La police de New York déploie un chien robot

Au grand dam des habitants du quartier, le service de police de la ville de New York a sorti son tout dernier jouet : un chien robot. Le chien robot, un modèle Spot fabriqué par Boston Dynamics, a fait une apparition dans un immeuble de logements sociaux. Des vidéos prises sur place montrent le chien robot entrant et sortant du hall de l’immeuble.

Le spectacle a suscité l’indignation de nombreux passants qui ont exprimé de manière audible leur mécontentement face à cette apparence dystopique digne de “Black Mirror”.

“Je n’ai jamais rien vu de tel de toute ma vie”, déclare la personne qui filme la vidéo.

La police a déclaré au New York Times que le robot, surnommé “Digidog”, n’a pas joué un rôle actif dans l’opération. Le chien robot n’a peut-être pas joué un rôle actif dans l’arrestation, mais le fait qu’un escadron de police armé déploie un robot sur une scène de crime active suscite des inquiétudes quant aux libertés civiles et à l’avenir de la police.

L’American Civil Liberties Union (ACLU) dénonce depuis longtemps l’utilisation de chiens robots par les forces de l’ordre comme un abus de pouvoir flagrant.

“L’une des choses qui rendent ces robots si inquiétants, c’est que tout le monde comprend implicitement que la possibilité de les armer continuera de planer comme un fruit défendu tentant pour les forces de l’ordre”, a déclaré Jay Stanley, analyste politique principal.

La vidéo fait suite à plusieurs cas de déploiement du chien robot par le personnel de la police sur la voie publique. La police a affirmé qu’elle utilisait les robots pour sauver des vies.

“La police de New York utilise des robots depuis les années 1970 pour sauver des vies lors de prises d’otages et d’incidents liés aux matières dangereuses. Ce modèle de robot est testé pour évaluer ses capacités par rapport à d’autres modèles utilisés par notre unité de service d’urgence et notre équipe de déminage.”

L’armée française teste le chien robot de Boston Dynamics

Boston Dynamics a tenté de se justifier sur le fait que ses produits sont utilisés non seulement par les services de police du monde entier, mais aussi par les forces armées.

Credit: Saint-Cyr Coëtquidan

Récemment, on a appris que la principale école militaire de l’armée française, l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, avait déployé un chien robot Spot lors d’un exercice d’entraînement de deux jours.

Au cours de l’exercice, les soldats ont simulé la prise d’un carrefour, des actions défensives de nuit et de jour, et un test de combat en milieu urbain, selon un article blog Ouest-France. Les sources citées dans l’article affirment que les robots ont ralenti les opérations mais ont contribué à assurer la sécurité des troupes.

Ils ont ajouté que l’un des problèmes était la durée de vie de la batterie de Spot : il est apparemment tombé à court de jus pendant un exercice et a dû être évacué.

Qu’il soit utilisé pour la reconnaissance ou le combat actif, l’avenir de Spot est tout sauf certain.

Le procureur de NYC appelle à renforcer la sécurité des données biométriques et électroniques

Le procureur général de l’État de New York, Eric Schneiderman, demande à l’État de mettre en œuvre ses toutes premières mesures pour protéger les données biométriques collectées par les employeurs et les entreprises contre les cyberattaques, selon un rapport de Times Union.

Schneiderman a présenté un projet de loi qui ajouterait les données biométriques à une actualisation des protections procurées par l’État, suite à un nombre croissant de piratages informatiques de haut niveau des données personnelles confidentielles conservées par les entreprises sur leurs clients.

Intitulée à juste titre « Stop Hacks and Improve Electronic Data Security », la loi s’appliquerait à toutes les entreprises qui obtiennent des informations numériques et biométriques de leurs employés, comme les entreprises qui utilisent des systèmes de chronométrage à base d’empreintes digitales pour enregistrer les heures de travail des employés.

