Brevets américains pour les technologies de manipulation et contrôle de l’esprit

Système auditif

US 4877027 A

Résumé : Le son est engendré dans le crâne de la personne par l’exposition de celle-ci à des micro-ondes d’une fréquence comprise entre 100 mégahertz et 10 000 mégahertz. Ces micro-ondes sont modulées afin de présenter une forme particulière, des salves. Chaque salve est formée par 10 à 20 pulsations espacées uniformément. La durée de la salve est comprise entre 500 nanosecondes et 100 microsecondes. Chaque pulsation dure entre 10 nanosecondes et 1 microseconde. Les salves sont modulées à partir d’une source sonore, l’objectif est de simuler la sensation auditive chez la personne dont le crâne est irradié.


Générateur de message subliminal

US 5270800 A

Résumé : Il s’agit d’un générateur de message subliminal et supraliminal qui, associé avec une télévision, permet de contrôler totalement le contenu des messages ainsi que le format de présentation. Un détecteur de synchronisation vidéo permet à un générateur de contenu vidéo de créer un message vidéo correspondant à un message reçu sous format alphanumérique, et de le synchroniser avec le signal reçu par la télévision. Un mélangeur vidéo sélectionne le signal vidéo reçu ou bien le message vidéo pour le diffuser. Les messages produits par le générateur de messages vidéo peuvent être choisis par l’utilisateur grâce à un clavier de saisie. Une base de données permet de stocker de nombreux messages textes alphanumériques définis par l’utilisateur afin d’être employés comme des messages subliminaux. Cette mémoire doit préférablement être seulement en lecture seule, et stocker des messages textes sous format alphanumérique préenregistrés relatifs à différents sujets. Ces ensembles de messages textes alphanumériques doivent de préférence inclure plusieurs affirmations positives destinées à la partie gauche du cerveau, et un nombre égal d’affirmations positives destinées à la partie droite du cerveau, qui sont alternativement présentées de manière subliminale. Les messages destinés à la partie gauche du cerveau sont présentés sous la forme d’un texte linéaire tandis que les messages destinés à la partie droite du cerveau sont présentés sous la forme d’une perspective en 3D. L’utilisateur peut contrôler la durée ainsi que l’intervalle entre les différentes présentations subliminales afin d’affecter différents seuils de conscience. Les autres variantes consistent en un convertisseur de télévision par câble combiné à un générateur de message subliminal, à un récepteur télévision et un générateur de message subliminal ainsi qu’à un ordinateur capable de présenter des messages subliminaux.


Méthode pour modifier le comportement d’une personne

US 4717343 A

Résumé : Il s’agit d’une méthode de conditionnement de l’inconscient d’une personne afin d’induire un changement particulier dans le comportement de cette dernière sans avoir recours aux services d’un thérapeute formé. A la place, la personne à traiter regarde un programme constitué de vidéos et d’images sur un écran. La vision du programme tel qu’il est perçu par l’inconscient du patient participe à son conditionnement d’une manière telle que le comportement de ce dernier est positivement modifié.


Méthode et système d’altération de la conscience

US 5123899 A

Résumé : Il s’agit d’un système destiné à altérer l’état de conscience chez l’être humain grâce à l’application simultanée de nombreux stimuli, idéalement sonores, constitués par des fréquences et des formes d’ondes différentes. La relation entre les fréquences de plusieurs stimuli est démontrée par l’équation suivante :

g=sn/4 ·f

Avec :

f = la fréquence d’un stimulus

g = la fréquence des autre stimuli du stimulus

n = un entier relatif dont la valeur diffère pour chaque stimulus


Système de communication et méthode incluant l’analyse des ondes cérébrales et/ou l’exploitation de l’activité cérébrale

US 6011991 A

Résumé : Il s’agit d’un système et d’une méthode permettant à l’être humain de communiquer grâce au contrôle de son activité cérébrale. L’activité cérébrale de l’individu est contrôlée et transmise vers un emplacement distant (un satellite, par exemple). Là-bas, l’activité cérébrale contrôlée est comparée avec des courbes représentant des activités cérébrales normales préenregistrées, des formes d’onde ou des modèles afin de déterminer s’il existe une correspondance plus ou moins précise. Si une telle correspondance existe, l’ordinateur présent à l’emplacement distant détermine que l’individu a essayé de communiquer le mot, la phrase ou la pensée correspondant à ceux contenus dans la base de données de signaux normaux.


