Brevets américains pour les technologies de manipulation et contrôle de l’esprit

Système auditif

US 4877027 A

Résumé : Le son est engendré dans le crâne de la personne par l’exposition de celle-ci à des micro-ondes d’une fréquence comprise entre 100 mégahertz et 10 000 mégahertz. Ces micro-ondes sont modulées afin de présenter une forme particulière, des salves. Chaque salve est formée par 10 à 20 pulsations espacées uniformément. La durée de la salve est comprise entre 500 nanosecondes et 100 microsecondes. Chaque pulsation dure entre 10 nanosecondes et 1 microseconde. Les salves sont modulées à partir d’une source sonore, l’objectif est de simuler la sensation auditive chez la personne dont le crâne est irradié.


Générateur de message subliminal

US 5270800 A

Résumé : Il s’agit d’un générateur de message subliminal et supraliminal qui, associé avec une télévision, permet de contrôler totalement le contenu des messages ainsi que le format de présentation. Un détecteur de synchronisation vidéo permet à un générateur de contenu vidéo de créer un message vidéo correspondant à un message reçu sous format alphanumérique, et de le synchroniser avec le signal reçu par la télévision. Un mélangeur vidéo sélectionne le signal vidéo reçu ou bien le message vidéo pour le diffuser. Les messages produits par le générateur de messages vidéo peuvent être choisis par l’utilisateur grâce à un clavier de saisie. Une base de données permet de stocker de nombreux messages textes alphanumériques définis par l’utilisateur afin d’être employés comme des messages subliminaux. Cette mémoire doit préférablement être seulement en lecture seule, et stocker des messages textes sous format alphanumérique préenregistrés relatifs à différents sujets. Ces ensembles de messages textes alphanumériques doivent de préférence inclure plusieurs affirmations positives destinées à la partie gauche du cerveau, et un nombre égal d’affirmations positives destinées à la partie droite du cerveau, qui sont alternativement présentées de manière subliminale. Les messages destinés à la partie gauche du cerveau sont présentés sous la forme d’un texte linéaire tandis que les messages destinés à la partie droite du cerveau sont présentés sous la forme d’une perspective en 3D. L’utilisateur peut contrôler la durée ainsi que l’intervalle entre les différentes présentations subliminales afin d’affecter différents seuils de conscience. Les autres variantes consistent en un convertisseur de télévision par câble combiné à un générateur de message subliminal, à un récepteur télévision et un générateur de message subliminal ainsi qu’à un ordinateur capable de présenter des messages subliminaux.


Méthode pour modifier le comportement d’une personne

US 4717343 A

Résumé : Il s’agit d’une méthode de conditionnement de l’inconscient d’une personne afin d’induire un changement particulier dans le comportement de cette dernière sans avoir recours aux services d’un thérapeute formé. A la place, la personne à traiter regarde un programme constitué de vidéos et d’images sur un écran. La vision du programme tel qu’il est perçu par l’inconscient du patient participe à son conditionnement d’une manière telle que le comportement de ce dernier est positivement modifié.


Méthode et système d’altération de la conscience

US 5123899 A

Résumé : Il s’agit d’un système destiné à altérer l’état de conscience chez l’être humain grâce à l’application simultanée de nombreux stimuli, idéalement sonores, constitués par des fréquences et des formes d’ondes différentes. La relation entre les fréquences de plusieurs stimuli est démontrée par l’équation suivante :

g=sn/4 ·f

Avec :

f = la fréquence d’un stimulus

g = la fréquence des autre stimuli du stimulus

n = un entier relatif dont la valeur diffère pour chaque stimulus


Système de communication et méthode incluant l’analyse des ondes cérébrales et/ou l’exploitation de l’activité cérébrale

US 6011991 A

Résumé : Il s’agit d’un système et d’une méthode permettant à l’être humain de communiquer grâce au contrôle de son activité cérébrale. L’activité cérébrale de l’individu est contrôlée et transmise vers un emplacement distant (un satellite, par exemple). Là-bas, l’activité cérébrale contrôlée est comparée avec des courbes représentant des activités cérébrales normales préenregistrées, des formes d’onde ou des modèles afin de déterminer s’il existe une correspondance plus ou moins précise. Si une telle correspondance existe, l’ordinateur présent à l’emplacement distant détermine que l’individu a essayé de communiquer le mot, la phrase ou la pensée correspondant à ceux contenus dans la base de données de signaux normaux.


