Mastercard teste la biométrie comportementale

Mastercard a conclu un accord avec l’opérateur du secteur des télécommunications basé aux Emirats Arabes Unis pour explorer comment sa technologie biométrique comportementale NuDetect peut être utilisée pour effectuer des paiements sécurisés et transparents via les smartphones des utilisateurs à travers le Moyen-Orient et l’Afrique.

NuDetect utilise machine learning et est le produit phare développé par NuData Security, acquis par Mastercard en 2017. Mastercard avait déjà identifié l’Afrique, où 95 % des transactions sont effectuées en espèces, comme un marché pouvant bénéficier des paiements mobiles sécurisés.

Le nouveau protocole d’accord avec « du », qui a été rebaptisé Emirates Integrated Telecommunications Company (EITC) en 2007, prévoit d’analyser la « biométrie passive » – à savoir la manière dont une personne tape, tient son téléphone, déplace sa souris ou encore l’endroit où elle utilise son téléphone – pour anticiper et prévenir les transactions frauduleuses sans présence de carte, y compris les paiements en ligne. Le processus consiste à vérifier l’identité de l’utilisateur et ne cause aucune difficulté ou interruption dans la transaction.

Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025

« Dans le monde connecté d’aujourd’hui, les études indiquent que le développement d’une expérience utilisateur plus fluide est une priorité absolue pour plus de 90 % des commerçants lorsqu’ils évaluent leur approche sur la sécurité transactionnelle. » déclare Gaurang Shah, vice-président de Mastercard, Paiements Digitaux  & Labs, Moyen-Orient et Afrique. « Partant de ce constat, il est essentiel de veiller à ce qu’une expérience utilisateur fluide soit contrebalancée par une authentification robuste. Notre solution NuDetect répond à ces préoccupations en déployant une analyse de données innovante pour offrir des interactions numériques transparentes et sûres. Nous sommes heureux de nous associer à du pour mettre en place ce produit de pointe, lequel procurera plus de confiance à chaque transaction. »

« du s’engage à offrir à ses clients des interactions rapides et pratiques. Cet engagement joue un rôle important dans notre succès continu. Notre partenariat avec Mastercard nous permettra de rationaliser davantage le processus de paiement des consommateurs à travers une variété de points de contact, tout en maintenant les plus hauts niveaux de sécurité transactionnelle. Nous sommes enthousiastes à l’idée d’explorer l’énorme potentiel de NuDetect, et nous nous réjouissons à l’avance d’une collaboration longue et fructueuse. »

NuData Security A Mastercard Company, Mastercard Newsroom

Visa annonce un projet pilote pour les cartes de paiement biométriques

Visa a annoncé des projets pilotes pour la mise en place d’une nouvelle carte de paiement EMV biométrique à double interface pour des transactions avec et sans contact, en partenariat avec Mountain America Credit Union et Bank of Cyprus. Ces projets vont tester l’utilisation de la reconnaissance d’empreintes digitales comme alternatives au PIN ou à la signature pour authentifier le détenteur de la carte.

Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025

Les cartes de paiement sont équipées de capteurs intégrés de la série FPC1300 de Fingerprint Cards. La technologie biométrique fournie par Gemalto est utilisée dans le cadre du projet pilote de Bank of Cyprus, tandis que le projet de Mountain America Credit Union utilise la solution de Precise Biometrics, une solution algorithmique de lecture d’empreintes digitales basé sur Precise BioMatch Embedded, ainsi que la technologie fournie par Kona-I.

« Je suis heureux que nous fassions partie des premiers essais sur le marché américain pour les cartes de paiement biométriques à double interface d’un fournisseur mondial de solutions de paiement. L’intérêt pour les cartes de paiement biométriques est élevé et Precise Biometrics est à l’avant-garde dans ce domaine », note Torgny Hellström, président du conseil d’administration de Precise Biometrics.

Zwipe a annoncé plus tôt ce mois-ci qu’il collaborerait avec Gemalto pour fournir sa capacité de récupération d’énergie et son moteur biométrique pour le projet pilote de Bank of Cyprus, tandis que Precise Biometrics et Kona-I ont déjà établi des partenariats avec Fingerprint Cards.

« La collaboration est essentielle dans l’écosystème des cartes à puce et des paiements. Nous sommes fiers de participer à ces essais de marché inédits avec Visa, le leader mondial des paiements numériques. Cela signifie que nous entrons dans la phase suivante de l’exécution de notre stratégie pour les cartes de paiement biométriques à double interface », déclare Thomas Rex, Vice-président principal chez Fingerprint Cards.

