Le bracelet neuronal de Facebook : l’avenir de la réalité augmentée ?

Facebook fabrique un bracelet qui vous permet de contrôler les ordinateurs avec votre cerveau

L’appareil vous permettrait d’interagir avec les prochaines lunettes de réalité augmentée de Facebook simplement par la pensée

Facebook affirme avoir créé un bracelet qui traduit les signaux moteurs de votre cerveau afin que vous puissiez déplacer un objet numérique simplement par la pensée. Le bracelet utilise des capteurs pour détecter les mouvements que vous avez l’intention de faire (données neuronales). Il utilise l’électromyographie (EMG) pour interpréter l’activité électrique des nerfs moteurs lorsqu’ils envoient des informations du cerveau à la main.

Selon la société, l’appareil vous permettrait de naviguer dans des menus de réalité augmentée en pensant simplement à bouger votre doigt pour les faire défiler. On ne sait pas encore quand il sera commercialisé ni combien cela coûtera. Le produit est encore en phase de recherche et de développement dans les laboratoires internes de Facebook.

Lors de l’avant-première, Thomas Reardon, directeur des interfaces neuromotrices chez Facebook Reality Labs, a déclaré que le dispositif n’était “pas un moyen de contrôle mental”. Il a ajouté : “Cela vient de la partie du cerveau qui contrôle les informations motrices, pas la pensée.”

L’expérience la plus réussie en matière de réalité augmentée a été Pokémon Go, qui a pris le monde d’assaut en 2016. Cette promesse initiale s’est toutefois estompée au cours des années qui ont suivi, car les entreprises ont eu du mal à traduire cette technologie en quelque chose de réellement utile. Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a investi de manière agressive dans la réalité augmentée et virtuelle, reconnaissant que des produits comme ceux-ci peuvent donner accès à d’innombrables sources de données précieuses. Est-ce que Facebook va percer ?

Tech@Facebook, Wired

2019 sera l’année où nous allons stimuler le cerveau

Vous ne pouvez pas dormir ? La neurostimulation sera la réponse à vos problèmes

La dépression, l’anxiété et les troubles du sommeil peuvent tous être traités en stimulant les neurones du cerveau.

Ces dernières années, nous avons assisté au lancement de produits de sociétés telles que Thync, Foc.us et Neurovalens, qui utilisent la neurotechnologie pour soulager le stress et l’anxiété, pour aider à la perte de poids, pour améliorer le sommeil et stimuler l’apprentissage. En 2019, la neurostimulation sera généralisée.

La neurostimulation consiste à utiliser des courants faibles pour stimuler les neurones dans le cerveau, soit directement, soit via des nerfs situés à l’extérieur du cerveau. La start-up Thync de Khosla Ventures a créé un modèle portable (un petit dispositif en plastique placé près de la tempe droite) qui cible les voies neuronales spécifiques impliquées dans un certain nombre de processus pathologiques importants, y compris les maladies inflammatoires. La société a obtenu des résultats pilotes probants dans le cadre d’un essai sur le psoriasis et poursuit des études cliniques qui, si elles aboutissent, permettront de traiter des dizaines de millions de patients souffrant de troubles inflammatoires et d’affections cutanées.

DARPA veut accélérer l’acquisition de compétences au-delà des niveaux normaux

La technologie Foc.us, basée au Royaume-Uni, visait initialement à améliorer les performances des joueurs, mais a depuis lors prétendu qu’il améliorait l’apprentissage. Il utilise la stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS) pour «pousser» un courant, de haut en bas, à travers le crâne. Son approche s’appuie sur des études menées en 2010 par Darpa, l’agence de recherche de l’armée américaine, qui a testé le tDCS sur des soldats au Nouveau-Mexique.

Comment télécharger des connaissances à votre cerveau

La recherche a consisté à appliquer des électrodes sur le cuir chevelu des volontaires, puis à les stimuler pendant qu’ils jouaient à un jeu vidéo de simulation de bataille conçu pour apprendre aux soldats à réagir correctement dans des conditions stressantes. Un groupe a été exposé à un courant de deux milliampères pendant qu’il joue, l’autre à 0,1. Les volontaires recevant la plus grande quantité ont montré une amélioration deux fois plus importante que ceux qui ne l’ont pas fait.

Neurovalens a créé Modius, un casque et une application pour la perte de poids qui stimulent le nerf vestibulaire, situé directement derrière l’oreille. L’appareil s’inspire des recherches effectuées par la Nasa dans les années 1970, mais n’a été pleinement comprise qu’en 2002, lorsque des chercheurs de l’Université de Californie UC Davis et l’Université du Missouri ont montré que la stimulation du système neurovestibulaire avait un impact définissable sur l’appétit et la régulation de la masse corporelle. Neurovalens teste cet appareil depuis l’automne 2017 et, à ce jour, 3 000 utilisateurs ont perdu en moyenne environ 4 kg sur une période d’environ deux mois.

Les premiers projets pilotes d’un certain nombre de marques ont également éliminé les problèmes de sécurité. En 2019, de plus en plus de sociétés émergentes utiliseront la technologie de neurostimulation pour s’attaquer aux problèmes auxquels l’industrie pharmaceutique a eu du mal à trouver des solutions. Ceux-ci comprennent le sommeil, l’anxiété et la dépression, qui ont tous des racines neurologiques évidentes et peuvent donc être affectés par l’utilisation de la bonne stimulation au bon moment pendant le temps voulu.

Ajoutez à cela le fait que les prix des appareils chutent rapidement, 2019 sera l’année où nous stimulerons le cerveau pour obtenir des résultats qui nous ont jusqu’ici échappés.

Stimuler la plasticité synaptique pour accélérer l’apprentissage

Un dispositif cérébral augmente la vitesse d’apprentissage de 40%

Wired

Google créent une IA qui cartographie les neurones du cerveau

La cartographie de la structure des réseaux biologiques dans le système nerveux – un domaine d’étude connu sous le nom de connectomique (établissement et étude du connectome c’est-à-dire de l’ensemble des connexions neuronales du cerveau) – est intensive en calcul. Le cerveau humain contient environ 86 milliards de neurones en réseau à travers 100 milliards de synapses, et l’imagerie d’un seul millimètre cube de tissu peut générer plus de 1000 téraoctets de données. Heureusement, l’intelligence artificielle peut aider.

