines privées ont été lancées pour la surface de Mars. Les premiers accords «un cent par kilowatt-heure» pour l’énergie solaire et éolienne sont signés.

2026 : La possession de voiture est morte et les voitures autonomes dominent nos routes. 100 000 personnes se rendent chaque jour à bord de VTOL (aéronef à décollage et atterrissage verticaux) dans chacune des villes suivantes : Los Angeles, Tokyo, Sao Paulo et Londres.

2028 : Le solaire et le vent représentent près de 100% de la production d’électricité nouvelle. Les véhicules électriques autonomes représentent la moitié des kilomètres parcourus dans les grands centres urbains.

2030 : L’IA réussit le test de Turing, ce qui signifie qu’elle peut égaler (et dépasser) l’intelligence humaine dans tous les domaines. L’humanité a atteint la «vitesse d’évasion de la longévité» pour les plus riches.

2032 : Nanorobots médicaux démontrés chez l’homme sont capables d’étendre le système immunitaire. Les robots Avatar deviennent populaires, permettant à chacun de «téléporter» sa conscience dans des endroits éloignés du monde entier.

2034 : Des sociétés comme Kernel ont établi des liens significatifs et fiables entre le cortex humain et le Cloud. Les robots agissent comme domestiques, majordomes, infirmières et nounous, et deviennent des compagnons à part entière. Ils soutiennent l’autonomie des personnes âgées à la maison.

2036 : Les traitements de longévité sont couramment disponibles et couverts par des polices d’assurance-vie, prolongeant la durée de vie moyenne de l’homme de 30 à 40 ans.

2038 : La vie quotidienne est maintenant méconnaissable – incroyablement bonne et l’hyper VR et l’intelligence artificielle augmentent toutes les parties du monde et tous les aspects de la vie humaine quotidienne.

L’intelligence artificielle et l’internet des objets sont essentiels pour les entreprises d’aujourd’hui, selon un sondage

Les leaders du monde des affaires reconnaissent l’importance des nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle et l’internet des objets (IoT). Un sondage mené par le CNBC Global Chief Financial Officer Council a révélé que plus d’un CFO (Chief Financial Officer – Directeur administratif et financier) sur quatre (26 %) considèrent l’IA et le machine learning comme essentiels pour leur entreprise, et près de la moitié (44 %) pensent qu’il est “très important”.

L’enquête est un indicateur clé des tendances et des points de vue dans les grandes entreprises, en tenant compte des opinions de certaines des plus grandes entreprises privées du monde entier qui ont collectivement un plafond de marché de plus de 4 billions de dollars dans divers secteurs.

Le rôle de l’intelligence artificielle dans les affaires peut être encore plus significatif que ce sondage suggère, car il existe un chevauchement entre cette catégorie et la deuxième technologie la plus critique dans l’enquête, l’IoT. La plupart des systèmes IoT utilisent l’intelligence artificielle, en particulier pour apprendre, se rationaliser et se corriger.

Bien que le Bitcoin et les crypto-monnaies fassent les grands titres, ils ne sont pas une préoccupation majeure parmi ces grandes entreprises. Environ 23 % ont déclaré que la technologie liée aux monnaies virtuelles n’était “pas du tout importante”, et seulement 3 % ont déclaré que celle-ci était essentiel.

Credit: CNBC

Ces résultats montrent une réflexion réelle sur les tendances des entreprises, en passant par le marketing, le jargon et le verbiage des technologies environnantes. Ils montrent que l’intelligence artificielle n’est pas seulement devenue critique dans certaines industries, mais a imprégné le monde des affaires lui-même, changeant la façon dont les entreprises opèrent.

Elle est appliquée de manière générale à l’ensemble du spectre des processus de production et de consommation : de l’aide à l’embauche des employés, au remplacement des caissiers dans les magasins de détail, à l’occupation des emplois des agents de gestion de l’argent.

La blockchain ne s’est pas classé très haut dans le sondage de cette année, mais cela peut être parce qu’elle n’a qu’un effet fondamental que dans un petit nombre de secteurs et parce que ces statistiques montrent le monde actuel, pas une prévision de celui à venir.

