Livestream avec Ray Kurzweil et Peter Diamandis

Le co-fondateur de la Singularity University, directeur de Google AI et futuriste Ray Kurzweil, se joindra à Peter Diamandis pour un live Ask Me Anything de 90 minutes, le 13 octobre de 20h30 à 22h00.

C’est une chance d’entendre les prédictions de Ray Kurzweil pour le futur proche et lui poser directement vos questions, toutes visant à vous fournir un avantage déloyal pour votre entreprise.

Conférence : Amélioration de l’homme par la technologie ?

La conférence sera animée par Vincent Guérin. L’objet de cette soirée est de sonder les origines du transhumanisme, explorer les discours de ses représentants, analyser ses concepts, ses incarnations, ses résonances, afin de donner du sens à cette idéologie et observer la manière dont elle exprime notre temps.

date : 15 juin 2017, 18h30
à : IN’TECH Sud-Ouest, Amphithéâtre de l’ENAP, 440 avenue Michel Serres, 47000 Agen.

Renseignements complémentaires : m.bru@intech-so.fr

« Réinventer le rêve américain » : Le parti transhumaniste

Publié in Marianne Celka, Matthijs Gardenier, Éric Gondard et Bertrand Vidal (éd.), Utopies, dystopies et uchronies, RUSCA, revue électronique de sciences humaines et sociales, n° 9, 2016/2, p. 16-24.

« Vote for Zoltan if you want to live forever »

Digitaliser le cerveau, télécharger la conscience dans un ordinateur, le cloud computing, naître d’un utérus artificiel, créer des bébés sur mesure, vivre indéfiniment et en bonne santé : science-fiction ? Pas pour Zoltan Istvan, candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis.

Zoltan Istvan est transhumaniste, un courant de pensée qui prône l’affranchissement des limites physiques, cognitives et émotionnelles humaines par les technosciences et une prise en main de l’évolution naturelle jugée imparfaite1. En 2014, il a fondé le parti transhumaniste américain. Depuis, il s’est lancé dans la campagne présidentielle. En décembre dernier, après trois mois de voyage à travers les États-Unis à bord du « bus de l’immortalité » (en forme de cercueil), il a déposé symboliquement une Bill of Rights au Capitol, à Washington, revendiquant entre autres, pour les humains mais aussi les intelligences artificielles « sensibles » et les cyborgs, que des recherches soient effectuées afin de favoriser l’extension de la longévité en bonne santé2.

L’objet de ce texte est d’observer un désir d’insuffler, donner du sens, à une perfectivité technoscientifique radicale, un « nulle part3 » en quête de légitimité.

Qui est Zoltan Istvan ?

Zoltan Istvan est né aux États-Unis en 1973 de parents ayant fui la Hongrie et le régime communiste4. Il étudié la philosophie et la religion à Colombia University de New York5. C’est lors d’un cours qu’il découvre la cryonie : c’est une révélation6.

À 21 ans, il embarque sur un bateau avec 500 livres et entreprend un voyage transocéanique de plusieurs années. Devenu reporter, il publie pour The New York Times Syndicate, National Geographic.com, Sunday San Francisco Chronique, etc7. Il sera ensuite recruté par National Geographic Channel. En 1999, il couvre la guerre du Cachemire opposant l’Inde et le Pakistan et réalise Pawns of paradise : inside the brutal Kachmir Conflit, un documentaire qui sera récompensé par plusieurs prix. Athlète de l’extrême, il inaugure une pratique sportive pour le moins originale : la planche sur volcan8.

En 2004, alors qu’il accompagne des « chasseurs de bombes » américains au Vietnam, directement exposé à la mort, il revient avec deux convictions : vivre le plus longtemps possible et pour cela consacrer sa vie à promouvoir le combat contre la mort9.

En 2013, il publie The transhumanist Wager (Le pari transhumaniste), un roman de science-fiction. L’action se situe aux États-Unis dans un futur proche. Alors que des changements technologiques radicaux sont en cours dans l’intelligence artificielle, l’ingénierie génétique, la cryonie, etc., les transhumanistes font l’objet d’attaques de la part de politiciens, de religieux chrétiens, des scientifiques sont assassinés. Dans ce contexte, Jethro Knights, son personnage principal, défend une philosophie radicale qu’il nomme Teleological Egocentric Functionalism, qui consiste à promouvoir l’augmentation et l’immortalité.

Pour Zoltan Istvan, il s’agit d’explorer ce que nous serions prêts à faire pour vivre indéfiniment10. En partie autobiographique : Jethro Knights est étudiant en philosophie, il a traversé les Océans, couvert le conflit du Cachemire, fait de la planche sur les volcans et oeuvre pour le magazine International Geographic. Récusant la posture radicale, violente, de son personnage, Zoltan Istvan évoque la fiction.