Dispositif et méthode afin d’altérer et de contrôler à distance les ondes cérébrales

US 3951134 A

Résumé : Il s’agit d’un dispositif et d’une méthode pour détecter les ondes cérébrales d’un individu à distance grâce à des signaux électromagnétiques de différentes fréquences transmis simultanément vers le cerveau de la cible. Ainsi, les signaux interfèrent avec ceux du cerveau ce qui engendre une forme d’onde modulée par les ondes cérébrales de l’individu. La forme d’onde générée par l’interférence est représentative de l’activité des ondes cérébrales, elle est retransmise par le cerveau vers un récepteur où celle-ci est démodulée et amplifiée. La forme d’onde démodulée est ensuite affichée visuellement et transmise vers un ordinateur afin de l’analyser plus précisément. La forme d’onde démodulée peut également être utilisée afin de produire un signal compensatoire qui, retransmis vers le cerveau, permet d’engendrer des effets dans l’activité électrique de ce dernier.


Système de communication subliminale silencieuse

US 5159703 A

Résumé : Il s’agit d’un système de communication silencieux dont les vecteurs, dans les très basses ou très hautes fréquences, ou bien dans les fréquences ultrasoniques adjacentes au spectre sonore, sont amplifiés ou modulés avec l’information désirée. Ces vecteurs sont ensuite propagés à travers les ondes sonores ou les vibrations grâce à des haut-parleurs, des écouteurs ou des transducteurs piézoélectriques afin d’influencer le cerveau. Les vecteurs modulés pourraient être transmis directement en temps réel ou alors enregistrés et stockés sur des médias mécaniques, magnétiques ou optiques afin diffusé en différé ou de manière répétée.


Méthode et dispositif associé afin de déterminer à distance de l’état émotionnel d’un individu

US 5507291 A

Résumé : Afin de déterminer à distance des informations liées à l’état émotionnel d’une personne, une onde formée d’une fréquence et d’une intensité prédéterminées est générée puis transmise via une connexion sans fil vers un sujet situé à distance. L’énergie émise par le sujet est ainsi détectée et automatiquement analysée afin d’obtenir des informations relatives à l’état émotionnel de l’individu visé. Des paramètres physiologiques ou physiques tels que la pression artérielle, le rythme cardiaque, la taille de la pupille, la fréquence respiratoire ou le degré de transpiration sont mesurés et comparés avec des valeurs de référence dans le but d’apporter des informations pertinentes dans l’évaluation des réponses d’une personne interrogée ou bien des intentions criminelles dans les zones à risque.


Manipulation acoustique subliminale du système nerveux

US 601302 A

Résumé : Chez l’être humain, les résonances sensorielles peuvent être stimulées par des impulsions acoustiques atmosphériques subliminales ajustées sur la fréquence de résonance. La résonance sensorielle de 1/2Hz affecte le système nerveux autonome ce qui peut engendrer relaxation, fatigue (somnolence) ou excitation sexuelle en fonction de la fréquence acoustique précise aux alentours de 1/2Hz qui est employée. Les effets de la résonance sur 2,5Hz incluent le ralentissement de certains processus corticaux, le sommeil (somnolence) ou la désorientation. Afin que ces effets apparaissent, l’intensité acoustique doit être comprise dans un intervalle subliminal profond. Le dispositif nécessaire est composé d’une source portable alimentée par une batterie et capable de délivrer de faibles radiations acoustiques subaudios. Le dispositif et la méthode peuvent être employés par le grand public afin de faciliter la relaxation, l’endormissement ou l’excitation sexuelle ainsi que par le milieu médical, pour le contrôle et même le traitement de l’insomnie, des tremblements, des crises d’épilepsie ou l’anxiété. Cela pourrait être également employé en tant qu’arme non-létale par les forces de l’ordre en causant fatigue et désorientation aux individus ciblés. Dans ce cas, il est préférable d’employer des monopoles acoustiques grâce à une machine inhalant et exhalant l’air avec des fréquences subaudios.