Les entreprises sont extrêmement intéressées par la technologie de la blockchain, mais elle n’est pas encore devenue essentielle à cause des problèmes de risque et d’intégration. La blockchain sera probablement mieux classée dans l’enquête dans les années à venir. C’est déjà écrit : Wall Street essaie de l’implanter d’ici 2018, IBM a lancé sa propre crypto-monnaie, et des villes comme Dubaï la veulent par défaut dans leur économie d’ici 2020.

traduction Thomas Jousse

CNBC, Forbes, CNBC Council

Biotechnologies : l’édition du gène humain pour la reproduction

En France, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), a très récemment lancé une réflexion via une saisine sur « les enjeux économiques, environnementaux, sanitaires et éthiques des biotechnologies à la lumière des nouvelles pistes de recherche ». Mardi 28 mars 2017, l’Office a adopté le rapport présenté par M. Jean-Yves le Déaut, député, et Mme Catherine Proccacia, sénateur.

Le rapport a étudié la recherche en biotechnologies, les applications des nouvelles biotechnologies à la médecine humaine, les applications à l’environnement, les applications agricoles dénommées « nouvelles techniques de sélection », les enjeux juridiques et sécuritaires et l’évaluation des risques et les conditions du débat public.

Extrait :

→ Les rapporteurs se prononcent contre un moratoire des recherches sur les techniques de modification ciblée du génome. Ils demandent que la stratégie nationale de recherche (SNR) consacre une plus grande priorité aux biotechnologies.

→ Les rapporteurs estiment qu’il faut continuer les recherches, qu’un moratoire n’est ni souhaitable, ni possible. Il n’est cependant pas acceptable de modifier la lignée germinale humaine pour l’améliorer ou l’« augmenter », selon les thèses transhumanistes. Beaucoup de chercheurs pensent que, lorsque ces technologies seront sûres, il sera difficile d’interdire des modifications héréditaires du génome humain, au cas par cas, afin de soigner une maladie grave ou incurable. Cette décision devra être prise après une nécessaire concertation élargie avec la société civile. OMS et UNESCO devraient s’entourer d’un comité permanent d’experts sur le modèle du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui aurait pour mission d’évaluer le degré de maturité des nouvelles thérapies géniques, d’en apprécier les enjeux sanitaires et éthiques et de proposer des lignes directrices. En France, les règles de sécurité et d’éthique sont suffisantes, il n’est pas nécessaire de créer des règles spécifiques pour évaluer ces techniques de modification ciblée du génome humain. Le réexamen de la loi de bioéthique prévu en 2018 doit être l’occasion de poser la question du transfert mitochondrial.

→ Nous nous prononçons donc pour la continuation des travaux et expériences de modifications génétiques de moustiques, en prenant en compte la balance entre les risques éventuels pour l’environnement et les bénéfices en termes de lutte contre des maladies humaines occasionnant des centaines de milliers de morts chaque année. Par contre, nous demandons l’instauration d’un mécanisme de réversibilité en cas d’effet non désiré et nous nous opposons à tout projet d’extinction d’une espèce vivante. Enfin un dialogue entre les pays du nord, détenteurs des technologies, et du sud, qui subissent les maladies, doit être organisé dans le cadre de l’OMS.

→ Les conclusions des académiciens français rejoignent celles des académies américaines des sciences et de médecine dans le rapport « La modification ciblée du génome humain : science, éthique et gouvernance » de février 2017 : les plantes génétiquement modifiées ne portent pas atteinte à la biodiversité, bien au contraire car elles limitent l’usage des pesticides qui eux détruisent tous les insectes sans distinction ni sélectivité.

→ Les rapporteurs demandent le soutien des recherches françaises sur les biotechnologies blanches (aussi appelées biotechnologies de l’industrie ou biotechnologies industrielles) par le programme d’investissements d’avenir PIA3 et la stratégie nationale de recherche (SNR).

→ Les rapporteurs soutiennent le développement des nouvelles techniques de sélection végétale, qui se fera de toute façon en dehors de l’Europe. Ils estiment qu’elles ne sont pas des OGM au sens de la directive européenne n° 2001/18. Ils proposent dans un tableau ci-joint une règlementation de ces nouvelles biotechnologies. Il serait aberrant que des techniques plus précises que les mutations spontanées ou que celles utilisant des technologies aléatoires de la mutagénèse (exemptées de procédure lourde d’évaluation par l’EFSA) soient soumises à des procédures d’évaluation identiques à celles de la transgénèse. Il faut adapter les évaluations aux risques encourus.