Le parti transhumaniste américain

En octobre 2014, il passe à l’action et fonde le parti transhumaniste américain11. Jusqu’alors les éventuels sympathisants, souvent ingénieurs, scientifiques, étaient peu versés dans la politique12. Simultanément il crée, avec l’Anglais Amon Twyman, le Party Transhumanism Global qui vise à favoriser le développement et la coopération entre les différents partis transhumanistes émergeants13.

La naissance de ce parti est une nouvelle étape dans l’histoire du transhumanisme. Si le terme est né sous la plume du biologiste Julian Huxley (frère d’Aldous) en 192714, c’est seulement dans les années 1980 qu’il prend son sens contemporain. Longtemps diffuse, cette constellation s’incarne en 1998 avec le World Transhumanist Association, une organisation créée par les philosophes David Pearce et Nick Boström qui a pour but non seulement de donner corps au transhumanisme, mais aussi du crédit à ses idées afin de générer des recherches académiques15.

L’objectif de Zoltan Istvan est d’unifier politiquement le transhumanisme, lui donner une voix16. Le parti est affilié à un think tank : Zero State/Institute for Social Futurism. L’expression Social Futurism, forgée par Amon Twyman est synonyme de techno-progressisme. Apparenté à la gauche libérale, se présentant comme une alternative aux libertariens, il a pour slogan « positif social change throught technology ». Le Social Futurism, qui associe socialisme et technologie, a pour objectif de faire converger justice sociale et transformation radicale de la société par la technologie17. Dans la nébuleuse transhumaniste, les technoprogressistes tranchent par leur volonté de favoriser des changements devant bénéficier à tous18.

En octobre 2014, Zoltan Istvan s’est ouvertement déclaré candidat à la présidence des États-Unis. À cette fin, il s’est entouré des célébrités anciennes et montantes du transhumanisme. Le « biogérontologue » anglais Aubrey de Grey et la jeune biophysicienne Maria Konovalenko, cofondatrice en Russie du Parti de la longévité, sont ses conseillers anti-âges. Natasha Vita-More, figure mythique du transhumanisme, est sa conseillère transhumanisme, Jose Luis Cordeira, membre de la Singularity University, est son conseiller technique. Gabriel Rothblatt, qui a concouru comme démocrate pour un siège au Congrès en 2014, est son conseiller politique19.

Il évalue ses supporters, regroupant ingénieurs, scientifiques, futuristes et techno-optimistes à 25 00020. Initialement constitué surtout d’hommes blancs, situés académiquement, le mouvement serait en train de se diversifier, avec de jeunes hommes et femmes, d’horizons géographiques, politiques et professionnels divers. Certains seraient LGBT, d’autres handicapées, beaucoup athées21.

L’objectif de la campagne est de toucher ces trois groupes spécifiques : les athées, les LGBT et la communauté handicapée, soit environ 30 millions de personnes aux États-Unis22.

Lucide, il considère ses chances de remporter l’élection proche de 0. Ses ambitions sont toutes autres : faire croître le parti, promouvoir des idées politiques qui unissent les nations dans une vision techno-optimiste, favoriser des désirs illimités23. Avec une population américaine à 75 % chrétienne et alors que 100 % du Congrès est religieux, il estime que son plus grand obstacle est son athéisme24.

En octobre dernier, Amon Twyman apportait une autre limite à l’ambition politique de Zoltan Istvan en réaffirmant la pluralité du transhumanisme. Selon lui, la force du parti réside dans sa diversité. Les idées de Zoltan Istvan, perçues comme libertariennes25 et potentiellement schismatiques, risquent d’affaiblir le transhumanisme. Tout en reconnaissant le bien fondé de son action, Amon Twyman considère qu’un discours centré sur la longévité fait oublier les autres aspects du transhumanisme et se heurte au techno-progressivisme26. Confrontée au réel, l’utopie s’affaiblit.

« Réinventer le rêve américain »

Trois thèmes dominent la campagne : la superintelligence artificielle, le devenir cyborg et le dépassement de la culture mortifère.

Zoltan Istvan défend l’idée que dans 30 ans le président des États-Unis pourrait être une intelligence artificielle27. Considérée comme peu influençable par un lobby, une intelligence artificielle agirait, « de manière altruiste », pour le bien de la société. Mais un dysfonctionnement, une prise de contrôle par une autorité malveillante, un devenir « égocentré » de la machine seraient les faiblesses de cette prospective28. Cette idée fait écho aux préoccupations « académiques » de deux transhumanistes : Eliezer Yudkowsky du Machine Intelligence Research Institute et Nick Boström (Université d’Oxford), directeur de l’Institut for Future of Humanity. Ces derniers sont inquiets des risques anthropiques liés, entre autres, à l’émergence possible d’une superintelligence inamicale29. Zoltan Istvan occulte ce danger en postulant que les transhumanistes n’ont pas pour ambition de laisser les machines agir à leur guise. Proche du discours techno-optimiste libertarien de Ray Kurzweil et Peter Diamandis, dans une vision plutôt adaptative qu’émancipatoire30, la fusion avec la machine, le devenir cyborg, permettra selon lui de réduire le risque31. La faiblesse de l’argumentaire éthico-politique est ici frappante.

