Conférence-dédicace de William Mougayar sur le campus ECE et à la maison du Bitcoin

William Mougayar, auteur de “Business blockchain : Pratiques et applications professionnelles” est de passage à Paris et a fait une séance de dédicaces aujourd’hui à la maison du Bitcoin 35, rue du Caire à Paris.

Investisseur, chercheur, blogueur, l’auteur du livre Business Blockchain est l’une des figures les plus charismatique de l’industrie. William est connu pour ses participations en tant que conseiller sur des projets disruptifs tels qu’Ethereum, OpenBazaar, Coin Center et Bloq. Visionnaire, il a annoncé prochainement le Token Summit 2017, la première conférence dédiée aux ICO (Initial Coin Offering), une tendance qui pourrait exploser d’ici les 3 prochaines années à venir.

William Mougayar était hier sur le campus de l’école d’ingénieurs ECE où sa conférence a rencontré un grand succès et a suscité beaucoup de questions. La technologie blockchain occupe en effet le devant de la scène depuis quelque temps et le cours du Bitcoin qui s’appuie sur cette technologie s’envole : 23% de hausse en une semaine (depuis le samedi 6 mai)!

Mais si la technologie blockchain doit en bonne partie sa grande notoriété au Bitcoin, elle est en réalité une méta-technologie qui affecte d’autres technologies et qui est elle-même constituée de plusieurs technologies. De plus en plus, des applications blockchain sont développées dans le domaine financier mais aussi dans de nombreux autres domaines : la santé par exemple ou la notarisation des actes (contrat de mariage ou autre), l’enregistrement de noms de domaines, le crowdfunding, les jeux et paris, etc. Grâce à certaines de ses propriétés phares (enregistrement inaltérable des transactions, traçabilité des opérations illimitée dans le temps), la blockchain est la deuxième révolution Internet.

Riche de sa longue expérience dans le bain technologique nord-américain, l’auteur explique les concepts-clés nés avec cette technologie, décrit ses fonctionnalités de base, expose, schémas et exemples à l’appui, les avantages directs et indirects de l’implémentation d’une blockchain et les différentes stratégies que peuvent adopter les entreprises : partir de zéro pour développer une blockchain ou l’intégrer à leur système existant, nommer un tsar blockchain pour coordonner les actions en interne, etc. Quels problèmes résout-elle ? Quelles opportunités crée-t-elle ? Un livre incontournable pour les entreprises, pour les start-ups, les développeurs et toute personne désireuse de comprendre les enjeux de cette technologie en passe de bouleverser de nombreux métiers.

Fin des Lumières : bienvenue dans le meilleur des mondes transhumanistes

Par Nicolas Le Dévédec, sept. 2016 FigaroVox (PDF)

Extrait :

«Changer l’être humain plutôt que changer le monde», telle pourrait être résumée la rupture introduite par le transhumanisme quant à la conception de la perfectibilité humaine. Il ne s’agit désormais plus tant d’améliorer la société et nos conditions de vie sociales par des moyens politiques, mais d’améliorer l’humain par des moyens technoscientifiques dans une optique adaptative. Ce renversement marque une rupture importante avec la culture humaniste des Lumières, qui encourageait au contraire les êtres humains à conquérir leur autonomie sociale et politique.

Il ne se passe pas un jour ou presque sans qu’on parle du mouvement transhumaniste et de son ambition d’«améliorer» techniquement l’être humain et ses performances intellectuelles, physiques et émotionnelles. Militant en faveur d’un humain revu et corrigé par les technosciences et bénéficiant du soutien de géants économiques comme Google ou PayPal, le transhumanisme ne cesse en effet de gagner en notoriété. Les idéaux d’un «humain augmenté» trouvent un écho certain dans nos sociétés obnubilées par le culte de la performance. Chirurgie esthétique, dopage sportif, recours aux psychostimulants pour optimiser les capacités cognitives ou développement d’une médecine régénératrice qui œuvre à repousser la mort en sont quelques-unes des manifestations saillantes.

Suscitant depuis plusieurs années d’importants débats, force est de constater que le transhumanisme demeure toutefois essentiellement interrogé dans une perspective bioéthique gestionnaire et utilitariste centrée sur la minimisation des risques et la maximisation des avantages de l’humain augmenté. lire la suite

 

Dépasser l’humain, une étonnante aspiration contemporaine

Philo & Cie – mai-août 2016, Nicolas Le Dévédec

Que les fans de The Walking Dead se préparent, bientôt peut-être les morts-vivants ne peupleront plus seulement nos écrans. C’est du moins ce que laisse entendre l’entreprise de biotechnologies américaine Bioquark dont l’ambition est de développer une technologie capable de ranimer les morts. Baptisé ReAnima, ce projet vise en effet à établir s’il est possible ou non de régénérer le système nerveux humain en testant le cerveau de personnes en état de mort cérébrale dans le but de les ramener à la vie. L’entreprise a d’ores et déjà reçu l’autorisation éthique de mener ses essais cliniques en Inde sur une vingtaine de patients en état de mort cérébrale. Aussi fantasmagorique qu’il puisse paraître, ce projet rejoint une ambition beaucoup plus générale poursuivie aujourd’hui par de nombreux scientifiques, ingénieurs et entrepreneurs, celle de dépasser techniquement l’être humain et les potentialités du corps humain, celle de contrôler techniquement tous les paramètres de la vie, du cerveau, des émotions, de la mort. En 1950, dans « Ce qu’est et comment se détermine la phusis chez Aristote », Martin Heidegger le pressentait déjà : « Parfois on dirait que l’humanité moderne fonce vers ce but : que l’homme se produise lui-même techniquement [ … ]. » Se fabriquer soi-même en s’affranchissant de toutes les limites biologiques grâce aux avancées technoscientifiques et biomédicales, voilà une étonnante aspiration contemporaine.

