Vers un bouleversement systémique du monde

L’hypothèse avancée par cet essai est la suivante : plus qu’une crise, nous vivons une transition fulgurante d’un ancien monde vers un monde nouveau. Personne n’est en mesure de prévoir avec exactitude la nature de cette transformation, tant sa vitesse est sans précédent. Cette fulgurance provient de la combinaison d’une nouvelle révolution techno-scientifique, d’un nouveau paradigme des modes de coopération entre les hommes et les machines, et d’une transition vers une économie plus créative.

Pierre Giorgini décrit avec clarté les articulations de cette transformation, les effets de cette « fulgurance » sur nos modes de vie et de pensée. Mais ce livre est avant tout orienté vers l’espoir d’un monde nouveau, dans lequel certes la place de l’homme sera brutalement modifiée mais en même temps chacun sera appelé à se faire co-responsable du changement notamment en tant qu’acteur de différentes communautés interconnectées.

Ce monde digital, mondialisé, aux connexions ultra rapides, dans lequel les tâches de gestion rationnelle des données seront de plus en plus automatisées, peut non seulement conduire à une productivité considérable mais surtout à donner une importance jamais inégalée aux tâches mobilisant créativité et innovation.

« L’homme n’est plus seulement client de serveurs de données et d’informations, il est à la fois source et destinataire de celles-ci. La notion même de société organisée est déplacée. L’exercice de la subjectivité et de l’imaginaire pourrait être bouleversé et poser également la question du devenir du sujet. »

Pierre Giorgini est ingénieur, diplômé de l’Institut national des télécommunications. Issu du monde de l’entreprise et de l’innovation, il a été directeur délégué de France télécom Recherche et développement. Il est aujourd’hui président recteur de l’Université catholique de Lille.

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Transhumanisme : l’apparition du surhomme

L’homme augmenté fait rêver… L’homme, débarrassé de ses faiblesses et lorgnant vers l’immortalité, est pour demain. A grand renfort de nanotechnologies, génétique et biotechnologies. Et si aux côtés de l’homme augmenté apparaissait le sous-homme ? Une partition peu souhaitable pour l’Humanité… Jacques Testart fait part de ses réflexions sur TV5MONDE.

Jacques Testart : Le transhumanisme contre l’humanité

Le transhumanisme Podcast France Inter

Quel monde nous prépare le transhumanisme ? S’agit-il d’une rupture de civilisation ou de la poursuite logique du « progrès », en particulier de la médecine ? Qui impulse ces recherches et quelles seront les conséquences sociales et environnementales de ce processus ? Pourquoi est-il si difficile de penser l’irruption du transhumanisme dans nos vies ?
Avec Jacques Testart, biologiste, père scientifique du premier « bébé éprouvette » français né en 1982 et son dernier livre est : « Au péril de l’humain, les promesses suicidaires du transhumanisme » Ed du Seuil, et Marc Roux, Président de l’Association Française Transhumaniste.

https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10212-01.03.2018-ITEMA_21602728-6.mp3?_=1

Au péril de l’humain. Les promesses suicidaires des transhumanistes

Au péril de l’humain. Les promesses suicidaires des transhumanistes

Fabriquer un être humain supérieur, artificiel, voire immortel, dont les imperfections seraient réparées et les capacités améliorées. Telle est l’ambition du mouvement transhumaniste, qui prévoit le dépassement de l’humanité grâce à la technique et l’avènement prochain d’un « homme augmenté » façonné par les biotechnologies, les nanosciences, la génétique. Avec le risque de voir se développer une sous-humanité de plus en plus dépendante de technologies qui modèleront son corps et son cerveau, ses perceptions et ses relations aux autres. Non pas l’« homme nouveau » des révolutionnaires, mais l’homme-machine du capitalisme.

