L’immortalité dans la joie et la bonne humeur

Dans la joie et la bonne humeur” est un documentaire expérimental où nous observons, à travers des scènes du quotidien, les dégénérescences d’une société où la technologie grandissante a permis de réaliser le rêve ultime de tous les hommes : l’immortalité

Réalisation : Jeanne Boukraa [Belgique/Belgium, 2014, 6 min, Data ProRes 422, VOF]

Le tissu cardiaque régénéré par une thérapie utilisant des cellules souches

Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Shinshu, et publiée dans Nature, propose une nouvelle méthode pour corriger des dommages cardiaques. Jusqu’ici, ce type de dommages était irréversible. La démarche implique de transplanter des cellules souches pour initier une auto-réparation du cœur. Ils ont réussi à transplanter des cellules souches d’un cœur de primate dans un autre primate. Et le protocole est un succès puisque les fonctions cardiaques se sont alors améliorées.

La transplantation de cellules souches n’est pas tout à fait inédite dans le traitement des problèmes cardiaques. Comme beaucoup d’autres transplantations, il existe un risque que les cellules transplantées soient identifiées comme pathogènes par le système immunitaire du receveur. Si l’on en croit l’étude, la clé du problème est une protéine qui se situe sur la surface des cellules souches du donneur.

En général, cette protéine est ce que le système immunitaire utilise pour cibler les corps étrangers dangereux. Si la protéine sur les cellules souches du donneur correspond à celle du receveur, le problème est alors résolu. Les cellules issues d’un organisme différent ne seraient ainsi plus attaquées par le système immunitaire du receveur.

En outre, en utilisant un immunosuppresseur léger, les cellules souches greffées ont pu survivre pendant 12 semaines. Il en est résulté un meilleur fonctionnement des cellules du cœur endommagé.

La possibilité de réparer des cellules cardiaques endommagées avant que les symptômes de problèmes cardiaques n’apparaissent, permettrait de limiter une cause majeure de mortalité aux USA (et dans le monde). La transplantation de cellules cardiaques nécessite encore des progrès. En effet, les chercheurs ont observé que les cœurs greffés avec ces cellules ont tendance à battre de façon irrégulière. Alors que l’irrégularité des battements cardiaques n’était pas suffisamment importante pour être dangereuse, cette nouvelle modification implique de nouvelles recherches.

De telles avancées en biotechnologie participent au développement de la recherche médicale. En dépit des problèmes d’éthiques, les cellules souches se sont avérées utiles ces derniers mois via leur utilisation dans la recherche sur la maladie de Parkinson, le traitement d’Alzheimer, ainsi que pour traiter les attaques (AVC) et le diabète.

Transhumanisme et Cellules Souches – travail à la frontière de la gériatrie biomédicale

Et cela ne se limite pas aux cellules souches. Les avancées médicales utilisant des technologies variées nous ont, littéralement, permis de restaurer notre corps (des vaisseaux sanguins aux os et aux cellules reproductrices).

Nous sommes plus aptes à réparer nos propres corps. Et bien que nous soyons encore loin de pouvoir guérir les plus grands problèmes de santé, nous progressons plus vite que jamais.

traduction Virginie Bouetel

Motherboard, Nature

Les nanotechnologies vont apporter une extension radicale de la longévité

Peter Diamandis, fondateur et président exécutif de XPRIZE et cofondateur et président exécutif de la Singularity University estime que les nanotechnologies amèneront la possibilité d’une extension radicale de la longévité.

Nanotechnologies et extension de la vie

Dans un question/réponse sur scène au Singularity University’s Global Summit, Diamandis a élaboré sur sa vision sur la façon dont les nanotechnologies peuvent conduire à de nouvelles techniques pour détecter la maladie ainsi que pour régénérer le corps, interfacer avec l’esprit humain et amener une radicale extension de la longévité.

Avec le temps, l’entrepreneur voit les humains et la technologie interagirent jusqu’à lier l’esprit humain aux machines et amener une plus grande espérance de vie.

SingularityHub rapporte que Diamandis a déclaré au Singularity University Global Summit que les nanotechnologies aideront à identifier les facteurs de risque dans le génome humain afin de stopper la maladie avant que celle-ci ne se manifeste. L’entreprise de santé fondée par Diamandis, Human Longevity, a pour objectif de combiner les informations clés sur la santé avec les données complètes sur la génétique d’une personne afin de déterminer leur profil de risque pour diverses maladies.