Dans un article publié dans la revue Nature Methods, des scientifiques de Google et de l’Institut de neurobiologie Max Planck ont démontré un réseau de neurones récurrent – un type d’algorithme d’apprentissage automatique (machine learning) souvent utilisé pour l’écriture manuscrite et la reconnaissance vocale – conçu sur mesure pour l’analyse connectomique.

Les chercheurs de Google ne sont pas les premiers à appliquer l’apprentissage automatique à la connectivité. En mars, Intel s’est associé au Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle du Massachusetts Institute of Technology pour développer un pipeline de traitement d’images cérébrales “next-gen”. Mais ils prétendent que leur modèle améliore la précision d’un “ordre de grandeur” par rapport aux techniques d’apprentissage en profondeur (deep learning) précédentes.

Google’s algorithm tracing a neurite in 3D in a songbird brain. Credit: Google

Les chercheurs ont utilisé un algorithme de détection de bord qui a identifié les limites des neurites (une excroissance du corps du neurone), ainsi qu’un réseau neuronal convolutif récurrent – une sous-catégorie de réseau neuronal récurrent – qui regroupait et surlignait les pixels dans les scans représentant les neurones.

Pour garder une trace de précision, l’équipe a développé une “expected run length“- longueur d’exécution attendue (ERL), une mesure qui, à partir d’un point aléatoire avec un neurone aléatoire dans une image 3D d’un cerveau, a mesuré jusqu’où l’algorithme pouvait tracer un neurone avant de faire une erreur. Dans un balayage du cerveau d’un diamant zébré de 1 million de microns cubes, le modèle s’est comporté “beaucoup mieux” que les algorithmes précédents, a rapporté l’équipe.

“En combinant ces résultats automatisés avec une petite quantité d’effort humain supplémentaire nécessaire pour réparer les erreurs restantes, les chercheurs de l’Institut Max Planck sont maintenant en mesure d’étudier le connectome des oiseaux chanteurs pour en savoir plus sur la façon dont les oiseaux de pinsons chantent leur chanson et testent les théories relatives à la façon dont ils apprennent leur chanson”, Viren Jain et Michal Januszewski, chercheurs de Google et auteurs principaux.

L‘équipe a également publié le code du modèle TensorFlow sur Github, ainsi que le logiciel WebGL 3D utilisé pour visualiser le jeu de données et améliorer les résultats de la reconstruction. Ils prévoient d’affiner le système à l’avenir, dans le but d’automatiser entièrement le processus de résolution des synapses et de contribuer aux projets de l’Institut Max Planck.

Google AI Blog, VentureBeat

Les chercheurs restaurent la conscience chez l’homme après 15 ans dans un état végétatif

Une nouvelle étude révolutionnaire suggère qu’il est possible de restaurer la conscience de patients qui ont été dans un état végétatif prolongé. Des chercheurs de l’ISC Marc Jeannerod ont utilisé une méthode qui stimule le cerveau par le nerf vague.

Une équipe de chercheurs et de cliniciens de l’Institut des Sciences Cognitives (ISC) Marc Jeannerod à Lyon, en France, a restauré des signes de conscience chez un homme de 35 ans qui était dans un état végétatif pendant 15 ans grâce à une méthode appelée stimulation du nerf vague (SNV).

Utilisé pour prévenir les convulsions chez les personnes atteintes d’épilepsie et pour traiter la dépression, la SNV envoie des légères impulsions d’énergie électrique à intervalles réguliers vers le cerveau via le nerf vague. Parce que c’est le nerf crânien le plus long, le nerf vague relie le cerveau à diverses parties du corps – même l’intestin – et est essentiel pour maintenir certaines fonctions essentielles du corps, comme la vigilance et la marche.

Information sharing increases after vagus nerve stimulation over centroposterior regions.
(A) Sagittal (left) and coronal (right) views of weighted symbolic mutual information (wSMI) shared by all channels pre- and post-vagus nerve stimulation (VNS) (top and bottom, respectively). For visual clarity, only links with wSMI higher than 0.025 are shown. (B) Topographies of the median wSMI that each EEG channel shares with all the other channels pre- and post-VNS (top and bottom, respectively). The bar graph represents the median wSMI over right centroposterior electrodes (darker dots) which significantly increases post-VNS (permutation test over sessions: Wilcoxon test, p = 0.0266). (C) Localization of the most VNS-reactive theta source showing significant increase of information sharing post-VNS. Sources’ localization is presented over the patient’s cortical surface (probability map, sLoreta current source density: light blue scale) combined with his FDG-PET metabolism (gray scale) as measured three months post-VNS. The source was localized in the inferior parietal lobule. The bar graph represents the mean wSMI shared with all other selected sources pre- and post-VNS (dark gray and light gray, respectively) (permutation test over sessions: Wilcoxon test, p < 0.01 Bonferroni corrected). CRS-R clinical score increased as a function of information sharing over a cortical posterior theta network (Robust regression, p = 0.0015).
Credit: Corazzol et al.

Dans cette nouvelle recherche, un stimulateur du nerf vague a été implanté sur la poitrine du patient, qui était en état végétatif à cause d’un accident de voiture, une procédure menée par Jacques Luauté et son équipe de cliniciens. Les résultats, publiés dans la revue Current Biology, ont été compilés par des chercheurs dirigés par Angela Sirigu de l’ISC Marc Jeannerod.

Après un mois de SNV, le patient a présenté des capacités de réponse améliorées. Il a répondu à des commandes simples, comme suivre un objet avec ses yeux ou tourner la tête lorsqu’on lui a demandé. Le patient a également montré une capacité d’attention améliorée, en étant capable de rester éveillé en écoutant son thérapeute en lisant un livre. Dans le même temps, sa capacité à répondre aux «menaces» perçues a été restaurée – comme la façon dont ses yeux se sont ouverts plus largement, se montrant surpris quand la tête de l’examinateur s’est rapprochée de son visage.