« Il est clair que les lois de New York sur la sécurité des données sont faibles et dépassées », a déclaré Schneiderman, qui avait proposé des lois plus strictes sur les données en 2015, mais qui n’ont pas été approuvées par l’Assemblée législative de l’État. « Il est temps pour Albany d’agir, afin que plus aucun New-yorkais ne soit inutilement victime de faibles mesures de sécurité des données et de pirates informatiques criminels qui sont constamment à l’affût. »

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Bien que la législation actuelle impose aux entreprises des exigences en matière de sécurité des données et de déclaration si des données personnelles piratées sont liées à des numéros de sécurité sociale, les entreprises ne sont pas tenues de signaler les infractions impliquant des combinaisons de nom d’utilisateur et de mot de passe ou des données biométriques.

En 2016, le bureau du procureur général a reçu un nombre record de 1 300 notifications d’atteintes à la protection des données, ce qui représente une augmentation de 60% par rapport à 2015.

La loi proposée obligerait les entreprises à mettre en œuvre des mesures de sécurité administratives, techniques et physiques « raisonnables » pour les données sensibles, ainsi qu’à signaler les violations sur d’autres types de données, telles que les données confidentielles sur la santé.

La loi pourrait également offrir une protection juridique aux entreprises qui prouvent à l’État qu’elles ont adopté des mesures de sécurité rigoureuses pour protéger les données sensibles contre les pirates informatiques, tout en exposant les entreprises à faible sécurité à des sanctions potentielles et à des poursuites judiciaires de la part du procureur général. Ces exigences seraient moins strictes pour les petites entreprises de moins de 50 employés.

Zack Hutchins, porte-parole de The Business Council, un groupe de lobbying d’Albany, a exprimé ses inquiétudes face au nombre croissant de cyberattaques perpétrées par des criminels cherchant à voler des données personnelles. Il a déclaré que l’imposition de normes moins rigides aux petites entreprises semble logique, mais il n’est pas sûr de savoir comment une partie de la loi proposée – qui obligerait les entreprises, où qu’elles soient situées, à déclarer toutes les données qu’elles collectent sur les New-yorkais – pourrait être mise en œuvre.

Le projet de loi est parrainé par le sénateur David Carlucci, un démocrate du comté de Rockland, et un membre de l’Assemblée, Brian Kavanagh, un démocrate de Manhattan.

« Le vol d’identité n’est plus une vague préoccupation qui pourrait toucher quelqu’un que nous connaissons ; le scandale d’Equifax en a fait une menace pour chacun d’entre nous », a déclaré Beth Finkel, directrice de l’AARP de l’État de New York.

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Plusieurs États à travers le pays envisagent d’adopter la loi de l’Illinois sur la protection de la vie privée en matière de biométrie, étant donné que de plus en plus d’organisations utilisent la technologie biométrique dans diverses applications et que les tribunaux continuent de déterminer les effets potentiellement coûteux des mandats de la loi sur les entreprises.

traduction Thomas Jousse

BiometricUpdate

Elon Musk a reçu l’approbation de construire un Hyperloop reliant New York à Washington DC en 29 minutes

Elon Musk a annoncé sur Twitter qu’il avait reçu l’approbation de construire un Hyperloop reliant New York, Philadelphie, Baltimore et Washington – et que dans l’avenir, il envisage d’apporter la technologie au Texas. Par conséquent, on pourrait passer de New York à D.C. en seulement 29 minutes.

Il convient de noter que l’approbation n’est que verbale à ce stade. Ce qui signifie qu’il n’est pas gravée dans le marbre. Musk devra toujours faire face à des préoccupations réglementaires et à certaines formalités administratives. Il a noté, cependant, que «le soutien serait très apprécié», entre-temps.

Musk n’a pas non plus révélé d’où provenait l’approbation ou donné des détails concernant le début et la fin du projet – bien qu’il ait révélé plus tard qu’il envisageait de construire un Hyperloop au Texas et sur la côte Ouest.

L’Hyperloop semble déjà perturber l’industrie du transport en raison des temps de parcours incroyablement courts et des conséquences environnementales positives.