La médecine du futur aidera aussi à reconstituer le corps en cellules souches de sorte que chacun aura un moteur de régénération restauré/reconstitué durant toute leur vie. D’après la publication en ligne Inverse, un autre développement intéressant dans un avenir proche est l’interface esprit-machine (mind-machine).

Diamandis a expliqué que l’objectif de sa recherche est une nanotechnologie qui permettrait à des machines d’interagir avec les cerveaux humains. Cela devient de plus en plus proche de la réalité étant donné que des chercheurs de l’University of Southern California travaillent déjà sur des implants neuronaux capables d’améliorer les fonctions cognitives.

D’après Diamandis, la technologie progresse lentement jusqu’au point où les humains seront effectivement en mesure de se connecter via leur esprit. Ces développements ouvrent la possibilité d’une extension radicale de la longévité. Les humains pourront vivre plusieurs siècles dans le même corps, ainsi que télécharger leur conscience dans un ordinateur.

Diamandis collabore avec plusieurs entreprises poursuivant ces idées d’interfaces cerveau-machine et de nanotechnologie. D’après lui, l’horizon temporel de ces technologies pourrait être visible d’ici 20 à 30 ans.

Traduction Thomas Jousse

iTechPost

Dépasser l’humain, une étonnante aspiration contemporaine

Philo & Cie – mai-août 2016, Nicolas Le Dévédec

Que les fans de The Walking Dead se préparent, bientôt peut-être les morts-vivants ne peupleront plus seulement nos écrans. C’est du moins ce que laisse entendre l’entreprise de biotechnologies américaine Bioquark dont l’ambition est de développer une technologie capable de ranimer les morts. Baptisé ReAnima, ce projet vise en effet à établir s’il est possible ou non de régénérer le système nerveux humain en testant le cerveau de personnes en état de mort cérébrale dans le but de les ramener à la vie. L’entreprise a d’ores et déjà reçu l’autorisation éthique de mener ses essais cliniques en Inde sur une vingtaine de patients en état de mort cérébrale. Aussi fantasmagorique qu’il puisse paraître, ce projet rejoint une ambition beaucoup plus générale poursuivie aujourd’hui par de nombreux scientifiques, ingénieurs et entrepreneurs, celle de dépasser techniquement l’être humain et les potentialités du corps humain, celle de contrôler techniquement tous les paramètres de la vie, du cerveau, des émotions, de la mort. En 1950, dans « Ce qu’est et comment se détermine la phusis chez Aristote », Martin Heidegger le pressentait déjà : « Parfois on dirait que l’humanité moderne fonce vers ce but : que l’homme se produise lui-même techniquement [ … ]. » Se fabriquer soi-même en s’affranchissant de toutes les limites biologiques grâce aux avancées technoscientifiques et biomédicales, voilà une étonnante aspiration contemporaine.

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Par cette volonté acharnée d’optimiser le corps et ses performances comme on fait fructifier n’importe quelle forme de capital, le transhumanisme est entièrement en phase avec l’esprit du capitalisme. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le mouvement bénéficie du soutien de géants économiques tels que Google ou Paypal. Le marché de l’enhancement et de l’immortalité s’annonce des plus lucratifs et l’homme augmenté sied parfaitement à la société de marché.

Bioquark et Humai annoncent un partenariat pour inverser la mort

Le mois dernier, nous vous avions parlé du projet ReAnima, où des scientifiques de la société de biotechnologie Bioquark, souhaitaient ramener les morts à la vie.

Dans un communiqué du 1er juin 2016, Bioquark, Inc., et Humai Technologies, entrent dans une collaboration de recherche pour étudier la médecine régénérative reprogrammant les approches des lésions d’ischémie reperfusion.

Humai, est une jeune start-up australienne qui souhaite vaincre la mort d’ici 2045 en maintenant un cerveau humain dans une structure humanoïde appelé Humai. En clair, c’est implanter votre cerveau dans un robot ayant intégré votre personnalité, dans lequel vous pourriez vivre éternellement. Une sorte de clone robotique.

Avec l’utilisation de l’intelligence artificielle, de membres cybernétique, de BCI (interface cerveau-ordinateur) et d’autres technologies émergentes, l’objectif est d’étendre les capacités biologiques et l’espérance de vie.