Techno-évolutionniste, se positionnant ouvertement au-delà de l’humain, il souhaite améliorer le corps humain par la science et la technologie, faire mieux et plus rapidement que la sélection naturelle. Zoltan Istvan se dit porteur d’une « nouvelle façon de penser », un nouveau territoire pour l’espèce humaine32. Qualifiant d’anti-progrès, d’anti-innovation le moratoire sur l’ingénierie génétique, il souhaite que les recherches se poursuivent dans un cadre éthiquement borné ; l’enjeu : vivre mieux. Il défend l’idée qu’avec cette ingénierie les maladies du cœur, les cancers, les hérédités pathogènes seront éliminées. Dans une approche résolument eugéniste, il serait donné aux parents le choix de leur enfant : couleur des cheveux, taille, genre, aptitudes athlétiques et cognitives. Récusant les critiques, il les estime infondées et fruits de la religion. La crainte de créer une race non-humaine, des êtres monstrueux, est, selon lui, surestimée et habitée par un imaginaire hollywoodien. À cela, il oppose la création d’une population libérée de la maladie. Ici techno-progressiste, il évoque le risque que seuls les riches pourraient se le permettre33. Au-delà du devenir cyborg, c’est la mort qui est visée.

Un des obstacles majeurs à la croissance du transhumanisme résiderait, selon Zoltan Istvan dans la culture mortifère (deathist culture). 85 % de la population mondiale croit à la vie après la mort et au moins 4 milliards d’habitants considèrent le dépassement de celle-ci par la technologie comme un blasphème. Beaucoup de gens souscrivent à une culture qui suit les principes de La Bible : mourir et aller au paradis34. Partant du constat que 150 000 personnes meurent chaque jour, pour la plupart de vieillesse et de maladie, il suggère deux voies « prometteuses » pour réduire cette mortalité : la digitalisation du cerveau et le téléchargement de l’esprit ainsi que l’inversion du processus de vieillissement développé par Aubrey de Grey35. Les millions de dollars investis dans la recherche anti-âge et la longévité grâce notamment par Google et le projet Calico, Human LLC et Insilico, le rendent optimiste. Mieux encore, l’idée de faire une fortune autour de l’immortalité ferait son chemin36. Matérialiste, comme Aubrey de Grey, il perçoit le corps comme une voiture que l’on peut réparer37. Il ne s’agit pas de vivre éternellement mais plutôt de choisir de mourir ou non. C’est une transcendance opératoire, un ici et maintenant, qu’il propose38.

Récemment, Zoltan Istvan a fait scandale en évoquant le contrôle des naissances. Dans la perspective d’une conquête de la mort, il s’interroge : « Devra-t-on encore permettre à n’importe qui d’avoir autant d’enfants qu’il souhaite ? » Il imagine un permis, accordé suite à une série de tests, qui permettrait l’accès à la procréation et la possibilité d’élever des enfants. En seraient exclus les sans domicile fixe, les criminels et les drogués. Mobilisant, tout à tour, l’argument humanitaire – donner une meilleure vie aux enfants –, environmental, démographique, féministe – les enfants qui nuisent à la carrière professionnelle –, il conclut qu’il ne s’agit pas de restreindre la liberté mais de maximiser les ressources pour les enfants présents et à venir39. Ces propos tenus dans la revue libertarienne Wired co.uk, lui ont valu l’ire d’une presse40 qu’il qualifie de « conservatrice ». Il aurait même reçu des menaces de mort41.

Conclusion

Le transhumanisme sort de sa sphère techno-scientifique et philosophique, il s’aventure maintenant sur le terrain politique, éprouve ses forces. Sans surprise, cette irruption dans le réel attise le conflit entre les bioconservateurs et les bioprogressistes. Plus intéressant, cette campagne électorale révèle un obstacle encore largement invisible : la colonisation politique de l’utopie, qui s’incarne dans les tensions entre les libertariens et les technoprogressistes.

Si les résultats de l’élection seront sans surprise pour Zoltan Istvan, le « pari » de faire connaître le transhumanisme à une large audience est d’ores et déjà remporté, quant à l’idée d’unifier les forces potentielles en présence : nous le verrons lors de l’élection.

Cette candidature doit attirer notre attention sur les mutations technologiques radicales en cours, leurs ressorts et motivations. Plus encore, c’est une invitation cruciale à penser les implications politiques et sociales et la nécessité d’anticiper les arbitrages et risques associés.

