Les plans d’Elon Musk pour coloniser Mars d’ici 2050

Dans une série de tweets, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a révélé de nouveaux détails sur ses plans pour coloniser Mars. En théorie, 1 000 vaisseaux pourraient envoyer “près de 100 000 personnes par synchronisation orbitale Terre-Mars”, a tweeté Musk. “C’est le but”, a-t-il ajouté.

Musk prévoit que les vaisseaux quitteront l’orbite terrestre sur une période de 30 jours, la fenêtre de temps où la Terre et Mars sont le mieux alignés pour faire le voyage, tous les 26 mois.

Quand un utilisateur Twitter lui a demandé si cela équivaudrait à un million de personnes sur Mars d’ici 2050, Musk a répondu par un simple oui.

Selon Musk, il faudra une capacité de chargement énorme pour construire une colonie humaine sur une planète lointaine. “Il faut des mégatonnes par an en orbite pour que la vie devienne multiplanétaire”, a-t-il tweeté.

Chaque vaisseau pourrait livrer plus de 100 tonnes par vol, ce qui signifie que tous les dix vaisseaux pourraient “mettre en orbite une mégatonne par an”, a calculé Musk.

Et quand les humains arriveront, il y aura beaucoup à faire. “Il y aura beaucoup d’emplois sur Mars !” a tweeté Musk.

Il s’agit d’une idée expérimentale originale et amusante – et il va sans dire que SpaceX a du pain sur la planche pour réaliser la vision ambitieuse de Musk.

CNET

Aldrin appelle à une grande migration de l’humanité vers Mars

Il y a cinquante ans, l’astronaute Buzz Aldrin est devenu le deuxième humain à marcher sur la Lune. Maintenant, il encourage les États-Unis à faire des missions d’exploration humaine sur Mars une priorité nationale – et il ne parle pas seulement de quelques astronautes chanceux.

“Les yeux des États-Unis – et notre engagement unifié – devraient viser à ouvrir la porte de la grande migration de l’humanité vers Mars”, écrit Aldrin dans un éditorial publié récemment pour le Washington Post.

Dans l’article, Aldrin exprime sa gratitude envers l’administration Trump pour s’être engagée dans des missions avec équipage sur la Lune. Ces missions ne devraient pas être le but ultime, a écrit l’astronaute, mais plutôt servir à nous aider à définir un chemin vers Mars.

“En ce qui concerne la mécanique orbitale, les missions de migration de la Terre vers Mars sont complexes”, écrit Aldrin. “Cela dit, la nature humaine – et potentiellement la survie ultime de notre espèce – exige que l’humanité continue d’aller vers l’univers.”

“Appelez cela de la curiosité ou du calcul, de la planification stratégique ou du destin”, poursuit-il. “En termes simples : Nous explorons, ou nous disparaissons. C’est pourquoi nous devons aller de l’avant.”

Washington Post

Stephen Hawking : “Je suis convaincu que les humains doivent quitter la Terre”

Nos corps ne sont pas faits pour avoir des bébés sur Mars

Avoir un bébé sur Mars serait carrément impossible à moins que nous ne soyons disposés à retravailler notre ADN. Cette information vient grâce à une nouvelle étude publiée dans l’édition de juin de Futures par des chercheurs de l’Université de technologie de l’information et de gestion (University of Information Technology and Management) à Rzeszów en Pologne.

« Les plus grands défis pour la biologie reproductive humaine sont causés par un environnement spatial spécifique incluant la microgravité au cours du long voyage vers Mars, les rayons cosmiques (les plus importants au cours du voyage mais aussi une forte exposition au rayonnement cosmique précisément sur Mars) et une perte osseuse extrêmement élevée (causée principalement par la microgravité) », déclare l’auteur principal de l’étude, Konrad Szocik, un scientifique cognitif. « Le rayonnement sera un grand défi pour la reproduction humaine, en commençant par une fertilisation efficace. »

Le rayonnement et la diminution de la gravité sur Mars pourraient en effet rendre la reproduction humaine beaucoup plus dangereuse. Sur Terre, l’exposition aux rayonnements peut être gravement préjudiciable aux fœtus et peut avoir un impact sur le développement du cerveau, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention (CDC)). On pourrait supposer que l’environnement martien pourrait affecter le développement embryonnaire et/ou les cellules reproductrices d’une manière beaucoup plus intense.