Le projet pilote a été annoncé à l’occasion du NRF Big Show 2018 de la National Retail Federation et sera géré par le programme Visa Ready for Biometrics, qui, selon la société, est un nouveau programme vertical destiné à répondre à la demande croissante d’authentification biométrique.

Un système de lecture labiale automatique pourrait mettre fin aux mots de passe tels que nous les connaissons

« Le monde se dirige rapidement vers un avenir sans mots de passe, car les consommateurs réalisent à quel point les technologies biométriques peuvent leur faciliter la vie », explique Jack Forestell, responsable des solutions commerciales mondiales chez Visa Inc..

Alors que les paiements électroniques augmentent considérablement dans le monde, Visa s’engage à développer et à investir dans des capacités émergentes offrant une expérience de paiement meilleure et plus sécurisée.

HSBC a publié un nouveau rapport de recherche intitulé « Faire confiance à la technologie »

La carte authentifie les utilisateurs en faisant correspondre une empreinte digitale prise au point de vente d’une agence bancaire, les données de référence des empreintes digitales sont stockées directement sur la puce sécurisée de la carte. Elle est équipée de voyants verts et rouges pour indiquer le succès ou l’échec de l’authentification, et est compatible avec les terminaux de paiement avec ou sans contact existants.

Les projets pilotes de Mountain America Credit Union et de Bank of Cyprus débuteront au début de 2018.

traduction Thomas Jousse

Visa Inc., Gemalto, Business Wire, Reuters, BiometricUpdate

Un système de lecture labiale automatique pourrait mettre fin aux mots de passe tels que nous les connaissons

Une équipe de scientifiques dirigée par Cheung Yiu-ming de la Hong Kong Baptist University (HKBU) a présenté la première technologie de ce genre au monde, une solution brillante et nouvelle qui pourrait signifier la fin des mots de passe tapés. Une nouvelle technologie intitulée “lip motion password” (mot de passe de mouvement des lèvres) (lip password : mot de passe de la lèvre) qui utilise les mouvements des lèvres d’une personne pour créer un mot de passe.

Leur idée est un logiciel de lecture des lèvres qui vous permet de parler directement à votre appareil. Tout ce que vous devez faire est dire votre mot de passe à la caméra de votre ordinateur portable ou smartphone. Le logiciel de reconnaissance vous donnera accès une fois qu’il lit vos lèvres. “Ce système vérifie l’identité d’une personne en associant simultanément le contenu du mot de passe aux caractéristiques comportementales sous-jacentes du mouvement des lèvres”, selon un article sur le site web de HKBU.

Le mouvement des lèvres est plus sûr. “Les caractéristiques dynamiques des mouvements des lèvres sont résistantes au mimétisme, de sorte qu’un lip password peut être utilisé seul pour la vérification de locuteur, car il est capable de détecter et de rejeter un mot de passe erroné prononcé par l’utilisateur ou le mot de passe correct parlé par un imposteur”, selon l’annonce de l’Université Baptiste de Hong Kong.

En outre, le logiciel de Cheung combine la lecture des mouvements des lèvres avec l’authentification vocale traditionnelle. “Le même mot de passe parlé par deux personnes est différent, et un système d’apprentissage peut les distinguer”, a-t-il expliqué. Bref, c’est une forme plus sûre d’authentification biométrique.

Ce logiciel pourrait avoir des applications au-delà de votre smartphone. Il pourrait également s’avérer utile pour les transactions financières, comme celles qui ont lieu dans les guichets automatiques. Le logiciel peut être bientôt disponible, car il a déjà reçu un brevet américain en 2015.

HKBU, Business Insider

Les scientifiques d’Oxford ont une IA qui peut lire vos lèvres
Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025

La cage de verre : le coût humain de l’automatisation

« We don’t know when to say enough or even hold on a second » Nicholas Carr.

L’île Igloulik, au Nord du Canada, est un territoire hostile où règne parfois des températures inférieures à – 20 oC. Pourtant, depuis au moins 4000 ans les Inuits y chassent le caribou. Depuis que leurs pratiques sont documentées, ils fascinent par leur capacité d’orientation, leur connaissance des vents, du comportement animal, de la texture de la neige, etc.