Notes :

1 MORE M. & VITA-MORE N., The transhumanist reader, Hoboken, John Wiley & Sons, 2013 ; BOSTROM, N., « A history of transhumanist Though », Journal of Evolution & Technology, 14, 1, 2005.
2 ISTVAN Z., « Immortality Bus delivers Transhumanist Bill of Rights to US Capitol », IBT, 21 décembre 2015.
3 RICOEUR P., L’idéologie et l’utopie, Paris, Seuil, 1997, p. 37.
4 LESNES C., « Zoltan Istvan, le candidat de la vie éternelle », Le Monde, 14 septembre 2015.
5 RAJ A., « The transhumanist who would be president », Reform, 6 mars 2014.
6 NUSCHKE M., « Fireside Chat with Zoltan Istvan – Author of ‘The Transhumanist Wager’ », Retirement singularity, 4 mai 2014.
7 Site de Zoltan Istvan.
8 ISTVAN Z., « EXTREME SPORTS / Really Good Pumice, Dude! / Volcano boarding: Russian roulette on a snowboard », Sfgate, 8 décembre, 2002.
9 ISTVAN Z., « Forget Donald Trump. Meet Zoltan Istvan, the only presidential candidate promising eternal life », Vox, 8 septembre 2015.
10 Idem.
12 RAJ A., « The transhumanist who would be president », Op. Cit.
14 HUXLEY J., Religion without revelation, Santa Barbara, Greenwood Press, 1979 (1927).
15 BOSTROM, N., « A history of transhumanist Though », Op. Cit.
16 ISTVAN Z., « An interview with Zoltan Istvan, founder of the transhumanist party and 2016 U.S. presidential candidate », Litost Publishing Collective, 23 novembre 2014.
17 Institute for social futurism, Op. Cit.
18 TREDER M., « Technoprogressives and transhumanists : What’s the difference ? », IEET, 25 juin 2009.
19 ISTVAN Z., « Why I’m running for president as the transhumanist candidat », GIZMODO, 5 juillet 2015.
20 Idem.
21 ISTVAN Z., « A new generation of transhumanists is emerging », Huffpost, 3 octobre 2014.
22 ISTVAN Z., « Why I’m running for president as the transhumanist candidat », Op. Cit.
23 Idem.
24 Idem.
25 BENEDIKTER R et al., « Zoltan Istvan’s ‘Teleological Egocentric Functionalism’: A approach to viable politics ? », Op. Cit.
26 TWYMAN A., « Zoltan Istvan does not speak for the Transhumanist Party », Transhumanity.net, 12 octobre 2015.
27 HENDRICKON J., « Can this man and his massive robot network save America », Esquire predicts, 19 mai 2005.
28 Idem.
29 Cf. Superintelligence, Paths, Dangers, Strategies de Nick Bostrom (oup, 2014).
30 DEVELEC LE N., « De l’humanisme au post-humanisme : mutations de la perfectibilité humaine », Revue MAUSS, 21 décembre 2008.
31 ISTVAN Z., « The morality of artificial intelligence and the three laws of transhumanism », Huffpost, 2 février 2014.
32 ISTVAN Z., « The culture of transhumanism is about self-improvement », Huffpost, 4 septembre 2015.
33 ISTVAN Z., « Transhumanist party scientists frown on talk of engineering moratorium », Huffpost, 5 avril 2015.
34 ISTVAN Z., « Why I’m running for president as the transhumanist candidat », Op. Cit.
35 ISTVAN Z., « Transhumanism is booming and big business is noticing », Huffpost, 17 juillet 2015.
36 Idem.
37 GREY A. de avec RAE M., Ending Aging. The Rejuvenation Breakthrought That could Reverse Human Aging in Our Lifetime, NY, St Martin Griffin, 2007, p. 326.
38 ISTVAN Z., « Can transhumanism overcome a widespread deathist Culture ? », Huffpost, 26 mai 2015.
39 ISTVAN Z., « It’s time to consider restricting human breeding », Wired. co.uk, 14 août 2014.
40 McCLAREY D., « Hitler : “Born Before this time” », The American Catholic, 21 août 2014 ; SMITH WESLEY J., « Tranhumanism’s Eugenics Authoritarianism », Evolution. News.net, 15 août 2014.
41 ISTVAN Z., « Death, threats, freedom, Transhumanism, and the future », Huffpost, 25 août 2014.

Les nanotechnologies vont apporter une extension radicale de la longévité

Peter Diamandis, fondateur et président exécutif de XPRIZE et cofondateur et président exécutif de la Singularity University estime que les nanotechnologies amèneront la possibilité d’une extension radicale de la longévité.

Nanotechnologies et extension de la vie

Dans un question/réponse sur scène au Singularity University’s Global Summit, Diamandis a élaboré sur sa vision sur la façon dont les nanotechnologies peuvent conduire à de nouvelles techniques pour détecter la maladie ainsi que pour régénérer le corps, interfacer avec l’esprit humain et amener une radicale extension de la longévité.

Avec le temps, l’entrepreneur voit les humains et la technologie interagirent jusqu’à lier l’esprit humain aux machines et amener une plus grande espérance de vie.

