MK-Ultra : Les cobayes de la CIA

Aux Etats-Unis, dans les années 50, 60 et 70, des dizaines de milliers de personnes, recrutées parmi les indigents, les déshérités, dans les prisons, les hôpitaux, les casernes et les orphelinats, ont servi de cobayes non volontaires pour un programme top secret de la CIA. Le but des scientifiques : effacer la mémoire, faire avouer un ennemi, fabriquer une machine humaine prête à tuer contre son gré. Avec un cynisme froid et une volonté sans limite, dans une ambiance de guerre froide, les Américains ont ainsi tenté de trouver “l’arme parfaite” qui leur permettrait d’asservir des individus ou des populations entières.

Fabrication d’espions programmables à distance : dans les documents de la CIA, on retrouve toutes ces expérimentations qui visent à créer des super-espions. Ça consiste à créer une nouvelle personnalité sur un cobaye et de lui donner une mission comme tuer quelqu’un, voler des documents ou infiltrer des réseaux. Et quand la mission est terminée, on le reprogramme et le sujet ne se souvient plus de rien.

A l’aide d’images d’archives, de témoignages de survivants, de documents secrets déclassifié et d’interviews de militaires et d’agents retraités, ce document montre comment la CIA a mis en place une politique de la terreur, en se servant du LSD, des électrochocs, des lobotomies et de l’hypnose.

Ce documentaire démontre l’implication forte des services américains pour infiltrer, financer et recruter des chimistes qui étaient pour la plupart de brillants éléments de la société civile. Il montre enfin comment les hommes de la CIA et de l’armée ont pu agir sans aucune considération pour la vie d’autrui.

Pour en savoir plus : CIA Secret Experiments A National Geographic Documentary
Mind Control: America’s Secret War A History Channel Video Documentary
Mind Control Summary The Secrets of Mind Control Based on Three Books by Top Mind Control Researchers
Mind Control Cover-up The Secrets of Mind Control

*Opération Paperclip : Exfiltration de criminels de guerre nazis détenteurs de connaissances exploitables

MK Ultra
The New York Times : PROJECT MKULTRA THE CIA’S PROGRAM OF RESEARCH IN BEHAVIORAL MODIFICATION autres liens : ici ou ici
Wired : April 13, 1953: CIA OKs MK-ULTRA Mind-Control Tests
The New York Times : Sidney Gottlieb, 80, Dies; Took LSD to C.I.A.
Project Mkultra: One of the Most Shocking CIA Programs of All Time

Voir aussi : MK Ultra : le programme de contrôle mental de la CIA au Canada
CIA Projet MK-Ultra / Les techniques de contrôle mental de la CIA
France 3 : Un village empoisonné par la CIA ? – Pont-Saint-Esprit 1951
National Geographic : Les expériences secrètes de la CIA

MK Ultra : le programme de contrôle mental de la CIA au Canada

Les expériences de manipulation mentale sur des sujets humains à l’Institut Allan Memorial de Montréal ont été étudiées par The Fifth Estate. À partir de la fin des années 1980, la CIA et le gouvernement canadien se sont engagés dans des poursuites judiciaires liées à ces programmes et ont conclu des accords de compensation avec de nombreuses victimes.

MK Ultra était un programme secret, aujourd’hui déclassifié, qui visait à connaître les moyens efficaces de contrôler les esprits des individus et des collectifs tels que les forces militaires, les communautés et les nations. Le directeur de la CIA (Central Intelligence Agency) a approuvé MK Ultra en 1953. Il s’est développé dans le contexte de la guerre froide. Le gouvernement américain avait fait en sorte que son programme de guerre psychologique soit au moins équivalent à celui de l’armée russe (Smithsonian, 2017).

L’utilisation de drogues naturelles et de drogues synthétiques telles que l’acide lysergique (LSD) a été l’aspect le plus controversé du projet MK Ultra. Certaines de ces expérimentations étaient des expériences illégales. Elles étaient criminelles car elles n’obtenaient pas le consentement éclairé de tous les participants tels que les prisonniers.

La manipulation psychologique ne requiert pas seulement l’utilisation de drogues pour modifier et contrôler la psyché des individus et des populations. Par exemple, l’activation de haut-parleurs de rue qui avertissent les résidents de la possibilité de l’arrivée d’armes nucléaires peut être utilisée dans le cadre d’une expérimentation d’opération psychologique (Psy-Op). De tels actes peuvent vouloir surveiller le niveau de peur des personnes concernées.