Dispositif et méthode destinée à diffuser du son audible grâce aux ultrasons

US 6052336 A

Résumé : Une source d’ultrasons diffuse un signal ultrason dont l’amplitude et/ou la fréquence est modulée de façon à présenter une information issue d’une autre source. Si l’amplitude des signaux est modulée, alors une fonction carrée du signal d’information apporté est réalisée avant la modulation. Le signal modulé, qui peut être également amplifié, est ensuite diffusé grâce à un appareil. Ainsi, un individu ou un groupe d’individus située dans la zone de diffusion peuvent entendre le son émis.


Manipulation du système nerveux par les champs électromagnétiques des moniteurs

US6506148B2

Résumé : Des effets physiologiques ont été observés chez un sujet humain en réponse à la stimulation de la peau par de faibles champs électromagnétiques qui sont pulsés à certaines fréquences proches de ½ Hz ou 2,4 Hz, de manière à exciter une résonance sensorielle. De nombreux écrans d’ordinateur et tubes de télévision, lorsqu’ils affichent des images pulsées, émettent des champs électromagnétiques pulsés d’une amplitude suffisante pour provoquer une telle excitation. Il est donc possible de manipuler le système nerveux d’un sujet en pulsant des images affichées sur un écran d’ordinateur ou un téléviseur situé à proximité. Dans ce dernier cas, l’image pulsée peut être intégrée dans le programme ou superposée en modulant un flux vidéo, soit sous la forme d’un signal RF, soit sous la forme d’un signal vidéo. L’image affichée sur un écran d’ordinateur peut être pulsée efficacement par un simple programme informatique. Pour certains moniteurs, des champs électromagnétiques pulsés capables d’exciter des résonances sensorielles chez des sujets proches peuvent être générés alors même que les images affichées sont pulsées avec une intensité subliminale.

Étiquette : Mind control ; → Autres brevets

Interface cerveau-à-cerveau — le prochain grand saut dans la communication humaine

Marc Zuckerberg a déclaré que l’avenir de l’internet et par conséquent de l’humanité, se trouve dans la technologie qui nous donne des pouvoirs télépathiques. Selon lui, nous serions capables d’enregistrer nos propres expériences en temps réel et de partager des pensées et des sentiments directement avec des amis et des proches. Il l’a appelé « l’avenir de la communication ». Alors comment sommes-nous proches de l’interface cerveau-à-cerveau ?

Des recherches antérieures dans l’exploitation des ondes cérébrales sonnent comme un roman de science-fiction. Envisager un singe qui pourrait contrôler un ordinateur avec ses pensées et un humain contrôlant par télépathie les mouvements de l’autre. D’autres expériences ont utilisé des « ordinateurs organiques » avec le cerveau de plusieurs chimpanzés ou des rats tous reliés ensemble.

Les neuroscientifiques de l’Université de Washington, ont récemment annoncé la télépathie électronique assistée. Dans cette expérience, deux collègues séparés d’un mile ont utilisé uniquement l’internet relayant leurs ondes cérébrales. Ils ont joué à un jeu de 20 questions. Ceci a été rendu possible par le travail de Miguel Nicolelis, un chercheurs brésiliens à l’Université Duke. A la fin des années 90, il a commencé à expérimenter la puissance électrique du cerveau, en vérifiant minutieusement chaque neurone individuel. Lui et ses collègues ont rapidement découvert quel neurone fait quoi. Par exemple, 48 neurones spécifiques se déclenchent simultanément pour permettre à un rat de se déplacer. Quand ils se sont tournés aux singes, Nicolelis et son équipe ont pu identifier les 100 neurones se déclenchant à l’unisson. Ce qu’ils ont fait ensuite a été stupéfiant.