Before and After VNS. Fluorodeoxyglucose FDG-PET images acquired during baseline (on the left, pre-VNS) and 3 months post vagus nerve stimulation (on the right, post-VNS). After vagus nerve stimulation, the metabolism increased in the right parieto-occipital cortex, thalamus and striatum.
Credit: Corazzol et al.

Divers tests du cerveau ont également révélé une amélioration de l’activité cérébrale. Dans les domaines du cerveau impliqués dans le mouvement, la sensation et la conscience, il y a eu une augmentation marquée de l’activité du signal ECG de l’onde thêta, ce qui est important pour distinguer un état végétatif et un état minimalement conscient. Pendant ce temps, une PET scan a repéré une augmentation de l’activité métabolique dans les régions corticales et sous-corticales du cerveau, ce qui se traduit par une connectivité fonctionnelle neurale améliorée.

Après 15 ans d’existence dans un état végétatif, le patient avait une conscience minimale restaurée – un exploit précédemment considéré comme impossible. Avant cette recherche, on pensait que les patients souffrant de troubles de la conscience pendant plus de 12 mois ne pouvaient plus être aidés. Cette étude montre qu’ « il est possible d’améliorer la présence d’un patient dans le monde », a déclaré Sirigu dans un communiqué de presse. « La plasticité du cerveau et la réparation du cerveau sont encore possibles même lorsque l’espoir semble avoir disparu ». L‘étude démontre également « cette capacité fascinante de notre esprit à produire une expérience consciente ». Les chercheurs ont choisi avec raison de choisir un cas difficile pour leur étude afin d’éliminer la probabilité qu’une telle amélioration soit due au hasard. Pourtant, les équipes de Sirigu et Luauté envisagent de mener une étude collaborative beaucoup plus grande pour confirmer leurs résultats.

Eurekalert, Current Biology

DARPA veut accélérer l’acquisition de compétences au-delà des niveaux normaux

En mars 2016, DARPA annonçait le programme TNT – Targeted Neuroplasticity Training (entraînement ou formation en neuroplasticité ciblée), un projet pour mobiliser le système nerveux périphérique (SNP) du corps pour réaliser quelque chose qui a longtemps été considéré comme le seul domaine du cerveau: faciliter l’apprentissage. Les travaux sur le TNT ont commencé. L’essentiel du programme est d’identifier des méthodes de neurostimulation optimales et sûres pour activer la «plasticité synaptique» – un processus naturel dans le cerveau, essentiel à l’apprentissage, qui implique le renforcement ou l’affaiblissement des jonctions entre deux neurones – puis construire ces méthodes dans des schémas de formation améliorés qui accélèrent l’acquisition de compétences cognitives.

Stimuler la plasticité synaptique pour accélérer l’apprentissage
Des scientifiques découvrent comment télécharger des connaissances à votre cerveau
La stimulation cérébrale électrique améliore la créativité, disent les chercheurs
Un implant cérébral se connectera avec 1 million de neurones
DARPA projette de concevoir le modem cortical
Insérer une carte-mémoire dans son cortex

TNT a été inspiré par des recherches récentes montrant que la stimulation de certains nerfs périphériques peut activer les régions du cerveau impliquées dans l’apprentissage. De tels signaux peuvent potentiellement déclencher une plasticité synaptique en libérant des neurochimiques qui réorganisent les connexions neuronales en réponse à des expériences spécifiques. Les chercheurs de TNT s’efforceront d’identifier les mécanismes physiologiques qui pourraient permettre d’améliorer ce processus naturel grâce à la stimulation électrique des nerfs périphériques, ce qui rend le cerveau plus adapté pendant les points clés du processus d’apprentissage.

« DARPA s’approche de l’étude de la plasticité synaptique à partir d’angles multiples pour déterminer s’il existe des moyens sûrs et responsables d’améliorer l’apprentissage et d’accélérer la formation pour les compétences pertinentes aux missions de sécurité nationale », a déclaré Doug Weber, responsable du programme TNT.

La DARPA finance huit projets dans sept établissements dans un programme de recherche coordonné qui se concentre initialement sur la science fondamentale de la plasticité cérébrale et vise à conclure avec des essais humains sur des volontaires sains. Pour faciliter la transition vers des applications du monde réel, certaines équipes travailleront avec des analystes du renseignement et des spécialistes des langues étrangères pour comprendre comment ils s’exercent actuellement afin que la plate-forme TNT puisse être affinée autour de leurs besoins. Le programme permettra également de comparer l’efficacité de la stimulation invasive (par l’intermédiaire d’un dispositif implanté) contre la stimulation non invasive, d’étudier comment éviter les risques potentiels et les effets secondaires de la stimulation et organiser un atelier sur l’éthique de l’utilisation de la neurostimulation pour améliorer l’apprentissage.

La première moitié du programme TNT se concentre sur le déchiffrage des mécanismes neuronaux sous-jacents à l’influence de la stimulation nerveuse sur la plasticité cérébrale; découvrir des indicateurs physiologiques qui peuvent vérifier lorsque la stimulation fonctionne efficacement; identifier et atténuer tous les effets secondaires potentiels de la stimulation nerveuse. La deuxième moitié du programme se concentrera sur l’utilisation de la technologie dans une variété d’exercices de formation pour mesurer les améliorations du taux et de l’étendue de l’apprentissage.

Les institutions énumérées ci-dessous sont des équipes de premier plan qui explorent les aspects de l’utilisation de la stimulation pour activer la plasticité :

* Une équipe de l’Université de l’État de l’Arizona dirigée par le Dr Stephen Helms Tillery vise la stimulation du nerf trijumeau pour favoriser la plasticité synaptique dans les systèmes sensorimoteurs et visuels du cerveau. Grâce à des partenariats avec le Laboratoire de recherche de l’Armée de l’Air américaine (ARFL), la 711th Human Performance Wing (711 HPW) de l’US Air Force et l’Institut de recherche de l’armée américaine de médecine environnementale (USARIEM), l’équipe évaluera les protocoles de stimulation TNT avec deux groupes de bénévoles : l’étude de l’intelligence, de la surveillance et de la reconnaissance, et un autre pratiquant le tir de précision et de prise de décision.