→ Les rapporteurs se prononcent pour un classement rapide des nouveaux cépages dans le catalogue officiel, afin de procéder à leur exploitation commerciale. Ils estiment que l’utilisation des techniques de modification ciblée du génome permettrait d’étendre les traits de résistance aux autres cépages, comme ceux utilisés dans le champagne ou le cognac, sans attendre vingt années de sélection classique.

→ Les rapporteurs se prononcent pour la poursuite des recherches et le renforcement de la biovigilance des huîtres. Ils estiment que la coexistence des différentes façons de cultiver des huîtres, écloserie-nurserie et ostréiculture traditionnelle, n’est pas menacée par les huîtres triploïdes. Ils souhaitent le développement des biotechnologies dans le secteur de l’ostréiculture, afin de mieux connaître la biologie des huîtres et pouvoir faire face aux risques que constituent les virus, les changements climatiques ou les pollutions marines.

→ Nous souhaitons donc que l’Union européenne et les États membres soutiennent d’avantage en matière de sélection végétale un système d’innovation ouvert, adossé au certificat d’obtention végétale (COV). C’est le seul système qui favorise la recherche et valorise les ressources génétiques. Il faut trouver un juste milieu entre un système très contraignant de domination de grosses firmes agro-chimiques et un système alliant producteurs, État et industrie semencière, qui contrôle la propriété intellectuelle et soutient la recherche.

→ S’agissant du premier point, nous estimons qu’en France, comme dans les autres pays européens et occidentaux, les règles relatives aux laboratoires de recherche sont suffisamment sûres et que l’arrivée de CRISPR-Cas9 ne justifie pas un renforcement les règles de sécurité.

→ La biosécurité des nouvelles biotechnologies peut effectivement constituer une menace qui doit être appréhendée aux niveaux européen et international, Nous préconisons un renforcement de la coordination des travaux de recherche civile et militaire, avec des moyens accrus sous le contrôle des parlementaires de l’OPECST et des commissions de la défense des deux assemblées.

→ Les rapporteurs pensent qu’une meilleure coordination des rôles assignés en France au HCB et à l’ANSES pourrait optimiser l’efficacité du dispositif. Il n’est pas souhaitable de laisser perdurer ces querelles qui nuisent à la crédibilité de cette filière. Ils recommandent le transfert de toutes les missions confiées aujourd’hui au CS du HCB à l’ANSES, agence qui dispose d’une expertise reconnue en termes d’évaluation des risques et qui, de surcroît, bénéficie de l’appui technique d’une administration. Le HCB sera constitué d’un collège unique reprenant les compétences de l’actuel CEES, notamment en organisant le débat entre tous les acteurs, en faisant un état de l’évaluation sanitaire et environnementale, y compris en gérant les retours d’expérience en France et dans l’Union européenne, en évaluant les données sur la biovigilance et en proposant des évolutions éventuelles de l’encadrement réglementaire.

→ Les rapporteurs estiment qu’il faut engager dès maintenant le débat public sur les nouvelles biotechnologies, même si elles sont encore à un stade expérimental, faute de quoi il risquerait d’être confisqué par leurs opposants systématiques aux modifications du génome. Nos concitoyens ont droit à une information complète, ils doivent pouvoir être entendus et contribuer au débat, avant que les décisions ne soient prises. Les rapporteurs soulignent la nécessité d’un débat public renouvelé avec une approche pluridisciplinaire et dans toutes les instances possibles : académies, Comité consultatif nationale d’éthique (CCNE), centres de recherche, presse…

Rapport [édition provisoire]

Résumé du rapport

 

L’avenir du sexe : comment se transforme l’intimité

La technologie pousse la sexualité humaine vers un terrain inexploré. Elle transforme la façon dont nous exprimons l’amour et l’intimité, et possède un énorme potentiel pour les connexions émotionnelles et physiques plus profondes. Bien que tout le monde puisse y trouver son compte, cela est d’autant plus vrai pour les personnes faisant face à des obstacles sexuels en raison de la distance, la solitude, la discrimination ou l’invalidité.

Selon Future of Sex, cinq grands domaines sont à l’origine de ces changements. Le Future of Sex Report se plonge dans chacun d’eux, révélant comment les innovations nous font passer au-delà du seuil de penser que la technologie nous isole. Au lieu de cela, voici les principales façons dont la technologie joue un rôle essentiel pour nous rapprocher.