Mise à jour

Elon Musk a confirmé que l’approbation qu’il avait reçue pour le DC-New York Hyperloop provenait au niveau fédéral. Musk demande aux habitants des villes touchées de rejoindre leurs élus pour obtenir l’approbation régionale du projet.

The Department of Transportation referred Business Insider to a White House spokesperson, who sent the following statement:

“We have had promising conversations to date, are committed to transformative infrastructure projects, and believe our greatest solutions have often come from the ingenuity and drive of the private sector.” – Business Insider

Les banques new-yorkaises envisagent d’adopter la biométrie conformément aux nouvelles règles de cybersécurité

New York State Department of Financial Services

Les banques, compagnies d’assurance et autres institutions financières de New York s’apprêtent à adopter une authentification multifactorielle, y compris la biométrie, conformément aux nouvelles règles de cybersécurité, qui entreront en vigueur le 1er mars, selon un rapport du New York Department of Financial Services (NYDFS – Département des services financiers de l’Etat de New York).

Le programme de cybersécurité du NYDFS vise à protéger les consommateurs et à assurer la sécurité de l’industrie des services financiers de l’État.

L’une des exigences du programme de cybersécurité exige que les organisations utilisent l’authentification multifactorielle « pour protéger contre l’accès non autorisé » des informations privées et d’autres systèmes protégés. Plusieurs banques ont déjà déployé des solutions d’authentification biométrique avant la date limite de mise en œuvre du 1er mars pour améliorer la sécurité.

La Royal Bank of Scotland Group Plc s’est associée à BioCatch pour déployer la technologie d’authentification multi-facteurs avant que les règles de cybersécurité NYDFS soient mises en œuvre.

La technologie d’authentification multi-facteurs de BioCatch permet de suivre les multiples identificateurs biométriques de l’utilisateur, incluant les empreintes digitales, les traits typographiques du clavier (reconnaissance de frappe), le timing et d’autres attributs pour détecter toute anomalie tout au long de l’expérience d’un consommateur, a déclaré le directeur de l’innovation de BioCatch, Kevin Hanley.

Les nouvelles exigences en matière de cybersécurité ont subi un contrecoup de la part de certaines organisations de la communauté financière, mais le fait de faire en sorte que les banques et autres institutions financières améliorent leurs mesures de cybersécurité ne peut que profiter aux consommateurs.

Biometric Update

Un dispositif biocompatible à commande magnétique

Les scientifiques qui travaillent à l’amélioration des dispositifs médicaux ont créé une nouvelle façon de fabriquer des machines de taille micro. Les machines, qui sont fabriquées à partir des matériaux biocompatibles, connus sous le nom d’hydrogel, pourraient être implantées dans le corps. Voici ce que l’ingénieur biomédical Sam Sia a dit au sujet de l’étude, les résultats ont été publiés dans la revue Science Robotics.

Quelle est l’idée derrière votre méthode de fabrication de périphérique?

Nous avons développé une méthode pour fabriquer de très petits dispositifs non à partir de silicium ou de métal, mais à base de matériaux biologiques. Ce sont les mêmes classes de matériaux trouvés dans votre corps, donc, ils sont intrinsèquement biocompatibles. Nous avons dû développer de nouvelles techniques de fabrication parce que les matériaux biologiques sont doux, et donc ils ne peuvent pas être traités de la même manière que le silicium ou le métal. Nous pouvons également déclencher leurs fonctions sans fil après l’implantation. Dans cette étude, nous utilisons le magnétisme pour déclencher des mouvements dans le microdispositif.

Quelles sont les utilisations potentielles pour ce type de microdispositif ?

À l’avenir, de tels microdispositifs implantés pourront potentiellement délivrer des médicaments [ou] réparer des organes à l’intérieur du corps, tous contrôlés sans fil. Nous développons différentes versions de l’appareil pour traiter différents problèmes médicaux.