* Une équipe de l’Université Johns Hopkins dirigée par le Dr Xiaoqin Wang se concentre sur les régions du cerveau impliquées dans la parole et l’ouïe pour comprendre les effets de la plasticité sur l’apprentissage des langues. L’équipe va comparer l’efficacité de la stimulation des nerfs vagaux invasifs et non invasifs (VNS – stimulation neuro-vagale), tester la capacité des volontaires à faire une distinction des phonèmes, apprendre les mots et la grammaire et produire les sons uniques demandés par certaines langues étrangères.

* Dans l’un des deux projets, la DARPA finance à l’Université de Floride, une équipe dirigée par le Dr Kevin Otto qui identifie les voies neuronales par la VNS (stimulation du nerf vague) du cerveau. L’équipe mènera également des études comportementales chez les rongeurs afin de déterminer l’impact de la VNS sur la perception, la fonction exécutive, la prise de décision et la navigation spatiale.

* Dans le deuxième projet de l’Université de Floride, une équipe dirigée par le Dr Karim Oweiss utilisera une approche tout-optique combinant l’imagerie fluorescente et l’optogénétique pour interroger la circulation neuronale qui relie les centres neuromodulateurs dans le cerveau profond aux régions décisionnelles du cortex préfrontal, et optimiser les paramètres de VNS autour de ce circuit pour accélérer l’apprentissage des tâches de distinction auditive par les rongeurs.

* Un projet de l’Université du Maryland mené par le Dr Henk Haarmann étudie l’impact de la VNS sur l’apprentissage des langues étrangères. Son équipe utilisera l’électroencéphalographie (EEG) pour examiner les effets de la VNS sur la fonction neurale lors de la perception de la parole, du vocabulaire et de la formation grammaticale.

* Une équipe de l’Université de Texas à Dallas, dirigée par le Dr Mike Kilgard, identifie les paramètres de stimulation optimale pour maximiser la plasticité et compare les effets de la stimulation invasive contre la non invasive chez les individus atteints d’acouphènes car ils accomplissent des tâches d’apprentissage complexes telles que l’acquisition d’une langue étrangère. L’équipe étudiera également la longévité des effets de stimulation pour déterminer si une formation de suivi est nécessaire pour la rétention à long terme des compétences acquises.

* Une équipe de l’Université du Wisconsin dirigée par le Dr Justin Williams utilise des techniques d’imagerie optique, d’électrophysiologie et de détection neurochimique de pointe chez les modèles animaux pour mesurer l’influence de la stimulation du nerf vagal et trijumeau sur l’activité stimulante des neurones neuromodulateurs dans le cerveau.

* Une équipe de l’Université Wright State dirigée par le Dr Timothy Broderick se concentre sur l’identification des marqueurs épigénétiques de la neuroplastique et des indicateurs de la réponse d’un individu à la VNS. Grâce à un partenariat avec le Laboratoire de recherche de l’Armée de l’Air américaine et la 711th Human Performance Wing de l’US Air Force, l’équipe travaillera également avec les stagiaires volontaires en analyse du renseignement qui étudient la reconnaissance des objets et des menaces pour déterminer l’impact des VNS non invasifs sur cette formation.

DARPA soutiendra un futur projet de science réglementaire au sein de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, qui a approuvé la VNS pour le traitement de l’épilepsie et de la dépression. Les scientifiques de la FDA, dirigés par le Dr Srikanth Vasudevan, exploreront davantage l’innocuité et l’efficacité de la VNS chez un modèle animal, y compris un examen du rôle du sexe de l’animal sur les effets potentiels de l’utilisation chronique de la stimulation du nerf vague.

Un implant de la taille d’un grain de poussière pourrait surveiller des nerfs en temps réel
Des implants cérébraux conçus pour fondre et ne laisser aucune trace
Surveiller le cerveau avec un implant soluble

Les projets TNT de la DARPA diffèrent des tentatives antérieures de neuroscience et de neurotechnologie en cherchant à ne pas restaurer la perte de fonction mais à favoriser les capacités chez des individus en bonne santé. À la fin du programme planifié de quatre ans, DARPA vise à démontrer que les méthodes et les technologies TNT peuvent au moins produire une amélioration de 30% du taux d’apprentissage et / ou du rendement des compétences par rapport aux schémas de formation traditionnels, avec des effets secondaires négatifs minimes.

“Le Département de la Défense opère dans un monde complexe et interconnecté dans lequel les compétences humaines telles que la communication et l’analyse sont vitales, et le Département a longtemps poussé les frontières de la formation pour maximiser ces compétences”, a déclaré Weber. “L’objectif de DARPA avec le TNT est de renforcer les méthodes de formation existantes les plus efficaces afin que les hommes et les femmes de nos forces armées puissent opérer à leur plein potentiel”.

Reconnaissant que ces nouvelles technologies pour l’apprentissage et la formation pourraient susciter des problèmes sociaux et éthiques, le programme TNT finance l’Arizona State University pour organiser un atelier d’éthique national au cours de la première année du programme. L’atelier engagera des scientifiques, des bioéthiciens, des régulateurs, des spécialistes militaires et d’autres personnes en discussion sur ces questions et produira pour un examen plus large un rapport sur les problèmes éthiques potentiels liés à l’amélioration cognitive pour les combattants.

L’Homme augmenté, réflexions sociologiques pour le militaire
Éthique sur le champ de bataille dans un futur proche
Augmentation des performances humaines avec les nouvelles technologies : Quelles implications pour la défense et la sécurité ?
Étude prospective à l’horizon 2030 : impacts des transformations et ruptures technologiques sur notre environnement stratégique et de sécurité.

Le TNT est un effort de recherche fondamental. Les équipes qui effectuent la recherche sont encouragées à publier leurs résultats dans des revues évaluées par les pairs.