SingularityHub rapporte que Diamandis a déclaré au Singularity University Global Summit que les nanotechnologies aideront à identifier les facteurs de risque dans le génome humain afin de stopper la maladie avant que celle-ci ne se manifeste. L’entreprise de santé fondée par Diamandis, Human Longevity, a pour objectif de combiner les informations clés sur la santé avec les données complètes sur la génétique d’une personne afin de déterminer leur profil de risque pour diverses maladies.

La médecine du futur aidera aussi à reconstituer le corps en cellules souches de sorte que chacun aura un moteur de régénération restauré/reconstitué durant toute leur vie. D’après la publication en ligne Inverse, un autre développement intéressant dans un avenir proche est l’interface esprit-machine (mind-machine).

Diamandis a expliqué que l’objectif de sa recherche est une nanotechnologie qui permettrait à des machines d’interagir avec les cerveaux humains. Cela devient de plus en plus proche de la réalité étant donné que des chercheurs de l’University of Southern California travaillent déjà sur des implants neuronaux capables d’améliorer les fonctions cognitives.

D’après Diamandis, la technologie progresse lentement jusqu’au point où les humains seront effectivement en mesure de se connecter via leur esprit. Ces développements ouvrent la possibilité d’une extension radicale de la longévité. Les humains pourront vivre plusieurs siècles dans le même corps, ainsi que télécharger leur conscience dans un ordinateur.

Diamandis collabore avec plusieurs entreprises poursuivant ces idées d’interfaces cerveau-machine et de nanotechnologie. D’après lui, l’horizon temporel de ces technologies pourrait être visible d’ici 20 à 30 ans.

Traduction Thomas Jousse

iTechPost

Nous allons vivre éternellement et deviendrons des cyborgs

David Orban, 50 ans, est un scientifique et visionnaire né en Hongrie. Il est professeur à la Singularity University de Californie et a fondé de nombreuses entreprises hitech y compris Network Society Ventures, un fonds d’investissement pour les start-ups. En tant que futurologue, il s’exprime sur tous les meilleurs forums mondiaux. Pour des fins expérimentales, il a eu un implant d’une puce NFC, ce qui fait de lui un cyborg.


David Orban a été interviewé par Panorama, un magazine hebdomadaire italien en avril 2016.

Nous allons vivre éternellement et deviendrons des cyborgs

Les droïdes super-intelligents vont travailler à notre place. Considérant que nous serons des ensembles de données avec la capacité de se réincarner à volonté. L’avenir selon David Orban de la Singularity University.

« Nous vivrons aux côtés de robots et droïdes qui seront plus intelligents que les humains. Pendant qu’ils travailleront à notre place, la nouvelle espèce humaine passera son temps à explorer le potentiel inconnu de l’esprit. Les gens deviendront des cyborgs, avec des capacités améliorées par la technologie. Nous serons en mesure de vivre éternellement en transférant nos cerveaux (y compris le soi sensitif (sentient Self)) dans d’autres corps et d’explorer l’espace en transmettant notre matière grise à la vitesse de la lumière comme si c’était des bits voyageant à travers l’éther. »

C’est le futur qui nous attend dans les 50 prochaines années selon David Orban, le fondateur d’un nombre incalculable de compagnies high-tech à succès, mais par-dessus tout un visionnaire et professeur à la Singularity University, une « usine » à génies et startups financées par Google, fondée en 2008 par le scientifique Ray Kurzweil et l’entrepreneur Peter Diamandis au cœur de la Silicon Valley en Californie. Orban n’est pas un auteur de science-fiction, mais un business manager à la réputation mondiale et futurologue, qui passe un tiers de son temps dans les airs pour se rendre vers les lieux des meilleures conférences technologiques. Comme il le dit lui-même, il est « un ambassadeur pour le vivre-demain dans le présent. » Panorama l’a rencontré lors d’un bref séjour à Milan pour intervenir dans le séminaire du labo sur les communications numériques. Son article s’intitulait « Le futur est  anticipé de 10 ans ».

Quand vous parlez à Orban, votre impression immédiate est que vous êtes en compagnie du Capitaine Kirk de la série télé Start Trek, juste avant une téléportation vers de nouveaux mondes depuis le vaisseau spatial Enterprise. Dès que vous lui serrez la main, il vous invite à sentir l’espace entre son index et son pouce où il s’est fait implanter une puce. « Je suis un cyborg », dit-il à Panorama. « La puce possède tous les codes dont j’ai besoin pour faire des paiements en Bitcoin, la monnaie numérique d’internet. Avec les capacités de la puce, je peux faire plein d’autres choses encore en plus de transférer de l’argent. Je peux prendre une voiture dans un système de co-voiturage, passer les tourniquets du métro ou ceux du travail. Dans le futur, je pourrais envoyer des informations à une autre personne avec le même implant, aussi facilement et rapidement qu’un ordinateur envoie aujourd’hui un e-mail en utilisant le wifi. La puce pourrait mesurer mes fonctions vitales, formuler des requêtes Google et envoyer les réponses directement à mon cerveau. » Mais la raison principale pour laquelle Orban est le premier humain à avoir un implant (son chien a aussi la même puce) est pour tester l’acceptation sociale. « Avec cet implant, je veux développer un débat avec les gens qui pensent que nous ne devrions pas être autorisés à devenir des êtres technologiquement augmentés. »