Au début des années 2000, ces mêmes chasseurs ont commencé à utiliser le GPS. Alors que par le passé il fallait un long apprentissage auprès des anciens pour développer le sens de l’orientation dans un environnement hostile, ce dispositif qui rend les techniques traditionnelles obsolètes n’en nécessite quasiment plus. Seulement, la confiance aveugle dans ce système et l’effet tunnel induit provoqua bientôt des accidents durant la chasse engendrant blessures et décès.

Dans The glass cage (non traduit en français) Nicholas Carr souhaite éclairer comment notre dépendance grandissante aux ordinateurs, aux applications et à la robotique façonnent notre travail, nos talents et nos vies. En cela, il ouvre une fenêtre sur le coût humain de l’automatisation1.

Très discuté dans le monde anglo-saxon, Nicholas Carr est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles dans des journaux aussi prestigieux que Harvard Business Review, MIT Sloan Management Review, The Atlantic, etc2. Son blog Rough type explore des sujets aussi divers que l’économie, la culture et bien sûr la technologie3.

The glass cage est construit autour de l’idée que nous surestimons les bénéfices de l’automatisation. En transférant à la machine une part des expériences qui nous permettent de nous accomplir, l’automatisation affecte nos actions, détériore nos compétences, notre santé. En touchant à la substance même de nos vies, le choix de l’automatisation n’est pas simplement économique, il est aussi éthique.

Déjà au XVIIIe siècle, avec la révolution industrielle, le spectre du remplacement de l’homme par la machine hantait les sociétés et les individus. Aujourd’hui, l’automatisation fait craindre aux État-Unis, mais pas seulement, une croissance sans emploi.

C’est durant la seconde guerre mondiale, au sein de la défense anti-aérienne, que le nouvel âge de l’automatisation (un dispositif mécanique permettant d’automatiser une tâche) aurait pris forme. Elle est née d’un problème crucial : comment atteindre un avion ennemi, dans sa position probable à venir ?

Dans l’après-guerre, son couplage avec l’ordinateur étend ses potentialités. Depuis les années 1970, elle a fait des progrès prodigieux, elle est omniprésente. Nous dépendons d’elle.

Pour Nicholas Carr, la meilleure façon d’observer l’impact de l’automatisation à venir dans notre société est de regarder sa forme avancée dans l’aviation. Jusqu’aux années 1980, le pilotage était exclusivement réalisé par le pilote. Avec la naissance de l’A320, l’histoire de l’aviation et celle des ordinateurs se recoupent. Durant un vol commercial typique, le pilote ne prend les commandes que pendant trois minutes – une partie de l’équipage a aussi disparu du cockpit. Si l’automatisation a permis de diminuer les crashs (2 décès pour cent millions de passagers), elle masque une dégradation des compétences du pilote, l’altération de sa perception et de son temps de réaction.

« As automation has gained in sophistication, the role of the pilot has shifted toward becoming a monitor or supervisor of the automation. »

Dans la médecine comme dans l’aviation, l’omniprésence de l’ordinateur modifie déjà en profondeur la relation du patient au soignant, le diagnostic, etc. Ce phénomène touche aussi la finance, le droit, l’architecture, etc.

Selon Nicholas Carr, l’automatisation, nous coupe de l’expérience du réel, de notre savoir-faire, notre créativité.

« How far from the world do we want to retreat ? »

De la même manière, avec les algorithmes prédictifs qui ignorent les causes, notre désir de comprendre le monde s’érode, ce qui en retour altère notre capacité d’étonnement, notre sagesse. Comment briser cette cage de verre, sans renoncer aux bénéfices du numérique ?

Bien que la machine ne soit pas exempt de biais cognitifs, qu’elle introduise de nouveaux problèmes (bugs, vulnérabilités, etc.), il semble qu’il soit tentant d’exclure de l’équation le facteur humain, souvent considéré comme faillible. Les ingénieurs créent des machines qui laissent peu de place à l’humain. Dans un processus autoréalisateur, le travail qui en résulte, vidé de sa substance, ne nécessitant pas de compétences spécifiques, alimente l’idée que l’homme n’a pas sa place.

Les choix de Boeing dans l’aviation de favoriser le rôle du pilote au détriment de la machine ou l’usage du programme THOR par la Royal Bank of Canada qui ralentit les transactions financières pour éviter une emprise trop grande de l’algorithme montrent que l’arbitrage entre une technologie centrée sur elle-même ou celle centrée sur l’humain n’est pas uniquement une préoccupation académique.