Dispositif et méthode afin d’altérer et de contrôler à distance les ondes cérébrales

US 3951134 A

Résumé : Il s’agit d’un dispositif et d’une méthode pour détecter les ondes cérébrales d’un individu à distance grâce à des signaux électromagnétiques de différentes fréquences transmis simultanément vers le cerveau de la cible. Ainsi, les signaux interfèrent avec ceux du cerveau ce qui engendre une forme d’onde modulée par les ondes cérébrales de l’individu. La forme d’onde générée par l’interférence est représentative de l’activité des ondes cérébrales, elle est retransmise par le cerveau vers un récepteur où celle-ci est démodulée et amplifiée. La forme d’onde démodulée est ensuite affichée visuellement et transmise vers un ordinateur afin de l’analyser plus précisément. La forme d’onde démodulée peut également être utilisée afin de produire un signal compensatoire qui, retransmis vers le cerveau, permet d’engendrer des effets dans l’activité électrique de ce dernier.


Système de communication subliminale silencieuse

US 5159703 A

Résumé : Il s’agit d’un système de communication silencieux dont les vecteurs, dans les très basses ou très hautes fréquences, ou bien dans les fréquences ultrasoniques adjacentes au spectre sonore, sont amplifiés ou modulés avec l’information désirée. Ces vecteurs sont ensuite propagés à travers les ondes sonores ou les vibrations grâce à des haut-parleurs, des écouteurs ou des transducteurs piézoélectriques afin d’influencer le cerveau. Les vecteurs modulés pourraient être transmis directement en temps réel ou alors enregistrés et stockés sur des médias mécaniques, magnétiques ou optiques afin diffusé en différé ou de manière répétée.


Méthode et dispositif associé afin de déterminer à distance de l’état émotionnel d’un individu

US 5507291 A

Résumé : Afin de déterminer à distance des informations liées à l’état émotionnel d’une personne, une onde formée d’une fréquence et d’une intensité prédéterminées est générée puis transmise via une connexion sans fil vers un sujet situé à distance. L’énergie émise par le sujet est ainsi détectée et automatiquement analysée afin d’obtenir des informations relatives à l’état émotionnel de l’individu visé. Des paramètres physiologiques ou physiques tels que la pression artérielle, le rythme cardiaque, la taille de la pupille, la fréquence respiratoire ou le degré de transpiration sont mesurés et comparés avec des valeurs de référence dans le but d’apporter des informations pertinentes dans l’évaluation des réponses d’une personne interrogée ou bien des intentions criminelles dans les zones à risque.


Manipulation acoustique subliminale du système nerveux

US 601302 A

Résumé : Chez l’être humain, les résonances sensorielles peuvent être stimulées par des impulsions acoustiques atmosphériques subliminales ajustées sur la fréquence de résonance. La résonance sensorielle de 1/2Hz affecte le système nerveux autonome ce qui peut engendrer relaxation, fatigue (somnolence) ou excitation sexuelle en fonction de la fréquence acoustique précise aux alentours de 1/2Hz qui est employée. Les effets de la résonance sur 2,5Hz incluent le ralentissement de certains processus corticaux, le sommeil (somnolence) ou la désorientation. Afin que ces effets apparaissent, l’intensité acoustique doit être comprise dans un intervalle subliminal profond. Le dispositif nécessaire est composé d’une source portable alimentée par une batterie et capable de délivrer de faibles radiations acoustiques subaudios. Le dispositif et la méthode peuvent être employés par le grand public afin de faciliter la relaxation, l’endormissement ou l’excitation sexuelle ainsi que par le milieu médical, pour le contrôle et même le traitement de l’insomnie, des tremblements, des crises d’épilepsie ou l’anxiété. Cela pourrait être également employé en tant qu’arme non-létale par les forces de l’ordre en causant fatigue et désorientation aux individus ciblés. Dans ce cas, il est préférable d’employer des monopoles acoustiques grâce à une machine inhalant et exhalant l’air avec des fréquences subaudios.