En effet, la principale préoccupation d’Orban est que le futur pourrait voir des formes de racisme technologique menant à des guerres de suprématie. « Nous allons devoir apprendre à vivre côte à côte avec une nouvelle espèce d’humanoïdes dont l’intelligence artificielle les rend plus intelligents que nous », dit-il à Panorama. « Arriverons-nous à les accepter ? Ou y aura-t-il un conflit ? Nous devons nous poser ces questions rapidement. » Orban rappelle que « les cent dernières années ont vu un plus grand progrès technologique que les mille années précédentes. Si la puissance de calcul des ordinateurs continue d’augmenter à la même vitesse, nous aurons des ordinateurs plus puissants qu’un cerveau humain dès 2025. Et d’ici 2045, avec cette croissance exponentielle, les hommes auront créé des machines pensantes avec les capacités de 10 milliards de cerveaux humains regroupés ensemble. »

Pourtant, cela ne sera pas seulement dû à l’effort humain. L’intelligence artificielle « est capable d’évoluer et de s’auto-améliorer beaucoup plus rapidement que l’intelligence humaine. » Dans la vision d’Orban, la singularité – le moment où le progrès technologique surpasse la compréhension des générations précédentes – se rapproche et se produira dans la première moitié du 21e siècle. La singularité est l’accélération simultanée de quatre technologies clés : la génétique, la nanotechnologie, la robotique et, par-dessus tout, l’intelligence artificielle. Une explosion technologique qui réécrira la parabole humaine, de « vous êtes né, vous travaillez, vous mourrez », d’après Orban, « vous êtes né, vous ne travaillez plus, et vous vivez pour toujours. »

Dans ce scénario, la main-d’œuvre se composera de machines travaillant à notre place dans des bureaux et des usines. Pendant ce temps, le contenu de notre cerveau (y compris notre personnalité) survivra à nos corps physiques. « Nous serons en mesure de transférer notre « moi » dans une mémoire, de la même façon que vous copiez un document sur une clé USB », Orban continue, « et nous serons en mesure de continuer à vivre dans un nouveau corps bionique. Nos souvenirs et nos connaissances deviendront des bits qui peuvent être transmis à travers l’éther, de sorte que nous n’aurons plus besoin de trains, d’avions ou de voitures pour voyager. Nous pourrons même supprimer des expériences négatives[1] pour ne garder que nos souvenirs heureux. Nous n’aurons pas à passer par la mort physique pour vivre une vie parallèle. Plutôt comme dans Avatar [film de James Cameron, 2009], ce sera comme allé dormir, nous pourrions fermer les yeux à Milan et se réveiller (dans un corps différent) à New-York. Ou, pourquoi pas, sur une autre planète. »

À ce moment-là, le concept même d’humanité devra être repensé. Les religions devront aussi reconsidérer leur travail pour comprendre et accepter cette nouvelle avancée évolutionnaire, où les humains seront en mesure de choisir la vie éternelle. « Le monde sera peuplé par des robots plus intelligents que les gens, par des êtres humains et par des cyborgs avec des cerveaux humains. » Fascinant ou effrayant, voici ce qui nous attend. « L’accélération exponentielle a commencé. Et elle ne peut pas être stoppée. »

Traduction Thomas Jousse

David Orban, le 24 avril 2016

Note :

[1] Une manipulation de neurones spécifiques aide à effacer les mauvais souvenirs et améliorer les bons ; Il est possible de « Supprimer » les souvenirs indésirables ; Un algorithme informatique créé pour encoder les souvenirs humains ; Les souvenirs peuvent être réécrits à l’aide de l’optogénétique.

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Expérience de Bitcoin avec une puce NFC : une clé privée implantée

Devenir un cyborg

Quand j’ai implanté une puce NFC [Near Field Communication : Communication en Champ Proche] dans ma main gauche, il y a environ deux mois de cela à la Singularity University Summit Europe à Amsterdam, j’ai suivi la tradition de notre espèce qui décida cent mille ans ou plus auparavant de devenir un cyborg. La puce NFC, vendue au travers du si bien nommé site web Dangerous Things, est incorporée dans un flacon de verre et est injectée sous la peau entre le pouce et l’index, déposée en toute sécurité dans une grande quantité de tissus absorbant les chocs. L’opération, réalisée par Tom Hannes de Piercing Utrecht, était rapide, et peu douloureuse.

