Une carte de crédit assortie d’une limite mensuelle de CO2

Une carte de crédit nous aidera à calculer nos dépenses climatiques afin de freiner notre consommation

“Transaction refusée” : Préparez-vous pour une carte de crédit qui coupe les dépenses une fois que vous avez atteint votre plafond de CO2

La société qui a créé une carte de crédit permettant de suivre les émissions de CO2 de vos achats est sur le point de lancer une version “premium” de la carte qui coupe vos dépenses dès que vous atteignez votre “maximum de carbone”.

Doconomy s’est associé à Mastercard et à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour créer une technologie destinée au consommateur quotidien qui “relie le prix d’achat d’un produit à son impact sur la planète, mesuré en kg de CO2, et recommande ensuite le montant à compenser – ce qui revient à donner un prix au carbone”, comme l’explique le site web de Doconomy.

La carte de crédit DO fonctionne avec une application qui quantifie les émissions de CO₂ générées par chaque transaction.

Au dos de la carte, on peut lire sous la zone d’autorisation de signature : “Je prends la responsabilité de chacune de mes transactions pour contribuer à la protection de notre planète.”

Crédit: Doconomy

Doconomy va bientôt lancer une version “premium” de sa carte de crédit, appelée DO Black, qu’elle présente comme “la première carte de crédit à vous empêcher de trop dépenser”.

Mesuré par rapport à l’objectif de l’ONU de réduire de moitié les émissions de carbone d’ici à 2030, DO Black “est assorti d’une limite mensuelle de tCO2e, ce qui garantit que nous respectons les réductions de carbone recommandées par l’ONU pour 2030“, peut-on lire sur le site web.

L’entreprise s’est associée à l’ONU pour participer à cinq “efforts de réduction du dioxyde de carbone”, ou projets de “compensation” du CO2. Le “compte d’épargne intelligent pour le climat” de Doconomy est également assorti d’un taux d’intérêt de 0,5 %, dont “0,4 va à notre économie et 0,1 à la planète”, en guise de “compensation” pour l’impact carbone.

“Au lieu de présenter une carte de crédit premium avec des avantages qui encouragent généralement à consommer davantage, Do Black ne présente qu’une seule caractéristique essentielle : une limite de carbone. L’objectif principal est la capacité, non seulement de mesurer l’impact de votre consommation, mais aussi de l’arrêter directement”, a déclaré la société.

Nathalie Green, PDG et cofondatrice de Doconomy, considère que cette carte répond à un besoin crucial : “Nous devons tous prendre conscience de l’urgence de la situation et évoluer rapidement vers une consommation plus responsable. Avec Do Black, il n’y a plus d’excuses. Grâce à notre collaboration avec la CCNUCC et Mastercard, Do permettra aux gens de faire leur part pour contribuer aux objectifs de réduction du carbone à partir de 2030”, a-t-elle déclaré.

Il est a noté que la carte DO “suit les traces” d’une étude de Nature d’août 2021 “appelant à des “quotas de carbone” qui surveilleraient les émissions de CO2 des individus grâce à des compteurs intelligents et des applications de suivi.”

Pour le dire autrement, nous devons nous préparer à un système de crédit social à la chinoise, avec notation de nos habitudes de dépenses personnelles.

Cette carte de crédit de surveillance du CO2 est actuellement annoncée pour une utilisation volontaire mais cette phase volontaire aura sa propre date d’expiration en cas d’urgence climatique.

Géo-ingénierie : Huit États américains utilisent l’ensemencement des nuages

Ensemencement des nuages : Modification artificielle des conditions météorologiques

Alors que d’immenses étendues de la côte ouest sont confrontées à moult sécheresses parmi les plus graves que la région ait jamais connues, les scientifiques de l’atmosphère tentent de trouver quelques solutions.

Huit États américains utilisent désormais une technique appelée “ensemencement des nuages” pour encourager la formation de nuages et fournir aux régions frappées par la sécheresse, l’eau dont elles ont tant besoin, rapporte Scientific American.

La technique consiste à libérer dans l’air plusieurs particules d’iodure d’argent, dont la structure est très similaire à celle de la glace. Lorsqu’elles atteignent l’intérieur des nuages, elles attirent les gouttelettes, qui se regroupent et gèlent en se rassemblant. Le résultat, en théorie : davantage d’eau douce atteignant le sol.