Ils ont connecté une sonde au cerveau d’un singe et il déplaçait un point autour d’un écran avec un joystick. Quand il obtenait le point au centre, il recevait une récompense. En observant ce mouvement, les neuroscientifiques pouvaient reconnaître des modèles de cerveau. Après que le joystick a été enlevé, le singe a été relié à un autre appareil, et il pouvait déplacer le point avec ses pensées, juste en l’imaginant dans sa tête. Ce fut la première expérience du genre, la première fois qu’un primate déplace quelque chose avec ses seules pensées.

Model of the experiment
credit: big think

La découverte a inspiré les neuroscientifiques pour commencer ce qui est connu aujourd’hui sous le nom d’interface cerveau-à-cerveau. Jusqu’à présent, les résultats chez l’homme ont été limités. C’est aussi dû principalement aux règles éthiques qui interdisent le raccordement des sondes dans le cerveau des êtres humains. Pourtant, Chantel Prat et Andrea Stocco de l’Université de Washington ont relevé le défi. Tout d’abord, ils ont voulu voir s’ils pouvaient envoyer un signal d’un cerveau qui lancerait une réaction (réponse) physique dans un autre.

credit: stories by williams

Ils ont recruté deux chercheurs qui ont été placés dans des pièces différentes sur le campus. Chacun était muni d’un capuchon d’électroencéphalographie (EEG) qui mesure les ondes cérébrales. Un collègue dans une pièce a commencé à jouer un jeu vidéo avec son esprit. Pour pouvoir tirer une balle dans le jeu, il l’imagine simplement appuyant sur le bouton de tir. Un autre chercheur a reçu un casque antibruit. Sa tête était munie d’une bobine de TMS, la stimulation magnétique transcrânienne. Cet appareil émet des signaux électriques ciblés. Il a été placé sur la partie du cerveau qui contrôle son doigt. Lorsque le premier chercheur a tiré avec son cerveau, le doigt du second appuyait sur la gâchette. Un seul homme contrôlait l’autre.

Un problème avec le modèle de la télépathie selon Prat, est que la personne qui reçoit les signaux télépathiques ne peut pas dire si cela provient de leur propre cerveau ou celui de l’autre. « Quelle que soit la forme qu’elle prenne (future communication cerveau-à-cerveau) cela va être très différent d’écouter les pensées de quelqu’un dans votre tête, » dit-il. Pourtant, cette recherche porte déjà ses fruits.

The brain-to-brain communication system.
Credit: PLOS ONE

Le travail de Nicolelis a conduit à des interfaces cerveau-machine. Aujourd’hui, les paralysés sont capables de marcher à l’aide de signaux du cerveau envoyés aux prothèses robotique et peuvent même retrouver leur sens du toucher. Pendant ce temps, Prat pense qu’il peut y avoir des applications pour l’apprentissage. Vous pourriez dire quand quelqu’un se concentrait en classe par exemple, tandis que l’autre rêvassait, à l’aide de modèles d’EEG de pointe. Vous pouvez également brancher le cerveau d’un étudiant de TDAH (trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité) à celle d’une personne qui ne l’a pas, pour voir si vous pouvez de cette façon soulager les symptômes de la maladie. Ceci est théorique, bien sûr. Une autre possibilité est de raccorder les cerveaux humains à ceux des animaux et être capable d’éprouver des sensations non pas par rapport à notre espèce, mais comme le sens olfactif du chien, ou le sonar d’un dauphin.

Bien que Prat ne croie pas que le téléchargement et diffusion de pensées soit possible, d’autres ne sont pas si sûrs. Une étude de Harvard avait une personne en Inde portant une configuration EEG/TMS liée à une autre personne par le biais de l’internet en France. Le participant en Inde a pensé les mots « ciao » et « hola » qui ont été envoyées par courriel et repris par l’autre. Ces signaux ont été perçus comme des flashs de lumière qui pourraient être déchiffrés en mots. Ajoutant à cela, les chercheurs de l’Université de Washington ont décidé de jouer à un jeu de 20 questions.

