Un robot réussit l’examen de licence médicale

D’après des sources locales, Xiaoyi, un robot chinois alimenté par une intelligence artificielle, aurait passé avec succès les examens de licence médicale du pays. Cela s’inscrit dans la volonté manifeste de la Chine d’utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer l’efficacité de ses industries.

Les experts s’entendent généralement sur le fait que, pour qualifier l’intelligence artificielle de réellement intelligente (d’un niveau comparable à celui de l’intelligence humaine), les agents de l’intelligence artificielle doivent passer un certain nombre de tests avec succès. Pendant que l’on s’y affaire, les intelligences artificielles ont été occupées à passer d’autres types de tests.

Par exemple, Xiaoyi, un robot chinois doté d’intelligence artificielle, a récemment passé avec succès l’examen national de licence médicale, devenant le tout premier à y parvenir. Et loin de se contenter de la note passage, il a obtenu 456 points, soit 96 de plus que nécessaire.

Xiaoyi, développé par iFlytek, une importante société d’intelligence artificielle chinoise, a été conçu pour recueillir et analyser les informations des patients. La société a démontré que leur robot disposait également du savoir-faire médical requis pour être praticien agréé.

Le quotidien local China Daily note que tout cela s’inscrit dans le cadre de la campagne du pays en faveur d’une plus grande intégration de l’intelligence artificielle dans un certain nombre d’industries, y compris les soins de santé et l’électronique grand public. La Chine est déjà un concurrent de premier plan sur la scène mondiale dans le domaine de l’intelligence artificielle, surpassant les États-Unis sur le plan de la recherche et espérant devenir chef de file de l’intelligence artificielle d’ici 2030. La détermination du pays, poussée par la prise de conscience que l’intelligence artificielle est le nouveau champ de bataille du développement international, pourrait placer les États-Unis derrière la Chine dans cette course à l’échelle mondiale.

iFlytek espère voir Xiaoyi assister les médecins humains afin d’améliorer l’efficacité des traitements. “Nous lancerons officiellement le robot en mars 2018”, a déclaré Liu Qingfeng, président d’iFlytek, au China Daily. “Il n’a pas été conçu pour remplacer les médecins, mais plutôt pour favoriser une meilleure coopération humain-machine en vue d’accroître l’efficacité.”

Plus concrètement, iFlytek espère utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer le traitement du cancer et aider à la formation des médecins généralistes, dont la Chine a grandement besoin. “Il y a une grave pénurie d’omnipraticiens dans les zones rurales de Chine”, ajoute Qingfeng. “Nous espérons que l’intelligence artificielle pourra aider plus de gens à bénéficier de ressources médicales de qualité.”

Les experts prédisent que la Chine mettra au point les premiers surhommes génétiquement améliorés

traduction Mathieu Lepage

Chinadaily, ZME Science

Docteur Bernard Kron : Chirurgie, chronique d’une mort programmée

Le Docteur Bernard Kron est Membre de l’Académie Nationale de Chirurgie.

Accidents médicaux et chirurgicaux défraient la chronique au point que chaque Français responsable s’interroge : « Serons-nous soignés demain ? »

Prix Henri Mondor de chirurgie pour ses recherches, le docteur Bernard Kron ancien chirurgien  de l’Assistance Publique de Paris, hospitalier et libéral, nous offre dans cet ouvrage, un témoignage exceptionnel. Avec la pratique de plus de 25 000 interventions chirurgicales et à travers de nombreuses publications, il apporte de précieux éléments de réponses aux problèmes médicaux de notre temps.

De lourdes menaces pèsent sur la chirurgie. Un carcan inextricable de lois enserre l’exercice libéral. L’hôpital n’est guère mieux loti, étouffé par l’administration. Normes et référentiels, traçabilité ou RTT ne laissent plus le temps au soignant de compléter sa formation.

Dans le même temps, la “French Revolution” de la cœlio-chirurgie, la robotique, les greffes d’organes annoncent avec les nanotechnologies un avenir prometteur passionnant. La chirurgie de la cellule est déjà pour demain. Les progrès de la génétique pourraient permettre à l’homme de vivre mille ans, paradoxe que la planète ne lui permettrait pas. Tels sont les défis de notre troisième millénaire que cet ouvrage aborde sans concession.

Avec l’aimable collaboration du Docteur Bernard Kron, nous vous proposons aujourd’hui de découvrir quelques extraits :

Si l’hygiène de vie et l’environnement des pays développés ne se dégradaient pas, vivre centenaire sera sans doute le cas de tous les enfants qui verront le jour ces prochaines années. Il semblerait que certains gènes de centenaires japonais soient à l’origine de leur possibilité d’atteindre un âge élevé. L’élimination du tabac, la réduction du sucre et des acides gras insaturés dans l’alimentation, ainsi que l’exercice physique régulier seraient déjà un gage de longévité. Les possibilités de corriger les maladies génétiques et dégénératives viendront compléter l’édifice.