Sur l’obscur programme de contrôle mental “MK Ultra”, le gouvernement américain a reconnu officiellement qu’il s’agissait d’un projet actif de 1953 à 1973.

Pour aller plus loin :
MK Ultra
The New York Times : PROJECT MKULTRA THE CIA’S PROGRAM OF RESEARCH IN BEHAVIORAL MODIFICATION autres liens : ici ou ici
Wired : April 13, 1953: CIA OKs MK-ULTRA Mind-Control Tests
The New York Times : Sidney Gottlieb, 80, Dies; Took LSD to C.I.A.
Project Mkultra: One of the Most Shocking CIA Programs of All Time

Lavage de cerveau : Les expériences secrètes de la CIA au Canada

Les patients d’un hôpital psychiatrique de Montréal ont été soumis à des traitements de choc intensifs, au LSD et à des comas provoqués par des médicaments dans les années 1950 et 1960. Ces expériences brutales ont été financées par le gouvernement canadien et la CIA.

The Fifth Estate a commencé à enquêter sur cette histoire en 1980 et a suivi les victimes qui ont réussi à poursuivre la CIA. Les documents récemment mis au jour révèlent comment Ottawa a gardé des dossiers secrets, a égaré des documents vitaux – et a forcé les victimes à garder les accords d’indemnisation confidentiels.

La chambre du sommeil : Expériences financées par la CIA sur des patients de l’hôpital de Montréal

Un film intitulé The Sleep Room a mis en lumière les expériences de lavage de cerveau, y compris les électrochocs et la thérapie du sommeil, menées sur des patients psychiatriques par le Dr Ewen Cameron à l’Institut Allan Memorial de Montréal dans les années 1950 et 1960.

Un implant de la taille d’un grain de poussière pourrait surveiller des nerfs en temps réel

Neural dust
Credit: UC Berkeley

Des ingénieurs de l’Université Berkeley ont fabriqué le premier capteur sans-fil, de la taille d’un grain de poussière pouvant être implanté dans le corps humain.

Ces capteurs sans batterie pourraient être utilisés pour stimuler des nerfs et des muscles, cette technologie ouvre aussi la porte à “l’électroceutique[1]” pour traiter les troubles comme l’épilepsie, pour stimuler le système immunitaire ou bien encore diminuer les inflammations.

La soi-disant « poussière » neuronale, que l’équipe a implantée dans les muscles et les nerfs périphériques des rats, est unique du fait que des ultrasons sont utilisés pour actionner et lire les mesures. La technologie des ultrasons est déjà bien développée pour l’usage hospitalier, et les vibrations ultrasonores peuvent pénétrer presque n’importe où dans le corps, contrairement aux ondes radios, disent les chercheurs.

« Je pense que les perspectives à long terme pour les poussières de neurones ne sont pas seulement dans les nerfs et le cerveau, mais sont bien plus larges », dit Michel Maharbiz, professeur agrégé en génie électrique et sciences informatiques. « Avoir accès à la télémétrie à l’intérieur du corps n’a jamais été possible parce qu’il n’y avait aucun moyen d’insérer quelque chose d’extrêmement petit très profondément [dans le corps]. Mais je peux maintenant prendre un grain de rien du tout et le placer à côté d’un nerf ou d’un organe, dans votre appareil digestif ou un muscle, et lire les données télémétriques [qui en ressortent]. »

Les capteurs, que les chercheurs ont déjà miniaturisé à 1 millimètre cube – environ la taille d’un gros grain de sable – contiennent un cristal piézoélectrique qui convertit les vibrations ultrasons venant de l’extérieur du corps en électricité pour alimenter le capteur intégré, qui est en contact avec une fibre nerveuse ou musculaire. Une pointe de tension dans la fibre modifie le circuit et la vibration du cristal, qui change l’écho détecté par le récepteur d’ultrasons, typiquement le même dispositif qui génère des vibrations. Le léger changement, appelé rétrodiffusion (backscatter en anglais), leur permet de déterminer le voltage (la tension).