Ici, deux personnes ont été reliées (connectées) via un ordinateur. L’un portait un capuchon d’EEG et l’autre une bobine TMS. Le porteur du TMS a montré une photo d’un animal sur l’écran de l’ordinateur, disons un requin. Puis, on demanderait une question comme, « peut-il voler ? » Le porteur de l’EEG penserait le mot « oui » ou « non ». Ces pensées se sont rendues vers l’autre (personne) via internet. Le porteur TMS verrait un phosphène ou un éclair de lumière dans leurs yeux si la réponse est oui, signalant qu’ils étaient sur la bonne voie. Cette équipe a marqué un taux d’exactitude de 72 %, par rapport à une précision de 18 % du groupe témoin. La communication cerveau-à-cerveau peut être possible. Mais des flashs de lumière sont loin d’envoyer la parole ou des images à la tête de quelqu’un d’autre.

Big Think

voir aussi : Une étude pilote de communication directe cerveau-à-cerveau chez l’homme
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Les tatouages télépathie ou télékinésie
La Chine développe un robot MTC simulant la pensée du cerveau humain
Nataliya Kosmyna, pilote des objets par la pensée

Pour en savoir plus sur les capacités psychiques assistée électroniquement :

ou cliquez ici: http://bigthink.com/embeds/video_idea/x-ray-vision-and-telepathy-already-exist-2

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Brainprint : les scientifiques peuvent vous identifier par vos ondes cérébrales avec une précision de 100 %

Une équipe de chercheurs de l’Université de Binghamton, dirigée par Sarah Laszlo et Zhanpeng Jin, a trouvé le moyen le plus efficace pour identifier les gens — à l’aide des ondes cérébrales. Ils ont découvert que les gens réagissent à des stimuli assez différemment et qu’il est possible de créer une signature unique, une brainprint, qui pourrait un jour remplacer les empreintes digitales dans un certain nombre de cas.

Cela a conduit les chercheurs à examiner comment cela pourrait être appliqué à la sécurité et à l’identification. Ils ont examiné l’activité cérébrale de 50 personnes qui portaient des dispositifs d’électroencéphalogramme pendant qu’ils regardaient une série de 500 images conçues spécifiquement pour obtenir des réponses uniques – par exemple, des images de pizza, Anne Hathaway, un bateau et des mots. Chaque image a « flashé, clignoté » sur un moniteur pendant seulement une demi-seconde.

Le résultat montre des différences significatives dans l’activité cérébrale pour définir un « brainprint » avec une précision de 100 %. Les résultats suggèrent que les ondes cérébrales peuvent être utilisées par des systèmes de sécurité pour vérifier l’identité d’une personne.

Photo: Maksim Kabakou/Shutterstock

Les applications futures de cette technologie ne seront probablement pas utilisées pour déverrouiller des smartphones. Cependant, elle pourrait être utilisée pour verrouiller des technologies beaucoup plus élevées. L’équipe voit un grand potentiel pour elle en termes de paramètres de haute sécurité, où un nombre limité d’utilisateurs autorisés ont besoin d’accéder à un niveau ultra haut.

Les brainprints sont plus efficaces à de telles fins, étant donné que les données biométriques du cerveau d’un individu sont très difficile à voler, et dans l’éventualité, l’identificateur spécifique peut être facilement annulé et réinitialisé. À ce moment-là, l’utilisateur autorisé peut tout simplement créer un nouveau brainprint.

“Nous pensons que vous ne pouvez même pas menacer quelqu’un pour avoir son brainprint et le faire fonctionner, parce que si vous menacez quelqu’un avec violence, ça les rend stressé”, dit Jin. “Lorsque vous êtes stressé, votre activité cérébrale change de façon spectaculaire. Nous pensons que le stress empêcherait une personne d’être en mesure d’utiliser l’empreinte de son cerveau pour authentifier le système”.

L’étude « CEREBRE » a été publiée récemment dans le IEEE Transactions on Information Forensics and Security.