De manière plus générale, Nicholas Carr recommande une vigilance accrue sur les motivations éthiques, politiques, commerciales, économiques de ceux qui régissent nos vies, infiltrent nos désirs et actions, déterminent nos limites via les programmes afin de garder une prise sur nos intentions, particulièrement lorsque l’automatisation est invisible, le code opaque.

Nicholas Carr ne se considère pas comme technophobe. La technologie est selon lui notre nature. Au travers de nos outils, nous donnons forme à nos rêves. L’instrument contribue à cultiver notre talent, modifiant le monde, apportant de nouvelles opportunités. Au meilleur d’elle même, la technologie ouvre de nouveaux horizons. Il voit ainsi dans la faux la métaphore d’un modèle de technologie qui étend nos capacités sans circonscrire la portée de nos actions et perceptions. A contrario, les outils digitaux de l’automatisation, plutôt que de nous inviter dans un monde, nous en expulsent.

Si l’intelligence artificielle stimule notre vue, elle assèche nos autres sens. Le monde devient moins signifiant.

Trop laconique sur la manière de s’extraire de cette cage de verre, il conclut que nous sommes libres de créer des outils qui humanisent la technologie mais cela requière de la vigilance et du soin…

1 Nicholas Carr, The glass cage. Where automation is taking us, London, The Bodley Head, 2015 puis The glass cage. Who needs humans anyway? London, Vintage, 2016.
2 En Français on peut lire Internet rend-il bête ? (trad. Marie-France Desjeux), Paris, Laffont, 2011 [The Shallows: What the internet is doing to our brains ?, NY, Norton, 2010.

NEC apporte des solutions biométriques pour la police à l’Assemblée générale d’INTERPOL

NEC présentera ses solutions de cybersécurité et de biométrie pour la police lors de la 85ème exposition de l’Assemblée générale de l’OIPC-INTERPOL au Bali Nusa Dua Convention Center (BNDCC), en Indonésie, cette semaine.

La solution de cybersécurité de l’entreprise utilise une combinaison de technologies et de solutions de sécurité pour protéger les environnements TIC à grande échelle. La suite de la solution de médecine légale numérique (Digital Forensic Solution) aide les organismes chargés de faire appliquer la loi, à lutter contre la cybercriminalité et donne aux organisations des connaissances pour des domaines médico-légaux spécifiques, y compris : la médecine légale d’appareils mobiles ; médecines légales de disque ; médecines légales de Malware, et, médecines légales de mémoire. La suite comprend également une solution de sécurité de nouvelle génération pour contrer les menaces inconnues en utilisant une technologie heuristique progressive et d’autres développements dans une solution basée sur les analyses.

NEC expose également sa technologie biométrique de reconnaissance faciale et sa technologie d’appariement d’empreinte digitale incluant : NeoFace Watch, application de reconnaissance faciale pour la surveillance vidéo en temps réel, recherche de visuels hors ligne et recherche de visages à gros volumes; NeoFace Reveal, un poste de travail à face latente offrant la possibilité d’améliorer les images de visage latentes de mauvaise qualité, de rechercher des dépôts d’images et d’identifier des candidats potentiels; NeoFace Smart ID et NeoScan45, une application mobile équipée de capacités de capture multi-biométriques incluant des images faciales, des empreintes digitales et des voix en plus de données descriptives; SmartScan, une solution de capture multimodale avancée.

Juste la semaine dernière, NEC a lancé globalement NeoFace Image data mining (NeoFace Idm), un logiciel spécialisé qui utilise l’intelligence artificielle pour rechercher rapidement et précisément des séquences vidéo, comme le contenu des caméras de vidéosurveillance, pour des personnes spécifiques.

BiometricUpdate

NEC lance un logiciel d’IA – NeoFace – avec une recherche individuelle spécifique

NEC Corporation a lancé à l’échelle mondiale NeoFace Image Data Mining (Extraction de données d’images) – NeoFace Idm – un logiciel spécialisé qui utilise l’intelligence artificielle pour rechercher rapidement et avec précision des séquences vidéos, tel que le contenu de caméras de vidéosurveillance, pour certains individus.

NeoFace Idm peut rechercher des sujets qui apparaissent à certains moments et endroits, ou qui apparaissent avec d’autres sujets d’intérêt spécifiques.

Le logiciel offre un éventail d’application, telles que les organismes d’applications de la loi chargée de la recherche d’enfants perdus et les détaillants offrant un service à la clientèle amélioré.

Lors de la recherche vidéo où apparaissent environ 1 million de cas individuels de données faciales, le logiciel peut effectuer des recherches dans les 10 secondes environ.