DARPA News

Le soldat chimique : usage et dérives des psychostimulants dans la Wehrmacht durant la seconde guerre mondiale

« J’exige de vous que vous ne dormiez pas pendant trois jours et trois nuits si cela est nécessaire1. » Général Heinz Guderian

L’éclat aveuglant de la bombe atomique, expression de la physique, a largement éclipsé l’usage de la chimie pendant la seconde guerre mondiale (DDT, gaz, bombes incendiaires)2.

Avec L’extase totale. Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue, le journaliste et documentariste allemand Norman Ohler signe un ouvrage grand public qui donne une autre perspective à cette guerre chimique3, celle de l’usage massif par les soldats de la Wehrmacht (par millions de doses) d’un psychostimulant de synthèse, une méthamphétamine nommée pervitine. Une thèse, soit dit en passant, qui ne fait pas l’unanimité chez les historiens4.

Synthétisée en 1937 par Dr Fritz Hauschild, chef du département de chimie de l’entreprise Temmler, cette drogue se répand d’abord dans la société civile, notamment par l’entremise des médecins, pour répondre à un large spectre de demandes : inhibitions, fatigues physiques et intellectuelles, etc… En 1938, elle est introduite dans l’armée par le médecin major Otto F. Ranke directeur de l’Institut de physiologie militaire.

On connaissait le soldat politique fanatisé, on découvre le soldat chimique, grisé, extatique, toxicomane.

Si l’ouvrage porte globalement sur l’usage de la drogue dans la société allemande sous le IIIe Reich, les prescriptions folles dont Adolf Hitler a fait l’objet (le patient A), le chapitre sur la Blitzkrieg (« guerre éclair ») donne à voir l’usage et les effets spécifiques de cette substance chez les soldats.

« De l’euphorie souvent, une attention accrue, hausse sensible de l’efficacité. Le travail s’abat plus facilement, forte impression de vivacité, sensation de fraîcheur. Travail toute la journée, dépression effacée, retour à l’état normal5. »

Contrebalancée par des effets pervers chez certains sujets (apathie, dépression, addiction, syncope), l’absorption de la pervitine permet d’optimiser la performance : rester éveillé et opérationnel plus de 40 heures parfois.

En 1944-1945, alors que le IIIe Reich vacille, les psychostimulants qui galvanisaient ne servent plus qu’à tenir. Sur fond de naufrage, d’expérimentations humaines, se joue une quête effrénée de substances toujours plus puissantes. Dans l’après-guerre, les tests réalisés par les nazis seront mis à profit par l’armée américaine.

1 Norman Ohler, L’extase totale. Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue, Paris, la découverte, 2016, p. 82.

2 Edmund Russel, War and nature. Fighting humans and insects with chemicals from World War I to ‘silent spring’, Cambridge, CUP, 2011.

3 De nombreux travaux d’historiens existent sur la question et notamment Werner Pieper W (ed.), Nazis on speed. Drogen im 3. Reich, Löhrbach, Pieper and the Grüne Kraft, 2002 ; Stephen Snelders et Toine Pieters, « Speed in the Third Reich : metamphetamine (pervitine) use and a drug history from below », Social history of medecine, vol. 24, no 3, 2011, p. 686-699.

4 Thomas Guien, « Métamphétamine, opium…’L’extase totale’, récit d’une Allemagne nazie sous drogue dure », LCI, 1 octobre 2016.

5 Norman Ohler, L’extase totale, op.cit., p. 64.


L’extase totale – Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue

Norman OHLER, ed. La Découverte, sept. 2016

La drogue est la continuation de la politique par d’autres moyens : telle est sans doute l’une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich… Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s’est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l’enthousiasme était de retour, un nouvel élan s’emparait de l’Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du « speed ». Mais, si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l’aveuglement d’un Göring morphinomane et surtout l’entêtement de l’état-major sur le front de l’Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux « Patient A », Adolf Hitler, qu’il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d’opiacés et de cocaïne. Mais, au-delà de cette histoire, c’est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.


(de) « Brevet de la Pervitine, du 31 octobre 1937, accordé à Temmler » [archive] [PDF], sur amphétamines.com,‎ 31 octobre 1937


Arte reportage – Émission “Les Mercredis de l’Histoire” – La pilule de Göring – La fabuleuse histoire de la pervitine 1/2

Soldats allemands dopés aux amphétamines

Le sujet a été longtemps tabou. Les soldats de la Wehrmacht étaient dopés à la pervitine, la «pilule de Göring».

Quand ils envahissent la France ou l’URSS au cours de marches forcées, les soldats de la Wehrmacht sont souvent dopés par une «pilule magique», la pervitine qu’on appelle aussi la «pilule de Göring». Mais d’où vient cette pervitine et quel usage en a exactement fait l’Allemagne hitlérienne. Le documentaire diffusé sur Arte s’intéresse à cette amphétamine encore en usage actuellement.

Après de premières recherches au Japon et aux États-Unis dans les années 1920, c’est en Allemagne, en 1937, qu’un chimiste arrive à synthétiser une amphétamine particulièrement efficace, la méthamphétamine. Elle est commercialisée la même année par la firme Temmler sous le nom de pervitine. Très vite, les médecins de la Wehrmacht s’intéressent à ce nouvel excitant du système nerveux qui accroît la vigilance, la résistance à la fatigue et le sentiment d’invincibilité. Distribuée aux conducteurs de chars et aux pilotes d’avions aussi bien qu’aux fantassins, la “pilule magique” permet à l’armée allemande d’envahir la France et l’URSS à marche forcée. Et, dans les derniers moments du Reich, de faire tenir les recrues des Jeunesses hitlériennes qui, après l’école, sont mobilisées dans la défense antiaérienne. Dans ce documentaire de Sönke el Bitar, réalisé en 2010, les témoins de cette époque révèlent aussi que, tant dans l’armée que dans la population civile, la consommation de pervitine en Allemagne s’est prolongée bien au-delà de la fin des hostilités. On notera que la pervitine est répertoriée par la convention sur les substances psychotropes de 1971. Au Canada, elle est pénalement classée au même rang que la cocaïne et l’héroïne.