Un Cessna 441 Conquest II équipé de nacelles d’ensemencement des nuages sur ses ailes, à l’aéroport international de Hobart, Tasmanie, Australie, 2008. CC

“Nous sommes certainement mieux placés aujourd’hui pour répondre à cette question qu’il y a dix ans”, a déclaré Jeff French, spécialiste de l’atmosphère à l’université du Wyoming. “L’état de la science a progressé au point que c’est une question à laquelle nous pouvons et devons essayer de répondre dès maintenant.”

Jusqu’à présent, l’ensemencement des nuages a été le plus souvent utilisé pour produire davantage de neige. Cette neige se précipite en hiver, puis fond au printemps, fournissant de l’eau fraîche à des millions de personnes.

“Les gestionnaires de l’eau ont essentiellement deux choix, et les deux sont mis en œuvre”, a déclaré French. “L’un est de réduire d’une manière ou d’une autre la demande par la conservation, et l’autre est d’augmenter d’une manière ou d’une autre l’offre. Et l’ensemencement des nuages est une proposition relativement peu coûteuse.”

Il y a cependant un gros problème : nous ne sommes pas tout à fait sûrs de son efficacité. Les expériences menées tout au long de la seconde moitié du XXe siècle ont donné des résultats décevants.

Mais cela n’empêche pas quelques États comme le Colorado, l’Utah et le Wyoming de tenter de faire pleuvoir en utilisant cette technique. Selon Scientific American, certains programmes ont permis de constater une augmentation de 5 à 15 % des chutes de neige par rapport aux zones sans ensemencement des nuages, mais ces programmes n’ont pas pu prouver scientifiquement l’existence d’un lien de causalité entre l’ensemencement des nuages et l’augmentation de la neige.

Les scientifiques comme Jeff French ne sont toujours pas entièrement convaincus que l’ensemencement des nuages serait une solution viable pour lutter contre les sécheresses.

Mais dans un contexte de changement climatique rapide, il convient d’essayer toutes les solutions possibles pour sauver les régions sujettes à la sécheresse.

Diverses propositions de géo-ingénierie conçues pour augmenter la réflectance solaire ou capturer et stocker le carbone. Crédit: Encyclopædia Britannica, Inc.

La Chine met en place un énorme système de géo­-ingénierie

Modification artificielle des conditions météorologiques

Le gouvernement chinois a annoncé qu’il prévoit d’augmenter considérablement son utilisation de technologies qui modifient artificiellement le climat.

La technologie d’ensemencement des nuages, ou des systèmes qui peuvent projeter des molécules d’argent dans le ciel pour provoquer la condensation et la formation de nuages, existe depuis des décennies, et la Chine y a fréquemment recours. Mais aujourd’hui, CNN rapporte que la Chine veut augmenter la taille totale de sa zone d’essai de modification du climat à 5,5 millions de miles carrés d’ici 2025 – une augmentation énorme, et une zone plus grande que celle de tout le pays de l’Inde, ce qui pourrait affecter l’environnement à une échelle gigantesque et provoquer des conflits avec les pays voisins.

Plus particulièrement, la Chine et l’Inde partagent une frontière très contestée sur laquelle elles se sont violemment affrontées dernièrement, comme l’a déjà rapporté CNN. L’agriculture indienne dépend d’une saison de mousson qui est déjà devenue imprévisible en raison du changement climatique, ce qui fait craindre aux experts du pays que la Chine utilise sa capacité à contrôler les pluies et les chutes de neige comme une arme.

Le manque de coordination des activités de modification du climat pourrait conduire à des accusations de “vol de pluie” entre régions voisines”, concluent des chercheurs de la National Taiwan University dans un article publié dans Geoforum en 2017.

Par le passé, la Chine a utilisé sa technologie de modification météorologique pour semer des nuages bien avant de grands événements comme les Jeux olympiques de 2008 et les réunions politiques, afin que les événements eux-mêmes se déroulent sous un ciel dégagé.

Mais cette expansion envisagée du système signifie que d’autres pays peuvent être soumis à des aléas météorologiques.