Voir le communiqué :

https://www.facebook.com/notes/humai/bioquark-and-humai-announce-partnership-to-reverse-death/1200406780004476

Projet ReAnima : des morts pourraient être ramenés à la vie

credit : ReAnima Advanced Biosciences

Un projet souhaite voir s’il est possible de régénérer le cerveau des personnes mortes, avec l’approbation des organismes de surveillance de la santé.

Bioquark, une société de biotechnologie aux Etats-Unis, a reçu l’autorisation éthique de recruter 20 patients qui ont été déclarés cliniquement morts d’un traumatisme crânien, pour vérifier si une partie de leur système nerveux central peut être ramené à la vie.

Les scientifiques utiliseront une combinaison de thérapies, qui comprennent l’injection du cerveau avec des cellules-souches et un cocktail de peptides, ainsi que le déploiement de lasers et de techniques de stimulation nerveuse qui ont été montrées pour amener les patients hors des comas.

Les participants à l’essai ont été certifiés morts et seulement maintenus en vie grâce à des machines d’assistances. Ils seront surveillés pendant plusieurs mois à l’aide d’appareils d’imagerie du cerveau pour chercher des signes de régénération, en particulier dans la moelle épinière supérieure – la plus basse région du tronc cérébral qui contrôle la respiration et le rythme cardiaque.

L’équipe croit que les cellules-souches du cerveau peuvent être en mesure d’effacer leur histoire et de remettre en marche la vie encore une fois, basée sur leurs tissus environnants – un processus vu dans le règne animal comme les salamandres qui peuvent faire repousser des membres entiers.

Docteur Ira Pastor, PDG de Bioquark Inc a déclaré : “il s’agit du premier essai de ce genre et une nouvelle étape vers l’annulation éventuelle de la mort au cours de notre vie.

“Nous venons de recevoir l’approbation pour nos 20 premiers sujets et nous espérons commencer le recrutement des patients immédiatement à partir de ce premier site – nous travaillons en collaboration avec l’hôpital pour identifier les familles où il peut y avoir un obstacle religieux ou médical pour le don d’organes.

Pour entreprendre une telle initiative complexe, nous combinons des outils de médecine régénératrice biologique avec d’autres dispositifs médicaux existants, généralement utilisés pour la stimulation du système nerveux central, chez les patients atteints d’autres troubles graves de la conscience.

Nous espérons voir des résultats dans les deux ou trois mois. »

Le projet ReAnima vient de recevoir l’approche de l’Institutional Review Board à la National Institutes of Health aux États-Unis et en Inde, et l’équipe prévoit de commencer à recruter des patients immédiatement.

La première étape, nommée “First In Human Neuro-Regeneration & Neuro-Reanimation” sera un groupe non-randomisé (qui n’est pas aléatoire), un groupe unique de la « preuve du concept » et aura lieu à l’hôpital Anupam Rudrapur, Uttarakhand Inde.

Les peptides seront administrés dans la moelle épinière quotidiennement via une pompe, avec les cellules-souches données toutes les deux semaines, au cours d’une période de six semaines.

Dr Pastor a ajouté : « C’est une vision à long terme qu’est la nôtre qu’un rétablissement complet chez ces patients est une possibilité, bien que ce ne soit pas l’objectif de cette première étude – mais c’est un pont à cette éventualité. »

La mort encéphalique (mort cérébrale) est lorsqu’une personne n’a plus aucune fonction du tronc cérébral et a définitivement perdu le potentiel de la conscience et la capacité à respirer. Une personne est confirmée comme étant morte quand la fonction du tronc cérébral est définitivement perdue.

Cependant, le corps peut encore souvent faire circuler le sang, digérer les aliments, excréter les déchets, équilibrer des hormones, se développer (grandir), atteindre la maturité sexuelle, cicatriser des plaies, supprimer une fièvre, être en gestation et accoucher d’un bébé.

Des études récentes ont suggéré qu’une certaine activité électrique et de flux sanguin se poursuit après la mort des cellules cérébrales, mais pas suffisamment pour permettre à l’ensemble du corps de  fonctionner.

Tandis que les êtres humains n’ont pas les capacités régénératrices substantielles du système nerveux central, de nombreuses espèces non-humaines, telles que les amphibiens et les poissons, peuvent réparer, régénérer et remodeler des parties importantes de leur cerveau et tronc cérébral, même après un traumatisme critique.