Tel que rapporté dans la revue Neuron, les chercheurs ont mis sous tension les capteurs passifs toutes les 100 microsecondes avec six pulsions ultrasonores de 540 nanosecondes, ce qui leur a donné une lecture continue en temps réel. Ils ont recouvert la première génération de nœud capteur (dit “mote” en anglais) – 3 millimètres de long, 1 millimètre de haut, et 4/5 millimètres de large – avec de l’époxy chirurgicale, mais ils sont actuellement en train de fabriquer des nœuds capteurs à partir de fines couches biocompatibles qui pourraient durer à l’intérieur du corps sans dégradation pendant une décennie ou plus.

Tandis que les expériences à ce jour ont porté sur le système nerveux et les muscles périphériques, les grains de poussière neuronaux pourraient fonctionner aussi bien dans le système nerveux central et le cerveau pour contrôler des prothèses. Les électrodes implantables d’aujourd’hui se dégradent en une ou deux années, et se connectent toutes via des fils passant à travers des trous dans le crâne. Les capteurs sans-fil – de plusieurs douzaines à une centaine – pourraient être scellés à l’intérieur, évitant ainsi les infections et les mouvements incontrôlés des électrodes.

« Le but originel du projet de poussière neuronale (the neural dust project) était d’imaginer la prochaine génération d’interfaces cerveau-machine, et d’en faire une technologie clinique viable », dit l’étudiant diplômé de neuroscience Ryan Neely. « Si un paraplégique veut contrôler un ordinateur ou un bras robotisé, vous n’auriez qu’à implanter cette électrode dans le cerveau et elle durerait toute une vie. »

Neural Dust System Overview
(A) An external transducer powers and communicates with a neural dust mote placed remotely in the body. Driven by a custom transceiver board, the transducer alternates between transmitting a series of pulses that power the device and listening for reflected pulses that are modulated by electrophysiological signals.
(B) A neural dust mote anchored to the sciatic nerve in an anesthetized rat. Inset shows neural dust mote with optional testing leads.
(C) Components of a neural dust mote. The devices were assembled on a flexible PCB and consist of a piezoelectric crystal, a single custom transistor, and a pair of recording electrodes.
(D) The transceiver board consisted of Opal Kelly FPGA board, application-specific integrated circuit (ASIC) board (Seo et al., 2015, Tang et al., 2015), and the transducer connector board.

De plus en plus petit

Dans un précédent article publié en 2013, les chercheurs estimaient qu’ils pourraient miniaturiser les capteurs d’un cube de 50 microns de chaque côté – environ 2/1000 millième d’un pouce, soit la moitié de la largeur d’un cheveu humain. À cette taille, les nœuds capteurs pourraient nicher à seulement quelques axones des nerfs et enregistrer en continu leur activité électrique.

« Les capteurs sont assez petits pour avoir une bonne application dans le système nerveux périphérique, pour le contrôle de la vessie ou la suppression de l’appétit, par exemple », explique le co-auteur Jose Carmena, professeur en génie électrique et sciences informatiques. « La technologie n’est pas encore tout à fait là pour arriver à la taille visée de 50 microns, dont nous aurions besoin pour le cerveau et le système nerveux central. Une fois que cela sera cliniquement prouvé, la poussière neuronale remplacera les électrodes filaires. À ce moment, une fois que vous fermez le cerveau, vous avez fini. »

L’équipe travaille maintenant à miniaturiser davantage le dispositif, trouver des matériaux biocompatibles, et à améliorer l’émetteur-récepteur de surface qui envoie et reçoit les ultrasons, idéalement en utilisant la technologie d’orientation (de balayage) de faisceaux pour focaliser les ondes sonores sur des nœuds capteurs individuels. Ils sont en train de construire de petits sacs à dos pour les rats pour maintenir l’émetteur-récepteur à ultrasons qui enregistre les données des nœuds capteurs implantés.

Pourquoi des ultrasons ?

Ils travaillent également à élargir la capacité des nœuds capteurs à détecter des signaux non-électriques, tels que les niveaux d’oxygène ou le taux d’hormones.

« Le plan est d’implanter ces grains de poussière neuronaux (neural dust motes) partout dans le corps, et d’avoir un patch sur l’emplacement implanté envoyant des ondes par ultrasons pour réveiller et recevoir les informations nécessaires en provenance des nœuds capteurs pour le traitement souhaité que vous voulez », dit Dongjin Seo, un étudiant diplômé en ingénierie électrique et sciences informatiques. « Finalement vous pouvez utiliser plusieurs implants et un seul patch qui cingleraient (that would ping) chaque implant individuellement, ou tous en même temps ».