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Par cette volonté acharnée d’optimiser le corps et ses performances comme on fait fructifier n’importe quelle forme de capital, le transhumanisme est entièrement en phase avec l’esprit du capitalisme. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le mouvement bénéficie du soutien de géants économiques tels que Google ou Paypal. Le marché de l’enhancement et de l’immortalité s’annonce des plus lucratifs et l’homme augmenté sied parfaitement à la société de marché.

La société Chain et les entreprises financières mondiales dévoilent un standard ouvert pour la Blockchain

Capital One, Citigroup, Fidelity, First Data, Fiserv, MUFG, Nasdaq, Orange, State Street et Visa contribuent au protocole innovant pour des applications à grande échelle.

credit : chain.com

San Francisco, 2 mai 2016 /PRNewswire/ – Chain Inc.a, un fournisseur leader de la technologie blockchain, a annoncé la diffusion publique de Chain Open Standard 1 (Chain OS 1), un protocole de blockchain open source développé au cours des 18 derniers mois grâce à une collaboration unique entre les entreprises de la Silicon Valley et les cabinets de services financiers mondiaux.

Chain Open Standard alimente déjà plusieurs projets de blockchain dans de grandes sociétés financières, qui ont poussé les exigences de standard grâce à des partenariats profonds avec la société Chain qui ont commencé dès 2014. Le standard est en cours d’ouverture à l’ensemble de la communauté financière pour la première fois aujourd’hui.

« Visa et Chain ont collaboré afin d’explorer comment une architecture blockchain peut fonctionner à l’échelle de Visa au profit de nos clients, » a déclaré Jim McCarthy, vice-président, innovation et partenariats stratégiques à Visa. « Chain Open Standard est l’aboutissement de plusieurs mois d’itération et de résolution de problèmes, et nous sommes heureux de jouer un rôle permanent dans ce processus. »

« Nasdaq a eu le plaisir de participer à l’élaboration de Chain Open Standard à travers d’une variété de cas d’utilisation, y compris les titres du marché privé, le vote par procuration et de compensation », a déclaré Brad Peterson, Executive Vice President et CIO au Nasdaq. « En particulier, nous sommes heureux de collaborer avec nos clients de technologie de marché sur ces développements et pour attendre avec intérêt notre innovation continue dans ce domaine. »

« Dans nos efforts sur l’avancement de l’adoption du blockchain en interne et avec le secteur financier, le protocole de Chain prend en charge certains cas d’utilisation les plus complexes que nous avons à l’esprit, a déclaré Hu Liang, Senior Managing Director, Centre des Technologies émergentes au State Street. « Nous nous réjouissons de poursuivre cette collaboration avec Chain et la communauté autour de ce standard ouvert. »

« Chain est un partenaire de collaboration dynamique dans les portefeuilles d’investissements et d’innovations, permettant à Citi d’explorer les applications (les demandes) de blockchain de nos clients dans les devises, paiements et au-delà », a déclaré Debby Hopkins, Chief Innovation Officer de Citi et CEO de Citi Ventures. « Chain Open Standard fera progresser considérablement le progrès et l’ampleur future de nouveaux cas d’utilisation du blockchain dans un écosystème financier en constante évolution. »

Chain Open Standard avait été conçu pour permettre aux applications financières de grande échelle à fonctionner sur les réseaux blockchain permissioned1 (privés) tout en répondant aux exigences réglementaires, de sécurité et de confidentialité rigoureuses de l’industrie des services financiers.

Chain Open Standard est un pionnier :

  • Un nouveau modèle de consensus qui réalise la finalité de l’opération en moins d’une seconde, même à des volumes élevés de transactions
  • Une solution de protection des renseignements personnels qui crypte les données blockchain et fournit un accès sélectif de lecture aux régulateurs (organismes de réglementation) et aux contreparties concernées
  • Un cadre contractuel intelligent et une machine virtuelle qui prend en charge l’application de règles simples, mais aussi des programmes complets de Turing avec stockage de clé / valeur
  • Un modèle de données évolutif qui réduit la charge opérationnelle pour les participants du réseau
  • Une couche de métadonnées riches pour répondre aux exigences KYC2 et AML3

« L’approche de Chain met les exigences de nos partenaires au centre d’un effort de recherche et de développement itératif et collaboratif » a déclaré Adam Ludwin, CEO de Chain. « En s’associant profondément sur des projets réels avec les leaders du marché dans un éventail de cas d’utilisation dans les services bancaires, les paiements, les marchés financiers et d’assurances, nous avons conçu une norme blockchain dès le départ pour résoudre les problèmes d’une manière cohérente. Nous sommes ravis d’ouvrir cet effort pluriannuel pour l’ensemble de la communauté financière aujourd’hui. »

Chain collaborera également avec d’autres blockchain open source, la cryptographie et des projets de systèmes distribués visant à assurer l’interopérabilité et l’harmonisation à travers les efforts de l’industrie.