Certains experts ont estimé que le succès de la modification du climat pourrait amener la Chine à adopter des projets de géo-ingénierie plus ambitieux, d’autant plus que le pays souffre aussi des effets du changement climatique. Des solutions radicales telles que l’ensemencement de l’atmosphère avec des particules réfléchissantes pourraient théoriquement aider à réduire les températures, mais pourraient également avoir des conséquences majeures imprévues, et de nombreux experts appréhendent ce qui pourrait arriver si un pays expérimentait de telles techniques.

Bien que la Chine n’ait pas encore montré de signes de déploiement “unilatéral” de projets de géo-ingénierie sur le terrain, l’ampleur de ses projets de modification du climat et autres projets d’ingénierie massifs, y compris les méga-barrages, suggère que la Chine est prête à déployer des projets de géo-ingénierie à grande échelle pour faire face aux impacts du changement climatique et atteindre ses objectifs de Paris.

Le changement climatique a désormais des effets préoccupants sur la santé

Le changement climatique a désormais un impact sur la santé et le bien-être des populations dans toutes les régions du monde.

C’est la conclusion du rapport 2020 Lancet Countdown. Le rapport a débuté en 2015 avec un groupe international d’experts qui suivait le changement climatique et son impact sur la santé publique. Aujourd’hui, cinq ans plus tard, le rapport conclut que les impacts et les conséquences du changement climatique sur l’humanité constituent le phénomène le plus préoccupant de tous les temps.

Le rapport souligne notamment la chaleur extrême, la rareté de la nourriture et de l’eau, et les maladies infectieuses endémiques qui, selon ses auteurs, sont liées au changement climatique.

Le rapport évalue l’impact du changement climatique sur la santé publique en fonction de 16 critères, notamment l’exposition à des températures dangereusement élevées, à des phénomènes météorologiques extrêmes ou à des incendies de forêt comme ceux qui ont ravagé les États-Unis et l’Australie cette année. Les 16 domaines problématiques sont tous en augmentation et sont les pires que le groupe ait commencé à suivre.

A kangaroo rushes past a burning house in Lake Conjola, Australia, on Tuesday, Dec. 31 2019. This fire season has been one of the worst in Australia’s history, with at least 15 people killed, hundreds of homes destroyed and millions of acres burned. (Matthew Abbott/The New York Times) *** Local Caption *** AUSTRALIA WILDFIRE BURNING CLIMATE NATURAL DISASTER

“Les chocs induits par le changement climatique font des victimes, nuisent à la santé et perturbent les moyens de subsistance dans toutes les régions du monde en ce moment”, a déclaré à New Scientist Ian Hamilton, directeur de Lancet Countdown à l’University College London. “Cela signifie qu’aucun continent ou communauté n’est épargné”.

Hamilton a déclaré que les pays membres des Nations Unies ont tendance à ne pas tenir compte de la santé publique lorsqu’ils soumettent leurs plans d’action sur le climat. Les auteurs du rapport leur ont donc demandé de reconsidérer leur approche avant le sommet sur le climat de la COP26 qui se tiendra l’année prochaine.

“Pour l’instant, la santé ne figure pas parmi les Contributions déterminées au niveau national (CDN) comme elle le devrait”, a déclaré Hamilton.

Pour la réflexion qu’elle apporte, vous pouvez visionner l’intégralité de L’Effondrement, une mini-série signée par le collectif Les Parasites. Un traité de collapsologie qui, espérons-le, n’est pas aussi visionnaire que le pensent ses réalisateurs.

La collapsologie s’inscrit dans l’idée que l’homme altère son environnement durablement, et propage le concept d’urgence écologique, lié notamment au réchauffement climatique et à l’effondrement de la biodiversité. Les collapsologues estiment que l’effondrement de la civilisation industrielle pourrait provenir de la conjonction de différentes crises : crise environnementale, mais aussi crise énergétique, économique, géopolitique, démocratique, etc.