La distance peut détruire des relations. Mais le travail et d’autres facteurs empêchent souvent les couples de se voir sur une base régulière. Heureusement, les progrès dans le sexe à distance et les technologies intimes surmontent cette fracture.

Les sociétés de technologie du sexe telles que Kiiroo et Vibease vendent déjà des jouets sexuels connectés à Internet, qui sont souvent appelés teledildonics*. Ces vibrateurs “intelligents” et les manchons sexuels masculins interagissent entre eux via des applications mobiles et de bureau. En utilisant la technologie haptique (interaction sensorielle entre le réel et le virtuel), ils enregistrent les mouvements sexuels et envoient les sensations entre les amants éloignés.

* [tele = la distance, dildonic = qui s’apparente à un dildo/godemichet – masturbation mutuelle à distance, envoi de sensations sexuelles à distance].

Il existe aussi des prototypes pour des dispositifs de baisers à distance, des combinaisons haptiques de réalité virtuelle, et des oreillers connectés qui transmettent le son du rythme cardiaque d’un amant. Ces innovations préfigurent le futur d’une sexualité éloignée et d’une intimité multisensorielle et immersive.

Bien que ce domaine soit encore en phase d’émergence, dans les prochaines décennies, le sexe à distance deviendra plus attrayant, réaliste et émotionnellement intense. L’innovation devrait véritablement débuter après 2018, quand un vaste brevet régissant la transmission de la communication sexuelle en ligne aura expiré.

Vous voulez explorer vos fantasmes sexuels dans un environnement sûr et accueillant ? Des mondes virtuels pour adultes comme Red Light Center et 3DXChat vous permettent de concevoir des environnements et des corps sexuels hyper personnalisables. Vous pouvez vous transformer ou personnaliser un autre avatar en votre partenaire idéal, rencontrer de vraies personnes en temps réel, participer à des parties de danse virtuelle, et entrez dans des espaces sans jugement conçus pour répondre à des désirs uniques. Pour les personnes qui vivent dans des régions rurales isolées ou des régions conservatrices qui pourraient considérer le sexe non traditionnel comme honteux, le sexe virtuel pourrait grandement améliorer le bien-être général et l’acceptation de soi.

http://futureofsex.net

Les animations de capture de mouvement des acteurs contribuent à créer des graphismes animés incroyablement réalistes. Mais le domaine va être amené à devenir encore plus réaliste. Les mondes sexuels virtuels ont commencé à intégrer les jouets sexuels à distance et la réalité virtuelle. Au fur et à mesure que ces nouveaux champs se fusionnent et deviennent plus avancés, la ligne divisant le «vrai» sexe avec quelqu’un dans votre espace physique et le sexe virtuel dans les mondes en ligne disparaîtra.

Des entreprises font la course pour créer les premiers robots sexuels entièrement fonctionnels – bien que certains prototypes et automates de bas niveau existent déjà. Le leader populaire est Abyss Creations, le fabricant populaire de poupées sexuelles en silicone, RealDoll. La société a annoncé son projet Realbotix en 2015. Son premier objectif est de créer une tête robotique parlante avec l’illusion de sensibilité qui s’attachera aux corps RealDoll. La libération du système robotisé et les précommandes sont attendus d’ici la fin de l’année. Cependant, une application d’IA devrait être lancée en avril.

L’équipe prévoit également de faire un corps entièrement robotique et d’intégrer ses robots dans la réalité virtuelle. Cette entreprise est particulièrement passionnante parce que l’équipe de Realbotix travaille avec des experts de Hanson Robotics. Cette entreprise de renommée mondiale est connue pour ses robots sophistiqués et humanistes dotés d’une impressionnante capacité d’intelligence artificielle.

Pourtant, les robots avec des fonctions sexuelles ne serviront pas seulement à réparer les cœurs solitaires, ou à des personnes déjà attirées par les compagnons artificiels. À l’avenir, les robots thérapeutiques seront utilisés pour traiter la dysfonction sexuelle et aider à enseigner aux gens comment devenir de meilleurs amants à des partenaires humains.

Alors que les studios de cinéma pour adultes embrassent rapidement la réalité virtuelle, espérant qu’elle va revitaliser les bénéfices minimes par des sites de streaming gratuit, le potentiel sexuel de la technologie s’étend bien au-delà de la pornographie et de l’éducation sexuelle.