Dispositif et méthode destinée à diffuser du son audible grâce aux ultrasons

US 6052336 A

Résumé : Une source d’ultrasons diffuse un signal ultrason dont l’amplitude et/ou la fréquence est modulée de façon à présenter une information issue d’une autre source. Si l’amplitude des signaux est modulée, alors une fonction carrée du signal d’information apporté est réalisée avant la modulation. Le signal modulé, qui peut être également amplifié, est ensuite diffusé grâce à un appareil. Ainsi, un individu ou un groupe d’individus située dans la zone de diffusion peuvent entendre le son émis.


Manipulation du système nerveux par les champs électromagnétiques des moniteurs

US6506148B2

Résumé : Des effets physiologiques ont été observés chez un sujet humain en réponse à la stimulation de la peau par de faibles champs électromagnétiques qui sont pulsés à certaines fréquences proches de ½ Hz ou 2,4 Hz, de manière à exciter une résonance sensorielle. De nombreux écrans d’ordinateur et tubes de télévision, lorsqu’ils affichent des images pulsées, émettent des champs électromagnétiques pulsés d’une amplitude suffisante pour provoquer une telle excitation. Il est donc possible de manipuler le système nerveux d’un sujet en pulsant des images affichées sur un écran d’ordinateur ou un téléviseur situé à proximité. Dans ce dernier cas, l’image pulsée peut être intégrée dans le programme ou superposée en modulant un flux vidéo, soit sous la forme d’un signal RF, soit sous la forme d’un signal vidéo. L’image affichée sur un écran d’ordinateur peut être pulsée efficacement par un simple programme informatique. Pour certains moniteurs, des champs électromagnétiques pulsés capables d’exciter des résonances sensorielles chez des sujets proches peuvent être générés alors même que les images affichées sont pulsées avec une intensité subliminale.

Étiquette : Mind control ; → Autres brevets

Un implant de la taille d’un grain de poussière pourrait surveiller des nerfs en temps réel

Neural dust
Credit: UC Berkeley

Des ingénieurs de l’Université Berkeley ont fabriqué le premier capteur sans-fil, de la taille d’un grain de poussière pouvant être implanté dans le corps humain.

Ces capteurs sans batterie pourraient être utilisés pour stimuler des nerfs et des muscles, cette technologie ouvre aussi la porte à “l’électroceutique[1]” pour traiter les troubles comme l’épilepsie, pour stimuler le système immunitaire ou bien encore diminuer les inflammations.

La soi-disant « poussière » neuronale, que l’équipe a implantée dans les muscles et les nerfs périphériques des rats, est unique du fait que des ultrasons sont utilisés pour actionner et lire les mesures. La technologie des ultrasons est déjà bien développée pour l’usage hospitalier, et les vibrations ultrasonores peuvent pénétrer presque n’importe où dans le corps, contrairement aux ondes radios, disent les chercheurs.

« Je pense que les perspectives à long terme pour les poussières de neurones ne sont pas seulement dans les nerfs et le cerveau, mais sont bien plus larges », dit Michel Maharbiz, professeur agrégé en génie électrique et sciences informatiques. « Avoir accès à la télémétrie à l’intérieur du corps n’a jamais été possible parce qu’il n’y avait aucun moyen d’insérer quelque chose d’extrêmement petit très profondément [dans le corps]. Mais je peux maintenant prendre un grain de rien du tout et le placer à côté d’un nerf ou d’un organe, dans votre appareil digestif ou un muscle, et lire les données télémétriques [qui en ressortent]. »

Les capteurs, que les chercheurs ont déjà miniaturisé à 1 millimètre cube – environ la taille d’un gros grain de sable – contiennent un cristal piézoélectrique qui convertit les vibrations ultrasons venant de l’extérieur du corps en électricité pour alimenter le capteur intégré, qui est en contact avec une fibre nerveuse ou musculaire. Une pointe de tension dans la fibre modifie le circuit et la vibration du cristal, qui change l’écho détecté par le récepteur d’ultrasons, typiquement le même dispositif qui génère des vibrations. Le léger changement, appelé rétrodiffusion (backscatter en anglais), leur permet de déterminer le voltage (la tension).