L’utopie transhumaniste défend l’idée que les sciences et les techniques peuvent améliorer les caractéristiques de l’homme. Les biotechnologies, les progrès de la génétique nourrissent ces objectifs. Le corps humain est une machine complexe, il pourrait être indestructible, pour peu qu’on sache l’entretenir correctement et fabriquer des pièces de rechange. Pour les transhumanistes, le vieillissement est théoriquement réparable et une vie éternelle des cellules est envisageable. La science moderne ne voit donc aucun obstacle pour atteindre, du moins en théorie, l’immortalité…

Biologistes, médecins, chimistes et Nanoengineering assurent que retarder le vieillissement est un objectif réaliste. Des chercheurs pensent que la durée de la vie humaine pourrait être augmentée jusqu’à 1000 ans et pourrait concerner actuellement ceux ou celles qui n’ont pas atteint le seuil de vingt ans ! Les thérapies géniques permettront de limiter le vieillissement et d’améliorer la fin de vie des personnes âgées en faisant reculer les maladies dégénératives.

Aujourd’hui on essaie de reconstituer des neurones pour lutter contre les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. On sait cultiver des cellules de la peau, reconstituer des os, des tendons. À partir de cellules souches, on pourra régénérer les cellules hépatiques ou pancréatiques pour produire de l’insuline contre le diabète. Cette évolution sera positive si l’objectif est d’augmenter la longévité en bonne santé. Mais la Terre est surpeuplée, son environnement pollué en conséquence, ce qui affecte son cycle climatique. La génétique et les nanotechnologies vont révolutionner la médecine et peut-être nous permettre d’atteindre un âge d’or si l’homme retrouve un peu de sagesse et ne recherche pas la vie éternelle. Les USA investissent des milliards de dollars dans ce projet. Ces progrès vont-ils trop vite pour les capacités humaines ? La planète trop martyrisée ne le permettra pas…

Chirurgie robotique : Toulouse – une greffe rénale réalisée par un robot

Deux chirurgiens ont réussi le prélèvement d’un rein sur une donneuse vivante et sa greffe à une receveuse, toutes deux opérées dans la foulée par voie vaginale et “exclusivement par robot chirurgical”, une première mondiale selon le CHU Rangueil de Toulouse, une première mondiale.

“Ce sont des joysticks qui vont actionner les bras du robot. Au bout des bras du robot, il y a des instruments qui reproduisent exactement les mouvements de la main humaine”, explique le Dr Nicolas Doumerc, expert en chirurgie robotique.

Au-delà des avantages purement médicaux, moins de risques infectieux, d’éventration, de douleur, aucune femme ne peut rester insensible au bénéfice esthétique d’une telle chirurgie qui la laisse sans cicatrice.

voir le Communiqué de presse du CHU de Toulouse

 

Chirurgie robotique : une étude rétrospective de 14 ans des données de la FDA

Une étude américaine publiée sur le site de l’Université Cornell – arXiv – s’est intéressée aux complications et accidents chirurgicaux liés aux robots médicaux (USA).

“Comprendre les causes et impacts sur les patients des effets indésirables chirurgicaux aidera à améliorer les systèmes et les pratiques opérationnelles pour éviter des incidents à l’avenir. Nous avons analysé les données des événements indésirables liés à des systèmes robotisés et des instruments utilisés en chirurgie mini-invasive, rapporté de la base de données de la FDA MAUDE des États-Unis de Janvier 2000 à Décembre 2013.”

Les chercheurs ont relevé 10 624 accidents liés aux robots :

144 décès (1,4 %).
1 391 cas de blessures du patient (13,1 %)
8 061 cas  d’accidents (75,9 %) de dysfonctionnements des appareils.

Les spécialités chirurgicales (gynécologie ou l’urologie) 106,3 cas, contre 239,9 en cardiologie ou les services cervico-facial.

Sur 10,4 % des cas, l’accident a interrompu la procédure pour redémarrer le système (3,1 %), pour passer sur un mode opératoire manuel (7,3 %) ou pour repousser l’opération (2,5 %).

Les 5 erreurs récurrentes : les erreurs systèmes, les problèmes d’image/vidéo, la chute de pièces, les brûlures ou arcs électriques.

téléchargez l’étude

 

Utilisé en Suisse, un robot chirurgical aurait provoqué 200 décès aux USA

Le robot chirurgien Da Vinci crée la polémique. Le nombre d’incidents liés aux robots chirurgicaux Da Vinci a explosé aux Etats-Unis en 10 ans. En Suisse, où l’on recense 22 appareils, Swissmedic indique jeudi dans l’émission Temps Présent ne pas être inquiet.

Selon la base de données de la Food and Drug Administration américaine (FDA), en 10 ans, plus de 200 morts ont été liés à une opération où un robot Da Vinci a été utilisé. Celui-ci permet, grâce à ses quatre bras articulés, sa caméra et ses outils chirurgicaux, une intervention non-invasive de plus en plus utilisée pour opérer la prostate ou effectuer des hystérectomies. Et avec des promesses de rétablissement pour le patient incomparables à ce que peut proposer une chirurgie invasive.

Mais récemment, le nombre d’incidents annoncés aux Etats-Unis a explosé, passant de quelque 1600 cas recensés en 2012 à plus de 6000 en 2013 et en 2014. La justice américaine est aussi saisie de 3000 plaintes actuellement. Et les cas rapportés à la FDA ne seraient que la pointe de l’iceberg, analyse le professeur de chirurgie américain Marty Makary dans Temps Présent jeudi.

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cliquez sur le lien pour voir la vidéo : //www.rts.ch/embed/i/6635563?sober=1

> L’enquête complète est diffusée dans Temps Présent