Les inondations ont ravagé une partie du nord de la France, Pas-en-Artois (Pas-de-Calais) le mardi 7 juin 2016.
Crue de la Seine à Paris, Pont Alexandre III le 26 Janvier 2018 – Crédits Jmdigne
France : Vue aérienne de la ville de Trèbes, dans l’Aude – Oct 2018. Crédits : Sylvain Thomas / AFP
Après les incendies qui ont ravagé la ville de Paradise, en Californie, en novembre 2018. Photo Noah Berger/AP/Sipa.
Un tourbillon de cendres chaudes et de braises se déchire dans l’incendie d’une colline à Santa Barbara, en Californie, le 26 nov. 2019. Crédit David Mcnew/Reuters
Une route détruite par les inondations provoquées par la tempête tropicale Florence à Charlotte, aux États-Unis, en 2018. Photo Nate Orlowski/Zuma/Réa.
Des personnes ont perdu leur maison au bord d’une rivière en raison de l’érosion à Soriotpur, au Bangladesh, en août 2018. Photo Chowdhury Zakir Hossain/Barcroft Media/Abaca.

SpaceX Starlink a le vent en poupe

Starlink est un projet d’accès à Internet par satellite proposé par le constructeur aérospatial américain SpaceX reposant sur le déploiement d’une constellation de plusieurs milliers de satellites de télécommunications positionnés sur une orbite terrestre basse. Ces derniers mois ont été marqués par une activité intense de Starlink, dont voici quelques exemples.

Bill Gates s’intéresse depuis longtemps à l’Internet par satellite et, en septembre, Microsoft a annoncé son service de station terrestre Azure Obrital, qui permet l’accès par satellite à ses services cloud Azure. SES, Viasat et Intelsat ont été annoncés comme partenaires initiaux et SpaceX vient de s’inscrire. Starlink et Azure Orbital sera en concurrence avec la constellation de satellites d’Amazon et son service de station au sol.

⇒Pour en savoir plus sur Azure Orbital, podcast avec Nora Zhan, Product Manager, Microsoft

SpaceX a bénéficié d’une bonne publicité en fournissant sept terminaux utilisateurs à la Washington State Emergency Management Division pour un déploiement dans au moins une région durement touchée par les feux de forêt de l’été. Richard Hall, le responsable des télécommunications d’urgence de la division informatique du département militaire de l’État de Washington, a déclaré qu’il n’avait “jamais mis en place un équipement satellitaire tactique aussi rapide à installer et aussi fiable” que Starlink.

Après avoir reçu plus de 700 000 déclarations d’intérêt de la part des 50 États, SpaceX a demandé que le nombre de terminaux d’utilisateurs autorisés passe d’un million à cinq millions. Ils ont également annoncé qu’ils sont en mesure de fabriquer 200 satellites par mois, en respectant leur objectif de taux de lancement.

Les capitales de 17 nations européennes relativement riches se situent entre 44 et 52 degrés nord. SpaceX a fait une demande pour 3 stations terrestres de passerelle internet en France et serait à la recherche d’espace sur les toits des centres de données européens.

SpaceX a enregistré 14 sociétés écrans dans 13 pays étrangers (cliquez ici et entrez le numéro d’entité 10143028). Il semble qu’il s’agisse de boîtes postales plutôt que de bureaux. Huit d’entre elles portent le nom de “TIBRO” (orbite orthographiée à l’envers).

Une fuite révèle les détails du programme bêta du service internet Starlink de SpaceX

Morgan Stanley vient d’augmenter la valeur de SpaceX de 52 milliards de dollars en juillet à plus de 100 milliards de dollars et a spéculé qu’elle pourrait atteindre 200 milliards de dollars.

Lancement par SpaceX Falcon 9 de 57 satellites Starlink et de 2 vaisseaux spatiaux de BlackSky, un client de Spaceflight.

SpaceX confirme que l’Internet du satellite Starlink a des vitesses de téléchargement de 100 MBPS.

Microsoft et SpaceX ont annoncé leur collaboration dans le cadre du projet Starlink, le fameux projet d’accès à Internet par satellite imaginé par Elon Musk et ses équipes. Comme l’explique CNBC, il s’agit d’une collaboration autour de l’offre de cloud de Microsoft, Azure.

N’oubliez pas que nous n’en sommes encore qu’aux premiers jours d’une technologie et d’un marché non encore éprouvés dans un environnement géopolitique complexe. En outre, nous ne disposons pas du type de réglementation et d’harmonisation qui a évolué au fil des ans pour régir les mers, et des problèmes mondiaux tels que les débris spatiaux et la prévention des collisions ne sont toujours pas résolus.