Les environnements de VR simulés offrent un moyen sûr d’explorer des enjeux sociaux et d’enseigner aux jeunes des scénarios potentiellement risqués. Par exemple, un YMCA [Young Men’s Christian Association] de Montréal a récemment lancé une campagne éducative sur le consentement. En utilisant des casques de réalité virtuelle, les participants ont participé à des interactions scriptées avec un prétendant masculin insistant – tous du point de vue féminin. L’objectif des organisateurs était de sensibiliser l’opinion à l’égalité des sexes et à la violence en mettant les gens dans la peau de quelqu’un d’autre. Une équipe de l’Université Emory et Georgia Tech a également annoncé des plans pour développer un programme d’éducation sexuelle en VR pour les jeunes femmes de couleur. L’expérience immersive vise à enseigner les pratiques sexuelles sans danger, à combattre les MST et à prévenir les grossesses non planifiées.

Le site porno de VR primé BaDoinkVR a également mis en place sa propre vision de la thérapie sexuelle. Dans sa série en huit parties Virtual Sexology, créée avec l’aide d’un thérapeute agréé, les interprètes adultes enseignent le renforcement de Kegel pour les hommes et les femmes, et comment améliorer l’endurance et prolonger les orgasmes.

Des percées dans le domaine médical ouvrent des possibilités érotiques, ce qui nous fait reconsidérer les soi-disant limitations sexuelles posées par la biologie ou infligées par des blessures ou des maladies.

Par exemple, en 2016, les chirurgiens ont effectué la première transplantation de pénis aux États-Unis sur un survivant du cancer qui avait eu son pénis amputé. L’année dernière, une femme infertile a également reçu la première transplantation d’utérus dans le pays. Même si celui-ci a finalement dû être retiré, les femmes qui ont reçu des transplantations similaires en Suède ont été en mesure de porter des enfants.

Alors que la reconstruction génitale et les chirurgies de transplantation reposent principalement sur des donneurs d’organes, le bioprinting (bio-impression) 3D et l’ingénierie tissulaire finiront par éliminer le goulot d’étranglement causé par une faible quantité d’approvisionnement. En fait, les médecins du Wake Forest Baptist Medical Center ont déjà créé et implanté des vagins cultivés en laboratoire chez des femmes souffrant d’aplasie vaginale. Le centre a également bio-conçu et implanté du tissu pénien érectile sur des lapins.

Dans les prochaines décennies, la médecine régénérative aidera plus de gens à surmonter les blessures et les dysfonctionnements sexuels. Nous aurons également des options pour personnaliser notre corps dans une optique d’esthétique sexuelle personnelle et une félicité érotique accrue. Les micropuces et les implants connectés à Internet offriront également des possibilités incroyables aux personnes qui souhaitent fusionner avec des machines pour devenir des cyborgs sexuels.

Le sexe et la sexualité jouent un rôle essentiel dans l’interaction humaine. Ces technologies émergentes peuvent nous aider à apprendre davantage sur nous-mêmes et à mieux se connecter avec nos proches. La façon dont nous utiliserons ces innovations façonnera les générations à venir. Pour les personnes confrontées à des défis physiques, émotionnels et géographiques, elles offriront des possibilités d’accomplissement sexuel qui n’existeraient pas autrement.

Cependant, ces sujets ne reçoivent pas toujours l’attention qu’ils méritent – dans la mesure où notre société est fascinée par le sexe, nous manquons souvent d’en parler d’une manière positive qui pousse la discussion vers l’avant. L’objectif du Future of Sex Report est d’apporter plus de visibilité sur la façon dont la technologie contribue à la sexualité humaine, de sorte que le plus grand nombre possible de personnes puissent participer à la création d’un avenir sexuel positif et inclusif.

Pour plus d’informations sur les cinq principaux domaines de l’industrie de la technologie du sexe, y compris les prévisions sur ce à quoi s’attendre dans les prochaines décennies, lisez le rapport complet du Future of Sex Report ici.