La technologie a été depuis longtemps aux côtés des humains. Non seulement l’agriculture qui a accéléré l’évolution de notre civilisation en arrêtant notre train de vie de chasseurs-cueilleurs nomades il y a dix mille ans de cela. Mais l’utilisation du feu, qui nous a fourni un processus basé sur la technologie de digestion externe à notre estomac, nous a permis de passer moins de temps à absorber une énergie plus utile pour alimenter nos cerveaux affamés.

Quand les gens parlent de leurs derniers téléphones, ou de leurs objets portables, j’ai l’opportunité de leur parler de l’implant. Le moment le plus choquant arrive quand ils touchent ma main, et qu’ils peuvent réellement sentir la puce de la taille d’un grain de riz sous ma peau. La plupart des gens sont physiquement révoltés par celle-ci, et ils sont tous assez étonnés.

Le premier objectif dans l’obtention d’un implant, qui est aujourd’hui porté par un nombre restreint de personnes est obtenu de la sorte : ouvrir la conversation à propos de ces technologies et briser la barrière sociale pour leur adoption.

Nous avons été habitués aux implants de restauration depuis plus de cinquante ans, depuis les premiers pacemakers, et personne ne songerait à dire que quelqu’un devrait plutôt mourir qu’en obtenir un. D’autre part, les interventions augmentatives semblent être plus controversées, et les gens font souvent référence à l’équité, et au nivellement des opportunités, quand ils sont confrontés à la possibilité que d’autres parmi leurs pairs pourraient miser sur des augmentations physiques et cognitives pour atteindre leurs objectifs personnels ou professionnels.

Heureusement, nous avons été en mesure d’arriver à des conclusions positives dans ces dialogues par le passé. Oui, nous avons des lunettes pour rétablir notre vision si nous avons des troubles de la vue, mais nous avons aussi des jumelles et des télescopes qui augmentent considérablement la distance et l’acuité de notre vision améliorée.

Une autre raison de se faire implanter pour moi était de faire une expérience de première main avec la technologie en général, et avec les implants NFC en particulier. Une différence importante avec les précédentes puces RFID [Radio Frequency Identification : Radio-identification] est que celles qui avaient un numéro de série à l’intérieur, ne pouvait pas être changé, alors que la puce NFC peut contenir d’autres informations dans sa mémoire, elle est éditable (accessible en écriture, programmable), et peut être utilisée pour différentes applications : l’identification, le contrôle d’accès, et les transactions sont quelques-unes des utilisations qui sont déjà possibles aujourd’hui.

Actuellement, je garde les clés privées de mon portefeuille Bitcoin dans la puce, comme un exemple d’application.

Quelle est la meilleure façon de gérer ses portefeuilles Bitcoin ? Nous ne le savons pas encore, étant donné que tous les réflexes que nous avons envers l’argent traditionnel ne s’appliquent pas, et les nouveaux ne se sont pas encore développés. Voilà pourquoi expérimenter les différentes façons d’utiliser les portefeuilles, et ajuster dynamiquement la balance entre le confort et la sécurité est important.

Exporter la clé privée d’un portefeuille Blockchain, « 5KTVg5… », écrit sur l’implant, puis restaurer le portefeuille depuis la clé privée, sont les étapes fastidieuses actuelles qui certainement deviendront plus faciles avec un meilleur logiciel de support et des expériences plus fluides.

Ce n’est qu’une des utilisations de l’implant qui n’est pas encore approuvé pour une utilisation humaine aujourd’hui, et très peu de personnes en possèdent. Mais ceux qui sont prêts à expérimenter, sont pionniers pour des milliards d’autres qui suivront avec des applications qui seront la conception des contours de l’avenir.

Traduction Thomas Jousse

David Orban, 2 janvier 2015

David Orban, 50 ans, est un scientifique et visionnaire né en Hongrie. Il est professeur à la Singularity University de Californie et a fondé de nombreuses entreprises hi-tech y compris Network Society Ventures, un fonds d’investissement pour les start-ups. En tant que futurologue, il s’exprime sur tous les meilleurs forums mondiaux. Pour des fins expérimentales, il s’est fait implanter une puce NFC, ce qui fait de lui un cyborg.

Singularity University ouvre une antenne à Genève

Avec le soutien de Google et de la NASA, la Singularity University a pour vocation d’offrir aux décideurs un avant-goût des ruptures économiques, politiques et sociales à venir, induites par les nouvelles technologies. Objectif : les préparer à agir dans l’intérêt de l’espèce humaine.

La Faculté insolite s’est installée dans les locaux de la Fongit, la pouponnière locale pour jeunes pousses. «Nous visons à importer la formule californienne pour la croiser avec le terrain d’élevage romand en matière d’innovation et d’excellence», précise Nicoletta Iacobacci.

lire l’article sur Le Temps.ch

Transhumanisme : Nos enfants, bientôt des hommes-robots ?