“Grâce à notre étude, nous allons avoir un aperçu unique sur l’état de mort cérébrale humaine, qui aura des liens importants pour le futur développement thérapeutique pour d’autres troubles graves de la conscience, tels que le coma et les états végétatifs et peu conscients, ainsi qu’un éventail de maladies dégénératives du système nerveux central, notamment Alzheimer et la maladie de Parkinson”, a ajouté le Dr Sergei Paylian, fondateur, président et directeur scientifique de Bioquark Inc.

Le Dr Dean Burnett, un neuroscientifique du Centre de l’Université de Cardiff pour l’éducation médicale a déclaré : « … l’idée que la mort cérébrale pourrait être facilement inversée semble très tirée par les cheveux, compte tenu de nos capacités et de la compréhension des neurosciences actuelles. Sauver les parties individuelles peut s’avérer utile, mais c’est un long chemin de vouloir ressusciter un cerveau entier et dans un état fonctionnel intact. »

The Telegraph

Une vitamine qui arrête le processus de vieillissement des organes

Communiqué de presse de l’École polytechnique fédérale de Lausanne

En administrant de la nicotinamide riboside à des souris déjà âgées, des chercheurs de l’EPFL ont pu réactiver la régénération de leurs organes vieillissants et prolonger leur vie. Une méthode encourageante pour traiter certaines maladies dégénératives.

NR treatment rescues neural stem cell decline in aged mice

Étonnante, la nicotinamide riboside (NR). Déjà mise en lumière à plusieurs reprises pour son aptitude à améliorer le fonctionnement du métabolisme, elle dévoile aujourd’hui une partie de ses secrets grâce à l’analyse d’une équipe de chercheurs du Laboratoire de physiologie intégrative de l’EPFL (LISP), dirigé par Johan Auwerx. L’un de ses doctorants, Hongbo Zhang, signe aujourd’hui dans Science un article décrivant les effets bénéfiques de la NR sur le fonctionnement des cellules souches. Ceux-ci s’apparentent à une véritable cure de jouvence.

A la fin de leur vie, les souris, comme tout autre mammifère, voient en effet diminuer leur capacité à régénérer certains de leurs organes, tels que le foie, les reins ou les muscles – dont le cœur. Leur aptitude à les réparer après un traumatisme s’en ressent également. S’ensuivent de nombreux troubles typiques de la vieillesse.

NR treated aged mice have improved muscle regeneration ability

Les mitochondries – utiles aussi dans les cellules souches

A l’EPFL, en partenariat avec des collègues de l’ETH Zurich, de l’Université de Zurich et d’universités canadienne et brésilienne, Hongbo Zhang a voulu comprendre de quelle manière ce processus de régénération s’altérait avec l’âge. En suivant plusieurs marqueurs, il a pu identifier la chaîne moléculaire régulant le fonctionnement des mitochondries, les « usine énergétiques » des cellules, et son évolution avec l’âge. Le rôle des mitochondries pour le métabolisme a déjà été largement démontré, « mais nous avons pu mettre en évidence pour la première fois l’importance de leur bon fonctionnement dans les cellules souches », souligne Johan Auwerx, directeur du LISP.

Or ce sont ces cellules souches qui, réagissant aux signaux envoyés par l’organisme, sont normalement en mesure de régénérer des organes affectés, en produisant de nouvelles cellules spécifiques. Du moins chez les jeunes. « Nous avons démontré que la fatigue des cellules souches était l’une des causes principales conduisant à une mauvaise régénération, voire une dégénérescence de certains tissus ou organes », ajoute Hongbo Zhang.

Raison pour laquelle les scientifiques ont voulu « revitaliser » les cellules souches musculaires de souris déjà âgées. Et ce, en ciblant précisément les molécules utiles au bon fonctionnement des mitochondries. « Nous avons donné de la nicotinamide riboside à des souris âgées de 2 ans, soit à l’automne de leur vie, poursuit le chercheur. Cette substance, proche de la vitamine B3, est le précurseur de la molécule NAD+, dont le rôle est crucial pour l’activité mitochondriale. Nos résultats sont extrêmement prometteurs : la régénération musculaire est bien meilleure chez les souris ayant reçu la NR, et elles vivent plus longtemps que celles qui n’en ont pas eu. »

Muscle stem cells from NR treated mice have better transplantation efficiency

Une avancée pour la médecine régénérative

Des études parallèles ont démontré qu’un effet comparable pouvait être observé sur des cellules souches du cerveau ou de la peau. « Ces travaux donnent des perspectives très intéressantes dans le domaine de la médecine régénérative, estime Johan Auwerx. On ne parle pas ici d’introduire des corps étrangers dans l’organisme, mais de lui réapprendre à se réparer tout seul, avec un produit qu’il suffit d’ingérer avec son repas. » Outre les effets du vieillissement, ces travaux pourraient s’appliquer au traitement de certaines maladies telles que la dystrophie musculaire (myopathie), qui peut toucher les jeunes et leur être fatale.