Jenna Owsianik est une journaliste canadienne et rédactrice en chef de FutureofSex.net. La publication, qui explore l’intersection du sexe et de la technologie, fait partie du groupe Rh7thm.

traduction Thomas Jousse

Futurism

Les rapports sur la biométrie

Les rapports spéciaux fournissent des analyses et des renseignements sectoriels concurrentiels pour l’industrie mondiale de la biométrie, y compris la taille du marché, les segments multiples de l’industrie, le capital-risque et d’autres opportunités commerciales, ainsi que des profils approfondis sur les meilleures sociétés et solutions émergentes.

La biométrie et la sécurité des frontières

Ce livre blanc fournit une mise à jour concernant l’application de la biométrie pour la sécurité des frontières.

Le rapport prévoit une croissance continue de l’utilisation de la biométrie pour la sécurité des frontières par le gouvernement des États-Unis. Les effets permanents de ces exigences sont que d’autres pays auront également besoin de documents de voyage améliorés qui encapsulent la biométrie. La crise européenne des réfugiés et des migrants augmentera également l’utilisation biométrique au niveau des ports d’entrée internationaux.

Les rapports spéciaux sont parrainés par des entreprises de premier plan dans le secteur de la biométrie et ce rapport est parrainé par Crossmatch.

Special Report: Biometrics and Border Security

BiometricUpdate

Le marché de la biométrie militaire augmentera de plus de 7 % du taux croissance annuel (CAGR*) jusqu’en 2020
L’aéroport de Londres-Luton installe de nouveaux portiques ePasseport
La police nationale française utilise le dernier logiciel de reconnaissance faciale Morpho
La France a dévoilé ses plans pour une base de données contenant les données biométriques de 60 millions de citoyens
Déploiement de la reconnaissance faciale dans les aéroports et les gares pour la surveillance
Reconnaissance de l’iris pour le programme alimentaire des réfugiés syriens de Zaatari
Fichier PNR : surveillance électronique de masse ou nouveau paradigme de la sécurité ?
Le FBI a aussi collecté 430 000 iris
Le système de reconnaissance faciale du FBI a accès à 411 millions de photos
Préparez-vous à vous faire relever les empreintes digitales pour vos futures vacances européennes


Biométrie et banque

Ce rapport fournit un aperçu actualisé et synopsis du marché de la biométrie pour le secteur financier mondial. Il estime que le secteur des services financiers est devenu le principal marché des utilisateurs finaux de la technologie biométrique à l’échelle mondiale. D’ici la fin de 2016, nous croyons que les recettes continueront d’augmenter pour atteindre 2,2 milliards de dollars américains et nous estimons que le marché de la biométrie financière finira par représenter près d’un tiers des recettes totales du marché biométrique d’ici 2020. Il prévoit également que le marché croîtra à un taux de croissance annuel composé (CAGR) de plus de 50 pour cent de 2016 à 2020.

Ce rapport est parrainé par HID Global et la biométrie dans les services bancaires et financiers par IQPC.

Download PDF: Special Report – Biometrics and Banking

BiometricUpdate

Safran Identity & Security et IDEX sont partenaires pour commercialiser les cartes à puce biométriques
Le Groupe français Partouche en phase pilote d’une carte à puce MeReal Biometrics
Les consommateurs britanniques sont plus favorables à l’analyse d’iris pour la biométrie bancaire
NEC développe la reconnaissance faciale pour les paiements
SoftBank investit dans la puce électronique pour faire de la singularité une réalité
Les banques indiennes testent la blockchain, l’IA, la biométrie, les API ouvertes et les paiements
Technavio publie un rapport sur la sécurité global des paiements mobiles pour 2016-2020
Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025
Expérience de Bitcoin avec une puce NFC : une clé privée implantée
Les banques utilisent la biométrie pour détecter les fraudeurs
HSBC : la première banque biométrique
Biométrie : Une nouvelle vague d’authentification bancaire
HSBC face à la disruption bancaire


Application de la loi et de la biométrie

Ce rapport fournit un bref aperçu actualisé de la taille du marché et des technologies biométriques disponibles pour le marché de l’application de la loi aux États-Unis.

Dans ce rapport, Biometrics Research Group, Inc. discute comment la taille du marché pour les applications biométriques dans le segment de l’application des lois des États-Unis continue de croître à un taux exponentiel. En ce qui concerne les technologies biométriques, les systèmes automatisés d’identification des empreintes digitales (AFIS) et les technologies biométriques d’empreinte digitale représentent la part la plus importante des dépenses en biométrie dans le secteur de la police des États-Unis, suivies des technologies biométriques de reconnaissance faciale, iris, et de reconnaissance vocale.