Les chercheurs ont conçu l’idée de poussière neuronale il y a environ cinq ans, mais les tentatives pour alimenter un dispositif implantable et lire les données en utilisant des ondes radio ont été décevantes. [Les ondes] radio s’atténuent très vite avec la distance dans les tissus, de sorte que communiquer avec des dispositifs profonds dans le corps serait difficile sans utiliser le rayonnement à haute intensité potentiellement dangereuse.

Marharbiz a eu l’idée des ultrasons, et publie en 2013 un document décrivant comment un tel système pourrait fonctionner. « Notre première étude a démontré que la physique fondamentale des ultrasons permettait l’utilisation de très petits implants qui pourraient enregistrer et communiquer les données neuronales », dit Maharbiz. Lui et ses étudiants ont aujourd’hui créé ce système.

« L’ultrason est beaucoup plus efficace quand vous avez des dispositifs qui sont à l’échelle millimétrique ou plus petits et qui sont incorporés profondément dans le corps », dit Seo. « Vous pouvez obtenir beaucoup de puissance et transférer beaucoup plus efficacement de l’énergie et de la communication en utilisant les ultrasons, par opposition aux ondes électromagnétiques, ce qui a été la méthode d’utilisation de transfert d’énergie sans fil dans des implants miniatures. »

« Maintenant que vous avez un capteur neuronal fiable, peu invasif dans le corps, la technologie pourrait devenir le conducteur pour toute une gamme d’applications, des choses qui aujourd’hui n’existent même pas », dit Carmena.

La Defense Advanced Research Projects Agency of the Department of Defense (DARPA) a soutenu les travaux.

via Futurity, Source: UC Berkeley

Original Study DOI: 10.1016/j.neuron.2016.06.034

Traduction Thomas Jousse

Note :

[1] Stimulation non invasive du nerf vague (nVNS) pour le traitement de plusieurs troubles des domaines neurologique, psychiatrique, gastro-entérologique et autres.

L’électroceutique ou bioélectronique qui allie biologie, informatique, science des matériaux et nanotechnologie en liaison avec le réseau électrique naturel du corps. En y ajoutant la science du cerveau et de l’intelligence artificielle, on touche à la cognitique pour créer les NBIC. On en vient à modéliser le vivant au milliardième de mètres, et Glaxo-Smith-Kline (GSK) est leader en ce domaine. On prévoit des nano circuits réparateurs, auto dissolvants à la chaleur du corps, une fois leur mission achevée. Les recherches sont concentrées actuellement sur l’asthme, puis le diabète. Concrètement, il s’agit d’un « dispositif sans fil implantable qui permettrait d’enregistrer, de stimuler et de bloquer les signaux neuronaux sur un seul organe » selon Stéphane MARCHAND, Rédacteur en chef de ParisTechReview.

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National Geographic : Les expériences secrètes de la CIA

Maj 04/09/16 : Nouveau rapport!! → voir le PDF de The New York Times : PROJECT MKULTRA THE CIA’S PROGRAM OF RESEARCH IN BEHAVIORAL MODIFICATION (on ligne) : autres liens : ici (on ligne), ou ici


Ce documentaire du National Geographic de 2006, se penche sur les expériences secrètes de la CIA menées pendant la guerre froide. Il se concentre principalement sur le contrôle de l’esprit et les techniques de lavage de cerveau qui s’y rattachent : hypnose, thérapie par électrochocs, par les drogues, contrôle biologique et chimique du comportement humain.

Mais aussi sur la mort mystérieuse par défenestration du docteur Frank Olson, le 28 novembre 1953. Un chimiste affecté à Fort Detrick, chargé d’étudier les applications militaires des drogues. En 1975, face aux enquêteurs de la Commission Rockefeller, l’US Army avait admis avoir fait absorber au chercheur du LSD à son insu, ce qui aurait provoqué une crise de délire pendant laquelle il se serait défenestré. Le Pentagone avait offert 750 000 dollars d’indemnisation à sa famille. Mais, en 1994, une expertise médico-légale pratiquée après exhumation du corps avait invalidé la version officielle et conclue à un probable homicide.