Jusqu’à ce jour, aucun effet secondaire néfaste n’a été constaté lors de l’utilisation de NR, même à haute dose. La prudence reste toutefois de mise avant d’envisager d’en absorber en tant qu’« élixir de jouvence » : comme elle semble stimuler le fonctionnement de toutes les cellules, il pourrait en être de même pour des cellules pathologiques. Des études approfondies doivent donc encore être menées.

Note : cet article est publié en ligne par le journal Science le jeudi 28 avril 2016 à 20h (CET), sous le titre « Improving mitochondrial function by NAD+ repletion improves mitochondrial and stem cell function and enhances lifespan in mice ».

Hongbo Zhang, Dongryeol Ryu, Yibo Wu, Karim Gariani, Xu Wang, Peiling Luan, Davide D’amico, Eduardo R. Ropelle, Matthias P. Lutolf, Ruedi Aebersold, Kristina Schoonjans, Keir J. Menzies, Johan Auwerx. NAD repletion improves mitochondrial and stem cell function and enhances lifespan in mice.
Science, 2016 DOI: 10.1126/science.aaf2693

La technique des cellules souches pourrait régénérer tous les tissus humains endommagés par le vieillissement ou la maladie

The new technique, which reprograms bone and fat cells into induced multipotent stem cells (iMS), has been successfully demonstrated in mice (Graphic: UNSW Media/Michael Whitehead).

En prenant exemple sur la régénération de la salamandre, une équipe dirigée par l’Université de New South Wales dit qu’une thérapie de cellules souches est capable de régénérer n’importe quel tissu humain endommagé par une blessure, une maladie ou le vieillissement, pourrait être disponible dans les prochaines années, grâce à une nouvelle technique innovante.

La recherche UNSW dirigée a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences journal.

La technique implique la reprogrammation osseuse et les cellules graisseuses dans “les cellules souches multipotentes induites” (iMS). Ces cellules sont particulières en ce qu’elles peuvent régénérer plusieurs types de tissus.

Il existe deux types de cellules souches : les cellules souches embryonnaires qui, au cours du développement embryonnaire, génèrent chaque type de cellule dans le corps humain et les cellules souches adultes qui sont spécifiques à un tissu et incapables de régénérer plusieurs types de tissus. Les cellules souches embryonnaires seraient préférables, sauf qu’elles sont sujettes à former des tumeurs (tératomes composés de différents types de tissus), et leur utilisation sont très controversées.

La méthode utilisée par les chercheurs est incroyable. Ils ont pris les os et les cellules graisseuses, désactivé leur mémoire et les transforment en cellules souches.

Pour être précis, la technique consiste à extraire les cellules graisseuses humaines adultes en les traitant avec le composé 5-Azacytidine (AZA), ainsi que le facteur de croissance dérivé des plaquettes-AB (PDGF-AB) pendant environ deux jours. Les cellules sont ensuite traitées avec le seul facteur de croissance pour un temps supplémentaire de deux ou trois semaines.

En biologie moléculaire, le facteur de croissance dérivé des plaquettes est un facteur qui régule la croissance cellulaire et la division.

L’AZA détend le disque de câblage des cellules en induisant la plasticité cellulaire, et c’est développé par le facteur de croissance. Libérer les iMS dans les tissus endommagés, et ils vont se multiplier, guérissant le tissu.

Cette technique est un grand pas en avant par rapport à d’autres traitements de cellules souches, puisque des cellules souches embryonnaires peuvent former des tumeurs, et d’autres utilisent des virus pour transformer des cellules en cellules souches.

Les essais en cours utilisent iMS des cellules graisseuses humaines adultes insérées dans des souris. Les essais humains de cette technique sont attendus pour fin 2017.