Des Biohackers se tournent vers le marché noir pour des implants cérébraux

A pair of wealthy Americans are looking for brain implants on the black market that will allow them to communicate with each other using the power of thought. That's according to presidential candidate Zoltan Istvan who believe that in a few decades, we could all be plugged into an AI 'matrix' (image dailymail.co.uk)
A pair of wealthy Americans are looking for brain implants on the black market that will allow them to communicate with each other using the power of thought. That’s according to presidential candidate Zoltan Istvan who believe that in a few decades, we could all be plugged into an AI ‘matrix’ (image dailymail.co.uk)

Un couple de riches américains cherche des implants cérébraux sur le marché noir qui leur permettront de communiquer entre eux en utilisant la puissance de la pensée. C’est selon Zoltan Istvan, candidat  à l’élection présidentielle américaine, qui croient que dans quelques décennies, nous pourrions tous être branchés à une IA « matrice ».

“Finalement, ce type de technologie nous permettra d’être connecté 24/7 à internet et sur les médias sociaux” dit-il au DailyMail. « C’est le début de l’esprit de la ruche, où tout le monde est interconnecté à l’autre. »

Istvan, mène le parti Transhumaniste, croit que la technologie a le pouvoir de réaliser l’immortalité et la perfection physique.

Il a révélé au Mirror que deux hommes sont en train d’essayer de trouver un médecin qui accepte d’effectuer la dangereuse procédure chirurgicale. L’un des deux va aller voir un médecin au Honduras, tandis que l’autre voyage vers l’Europe, a déclaré Istvan. Ils ont fait la planification de ce voyage pendant trois ans.

Cependant, il n’a pas nommé les hommes, de peur qu’ils puissent être empêchés de se rendre à bord pour subir une intervention chirurgicale. Et malgré les risques, ces procédures sur le marché noir peuvent devenir plus populaires.

« Cette pratique est nouvelle, mais presque tous les biohackers ont montré leur intérêt pour les implants cérébraux et les neuroprothèses », a déclaré Istvan.

« La possibilité de communier avec l’IA est presque comme le Saint Graal pour la communauté. » Istvan a annoncé qu’il s’est porté volontaire pour être inscrit sur une liste afin d’avoir ce type de chirurgie effectuée. Il a déjà un implant dans sa main. « Plus nous aurons de connectivité, plus pacifique et prospère notre monde deviendra » a déclaré Istvan.

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Vers une ère post-humaine inorganique ?

La santé haute définition : Autour de la notion d’homme « augmenté »

MEDECINE/SCIENCES Volume 26, Numéro 4, Avril 2010 p. 427-431

Florence Arnoux
Directeur d’hôpital, Assistance publique-Hôpitaux de Marseille,
80, rue Brochier, 13354 Marseille 05
Chercheur associé au CHERPA (Croyances, Histoire, Espaces, Régulation Politique et Administrative),
Sciences Po Aix-en-Provence, 25, rue Gaston de Saporta, 13625 Aix-en-Provence Cedex 1

Aujourd’hui encore, nous nous représentons essentiellement notre corps comme un organisme invariant, stable, circonscrit, où les yeux permettent de voir, les poumons de respirer… Comment imaginer ce que pourra demain un corps qui serait prolongé chimiquement, mécaniquement, informatiquement, un homme « augmenté » (enhanced man), amélioré par les technosciences ? Cette question intéresse de plus en plus les sciences biomédicales, captive les chercheurs et retient l’attention du grand public. Nous aspirons en effet tous à une meilleure santé, une vie dépourvue de douleur, de souffrance, à faire l’expérience d’un bien-être complet. À cette aspiration généralisée s’ajoute l’obsession de la société de remplacer l’homme au travail tout en le rendant plus efficace, plus productif, plus performant. En survalorisant les performances individuelles, nos sociétés post-industrielles encouragent en quelque sorte le dopage dans la pratique sportive, professionnelle, sexuelle, militaire. Enfin, et surtout, parmi la nébuleuse de désirs qui nous animent figure la volonté démiurgique de retarder l’échéance de la mort, de faire reculer la fatalité, de dépasser la frontière biologique programmée dans notre ADN et dite « limite de Hayflick », du nom du microbiologiste américain qui démontra dès 1965 que les cellules ne pouvaient se diviser qu’un nombre fini de fois avant de mourir. Rompre avec l’entropie, soustraire l’homme au deuxième principe de la thermodynamique : de très sérieux scientifiques, comme ceux qui officient dans le très célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT), s’y essayent.

Les possibilités d’intervention sur l’homme sont grandes aujourd’hui et les technologies de la santé, qu’elles soient préventives, diagnostiques ou thérapeutiques, ont beaucoup évolué sous les effets des progrès, entre autres, de la biologie, de la physique, de la chimie et de l’informatique. La convergence des biotechnologies actuelles, des neurosciences, de la biologie de synthèse, de la prothétique, de la robotique, des technologies de l’information, des nanotechnologies permet de franchir les frontières connues ou de créer des interfaces entre les espèces (humaine, végétale, animale), entre les genres (hommes-femmes), entre l’homme et l’artéfact, entre l’homme et le divin, ou encore entre le vivant et l’inerte…

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Contrôler un bras robotisé avec “les intentions” d’un patient

Des scientifiques américains viennent de faire un grand pas en matière médicale en mettant au point une nouvelle neuroprothèse implantée dans le cerveau et qui permettrait à un tétraplégique de faire bouger un bras artificiel rien que par la pensée.

Par l’implantation de neuroprothèses dans une partie du cerveau qui ne contrôle pas le mouvement directement mais plutôt “notre intention” de bouger, les chercheurs de Caltech ont développé un moyen de produire des mouvements plus naturels, plus humains, et plus fluides.

Dans un essai clinique, ils ont implanté avec succès, chez un patient quadriplégique,
via un bras robotisé séparé, lui donnant la possibilité d’effectuer un serrer de main de manière plus fluide et même de jouer à ” feuille, papier, ciseaux”.

« Lorsque vous déplacez votre bras », explique Richard Andersen, professeur de Neuroscience, « vous ne pensez pas aux muscles que vous allez devoir activer et aux détails du mouvement, vous pensez à l’objectif du mouvement. C’est donc l’intention qu’il s’agit de décoder en demandant au sujet d’imaginer le mouvement dans son ensemble, plutôt que de le décomposer ».

Les résultats de l’essai ont été publiés dans un document intitulé, “Decoding Motor Imagery from the Posterior Parietal Cortex of a Tetraplegic Human.”

source Caltech : lire le communiqué en entier (engl)