NeoFace Idm combine la « technologie de reconnaissance faciale la plus précise au monde » avec la technologie de « profilage des données spatio-temporelles » (Profiling Across Spatio-Temporal Data), qui génère des groupes de sujets basés sur leurs similitudes et effectue des recherches à grande vitesse pour des profils spécifiques.

« Ces dernières années, il y a une demande croissante pour l’analyse approfondie des images de caméra pour une utilisation dans les applications de sécurité et de marketing », a déclaré Noritaka Taguma, directeur général de la division transport et infrastructure de la ville de NEC. « NeoFace Idm répond à cette demande en fournissant des recherches à grande vitesse et de haute précision pour les personnes qui apparaissent dans des modèles spécifiques, qui ne pourraient pas être atteintes par le biais de recherches manuelles ou les technologies conventionnelles. »

Indiqué précédemment : NEC est actuellement en pourparlers avec les banques et les sociétés de cartes de crédit pour déployer la reconnaissance faciale pour les applications d’identification grand public.

FindFace, un puissant algorithme de reconnaissance faciale utilisé dans une application russe
→ Le système de reconnaissance faciale DeepFace, propriété du réseau social Facebook : Une IA capable de vous reconnaître sur n’importe quelle photo

BiometricUpdate

Technavio publie un rapport sur la sécurité global des paiements mobiles pour 2016-2020

9 août 2016 – Technavio a publié un nouveau rapport sur le marché mondial des logiciels de sécurité des paiements mobiles, qui analyse les tendances clés qui devraient influer sur les perspectives du marché à partir de 2016-2020.

Dans le rapport, les analystes de recherche de Technavio sur les TIC, identifient les trois principales tendances émergentes qui conduisent le marché mondial des logiciels de sécurité des paiements mobiles comme l’introduction de la biométrie mobile, le développement d’authentification à facteurs multiples (multi-facteurs) et l’adoption accrue de la biométrie multimodale.

Application de la loi du marché mondial de la biométrie
Biometrics Research Group, Inc. publie un rapport sur marché de la biométrie mobile
Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025
Biométrie : Une nouvelle vague d’authentification bancaire

L’analyste en chef de Technavio, Amrita Choudhury, explique que les occurrences croissantes du vol de données financières privées a conduit de plus en plus de clients à adopter des logiciels de sécurité de paiements mobiles pour les Smartphones.

La mise en place de ces mesures de sécurité freinera les fraudeurs de violer les informations des cartes de crédit et de débit puisque « toute la transaction de paiement nécessite une autorisation entre l’acquéreur et la banque émettrice du commerçant. »

« Avec une augmentation de l’utilisation des périphériques mobiles pour effectuer des transactions financières et de commerces électroniques, la sécurité des données personnelles est devenue une préoccupation majeure, » a déclaré Choudhury. « Un certain nombre de technologies biométriques comme la reconnaissance des empreintes digitales, la reconnaissance vocale, la reconnaissance de l’iris, la reconnaissance de la signature, la reconnaissance de frappe et la reconnaissance faciale, sont intégrées dans les appareils mobiles, qui assureront un accès autorisé aux données personnelles transmises par le biais du réseau sans fil. Elles vont assurer la sécurité des données et empêcher (prévenir) les activités frauduleuses. »

Dans le secteur de la vente au détail, l’intégration des technologies biométriques dans les appareils mobiles permet de reconnaître les clients enregistrés et à autoriser les transactions sur leur carte de crédit ou de débiter un compte, selon le rapport.

Par exemple, la biométrie mobile est utilisée pour un certain nombre d’applications de PDV (point de vente) pour authentifier les utilisateurs finaux.

Le rapport souligne également que la biométrie mobile est utilisée pour les transactions bancaires à autoriser les particuliers, comme la Royal Bank of Scotland, permettant à ses clients d’utiliser le capteur tactile d’empreintes digitales d’Apple (Touch ID) pour se connecter à leurs comptes bancaires.

Biometric News

Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025

La technologie de biométrie comportementale et d’authentification à deux facteurs sont à la hausse comme des alternatives plus sûres, selon une étude.

Une étude de 600 professionnels en sécurité de l’opérateur de téléphonie mobile ID TeleSign a révélé que la protection du compte client est un souci majeur pour les entreprises, avec 72 % des personnes interrogées disant que les mots de passe seront éliminés progressivement d’ici à 2025. De plus en plus d’entreprises, selon le rapport, remplacent les mots de passe avec la biométrie comportementale et l’authentification à deux facteurs (2FA) avec 92 % des experts en sécurité affirmant que cela va améliorer la sécurité des comptes considérablement.