⇒Les satellites plus sombres de SpaceX sont encore trop brillants pour les astronomes, Scientific American
⇒Les scientifiques : Les satellites SpaceX menacent “l’astronomie elle-même, The New York Times

Les plans d’Elon Musk pour coloniser Mars d’ici 2050

Dans une série de tweets, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a révélé de nouveaux détails sur ses plans pour coloniser Mars. En théorie, 1 000 vaisseaux pourraient envoyer “près de 100 000 personnes par synchronisation orbitale Terre-Mars”, a tweeté Musk. “C’est le but”, a-t-il ajouté.

Musk prévoit que les vaisseaux quitteront l’orbite terrestre sur une période de 30 jours, la fenêtre de temps où la Terre et Mars sont le mieux alignés pour faire le voyage, tous les 26 mois.

Quand un utilisateur Twitter lui a demandé si cela équivaudrait à un million de personnes sur Mars d’ici 2050, Musk a répondu par un simple oui.

Selon Musk, il faudra une capacité de chargement énorme pour construire une colonie humaine sur une planète lointaine. “Il faut des mégatonnes par an en orbite pour que la vie devienne multiplanétaire”, a-t-il tweeté.

Chaque vaisseau pourrait livrer plus de 100 tonnes par vol, ce qui signifie que tous les dix vaisseaux pourraient “mettre en orbite une mégatonne par an”, a calculé Musk.

Et quand les humains arriveront, il y aura beaucoup à faire. “Il y aura beaucoup d’emplois sur Mars !” a tweeté Musk.

Il s’agit d’une idée expérimentale originale et amusante – et il va sans dire que SpaceX a du pain sur la planche pour réaliser la vision ambitieuse de Musk.

CNET

La génération Z fait face à un monde au bord de l’effondrement

John Maynard Keynes, le fondateur de la macroéconomie, a prédit que le capitalisme durerait jusqu’en 2030, date à laquelle l’humanité aurait résolu le problème de nos différents besoins et serait passée à des préoccupations plus élevées. Au lieu de cela, la Génération Z se prépare à la stagnation des salaires et à la crise écologique, écrit Malcom Harris pour le MIT Technology Review.

Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Pour le savoir, il faut se poser des questions fondamentales sur l’économie, la technologie et le progrès. Par exemple, au lieu de soulager les travailleurs du labeur, les progrès technologiques réduisent leur efficacité en moulant les ouvriers dans des formes déraisonnables. L’effet de ruissellement ressemble à une mauvaise blague. La différence entre la productivité et le salaire est une augmentation de l’exploitation : les travailleurs font plus et obtiennent moins.

Et ensuite ? Les prévisions ne sont pas roses. Nous avons accumulé non seulement des richesses, mais aussi des catastrophes, et la planète va se réchauffer de plus en plus. Un panneau de protestation de la grève des jeunes pour le climat l’a dit de façon succincte : “Vous allez mourir de vieillesse. Nous mourrons du changement climatique”.

Les enfants reconnaissent que le capitalisme a épuisé les ressources humaines et naturelles plutôt que de construire une meilleure société. À la grande surprise de tous, les petits-enfants de Keynes sont devenus marxistes. Il est difficile de dire ce qui va suivre, mais ça va arriver très rapidement.

Lire la suite MIT Technology Review

Pourquoi la révolution de la voiture électrique pourrait prendre beaucoup plus de temps que prévu ?

Une nouvelle analyse du MIT contredit fortement la conclusion selon laquelle les véhicules électriques pourraient être aussi bon marché que leurs rivaux à essence au cours des cinq prochaines années.

Les véhicules électriques ne seront jamais aussi bon marché que leurs concurrents à essence, dans la mesure où ils utilisent des batteries lithium-ion.

Pourquoi ? Le problème est que la baisse constante du coût de ces batteries est susceptible de ralentir dans les prochaines années à mesure qu’elles approchent des limites fixées par le coût des matières premières, disent les chercheurs du MIT.

Ces résultats contredisent fortement ceux d’autres groupes de recherche, qui ont conclu que les véhicules électriques pourraient atteindre la parité de prix dans les cinq prochaines années.