Un blockchain est une nouvelle classe de base de données qui peut s’étendre sur plusieurs organisations. Un réseau blockchain permet aux établissements participants d’émettre en toute sécurité, d’acheter et stocker des actifs financiers dans un support numérique, ce qui réduit les coûts et permet de nouvelles possibilités de produit pour les exploitants de réseaux et les participants.

Les participants de la Conférence de Consensus 2016 à New-York seront en mesure d’afficher les démonstrations en direct de Chain Open Standard.

Vers une société sans argent liquide ?

Lire l’article de Bloomberg : A l’intérieur de la réunion secrète où Wall Street a testé l’argent numérique


voir : Blockchain : un disrupteur né ?


a Chain, Inc. (www.chain.com) est une société de technologie qui associe de grandes entreprises financières pour créer et déployer des réseaux de blockchain qui transforment les marchés. Chain développe et maintient le Chain Open Standard, un protocole de blockchain open source pour les applications financières de grande échelle. Plate-forme de Chain comprend Chain Core, un nœud de production optimale et d’environnement de prototypage de Chain Sandbox. Chain a soulevé $45 M des principales sociétés de capital risque et des investisseurs stratégiques. Le Conseil d’administration de la société comprend l’ancien PDG d’American Express ainsi que l’un des dirigeants fondateurs de PayPal. Chain a son siège à San Francisco, CA.

1 Un blockchain entièrement privé est un blockchain dans lequel les droits d’écriture sont centralisés et sous la responsabilité d’une seule organisation. Voir Blockchains permissioned, David Teruzzi.

2 Know Your Customer : Connaître son client.

3 Abréviation de lutte contre le blanchiment d’argent : Anti-Money Laundering (AML).

Apple, Bitcoin, Paypal, Google : la fin des banques ?

Comment la technologie va changer votre argent

Résumé

Une révolution silencieuse se prépare dans le domaine des moyens de paiements. De l’essor du bitcoin à l’arrivée d’Apple – qui a équipé ses derniers iPhones d’une puce de paiement sans contact -, les initiatives se multiplient pour contourner le quasi-monopole des banques.

Philippe Herlin montre comment ces évolutions technologiques vont changer notre relation quotidienne à l’argent, et, au-delà, comment elles pourraient rendre nos économies plus saines et plus résilientes. Car elles permettent d’envisager une rupture avec le système monétaire actuel, centralisé et rigide, donc fragile.

Ce bouleversement à venir des moyens de paiements est aussi une réelle menace pour les banques, qui pourraient devenir la sidérurgie de la prochaine décennie. Avec en filigrane une question clé : quelle monnaie, quel moyen de paiement, saura inspirer le plus confiance ?

Sommaire

  • Que vient faire Apple dans le paiement ?
  • Les insuffisances du système bancaire actuel
  • Orange Money et M-Pesa, L’Afrique en avance sur l’Europe !
  • L’intérêt des monnaies complémentaires
  • Le bitcoin, la monnaie complémentaire pour tous
  • Comment la monnaie peut changer nos vies
  • Les banques : la sidérurgie de la prochaine décennie ?
  • La guerre est ouverte !
  • Le problème de la confiance : dans la monnaie et dans l’informatique

Introduction

La guerre couve dans le secteur bancaire, mais les banques n’en sont pas vraiment conscientes, et ceux qui avancent leurs pions ne dévoilent pas toutes leurs intentions. On parle de paiement mobile, mais est- ce que cela va prendre ? Quel en est l’intérêt ? Tiens, Apple lance son service de paiement sur son nouvel iPhone, c’est important alors ? Pourquoi les grands acteurs du Web s’intéressent-ils au paiement ? Simple diversification ou enjeu stratégique ? Et les monnaies complémentaires, pourquoi se développent-elles ? Le phénomène bitcoin, quelle est sa signification ? Et si toutes ces interrogations étaient reliées entre elles et révélaient des enjeux bien plus profonds et essentiels que la simple question du paiement, comme par exemple les limites du modèle bancaire actuel, les insuffisances et les risques des grandes banques, et les alternatives envisageables ?

Le fait de payer constitue un acte des plus banals, que nous faisons plusieurs fois par jour, mais nous aurions tort de le ramener à quelque chose de secondaire ou de marginal. Depuis peu, c’est devenu un terrain de manœuvres pour de nouveaux acteurs, grands ou petits, ainsi qu’un point d’entrée pour d’autres services financiers, certains totalement nouveaux. Nous sommes au début de bouleversements, et ils vont être captivants.

Extrait Chapitre 1 : Que vient faire Apple dans le paiement ? (498.3 Ko)