Tel que rapporté dans la revue Neuron, les chercheurs ont mis sous tension les capteurs passifs toutes les 100 microsecondes avec six pulsions ultrasonores de 540 nanosecondes, ce qui leur a donné une lecture continue en temps réel. Ils ont recouvert la première génération de nœud capteur (dit “mote” en anglais) – 3 millimètres de long, 1 millimètre de haut, et 4/5 millimètres de large – avec de l’époxy chirurgicale, mais ils sont actuellement en train de fabriquer des nœuds capteurs à partir de fines couches biocompatibles qui pourraient durer à l’intérieur du corps sans dégradation pendant une décennie ou plus.

Tandis que les expériences à ce jour ont porté sur le système nerveux et les muscles périphériques, les grains de poussière neuronaux pourraient fonctionner aussi bien dans le système nerveux central et le cerveau pour contrôler des prothèses. Les électrodes implantables d’aujourd’hui se dégradent en une ou deux années, et se connectent toutes via des fils passant à travers des trous dans le crâne. Les capteurs sans-fil – de plusieurs douzaines à une centaine – pourraient être scellés à l’intérieur, évitant ainsi les infections et les mouvements incontrôlés des électrodes.

« Le but originel du projet de poussière neuronale (the neural dust project) était d’imaginer la prochaine génération d’interfaces cerveau-machine, et d’en faire une technologie clinique viable », dit l’étudiant diplômé de neuroscience Ryan Neely. « Si un paraplégique veut contrôler un ordinateur ou un bras robotisé, vous n’auriez qu’à implanter cette électrode dans le cerveau et elle durerait toute une vie. »

Neural Dust System Overview
(A) An external transducer powers and communicates with a neural dust mote placed remotely in the body. Driven by a custom transceiver board, the transducer alternates between transmitting a series of pulses that power the device and listening for reflected pulses that are modulated by electrophysiological signals.
(B) A neural dust mote anchored to the sciatic nerve in an anesthetized rat. Inset shows neural dust mote with optional testing leads.
(C) Components of a neural dust mote. The devices were assembled on a flexible PCB and consist of a piezoelectric crystal, a single custom transistor, and a pair of recording electrodes.
(D) The transceiver board consisted of Opal Kelly FPGA board, application-specific integrated circuit (ASIC) board (Seo et al., 2015, Tang et al., 2015), and the transducer connector board.

De plus en plus petit

Dans un précédent article publié en 2013, les chercheurs estimaient qu’ils pourraient miniaturiser les capteurs d’un cube de 50 microns de chaque côté – environ 2/1000 millième d’un pouce, soit la moitié de la largeur d’un cheveu humain. À cette taille, les nœuds capteurs pourraient nicher à seulement quelques axones des nerfs et enregistrer en continu leur activité électrique.

« Les capteurs sont assez petits pour avoir une bonne application dans le système nerveux périphérique, pour le contrôle de la vessie ou la suppression de l’appétit, par exemple », explique le co-auteur Jose Carmena, professeur en génie électrique et sciences informatiques. « La technologie n’est pas encore tout à fait là pour arriver à la taille visée de 50 microns, dont nous aurions besoin pour le cerveau et le système nerveux central. Une fois que cela sera cliniquement prouvé, la poussière neuronale remplacera les électrodes filaires. À ce moment, une fois que vous fermez le cerveau, vous avez fini. »

L’équipe travaille maintenant à miniaturiser davantage le dispositif, trouver des matériaux biocompatibles, et à améliorer l’émetteur-récepteur de surface qui envoie et reçoit les ultrasons, idéalement en utilisant la technologie d’orientation (de balayage) de faisceaux pour focaliser les ondes sonores sur des nœuds capteurs individuels. Ils sont en train de construire de petits sacs à dos pour les rats pour maintenir l’émetteur-récepteur à ultrasons qui enregistre les données des nœuds capteurs implantés.

Pourquoi des ultrasons ?

Ils travaillent également à élargir la capacité des nœuds capteurs à détecter des signaux non-électriques, tels que les niveaux d’oxygène ou le taux d’hormones.