« Le rayonnement est connue pour être délétère pour les adultes et en particulier pour les cellules reproductrices, le développement des embryons et des fœtus, et est déjà considérée comme un danger majeur pour la santé des astronautes », écrit l’équipe.

En plus de construire un système de tunnels souterrains complexe pour nous protéger des rayonnements, il ne semble pas y avoir beaucoup d’options pour une colonisation à long terme sur Mars. Et même si cela peut sembler être de la science fiction, les chercheurs suggèrent de changer notre corps pour qu’il soit mieux adapté à Mars.

« La méthode CRISPR rend possible le génie génétique adaptatif », écrit l’équipe. « Nous devrions considérer l’idée de l’amélioration génétique humaine avant et pendant cette mission. Le génie génétique et l’isolation des espaces profonds peuvent entraîner une spéciation de l’Homo Sapiens. Dans un tel scénario, de nouveaux défis éthiques découlent de l’évolution d’un nouveau genre de l’espèce humaine qui possédera une nouvelle nature et, par conséquent, peut-être de nouveaux devoirs et droits moraux par rapport aux personnes vivant sur Terre. »

Les chercheurs notent la nécessité d’études sur l’impact de la gravité réduite sur la production des cellules reproductrices mâles et femelles, ainsi que sur le processus de gestation et d’accouchement. Pour l’instant, la reproduction reste juste une des nombreuses questions que nous devons traiter avant que la colonisation de Mars soit à notre portée.

Inverse

La NASA envoie un drone hélicoptère vers Mars

La NASA a révélé qu’elle enverra son drone autonome Mars Helicopter sur la planète rouge dans le cadre de la mission Mars 2020 (The Verge). Un concept et une vidéo de démonstration montrent l’avion qui décolle et atterrit, ainsi qu’une idée du genre d’images que la Nasa espère capturer sur Mars. Thomas Zurbuchen, Administrateur associé de la Direction des missions scientifiques de la NASA, a déclaré : “Nous avons déjà de superbes vues de Mars depuis la surface et depuis l’orbite. Avec la dimension supplémentaire d’une vue aérienne d’un “marscopter”, nous ne pouvons qu’imaginer quelles seront les futures missions”.

La NASA a prévu de faire un “bouclier magnétique” pour terraformer Mars

De nombreux scientifiques et amateurs de science-fiction ont, au fil des ans, spéculé sur la possibilité de terraformer Mars. Trouvant des moyens novateurs pour rendre la surface de la planète rouge progressivement plus propice à la vie humaine. Beaucoup d’idées et de modèles ont été trouvés et créés dans l’espoir d’un terraformage réussi. Des ingénieurs ont conçu une enveloppe qui pourrait être placée autour d’une petite planète, permettant de la protéger du rayonnement et de faciliter la création d’une atmosphère au fil du temps. D’autres pensaient qu’en décomposant la croûte martienne ils pouvaient libérer suffisamment de CO2 pour construire une atmosphère. Il y a eu de nombreuses tentatives, mais le rayonnement cosmique et solaire couplés avec l’atmosphère insurvivable et le terrain sec finissent toujours par en faire trop.

Et bien que le concept de terraformation de Mars ne soit pas totalement impossible, pour le faire avec succès, il faudrait la protéger contre le rayonnement cosmique, le rayonnement solaire et les vents solaires, augmenter la température de la planète, ajouter de l’oxygène et de l’azote à l’atmosphère et faire tout cela d’une manière qui pourrait être autosuffisante. Ce n’est pas impossible, mais cela pose aujourd’hui de sérieux obstacles.

En dépit de toutes ces difficultés, les scientifiques n’ont pas cessé d’essayer de trouver des moyens inventifs pour terraformer Mars. La NASA a récemment proposé une stratégie unique qui montre une solution prometteuse et qui pourrait résoudre certains de ces problèmes : un bouclier magnétique. Le consensus scientifique actuel est que l’atmosphère de Mars a été perdue à cause des vents solaires et de la disparition du champ magnétique de la planète, cette solution s’avère donc prometteuse. Le champ magnétique de Mars protégeait autrefois la planète rouge tout en soutenant une atmosphère (et de l’humidité), et les scientifiques de la NASA pensent qu’il peut être artificiellement restauré.