Pour en savoir plus : Binghamton University Magazine

Une étude pilote de communication directe cerveau-à-cerveau chez l’homme

Une étude pilote de communication directe cerveau-à-cerveau chez l’homme menée par Rajesh Rao, Andrea Stocco, et ses collègues de l’Université de Washington, Seattle.

pour en savoir plus, téléchargez le PDF

(A) Schematic diagram of set-up. Brain signals from one participant (the “Sender”) were recorded using EEG. When imagined hand movements were detected by the computer, a “Fire” command was transmitted over the internet to the TMS machine, which caused an upward movement of the right hand of a second participant (the “Receiver”), resulting in a press by the hand on a touchpad. This press triggered the firing of the cannon in the game seen by the Sender. Red lines mark the part of the architecture that corresponds to the direct brain-to-brain interface. (B) Screen shot from the game. In 50% of the trials, the pirate ship on the right side (skull-and-bones) shoots a rocket (top center) towards a city on the left. The Sender engages in motor imagery to move the white cursor on the left to hit the blue circular target in order to fire the cannon (bottom center) and destroy the rocket before it reaches the city. In the other 50% of the trials, a supply airplane moves from the right to the left side of the screen (not shown). The Sender rests in this case and refrains from imagery in order to avoid hitting the target.

voir l’article : Le cerveau humain commandé à distance, Le Figaro

Stéphane Mallard : L’IA – Comment va t-elle changer nos vies ?

Stéphane Mallard travaille sur l’innovation et l’intelligence artificielle dans les salles de marchés de la Société Générale. Découvrez sa présentation du 26 juin 2015 sur les enjeux de l’intelligence artificielle, lors de la Mêlée Numérique. Une conférence organisée par l’équipe Payname.

Télépathie électronique et télékinésie

Des tatouages temporaires pourraient rendre possible la télépathie électronique et la télékinésie

Les tatouages électroniques provisoires pourraient bientôt aider des personnes à piloter des drones seulement avec la pensée, de parler télépathiquement, disent les chercheurs.

Les machines commandées utilisant le cerveau ne font plus partie de la science-fiction. Ces dernières années, les implants cérébraux ont permis aux utilisateurs de contrôler la robotique en se servant uniquement de leur esprit, ce qui laisse penser qu’un jour, les patients pourraient surmonter leurs incapacités en utilisant des membres bioniques ou des exosquelettes mécaniques.

Mais les implants cérébraux sont des technologies invasives, qui ne sont probablement utiles qu’aux personnes qui en ont besoin. Au lieu de cela, Todd Coleman, ingénieur électricien à l’Université de Californie à San Diego, conçoit des moyens non invasifs de contrôler des machines par l’esprit, techniques que pratiquement tout le monde pourrait utiliser.

Son équipe développe des composants électroniques flexibles sans fil que l’on peut appliquer sur le front, tout comme les tatouages temporaires pour lire l’activité cérébrale.

Image d’un composant électronique possédant des propriétés physiques, c’est-à-dire une rigidité, une rigidité à la flexion, une épaisseur et une densité massique, adaptées à l’épiderme. De tels systèmes électroniques «épidermiques» s’intègrent et se conforment de manière transparente à la surface de la peau de manière mécaniquement invisible pour l’utilisateur. Les appareils ont le potentiel de fournir une gamme de fonctions de soins de santé et non liées aux soins de santé. Image John A. Rogers.

“Nous voulons quelque chose que nous pouvons utiliser dans un coffee shop pour s’amuser”, a déclaré Coleman.

Les dispositifs ont une épaisseur inférieure à 100 microns, soit le diamètre moyen d’un cheveu humain. Ils sont constitués de circuits intégrés dans une couche de polyester caoutchouteux qui leur permet de s’étirer, de se plier et de se froisser. Ils sont à peine visibles lorsqu’ils sont placés sur la peau, ce qui les rend faciles à dissimuler des autres.

Les appareils peuvent détecter les signaux électriques liés aux ondes cérébrales et incorporer des cellules solaires pour l’alimentation et des antennes leur permettant de communiquer sans fil ou de recevoir de l’énergie. D’autres éléments peuvent également être ajoutés, tels que des capteurs thermiques pour surveiller la température de la peau et des détecteurs de lumière pour analyser les niveaux d’oxygène dans le sang.