« Le plan est d’implanter ces grains de poussière neuronaux (neural dust motes) partout dans le corps, et d’avoir un patch sur l’emplacement implanté envoyant des ondes par ultrasons pour réveiller et recevoir les informations nécessaires en provenance des nœuds capteurs pour le traitement souhaité que vous voulez », dit Dongjin Seo, un étudiant diplômé en ingénierie électrique et sciences informatiques. « Finalement vous pouvez utiliser plusieurs implants et un seul patch qui cingleraient (that would ping) chaque implant individuellement, ou tous en même temps ».

Les chercheurs ont conçu l’idée de poussière neuronale il y a environ cinq ans, mais les tentatives pour alimenter un dispositif implantable et lire les données en utilisant des ondes radio ont été décevantes. [Les ondes] radio s’atténuent très vite avec la distance dans les tissus, de sorte que communiquer avec des dispositifs profonds dans le corps serait difficile sans utiliser le rayonnement à haute intensité potentiellement dangereuse.

Marharbiz a eu l’idée des ultrasons, et publie en 2013 un document décrivant comment un tel système pourrait fonctionner. « Notre première étude a démontré que la physique fondamentale des ultrasons permettait l’utilisation de très petits implants qui pourraient enregistrer et communiquer les données neuronales », dit Maharbiz. Lui et ses étudiants ont aujourd’hui créé ce système.

« L’ultrason est beaucoup plus efficace quand vous avez des dispositifs qui sont à l’échelle millimétrique ou plus petits et qui sont incorporés profondément dans le corps », dit Seo. « Vous pouvez obtenir beaucoup de puissance et transférer beaucoup plus efficacement de l’énergie et de la communication en utilisant les ultrasons, par opposition aux ondes électromagnétiques, ce qui a été la méthode d’utilisation de transfert d’énergie sans fil dans des implants miniatures. »

« Maintenant que vous avez un capteur neuronal fiable, peu invasif dans le corps, la technologie pourrait devenir le conducteur pour toute une gamme d’applications, des choses qui aujourd’hui n’existent même pas », dit Carmena.

La Defense Advanced Research Projects Agency of the Department of Defense (DARPA) a soutenu les travaux.

via Futurity, Source: UC Berkeley

Original Study DOI: 10.1016/j.neuron.2016.06.034

Traduction Thomas Jousse

Note :

[1] Stimulation non invasive du nerf vague (nVNS) pour le traitement de plusieurs troubles des domaines neurologique, psychiatrique, gastro-entérologique et autres.

L’électroceutique ou bioélectronique qui allie biologie, informatique, science des matériaux et nanotechnologie en liaison avec le réseau électrique naturel du corps. En y ajoutant la science du cerveau et de l’intelligence artificielle, on touche à la cognitique pour créer les NBIC. On en vient à modéliser le vivant au milliardième de mètres, et Glaxo-Smith-Kline (GSK) est leader en ce domaine. On prévoit des nano circuits réparateurs, auto dissolvants à la chaleur du corps, une fois leur mission achevée. Les recherches sont concentrées actuellement sur l’asthme, puis le diabète. Concrètement, il s’agit d’un « dispositif sans fil implantable qui permettrait d’enregistrer, de stimuler et de bloquer les signaux neuronaux sur un seul organe » selon Stéphane MARCHAND, Rédacteur en chef de ParisTechReview.

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Contrôle du diabète avec un patch cutané

A flexible, noninvasive skin patch includes electrochemical sensors that detect glucose in sweat and a battery for heating microneedles that deliver a drug.

Un tatouage flexible détecte le niveau de glucose dans la sueur et libère si nécessaire un médicament.

Dans une tentative de libérer les individus atteint du diabète de leurs fréquentes injections de médicaments par piqûres, des chercheurs ont créé un patch électronique qui détecte le glucose en excès dans la sueur et administre automatiquement  des médicaments en chauffant des micro-aiguilles qui pénètrent la chair.

Le prototype a été développé par Dae-Hyeong Kim, professeur adjoint à la Seoul National University et chercheur au MC10, une entreprise de composé électronique flexible à Lexington, Massachusetts. Il y a deux ans, le même groupe a prototypé un patch destiné aux malades de Parkinson, diagnostiquant les tremblements et délivrant un médicament stocké dans des nanoparticules.