Brevets américains pour les technologies de manipulation et contrôle de l’esprit

Système auditif

US 4877027 A

Résumé : Le son est engendré dans le crâne de la personne par l’exposition de celle-ci à des micro-ondes d’une fréquence comprise entre 100 mégahertz et 10 000 mégahertz. Ces micro-ondes sont modulées afin de présenter une forme particulière, des salves. Chaque salve est formée par 10 à 20 pulsations espacées uniformément. La durée de la salve est comprise entre 500 nanosecondes et 100 microsecondes. Chaque pulsation dure entre 10 nanosecondes et 1 microseconde. Les salves sont modulées à partir d’une source sonore, l’objectif est de simuler la sensation auditive chez la personne dont le crâne est irradié.


Générateur de message subliminal

US 5270800 A

Résumé : Il s’agit d’un générateur de message subliminal et supraliminal qui, associé avec une télévision, permet de contrôler totalement le contenu des messages ainsi que le format de présentation. Un détecteur de synchronisation vidéo permet à un générateur de contenu vidéo de créer un message vidéo correspondant à un message reçu sous format alphanumérique, et de le synchroniser avec le signal reçu par la télévision. Un mélangeur vidéo sélectionne le signal vidéo reçu ou bien le message vidéo pour le diffuser. Les messages produits par le générateur de messages vidéo peuvent être choisis par l’utilisateur grâce à un clavier de saisie. Une base de données permet de stocker de nombreux messages textes alphanumériques définis par l’utilisateur afin d’être employés comme des messages subliminaux. Cette mémoire doit préférablement être seulement en lecture seule, et stocker des messages textes sous format alphanumérique préenregistrés relatifs à différents sujets. Ces ensembles de messages textes alphanumériques doivent de préférence inclure plusieurs affirmations positives destinées à la partie gauche du cerveau, et un nombre égal d’affirmations positives destinées à la partie droite du cerveau, qui sont alternativement présentées de manière subliminale. Les messages destinés à la partie gauche du cerveau sont présentés sous la forme d’un texte linéaire tandis que les messages destinés à la partie droite du cerveau sont présentés sous la forme d’une perspective en 3D. L’utilisateur peut contrôler la durée ainsi que l’intervalle entre les différentes présentations subliminales afin d’affecter différents seuils de conscience. Les autres variantes consistent en un convertisseur de télévision par câble combiné à un générateur de message subliminal, à un récepteur télévision et un générateur de message subliminal ainsi qu’à un ordinateur capable de présenter des messages subliminaux.


Méthode pour modifier le comportement d’une personne

US 4717343 A

Résumé : Il s’agit d’une méthode de conditionnement de l’inconscient d’une personne afin d’induire un changement particulier dans le comportement de cette dernière sans avoir recours aux services d’un thérapeute formé. A la place, la personne à traiter regarde un programme constitué de vidéos et d’images sur un écran. La vision du programme tel qu’il est perçu par l’inconscient du patient participe à son conditionnement d’une manière telle que le comportement de ce dernier est positivement modifié.


Méthode et système d’altération de la conscience

US 5123899 A

Résumé : Il s’agit d’un système destiné à altérer l’état de conscience chez l’être humain grâce à l’application simultanée de nombreux stimuli, idéalement sonores, constitués par des fréquences et des formes d’ondes différentes. La relation entre les fréquences de plusieurs stimuli est démontrée par l’équation suivante :

g=sn/4 ·f

Avec :

f = la fréquence d’un stimulus

g = la fréquence des autre stimuli du stimulus

n = un entier relatif dont la valeur diffère pour chaque stimulus


Système de communication et méthode incluant l’analyse des ondes cérébrales et/ou l’exploitation de l’activité cérébrale

US 6011991 A

Résumé : Il s’agit d’un système et d’une méthode permettant à l’être humain de communiquer grâce au contrôle de son activité cérébrale. L’activité cérébrale de l’individu est contrôlée et transmise vers un emplacement distant (un satellite, par exemple). Là-bas, l’activité cérébrale contrôlée est comparée avec des courbes représentant des activités cérébrales normales préenregistrées, des formes d’onde ou des modèles afin de déterminer s’il existe une correspondance plus ou moins précise. Si une telle correspondance existe, l’ordinateur présent à l’emplacement distant détermine que l’individu a essayé de communiquer le mot, la phrase ou la pensée correspondant à ceux contenus dans la base de données de signaux normaux.


Dispositif et méthode afin d’altérer et de contrôler à distance les ondes cérébrales

US 3951134 A

Résumé : Il s’agit d’un dispositif et d’une méthode pour détecter les ondes cérébrales d’un individu à distance grâce à des signaux électromagnétiques de différentes fréquences transmis simultanément vers le cerveau de la cible. Ainsi, les signaux interfèrent avec ceux du cerveau ce qui engendre une forme d’onde modulée par les ondes cérébrales de l’individu. La forme d’onde générée par l’interférence est représentative de l’activité des ondes cérébrales, elle est retransmise par le cerveau vers un récepteur où celle-ci est démodulée et amplifiée. La forme d’onde démodulée est ensuite affichée visuellement et transmise vers un ordinateur afin de l’analyser plus précisément. La forme d’onde démodulée peut également être utilisée afin de produire un signal compensatoire qui, retransmis vers le cerveau, permet d’engendrer des effets dans l’activité électrique de ce dernier.


Système de communication subliminale silencieuse

US 5159703 A

Résumé : Il s’agit d’un système de communication silencieux dont les vecteurs, dans les très basses ou très hautes fréquences, ou bien dans les fréquences ultrasoniques adjacentes au spectre sonore, sont amplifiés ou modulés avec l’information désirée. Ces vecteurs sont ensuite propagés à travers les ondes sonores ou les vibrations grâce à des haut-parleurs, des écouteurs ou des transducteurs piézoélectriques afin d’influencer le cerveau. Les vecteurs modulés pourraient être transmis directement en temps réel ou alors enregistrés et stockés sur des médias mécaniques, magnétiques ou optiques afin diffusé en différé ou de manière répétée.