À l’aide des tatouages électroniques, Coleman et ses collègues ont découvert qu’ils pouvaient détecter des signaux cérébraux reflétant des états mentaux, tels que la reconnaissance d’images familières. Une des applications qu’ils poursuivent actuellement est la surveillance des bébés prématurés afin de détecter l’apparition de crises épileptiques pouvant conduire à l’épilepsie ou à des problèmes de développement du cerveau. La start-up MC10 de Cambridge, dans le Massachusetts, est en train de commercialiser les dispositifs destinés à la consommation, aux soins de santé numériques, aux dispositifs médicaux et aux produits industriels et de défense.

Le laboratoire d’interaction neuronale dirigé par Todd Coleman, professeur en bio-ingénierie à l’Université de San Diego, et Mary J. Harbert, MD, directrice de l’UCSD (neurologie néonatale) et de l’hôpital pour enfants de Rady, étudient l’utilisation de patchs portables de la taille d’un timbre, de capteurs émetteurs sans fil pour remplacer les gros fils actuellement utilisés pour surveiller les nouveau-nés dans l’USI néonatale. La plus grande avancée en matière de soins intensifs néonatals pour les prématurés a été la stabilisation du cœur et des poumons. Mais de nos jours, les experts se concentrent de plus en plus sur les lésions cérébrales: le sous-développement du système vasculaire cérébral, les hémorragies et les convulsions se produisent généralement chez les prématurés. Si rien n’est fait, ils peuvent conduire à l’épilepsie ou à des problèmes de développement cognitif. Image Todd Coleman / UCSD.

Télékinésie électronique ? Télépathie numérique ?

Dans des études antérieures, l’équipe de Coleman avait découvert que les volontaires pouvaient utiliser des capuchons incrustés d’électrodes pour contrôler à distance les avions et piloter un véhicule aérien sans pilote sur des champs de maïs dans l’Illinois. Bien que les tatouages électroniques ne puissent actuellement pas être utilisés pour piloter des avions, «nous y travaillons activement», a déclaré Coleman.

Ces dispositifs peuvent également être appliqués sur d’autres parties du corps, telles que la gorge. Lorsque les gens pensent à parler, les muscles de la gorge bougent même s’ils ne parlent pas, un phénomène connu sous le nom de subvocalization. Les tatouages électroniques placés sur la gorge pourraient donc se comporter comme des microphones sous-vocaux à travers lesquels les gens pourraient communiquer en silence et sans fil.

«Nous avons démontré que nos capteurs peuvent capter les signaux électriques des mouvements musculaires dans la gorge afin que les gens puissent communiquer sans réfléchir», explique Coleman. Les tatouages électroniques placés sur la gorge pourraient également capter des signaux qui aideraient les smartphones à reconnaître leurs paroles, a-t-il ajouté.

Les implants cérébraux invasifs restent meilleurs pour la lecture de l’activité cérébrale, note Coleman.

Mais le neuroscientifique Miguel Nicolelis du centre médical de l’Université Duke affirme que des technologies non invasives telles que celles-ci sont nécessaires pour le cerveau. «Les gens voudront naviguer dans les environnements rien qu’en pensant, ou jouer à des jeux en pensant tout simplement», explique Nicolelis, qui n’a pas participé à cette recherche.

Coleman a détaillé les dernières découvertes de son groupe à Boston le 17 février lors de la réunion annuelle de l’Association américaine pour le progrès de la science.

Le laboratoire d’interaction neuronale dirigé par Todd Coleman, professeur en bio-ingénierie à l’Université de San Diego, collabore avec Ricardo Gil da Costa, PhD de l’Institut Salk, à examiner l’utilisation de composants électroniques flexibles et portables sur le front afin de surveiller les atteintes congénitales avec des systèmes minimalement envahissants. Ces patchs de capteurs surveillent les rythmes électriques du cerveau et peuvent transmettre sans fil des informations de manière optique (via des LED) ou électromagnétiques (via des antennes flexibles) afin de fournir des mesures quantitatives de la modulation de l’attention qui peuvent varier avec l’évolution de la démence, de la maladie d’Alzheimer, de la dépression et schizophrénie. Cette électronique portable peu envahissante laisse entrevoir de futures applications de surveillance du cerveau clinique pour les hôpitaux et les laboratoires, les cliniques de jour ou même à domicile. Image Todd Coleman / UCSD.

Gizmodo