La CIA n’avait rien à envier à son homologue soviétique sur le plan de l’horreur…

De nouveaux documents attestent que le docteur Olson dirigea diverses expériences de guerre chimique, notamment… à Pont-Saint-Esprit.


Documents déclassifiés relatifs à l’affaire Olson (PDF)

Pour en savoir plus : CIA Secret Experiments A National Geographic Documentary
Mind Control: America’s Secret War A History Channel Video Documentary
Mind Control Summary The Secrets of Mind Control Based on Three Books by Top Mind Control Researchers
Mind Control Cover-up The Secrets of Mind Control

*Opération Paperclip : Exfiltration de criminels de guerre nazis détenteurs de connaissances exploitables

Voir aussi : France 5 : CIA Projet MK-Ultra / Les techniques de contrôle mental de la CIA, ABC News 1979 (vosf) / France 3 : Un village empoisonné par la CIA ? – Pont-Saint-Esprit 1951

Pour aller plus loin :
Wired : April 13, 1953: CIA OKs MK-ULTRA Mind-Control Tests (https://www.wired.com/2010/04/0413mk-ultra-authorized/)
CIA : https://www.cia.gov/library/readingroom/search/site/mk%20ultra
The New York Times : Sidney Gottlieb, 80, Dies; Took LSD to C.I.A. (https://www.nytimes.com/1999/03/10/us/sidney-gottlieb-80-dies-took-lsd-to-cia.html?pagewanted=all&src=pm)
Project Mkultra: One of the Most Shocking CIA Programs of All Time

France 3 : Un village empoisonné par la CIA ? – Pont-Saint-Esprit 1951

Maj 04/09/16 : Nouveau rapport!! → voir le PDF de The New York Times : PROJECT MKULTRA THE CIA’S PROGRAM OF RESEARCH IN BEHAVIORAL MODIFICATION (on ligne)  : autres liens : ici (on ligne), ou ici


Documentaire Diffusé sur France 3 le mercredi 8 juillet 2015

Le 17 août 1951 à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, le village entier semble pris de folie, après ce qui ressemble à une banale intoxication collective. Pendant une semaine, les scènes surréalistes s’enchaînent, avec des habitants en proie au délire et à des hallucinations. A l’issue de cette semaine, on déplore cinq morts et 300 malades, dont une soixantaine internée dans des hôpitaux psychiatriques. En 2009, le journaliste américain Hank Albarelli assure dans un livre que le village aurait été victime d’une expérience sur les effets du LSD, menée conjointement par l’armée américaine et la CIA. Une théorie qui prend place aux côtés de l’empoisonnement par l’ergot de seigle ou les mycotoxines dans le catalogue des hypothèses.

Voir aussi : France 5 : CIA Projet MK-Ultra / Les techniques de contrôle mental de la CIA, ABC News 1979 (vosf)
National Geographic : Les expériences secrètes de la CIA

Pour aller plus loin :
Wired : April 13, 1953: CIA OKs MK-ULTRA Mind-Control Tests (https://www.wired.com/2010/04/0413mk-ultra-authorized/)
CIA : https://www.cia.gov/library/readingroom/search/site/mk%20ultra
The New York Times : Sidney Gottlieb, 80, Dies; Took LSD to C.I.A. (https://www.nytimes.com/1999/03/10/us/sidney-gottlieb-80-dies-took-lsd-to-cia.html?pagewanted=all&src=pm)
Project Mkultra: One of the Most Shocking CIA Programs of All Time

CIA Projet MK-Ultra / Les techniques de contrôle mental de la CIA

Maj 04/09/16 : Nouveau rapport!! → voir le PDF de The New York Times : PROJECT MKULTRA THE CIA’S PROGRAM OF RESEARCH IN BEHAVIORAL MODIFICATION (on ligne) autres liens : ici (on ligne), ou ici


Le projet MK-Ultra (ou MKUltra), dévoilé en 1975, est le nom de code d’un projet secret illégal de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement certaines personnes par l’injection de substances psychotropes ou par signaux bioélectriques (sous-programme 119). De 1951 à 1963, il se nommait projet Artichoke ; le projet Bluebird (1951-1953) lui est apparenté.