In vivo movement of implantable MEMS device.
(A) Schematic diagram of the Geneva drive device with payloads before implantation. Geneva drive devices are fabricated with fluorescent references (red and green fluorescent beads) to aid in vivo imaging to track the movement of the gears within the device. The reservoirs are filled with AF680-dextran and FITC-dextran solutions. (B) In vivo imaging shows the implanted Geneva drive device in the dorsum of the mouse. Fluorescent references are visible postimplantation. The device is in the “off” position. The inset shows the device as imaged by the Maestro Cri Imager before implantation. (C) Fluorescent images show operation of the Geneva drive device in an in vivo environment, including the position of the references within the device and hence the state of the device after each actuation. The animal protocol for this study was approved by the Institutional Animal Care and Use Committee of Columbia University.

Résumé

Les microdispositifs implantables ont souvent des composants statiques plutôt que des pièces en mouvement et présentent une biocompatibilité limitée. Cet article montre une méthode de fabrication rapide qui peut produire des caractéristiques de matériaux biocompatibles jusqu’à des dizaines de micromètres d’échelle, avec des motifs complexes et composites dans chaque couche. En exploitant les propriétés mécaniques uniques des hydrogels, nous avons mis au point un «mécanisme de verrouillage» pour l’actionnement et le déplacement précis des pièces mobiles, qui peuvent fournir des fonctions telles que les vannes, les collecteurs, les rotors, les pompes et la livraison de charges utiles. Les composants hydrogels peuvent être réglés dans un large éventail de propriétés mécaniques et diffusives et peuvent être contrôlés après l’implantation sans alimentation prolongée. Dans un modèle de souris d’ostéosarcome (un cancer des os – la plus fréquente des tumeurs malignes prenant naissance dans l’os), le déclenchement de la libération de doxorubicine de l’appareil pendant 10 jours a montré une efficacité de traitement élevée et une toxicité faible, à 1/10 de la dose de chimiothérapie systémique standard. Globalement, cette plate-forme, appelée systèmes microélectromécaniques implantables ou iMEMS (des micromachines implantables  (implantable MEMS)), permet le développement de microdispositifs implantables biocompatibles avec une large gamme de composants mobiles mouvants qui peuvent être contrôlés sans fil à la demande, de manière à résoudre les problèmes d’alimentation et de biocompatibilité des appareils.

Science Robotics  04 Jan 2017:
Vol. 2, Issue 2,
DOI: 10.1126/scirobotics.aah6451

Une greffe totale du visage à New York

Le centre de recherche médicale NYU Langone de New York a annoncé lundi 16 novembre qu’une de ses équipes avait réalisé avec succès au mois d’août une greffe totale du visage sur un ancien pompier volontaire défiguré.

lien vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x2pjifk

L’équipe dirigé par le Dr. Eduardo D. Rodriguez, a réalisé une greffe totale du visage, du cuir chevelu, des oreilles et des conduits auditifs sur un ancien pompier volontaire, Patrick Hardison, âgé de 41 ans. Cette intervention est la plus complète à ce jour, après une greffe partielle (nez, lèvres et menton) réalisée en France en 2005 et une greffe totale également réalisée en France en 2010.

L’intervention a duré 26 heures et a eu lieu le 14 août 2015. Elle représente une avancée sur le plan médical, car c’est la première fois que le résultat ne présente aucune cicatrice ou irrégularité sur le visage. Le patient devra cependant prendre des médicaments immunosuppresseurs durant le reste de sa vie, même si des progrès ont été faits pour mieux gérer la réaction immunitaire de l’organisme. Il a reçu le visage d’un jeune homme de 26 ans qui était en état de mort cérébrale.

Le coût de la greffe a été estimé entre 850 000 et 1 millions de dollars et a été pris en charge par une bourse spéciale de NYU Langone.

More than 100 physicians, nurses, technical staff, and support staff collaborated on this procedure at NYU Langone, led by Dr. Rodriguez, chair of the Hansjörg Wyss Department of Plastic Surgery.

Regardez une animation sur la procédure de la greffe du visage.
En savoir plus sur la préparation : la chirurgie, l’opération, et la reprise de Patrick.

source : NYU Langone