Le transport est la plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, et il n’y a aucun moyen d’atteindre les réductions nécessaires pour éviter des niveaux dangereux de réchauffement planétaire sans passer par des véhicules et des systèmes de transport en commun plus propres.

Malgré cela, un nombre croissant de constructeurs se tournent vers les véhicules électriques, proposant différents modèles à différents prix. Mais cette étude montre que nous avons besoin d’une révision parallèle des systèmes électriques utilisés pour les charger.

→ L’étude du MIT “Insights into Future Mobility” – Présentation générale (PDF)Étude complète (PDF)

MIT Technology Review

Volvo publiera des données financières des camions autonomes à partir de 2020

Volvo est en train de mettre en place un nouveau secteur d’activité pour le transport autonome et poursuit ses ambitions dans le domaine des véhicules sans conducteur.

Avec Volvo Autonomous Solutions, le géant suédois de l’automobile s’engage à sortir ses états financiers concernant spécifiquement les camions autonomes, un processus qui débutera le 1er janvier 2020. La société a suggéré que ce niveau de divulgation des profits et des pertes l’aidera à accélérer ses objectifs dans l’industrie florissante des véhicules sans conducteur en offrant une plus grande transparence aux actionnaires.

“Il est logique que nous passions à l’étape suivante en rassemblant notre expertise et nos ressources dans un nouveau secteur d’activité, avec la responsabilité des profits et des pertes, afin d’amener les solutions de transport autonomes à un niveau supérieur “, a déclaré Martin Lundstedt, président et CEO de Volvo.

Toutefois, cette nouvelle devrait être juxtaposée aux résultats financiers de Volvo pour le troisième trimestre, qui vient d’annoncer une baisse de 45% des commandes en glissement annuel par rapport à la même période l’an dernier. Il est clair que Volvo veut apaiser les actionnaires en démontrant qu’elle envisage – et se prépare – à une grande transition vers un avenir autonome. Volvo a déclaré qu’elle est actuellement en train de recruter un nouveau directeur pour diriger son unité Volvo Autonomous Solutions.

Automatisation dans l’industrie

Bien que Volvo ait pris des mesures dans le domaine des voitures autonomes, notamment en s’associant à Uber pour ses propres essais de véhicules sans conducteur, la plupart des efforts de Volvo ces derniers temps ont porté sur l’introduction sur le marché de camions autonomes. Il y a quelques mois, la société a annoncé un partenariat avec le géant du transporteur et de la logistique DFDS, qui prévoit d’utiliser le Volvo Trucks’ Vera pour transporter des marchandises entre une plate-forme logistique et un port en Suède.

L’année dernière, Volvo a annoncé que ses premiers camions commerciaux autonomes seraient utilisés dans le secteur minier pour transporter le calcaire des mines jusqu’à un port voisin. L’entreprise a également testé sa technologie pour aider les producteurs de canne à sucre du Brésil à améliorer leur rendement et à collecter les déchets en Suède. En juin dernier, Volvo s’est associé au géant des puces Nvidia pour collaborer sur des camions autonomes.

Un certain nombre d’entreprises travaillent sur des technologies de camionnage autonomes, notamment la société mère de Mercedes-Bens, Daimler, et de jeunes startups telles que la société suédoise Einride, qui a récemment fait une levée de fonds de 25 millions de dollars.

Les véhicules autonomes n’en sont encore qu’à leurs débuts, mais on a de plus en plus l’impression que la technologie gagnera en popularité à travers des cas d’utilisation de niche dans des industries spécifiques, en utilisant des “routes prédéfinies, en flux répétitifs” comme le déclare Volvo. C’est pourquoi Volvo s’est engagée à divulguer ses chiffres par l’intermédiaire de Volvo Autonomous Solutions, qui sera présentée dans le cadre de son activité Volvo Trucks.

“Nous avons constaté une augmentation significative des demandes de renseignements [au sujet du transport autonome] de la part des clients “, a déclaré Lundstedt. “Grâce à la vaste gamme d’offres du Groupe Volvo et à sa vaste expérience des différentes applications, nous avons une occasion unique d’offrir des solutions qui répondent à leurs besoins spécifiques.

Volvo Group, Reuters, Venturebeat