Méthode et dispositif associé afin de déterminer à distance de l’état émotionnel d’un individu

US 5507291 A

Résumé : Afin de déterminer à distance des informations liées à l’état émotionnel d’une personne, une onde formée d’une fréquence et d’une intensité prédéterminées est générée puis transmise via une connexion sans fil vers un sujet situé à distance. L’énergie émise par le sujet est ainsi détectée et automatiquement analysée afin d’obtenir des informations relatives à l’état émotionnel de l’individu visé. Des paramètres physiologiques ou physiques tels que la pression artérielle, le rythme cardiaque, la taille de la pupille, la fréquence respiratoire ou le degré de transpiration sont mesurés et comparés avec des valeurs de référence dans le but d’apporter des informations pertinentes dans l’évaluation des réponses d’une personne interrogée ou bien des intentions criminelles dans les zones à risque.


Manipulation acoustique subliminale du système nerveux

US 601302 A

Résumé : Chez l’être humain, les résonances sensorielles peuvent être stimulées par des impulsions acoustiques atmosphériques subliminales ajustées sur la fréquence de résonance. La résonance sensorielle de 1/2Hz affecte le système nerveux autonome ce qui peut engendrer relaxation, fatigue (somnolence) ou excitation sexuelle en fonction de la fréquence acoustique précise aux alentours de 1/2Hz qui est employée. Les effets de la résonance sur 2,5Hz incluent le ralentissement de certains processus corticaux, le sommeil (somnolence) ou la désorientation. Afin que ces effets apparaissent, l’intensité acoustique doit être comprise dans un intervalle subliminal profond. Le dispositif nécessaire est composé d’une source portable alimentée par une batterie et capable de délivrer de faibles radiations acoustiques subaudios. Le dispositif et la méthode peuvent être employés par le grand public afin de faciliter la relaxation, l’endormissement ou l’excitation sexuelle ainsi que par le milieu médical, pour le contrôle et même le traitement de l’insomnie, des tremblements, des crises d’épilepsie ou l’anxiété. Cela pourrait être également employé en tant qu’arme non-létale par les forces de l’ordre en causant fatigue et désorientation aux individus ciblés. Dans ce cas, il est préférable d’employer des monopoles acoustiques grâce à une machine inhalant et exhalant l’air avec des fréquences subaudios.


Dispositif et méthode destinée à diffuser du son audible grâce aux ultrasons

US 6052336 A

Résumé : Une source d’ultrasons diffuse un signal ultrason dont l’amplitude et/ou la fréquence est modulée de façon à présenter une information issue d’une autre source. Si l’amplitude des signaux est modulée, alors une fonction carrée du signal d’information apporté est réalisée avant la modulation. Le signal modulé, qui peut être également amplifié, est ensuite diffusé grâce à un appareil. Ainsi, un individu ou un groupe d’individus située dans la zone de diffusion peuvent entendre le son émis.


Manipulation du système nerveux par les champs électromagnétiques des moniteurs

US6506148B2

Résumé : Des effets physiologiques ont été observés chez un sujet humain en réponse à la stimulation de la peau par de faibles champs électromagnétiques qui sont pulsés à certaines fréquences proches de ½ Hz ou 2,4 Hz, de manière à exciter une résonance sensorielle. De nombreux écrans d’ordinateur et tubes de télévision, lorsqu’ils affichent des images pulsées, émettent des champs électromagnétiques pulsés d’une amplitude suffisante pour provoquer une telle excitation. Il est donc possible de manipuler le système nerveux d’un sujet en pulsant des images affichées sur un écran d’ordinateur ou un téléviseur situé à proximité. Dans ce dernier cas, l’image pulsée peut être intégrée dans le programme ou superposée en modulant un flux vidéo, soit sous la forme d’un signal RF, soit sous la forme d’un signal vidéo. L’image affichée sur un écran d’ordinateur peut être pulsée efficacement par un simple programme informatique. Pour certains moniteurs, des champs électromagnétiques pulsés capables d’exciter des résonances sensorielles chez des sujets proches peuvent être générés alors même que les images affichées sont pulsées avec une intensité subliminale.

Étiquette : Mind control ; → Autres brevets

Des implants cérébraux conçus pour fondre et ne laisser aucune trace

Des chercheurs américains et chinois, de l’Université de Pennsylvanie, ont mis au point plusieurs technologies bio dissolubles, des implants médicaux non-invasifs qui peuvent être absorbés par l’organisme.

Illustration of the construction of a bioresorbable neural electrode array for ECoG and subdermal EEG measurements. A photolithographically patterned, n-doped silicon nanomaterial (300 nm thick) is used for electrodes and interconnects. A 100 nm thick film of silicon dioxide and a foil of PLGA (30 nm thick) serve as a bioresorbable encapsulating layer and substrate, respectively. The device connects to an external data acquisition system through a conductive film interfaced to the Si nm interconnects at contact pads at the edge. (credit: Ki Jun Yu et al./Nature Materials))

Ils ont créé des capteurs, constitués de couches de molybdène et de silicium, qui peuvent surveiller les signaux du cerveau puis fondre à distance sans laisser de trace.

La recherche a été publiée en ligne dans la revue Nature et représente une grande avancée dans la technologie des biocapteurs, car elle offre une résolution égale ou supérieure pour mesurer l’activité électrique du cerveau, par rapport à des électrodes classiques, tout en éliminant « les risques, les coûts et l’inconfort associés à la chirurgie pour extraire les dispositifs actuels utilisés pour le suivi post-opératoire », selon le chercheur principal Brian Litt, professeur de neurologie, neurochirurgie et bio-ingénierie à l’École de Médecine de Perelman.

Les appareils seront particulièrement utiles pour la cartographie de la neurophysiologie et les modèles neuronaux de certains troubles mentaux et neurologiques — par exemple, la maladie de Parkinson, la dépression et l’épilepsie. D’autres applications utiles comprendront le suivi post-opératoire, et le placement de dispositifs impliqués dans la chirurgie cardiaque et neuronale.