La montée en puissance du mouvement américain du Transhumanisme et son implantation récente en France suscite l’inquiétude. Le monde que préparent ingénieurs et chercheurs de l'”Université de la singularité” défini comme l’avènement de l’homme augmenté est aussi celui de la fin de l’homme ou à défaut de son asservissement aux machines. Enquête de Laetitia Saavedra.

Ce n’est pas un mythe : les robots et l’IA vont supprimer les emplois dans presque toutes les industries

Avec un taux de chômage tombé à 5,3 %, le plus bas en 7 ans, les décideurs poussent un soupir de soulagement. En effet avec le boom technologique en cours, il y a beaucoup d’être optimistes. La fabrication est de retour sur les côtes américaines avec des robots faisant le travail des ouvriers chinois ; Les constructeurs américains produisent en masse des véhicules électriques autonomes ; les entreprises technologiques vont développer des dispositifs médicaux qui vont améliorer la santé et la longévité ; nous aurons une énergie propre et illimitée et les imprimantes 3D répondront à nos besoins quotidiens. Le coût de toutes ces choses va chuter et va permettre de subvenir aux besoins fondamentaux de chaque être humain.

Je parle des avancées technologiques qui se produisent aujourd’hui, et qui porteront leurs fruits dans les années 2020.

Mais les décideurs auront un nouveau grand problème à régler : la disparition des emplois humains.

Non seulement il y aura de moins en moins d’emplois pour les gens qui font un travail manuel, mais les emplois intellectuels seront également remplacés par des ordinateurs. Presque toutes les industries et les professions seront touchées et cela va créer un ensemble de problèmes sociaux parce que la plupart des gens ne pourront pas s’adapter à un tel changement dramatique.

Si nous pouvons développer des structures économiques nécessaires pour redistribuer la prospérité créée, la plupart des gens ne seront plus obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins. Ils seront libres de poursuivre d’autres activités créatives. Le problème, cependant, est que sans emploi, ils n’auront pas la dignité, l’engagement social, le sentiment d’accomplissement qui vient du travail. La vie, la liberté et la poursuite du bonheur ne seront pas construites par le travail, elle devra se construire par d’autres moyens.

Il est impératif que nous comprenions les changements qui se produisent et trouver des moyens pour amortir les impacts.

L’élite de la technologie qui mène cette révolution va vous rassurer qu’il n’y a rien à craindre parce que nous allons créer de nouveaux emplois tout comme nous l’avons fait dans les siècles précédents, lorsque l’économie est passée de l’agriculture industrielle fondée sur la connaissance. “Tech magnat” de Marc Andreessen a appelé la notion d’un futur emploi un « sophisme luddite », en référence aux craintes passées que les machines prendraient les emplois humains. Ces craintes se sont révélées sans fondement parce que nous avons créé des emplois nouveaux et meilleurs et nous étions beaucoup mieux lotis.

Certes, nous vivons une vie meilleure. Mais ce qui manque à ces arguments est le temps pendant lequel se fait la transition. La révolution industrielle s’est produite sur plus d’un siècle. Les révolutions technologiques d’aujourd’hui se mettent en place en quelques années. Nous allons sûrement créer quelques emplois intellectuellement difficiles, mais nous ne serons pas en mesure de recycler les travailleurs qui perdent les emplois d’aujourd’hui. Ils connaîtront le même taux de chômage et de désespoir que leurs ancêtres ont vécu. Ce sont ceux, sur qui nous devons nous inquiéter.

La première grande vague de chômage sera causée par les voitures autonomes… Elles vont éliminer des millions d’emplois de chauffeurs de taxi, camion et de livreurs.

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Avec les progrès de l’intelligence artificielle, tout travail qui exige une analyse de l’information sera mieux fait par des machines. Cela comprend les emplois de médecins, avocats, juristes, comptables, traders. Nous aurons toujours besoin de certains emplois humains afin d’interagir avec ceux qui préfèrent le contact humain, mais le gros du travail (emplois) va disparaître. Les machines auront besoin de peu d’hommes pour les aider.

Cet avenir sans emploi va sûrement créer des problèmes sociaux mais c’est peut être une opportunité pour l’humanité de s’élever. Pourquoi avons-nous besoin de travailler 40, 50 ou 60 heures par semaine, après tout ?
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Il y aura le tourisme en plein essor, l’industrie des loisirs, de nouveaux emplois seront créés dans ces domaines – pour certaines personnes.

Il y a autant de raisons d’être excité comme d’avoir peur. Si nous sommes assez intelligents pour développer des technologies qui permettent de résoudre les problèmes de la maladie, la faim, l’énergie et l’éducation, nous pourrons sûrement développer des solutions à nos problèmes sociaux.

Mais nous devons commencer par comprendre où nous nous dirigeons et se préparer pour les changements à venir. Nous devons aller au-delà des revendications d’un “sophisme luddite” – pour discuter du nouveau futur.

Vivek Wadhwa

Singularity HUB publié par Singularity University, Juillet 2015