D’autres efforts visant à développer des techniques mini-invasives de surveillance de la glycémie ont utilisé des ultrasons et des mesures optiques pour détecter les niveaux de glucose. Une gamme de patchs cutané pourrait fournir de l’insuline ou de la metformine, un médicament couramment utilisé pour traiter les diabètes de type 2. Mais le nouveau prototype incorpore à la fois la détection et la délivrance de médicaments dans un seul appareil.

Le patch, décrit dans de la revue Nature Nanotechnology, est composé de graphème incrusté de particules d’or et contient des capteurs qui détectent l’humidité, le glucose, le Ph et la température. Le capteur de glucose à base d’enzymes prend en compte le pH et la température pour augmenter la précision de la mesure de glucose dans la sueur.

Si le patch détecte un niveau élevé de glucose, des appareils de chauffage actionnent des micro-aiguilles pour dissoudre un enduit et libérer la metformine juste en dessous de la surface de la peau. « C’est le premier système épidermique en circuit fermé qui possède à la fois le suivie, la surveillance et la distribution non-invasive de médicaments contre le diabète directement au sujet. » dit Roozbeh Ghaffari, cofondateur de MC10.

La seule technologie minimalement invasive pour la surveillance de la glycémie déjà approuvée par la FDA était un gadget appelé “GlucoWatch Biographer”, qui utilisait un courant électrique pour extraire les fluides sous la peau. Il a été approuvé en 2001, mais des patients se sont plaints d’inconfort  et de douleurs, et l’appareil a été retiré du marché en 2007.

D’autres chercheurs utilisent des approches différentes pour aider les personnes atteintes du diabète. Un prototype récent de l’University of North Carolina, Chapel Hill, consiste en un patch de la taille d’un ongle avec plus de 100 micro-aiguilles contenant de minuscules sacs remplis d’insulines et d’une enzyme. Le glucose dans le sang s’infiltre dans les sacs. L’enzyme convertit le glucose en acide qui ouvre le sac pour libérer l’insuline pendant que les aiguilles piquent la peau.

Cette approche distribuerait l’insuline en cas de besoin. Mais la technologie de MC10, en tant que plate-forme électronique, pourrait également  stoker des données sur l’activité de la distribution de médicaments et les transmettre  à un dispositif portable qui pourrait ensuite sans fil les transmettre vers un Smartphone.

Traduction Benjamin Prissé

Sources : MIT Technology Review, MDT Mag

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Dans les méandres du cerveau

Il contrôle nos pensées, nos émotions et nos mouvements. A Bordeaux, Cervorama propose aux enfants de découvrir les secrets de notre cerveau.

Une visite dans les coulisses de cette exposition nous emmènera aussi à la rencontre des chercheurs européens (en Lituanie et en Autriche) qui tentent de percer les mystères de cet organe aux capacités exceptionnelles.

“L‘évolution a amené à créer des cerveaux différents qui ont des capacités totalement différentes. Même chez les êtres humains, on a des cerveaux qui sont différents d’un individu à l’autre. En fonction de ce qu’on va faire avec, en fonction de l’apprentissage, de notre parcours, on va développer plus ou moins de fonctions cognitives et cette plasticité du cerveau va créer un organe unique qui correspond à chacun”.

“Avant, on observait les cerveaux sur des sujets morts, après autopsie. Aujourd’hui on est capable d’aller voir un cerveau fonctionner en temps réel, in situ, dans des individus bien vivants grâce à l’imagerie médicale, donc grâce à cela, on va pouvoir comprendre de plus en plus comment il fonctionne”.

“Nous sommes en train d’essayer de mesurer la vitesse des particules de sang et d’autres paramètres dans de tous petits vaisseaux du cerveau”, indique Edvardas Satkauskas, responsable du développement et coordinateur du projet “BrainSafe”. “Le plus gros défi, c’est d‘être précis, donc notre équipement doit être très sensible. Nous avons donc dû développer des technologies très innovantes, comme le traitement numérique de signal ou des algorithmes de filtrage, le tout réuni dans une interface électronique”.