Dirigé par le Dr Sidney Gottlieb, le projet MK-ULTRA fut lancé sous l’impulsion du directeur de la CIA Allen Dulles le 13 avril 1953, en réponse à des utilisations supposées de techniques de contrôle mental qui auraient été faites par l’Union soviétique, la Chine et la Corée du Nord sur des prisonniers de guerre américains lors de la guerre de Corée. La CIA voulait développer des techniques similaires. L’agence voulait aussi être capable de manipuler des dirigeants étrangers et tentera d’ailleurs d’utiliser certaines de ces techniques sur Fidel Castro.

En 1964, le projet fut renommé MKSEARCH. Le but était de produire un sérum de vérité parfait (également nommé la sauce) destiné aux interrogatoires de personnes soupçonnées d’être des espions soviétiques et plus généralement d’explorer les techniques de contrôle mental.

En 1972, Richard Helms, directeur de la CIA ordonna la destruction des archives du projet. Il est donc difficile d’avoir une compréhension complète de MK-ULTRA étant donné que plus de 150 sous-projets différents ont été financés dans le cadre de ce programme. Cependant des milliers de documents furent découverts en 1977. Le projet fut définitivement stoppé en 1988.

source Wikipedia

MK Ultra

Stimulation magnétique transcrânienne

Manipulation mentale

Les techniques de contrôle mental de la CIA (ABC News – 1979)

Ce documentaire porte sur les différents projets secrets menés par la CIA concernant le contrôle mental. Ces études, totalement illégales, s’intensifièrent avec la découverte du LSD, substance qui sera administrée, entre autres, à des citoyens américains à leur insu.

A l’aide de John Marks (Auteur de « Un crime dans la tête) et de documents déclassifiés, les journalistes tentent de démêler les affaires suivantes :

Harold Blauer
Joueur de tennis professionnel admit comme patient à l’Institut Psychiatrique privé de l’Etat de New York. Ce dernier trouva la mort après 5 injections d’un dérivé de Mescaline.

Franck Olson
Scientifique qui travailla pour l’US Army dans une division top secret de Fort Detrick à Frederick et qui mourut dans des circonstances suspectes à New York.

James Thornwell
Militaire américain basé à Orléans, accusé de vol à tort, qui fût torturé dans sa caserne à Orléans.

Velma Orlikow
Epouse d’un parlementaire canadien, elle entra dans un institut privé pour soigner sa dépression.
Un traitement de choc lui fût administré par le Dr Ewen Cameron.

Cette série d’interviews d’anciens agents de la CIA, et autres docteurs sans scrupules, vient confirmer l’horreur et le secret de ses projets ayant eu cours entre les années 50 et 70.

National Geographic : Les expériences secrètes de la CIA

Qu’en est-il de nos jours ? Jusqu’où sont allées les agences de renseignements ?

Les « docteurs » :
Dr Ewen Cameron
Dr Sidney Gottlieb
Dr José Delgado
Dr Albert Hofmann
Dr Timothy Leary
Dr Russell Monroe
Dr Sidney Cohen
Dr James Cattell
Dr Laurent Frenkel
Dr Milton Kline
Dr James Moore
Dr Robert Cleghorn
Dr Maurice Dongier

Les agents de la CIA :
John Gittinger
Lyman Kirkpatrick
Stansfield Turner
William Donovan
Mike Burke
Stanley Lovell
George White
Charles Siragusa

Autres intervenants :
John Marks
Robert Gordon Wasson
Maria Sabina
Jozsef Mindszenty
Robert Lashbrook
Lyman Kirkpatrick

AgoraVox

Pour aller plus loin :
Wired : April 13, 1953: CIA OKs MK-ULTRA Mind-Control Tests (https://www.wired.com/2010/04/0413mk-ultra-authorized/)
CIA : https://www.cia.gov/library/readingroom/search/site/mk%20ultra
The New York Times : Sidney Gottlieb, 80, Dies; Took LSD to C.I.A. (https://www.nytimes.com/1999/03/10/us/sidney-gottlieb-80-dies-took-lsd-to-cia.html?pagewanted=all&src=pm)
Project Mkultra: One of the Most Shocking CIA Programs of All Time

Voir aussi :

National Geographic : Les expériences secrètes de la CIA
France 3 : Un village empoisonné par la CIA ? – Pont-Saint-Esprit 1951
Project Mkultra: One of the Most Shocking CIA Programs of All Time

José Delgado et ses dispositifs de contrôle de l’esprit par la stimulation électrique du cerveau