Selon le Dr Jim Green, directeur de la Division des Sciences Planétaires de la NASA, « À l’avenir, il est tout à fait possible qu’une structure gonflable puisse générer un dipôle magnétique à un niveau de 1 à 2 Tesla (ou 10 000 à 20 000 Gauss) comme bouclier actif contre le vent solaire. »

L’équipe de recherche travaillant sur cette idée a récemment effectué une simulation avec leur magnétosphère artificielle, grâce au Community Coordinated Modeling Center (CCMC). Ils ont découvert que leur bouclier dipolaire pourrait protéger contre le vent solaire et aider à équilibrer l’atmosphère martienne. Parce que le bouclier fonctionnerait comme un champ magnétique artificiel, l’atmosphère continuerait effectivement à s’épaissir au fil du temps.

Cela pourrait être une autre étape dans la longue lignée des concepts de terraformation, mais cette solution se montre comme particulièrement concrète. Parce que cela pourrait aider à créer réellement une meilleure atmosphère au fil du temps et que cela peut effectivement être simulé dans un laboratoire, il est possible que l’avenir de la terraformation commence par des aimants.

Traduction Thomas Jousse

Universe Today, NASA, Discover, Futurism

Six Toulousains vont vivre comme sur Mars

Ces étudiants d’une grande école d’ingénieurs de la Ville Rose vont participer pendant 15 jours à une mission de simulation de la vie sur Mars dans le désert américain de l’Utah.

Sur une base de la Mars Society, ils vont réaliser des prélèvements géologiques et d’autres expériences au coeur d’un module. Ils testeront notamment des lunettes à réalité augmentée. L’objectif de la mission est d’anticiper les éventuels problèmes qui pourraient se présenter avant d’envoyer des hommes sur l’astre dans quelques années.

Une maison à imprimer en 3D sur Mars

Dans le cadre d’un concours organisé par la NASA (réservé aux seuls citoyens américains), qui compte envoyer des humains sur Mars d’ici à 2030, une équipe de Français a quand même soumis le projet d’une maison à imprimer en 3D directement sur la planète rouge, pour montrer le savoir-faire français en impression 3D, voyage spatial, et architecture.

Intitulée Sfero (sphère, fer et eau), cette maison martienne imaginée par la start-up française Fabulous prévoit d’accueillir jusqu’à quatre habitants sur une superficie de 80 m², répartie sur trois étages. Un espace pour un petit potager intérieur est également prévu… Pour réaliser cette demeure peu commune, les scientifiques misent sur des ressources de la planète rouge, à savoir l’eau et le fer. Le premier étant présent sous forme de glace, le second sous forme d’oxyde de fer.

« L’avantage de l’impression 3D, c’est qu’on peut tout faire sur place avec ce que l’on y trouve, en l’occurrence le fer et l’eau sous forme de glace » explique Pierre Brisson, membre de la Mars Society.

pour en savoir plus : Fabulous le blog

 

Stephen Petranek : Mars est le prochain “Nouveau Monde” et nous allons mettre le pied dessus bientôt

Mars est l’endroit le plus habitable de notre système solaire, et de loin. Même si cette planète a un environnement très hostile, nous avons développé les technologies au cours de ces 50 dernières années pour survivre sur Mars et survivre assez facilement.
Mars est donc une merveilleuse première étape. […] Elon Musk dit qu’il va se poser sur Mars en 2025.

“Stephen Petranek dit que les humains vivront sur Mars en 2034. Maintenant, il souligne le fait que la vie sur Mars est non seulement plausible, mais inévitable.” – Simon & Schuster

Son livre (Anglais) : How We’ll Live on Mars  (Comment nous vivrons sur Mars)

“Pourquoi aller sur Mars? Vivre sur Mars a des possibilités de sauvetage potentiels pour tout le monde sur terre.” Comment nous vivrons sur Mars, apporte des rapports de première main, des entretiens avec les principaux participants, et des recherches approfondies sur la question de savoir comment nous pouvons nous attendre à voir la vie sur Mars dans les vingt prochaines années.

Source : IEET, TED.com