Le nouveau programme de la DARPA envisage de stimuler vos nerfs pour l’auto-guérison

DARPA veut moduler vos nerfs. Le nouveau programme de l’agence de recherche Electrical Prescriptions (ElectRx) a été conçu pour découvrir la science et la technologie qui stimulera le système nerveux périphérique pour détecter et combattre les maladies. Les nerfs dans ce système complexe sont essentiels à toutes les communications de signaux sensorielles et motrices dans le corps. Ils maintiennent et contrôlent constamment votre état de santé. Quand ces nerfs ont une perturbation, comme une infection ou une blessure, ils déclenchent une réponse automatique dans le cerveau ou la moelle épinière, qui ajuste le fonctionnement d’un organe affecté pour activer la guérison. Mais parfois, quand une maladie compromet ce flux naturel de signaux, les nerfs produisent un signal de douleur ou entrainent des maladies auto-immunes, même le diabète. ElectRx vise à remédier à ce problème du système humain.

« Grâce à une combinaison de compréhension croissante sur la façon dont le système nerveux règle de nombreux aspects de notre santé et fait progresser l’avancement de la technologie pour mesurer et stimuler des signaux nerveux, je crois que nous sommes sur le point d’apporter des changements fondamentaux sur la façon dont nous diagnostiquons et traitons la maladie », a déclaré le directeur du programme Doug Weber. À cette fin, sept équipes de chercheurs ont été choisies pour faire des recherches et démontrer une façon de moduler artificiellement les nerfs afin qu’un flux de signal sain puisse être maintenu pour l’auto-guérison.

Le but de l’agence est de pouvoir prescrire « des stimulus thérapeutiques » une fois que « l’activité malsaine » est diagnostiquée. Les équipes travailleront tant sur la recherche expérimentale que sur les technologies établies. Tout cela afin de découvrir et démontrer les connaissances scientifiques nécessaires pour atteindre cet objectif. À la fin du programme de quatre ans, la DARPA espère mettre en œuvre le système dans des essais cliniques, comme une alternative aux traitements traditionnels de la douleur chronique, la maladie inflammatoire, PTSD (état de stress post-traumatique) et plus.

« DARPA a identifié les lacunes de connaissance et ils les ont divisées dans des domaines différents », déclare Elisa Konofagou, professeur d’ingénierie biomédicale à l’Université de Columbia.
Elle sera à la tête d’une équipe de recherche d’ultrasons non-invasive pour la neuromodulation.

« Ils veulent atteindre tous les buts — la pertinence physiologique, la pertinence clinique et les défis techniques. [Dans le programme], nous avons des dispositifs optiques, magnétiques, acoustiques et électriques. Donc ils s’en approchent de tous les côtés et essayent de voir lesquels seront appropriés pour les différents organes ».

L’équipe de Konofagou travaille sur le côté expérimental du spectre. Au lieu de regarder la stimulation électrique, qu’elle croit être la plus intuitive, mais aussi la plus invasive parce qu’elle nécessite que des électrodes soient implantées profondément dans le corps, son équipe travaille sur une alternative. « Nous voulons utiliser un substitut, qui sera à ultrasons », dit-elle. « Il a le potentiel d’être appliqué de manière non invasive et peut être utilisé pour être concentré à des profondeurs différentes ». À la fin de la première étape, qui durera les deux premières années du programme, l’équipe devra valider le principe chez la souris avant de passer à des tests de comportement et aux étapes d’efficacité de la stimulation.

ElectRx traite sur la découverte de la science nécessaire pour maintenir une bonne santé et comprendre aussi les mécanismes qui la rendent possible. Dans ce cas, l’équipe de Konofagou étudiera les vagues mécaniques d’ultrasons pour voir pourquoi elles pourraient provoquer la stimulation désirée. « Le mécanisme est le plus stimulant parce que comme des ingénieurs nous aimons faire fonctionner quoi que ce soit et nous ne nous soucions pas toujours pourquoi cela fonctionne », dit-elle. « Ce truc prend beaucoup plus de temps à comprendre. Mais la DARPA a aussi voulu comprendre cela ».

traduction Buendía Carlos

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