La recherche a été financée par la DARPA entre autres.


Surveiller le cerveau avec un implant soluble


Dans les recherches connexes, les scientifiques chinois ont créé un dispositif bio dissolubleun « Memristor », (résistance de mémoire), composé de protéines d’albumines (blanc d’œuf) laquées sur un film de silicone, avec des électrodes de magnésium et de tungstène. Leur recherche a été publiée dans la revue ACS Applied Materials and Sciences.

Des tests ont montré que la performance de l’appareil est comparable aux autres memristors plus conventionnels et peut stocker des informations sur 10 000 secondes sans subir de détérioration. La puce peut fonctionner pendant trois mois dans des conditions sèches et dans des conditions humides, les albumines et les électrodes se décomposent en 2 à 10 heures. Les matières restantes se dissolvent après environ trois jours, laissant des traces insignifiantes.

La recherche a été financée par le National Natural Science Foundation of China.

Source : Kurzweil News

Stimuler la plasticité synaptique pour accélérer l’apprentissage

DARPA

Un nouveau programme DARPA explorera l’utilisation de la stimulation nerveuse périphérique pour améliorer les processus d’apprentissage dans le cerveau.

Le réseau de ramifications du corps des nerfs périphériques relie les neurones dans le cerveau et la moelle épinière pour les organes, la peau et les muscles, la régulation d’un grand nombre de fonctions biologiques de la digestion à la sensation de locomotion. Mais le système nerveux périphérique peut faire encore plus que cela, c’est pourquoi DARPA a déjà des programmes de recherche en cours pour exploiter un certain nombre de fonctions — comme un substitut pour les médicaments pour traiter les maladies et accélérer la guérison, par exemple, ainsi que pour le contrôle avancé des prothèses et de restaurer la sensation tactile à leurs utilisateurs.

Maintenant, en poussant ces limites plus loin, DARPA vise à mobiliser les nerfs périphériques de l’organisme pour réaliser quelque chose qui a longtemps été considéré comme le seul domaine du cerveau : faciliter l’apprentissage.


Des scientifiques découvrent comment télécharger des connaissances à votre cerveau


Le nouveau programme de formation de neuroplasticité ciblée (TNT-Targeted Neuroplasticity Training), cherche à faire avancer le rythme et l’efficacité d’un type spécifique d’apprentissage — compétences cognitives — par l’intermédiaire de l’activation précise des nerfs périphériques qui peuvent à leur tour promouvoir et renforcer les connexions neuronales dans le cerveau. TNT poursuivra le développement d’une plateforme technologique pour améliorer l’apprentissage d’un large éventail de compétences cognitives, dans le but de réduire le coût et la durée du vaste programme d’entraînement approfondie du Département de la Défense, tout en améliorant les résultats. En cas de succès, TNT pourrait accélérer l’apprentissage et réduire le temps nécessaire pour former des spécialistes en langue étrangère, des analystes du renseignement, cryptographes et d’autres.

Le programme est également remarquable parce que, contrairement aux projets précédents de DARPA en neuroscience et neurotechnologie, il aura pour but non seulement de rétablir (de restaurer) la fonction perdue, mais de faire progresser les capacités au-delà des niveaux normaux.

« Les recherches récentes ont démontré que la stimulation de certains nerfs périphériques, facilement et sans douleur atteint à travers la peau, peut activer les régions du cerveau impliquées dans l’apprentissage, » a déclaré TNT Program Manager Doug Weber, ajoutant que les signaux peuvent potentiellement déclencher la libération de neurotransmetteurs (substances neurochimiques) dans le cerveau qui réorganisent les connexions neuronales en réponse à des expériences spécifiques. « Ce processus naturel de la plasticité synaptique est essentiel pour l’apprentissage, mais une grande partie est inconnue sur les mécanismes physiologiques qui relient la stimulation des nerfs périphériques pour améliorer la plasticité et l’apprentissage », a déclaré Weber. “Vous pouvez penser à la stimulation des nerfs périphériques comme un moyen de rouvrir la période dite « critique » lorsque le cerveau est plus facile et adaptatif. La technologie TNT sera conçue pour moduler en toute sécurité et avec précision les nerfs périphériques pour contrôler la plasticité aux points optimaux dans le processus d’apprentissage. »

DARPA a l’intention d’adopter une approche en couches à l’exploration de ce nouveau terrain. La recherche fondamentale portera sur l’acquisition d’une compréhension plus claire et plus complète de la façon dont la stimulation nerveuse influe sur la plasticité synaptique, comment les processus d’apprentissage des habilités (des compétences) cognitives sont réglementés dans le cerveau et les façons d’améliorer ces processus pour accélérer en toute sécurité l’acquisition de compétences tout en évitant les effets secondaires potentiels.

Le côté technique du programme ciblera le développement d’un dispositif non-invasif qui produit la stimulation des nerfs périphériques pour améliorer la plasticité dans les régions du cerveau responsables des fonctions cognitives. L’objectif est d’optimiser les protocoles de formation qui accélèrent le rythme d’apprentissage et de maximiser la rétention à long terme de même les compétences cognitives plus complexes. Pour atteindre ces objectifs divers, TNT espère attirer des équipes pluridisciplinaires couvrant les milieux tels que les neurosciences cognitives, la plasticité neuronale, électrophysiologie, neurophysiologie des systèmes, génie biomédical, la performance humaine et la modélisation informatique.

Afin de familiariser les participants potentiels avec les objectifs techniques du TNT, DARPA organisera une journée le vendredi 8 avril 2016, au Westin Arlington Gateway à Arlington, en Virginie. L’avis spécial de DARPA annonçant la journée et décrivant les fonctionnalités spécifiques recherchés est disponible à https://www.fbo.gov/spg/ODA/DARPA/CMO/DARPA-SN-16-20/listing.html.

Une annonce avec des informations techniques complètes sur la TNT est imminente. Pour plus d’informations, veuillez envoyer un email DARPA-SN-16-20@darpa.mil.

Source : DARPA News