Bien que la reconnaissance des empreintes digitales, la biométrie des empreintes palmaires, la reconnaissance du visage et de l’iris soient considérées comme des domaines de croissance, l’entreprise prétend que l’ADN jouera un rôle de plus en plus important en tant que modalité biométrique émergente utilisée avec plus de régularité par les organismes d’application de la loi aux États-Unis.

Ce rapport a été parrainé par Cognitec, IDGA et MorphoTrak.

Download PDF: Special Report – Law enforcement and biometrics

BiometricUpdate


Analyse du marché de la biométrie mobile

Ce rapport examine les moteurs croissants de l’authentification biométrique mobile et les modes de standardisation biométrique. Le rapport estime que l’inclusion de la biométrie dans les appareils mobiles générera environ 9 milliards de dollars de recettes d’ici 2018 pour l’industrie de la biométrie, non seulement par le déverrouillage des appareils mobiles à travers des applications de sécurité, mais aussi par des services d’authentification multi-facteurs et l’approbation des paiements électroniques instantanés.  Le rapport note également que la consumerisation informatique (IT) agira en fin de compte comme catalyseur de la croissance totale des revenus de l’industrie pour la biométrie mobile. Un facteur majeur qui contribuera à la croissance de la biométrie mobile sera la demande croissante de dispositifs personnels qui peuvent mener des transactions financières sécuritaires, ainsi que la croissance accommodante de la tendance « apportez votre propre appareil » (AVPA) à l’entreprise. Ces facteurs conduiront à une normalisation de l’authentification biométrique.

Ce rapport a été parrainé par Cognitec, VoicePIN et AppliedRecognition.

Download PDF: Special Report – Mobile Biometrics Market Analysis

BiometricUpdate

Un pancréas artificiel pour 2018 ?

Le pancréas artificiel a fait un énorme buzz comme étant le sujet le plus important dans la gestion du diabète, en particulier le diabète de Type 1. Des essais cliniques ont débuté récemment.

Des chercheurs de l’université de Cambridge annoncent sur Diabetologia, que le pancréas artificiel pourrait entrer sur le marché dès 2018. (Springer Link)

Qu’est-ce que le pancréas artificiel ? Le pancréas artificiel est un appareil qui surveille la glycémie chez les patients atteints de diabète de type 1 et ajuste automatiquement les niveaux d’insuline entrant dans le corps.

Actuellement, la technologie disponible permet à des pompes à insuline de livrer l’insuline pour les diabétiques après plusieurs lectures avec un lecteur de glycémie. Mais ce sont deux composants distincts, et la tâche a consisté à les intégrer dans un dispositif qui n’a pas besoin d’un suivi constant.

Il y a en fait plusieurs organisations qui travaillent à l’élaboration de la technologie. Certains d’entre eux — Hovorka, Kovatchev et Phillip — ont déjà établi un partenariat avec des entreprises pour commercialiser leurs efforts. Hovorka et Phillip sont avec Medtronic, Kovatchev est avec une start-up nommée TypeZero Technologies. Damiano, fonde une société d’ « intérêt public » appelée Beta Bionics en 2015.

Le pancréas artificiel n’est pas seulement une pompe à insuline avec un lecteur de glycémie. L’organe artificiel est capable de s’adapter à des améliorations dans la technologie de diabète au fil du temps. Une de ces améliorations est dans sa surveillance de la glycémie —essentiellement sa capacité à contrer la variabilité des besoins d’insuline entre et au sein des individus.

Une autre amélioration est le domaine de l’analogue de l’insuline. Injectée ainsi que d’autres types d’insuline artificielle prennent effectivement un certain temps pour être efficaces, et parfois, pas assez rapidement. Les analogues rapides de l’insuline atteignent leurs pics de 0,5, 2 heures après l’injection, avec des effets durant 3 à 5 heures. L’utilisation d’analogues rapides de l’« insuline asparte », ainsi que le développement d’autres formes d’insuline tels que l’insuline inhalée est également à l’étude pour une mise en œuvre potentielle.

Le calendrier pour 2018 comprend les approbations réglementaires de la FDA, qui examine actuellement le projet.

Eurekalert, Discover Magazine

Jay Smith

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