« La grande majorité des professionnels en sécurité ne font plus confiance aux mots de passe pour travailler », a déclaré Ryan Disraeli de TeleSign parce que 69 % des répondants ont dit qu’ils ne pensent pas que les noms d’utilisateur et mots de passe fournissent assez de sécurité. Les prises de contrôle de compte (ATO) étaient une préoccupation majeure pour 79 %, alors que 86 % sont préoccupés par l’authentification ID d’identité des utilisateurs du web et des applications mobiles avec 90 % étant touchées par des fraudes en ligne l’an dernier.

Plus de la moitié (54 %) des organisations disent qu’ils passeront à la biométrie comportementale en 2016 ou plus tard tandis que 85 % ont dit qu’ils mettraient en œuvre le 2FA dans les 12 prochains mois. Huit des 10 répondants croient que la biométrie comportementale ne dégradera pas l’expérience utilisateur.

Lire l’étude complète ici (PDF).

L’IA vient d’avoir un gros “boost” dans sa capacité à comprendre l’actualité

Vous pourriez bientôt converser avec votre ordinateur sur les informations du matin. Une IA a appris à lire et à répondre aux questions sur un article d’actualité avec une précision sans précédent.

La création de systèmes d’IA pouvant apprendre en arrière-plan à partir des sources d’informations existantes, est l’un des grands enjeux de la science informatique. « Les ordinateurs n’acquièrent pas le type de connaissance générale et le bon sens sur le fonctionnement du monde [en lisant] des romans et en regardant des sitcoms », explique Chris Manning de Stanford University.

Pour se rapprocher un peu plus de cela, l’année dernière, l’équipe DeepMind de Google a utilisé des articles du site web du Daily Mail et de CNN pour entraîner un algorithme à lire et comprendre une histoire courte. L’équipe avait utilisé les résumés en haut de ces articles pour créer des questions d’interprétations simples qui ont formé l’algorithme pour rechercher les points clés.

Aujourd’hui, un groupe dirigé par Manning a conçu un algorithme qui a battu les résultats de DeepMind par un impressionnant [score de] 10% sur les articles de CNN et 8% pour les histoires du Daily Mail. Il a obtenu un score de 70% dans l’ensemble.

L’amélioration est venue en rationalisant le modèle de DeepMind. « Certaines des choses qu’ils avaient causaient des complications inutiles », dit Manning. « Vous vous en débarrassez et les chiffres augmentent. »

Un compromis de conception

« C’est logique », dit Robert Frederking de Carnegie Mellon University à Pittsburg. « La fabrication de quelque chose de plus compliquée ne la rend pas meilleure. »

Il y a un compromis dans la conception d’IA : si un algorithme est complexe, il est plus puissant, mais pour être plus performant, il a besoin de plus de données pour apprendre, dit Frederking. Des IA simplifiées peuvent s’entraîner rapidement avec de plus petites quantités de données.

Manning indique qu’il n’y a pas beaucoup plus d’un ordinateur qui peut apprendre de cet ensemble de données particulier. Pour préparer les centaines de milliers d’articles pour les lecteurs d’IA, DeepMind a utilisé un programme pour passer à travers eux et attribuer la même étiquette pour les noms et les pronoms qui les référencent. Mais ce programme a inévitablement confondu certains pronoms. De nouveaux noms et pronoms marqués dans un nouvel ensemble de données seraient nécessaires pour garder l’amélioration de lecture de l’IA.

L’avantage d’utiliser des articles de Daily Mail et CNN était dû à leur nombre important, dit Julia Hockenmaier de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign. Plus l’algorithme apprend des textes, plus il devient intelligent. Cela va être compliqué de trouver ou créer un autre grand ensemble de textes venant avec des questions toutes faites, dit-elle.

Avant que nous ne libérions l’intelligence artificielle pour recueillir des connaissances sur les textes du monde, il reste quelques défis à surmonter, dit Frederking. « Il est difficile de garder ces choses sur la bonne voie et de déterminer quelles sont les informations à garder ou à jeter », dit-il. « Si vous n’êtes pas prudent, votre système d’IA pensera qu’Obama est né au Kenya. »

Référence : arxiv.org/abs/1606.02858 ; Download PDF

New Scientist

Traduction Thomas Jousse