Bien que le discours officiel, en France, résiste encore à cette idéologie, le projet technoscientifique avance discrètement. Qui impulse ces recherches ? Comment se développent-elles dans les champs médicaux, militaires et sportifs ? Comment les débats démocratiques sont-ils éludés ? Et comment faire face à des évolutions qui ne feront que renforcer les inégalités ? Surtout, quel être humain va naître de ces profondes mutations, de ces expérimentations brutales et hasardeuses sur notre espèce, dont l’Homo sapiens ne sortira pas indemne ?

Jacques Testart, biologiste, est le père scientifique du premier bébé-éprouvette français né en 1982. Il développe une réflexion critique sur les avancées incontrôlées de la science et de la technique dans ses nombreux écrits, dont Faire des enfants demain, Seuil, 2014 et L’Humanitude au pouvoir, Seuil, 2015.

Agnès Rousseaux, journaliste, coordonne le média indépendant Basta ! (bastamag.net) suivi par plus d’un million de lecteurs chaque mois. Elle a codirigé Le Livre noir des banques LLL, 2015.

Nanosciences et technoprophéties. Le nanomonde dans la matrice des futurs

Premier volet d’une enquête socio-informatique … de longue durée

Résumé : L’étude du dossier “émergent” des nanotechnologies permet d’examiner les différentes visions du futur engagées par les auteurs-acteurs fort hétérogènes qui se saisissent du nanomonde et de ses enjeux : scientifiques, philosophes, industriels, journalistes, sociologues, auteurs transhumanistes, militants d’ONG ou de groupes radicaux. La mise en balance des promesses de bonheur et des prophéties de malheur est examinée à la loupe grâce aux logiciels Prospéro et Marlowe qui suivent ce dossier sur la longue durée.

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Francis Chateauraynaud. Nanosciences et technoprophéties. Le nanomonde dans la matrice des futurs : Premier volet d’une enquête socio-informatique … de longue durée. 2006. <halshs-00111998>

Des chimères bionanotechnologiques. L’humain aux prises avec les imaginaires technoscientifiques

In book: Science, Fables and Chimera : Strange Encounters, Chapter: Des chimères bionanotechnologiques. L’humain aux prises avec les imaginaires technoscientifiques, Publisher: Cambridge Scholars Publishing, Editors: Laurence Roussillon-Constanty, Philippe Murillo, pp.269-286. July 2013.

Mathieu Quet – CEPED – UMR 196 – IRD/INED/Université Paris Descartes.

Abstract : Les débats autour des bionanotechnologies* accordent souvent une importance particulière aux transformations à venir du corps humain. Ces visions du (corps) futur sont variables, plus ou moins ambitieuses et plus ou moins sombres – de la crainte de la pollution ou de la contamination du corps humain par les nanoparticules aux discours sur les mutations « radicales » du genre humain et à la notion de post-humanité. Par exemple, au cours de la série de débats publics consacrés aux nanotechnologies et organisés par la Commission Nationale du Débat Public fin 2009, début 2010, un certain nombre de questions ont été abordées par des acteurs très différents : des groupes écologistes ont insisté sur les problèmes de pollution que risque de soulever à l’avenir la production de nanoparticules, les industries pharmaceutiques ont insisté sur les bienfaits que pouvaient apporter les nanosciences avec l’émergence de nouveaux traitements, comme la thérapie génique, et un groupe dit « transhumaniste » a évoqué des nanorobots infiltrés dans le corps et la mutation du genre humain. Chacun de ces groupes produisait ainsi des prédictions particulières sur les conséquences à venir des nanotechnologies pour le corps humain. Dans ce contexte, on peut essayer d’appréhender les discours d’anticipation au sujet des effets des nanotechnologies sur le corps humain dans leur hétérogénéité, et tenter de comprendre comment ces discours s’articulent, par-delà leur variété et leurs différences. La production discursive de chimères, ou de transformations plus ou moins imaginaires du corps humain, dans le cadre des multiples débats et controverses sur les nanos, est l’un des modes d’inscription des nanosciences dans l’espace public. La production de prédictions concernant l’avenir du corps, voire de la nature humaine, est donc l’une des médiations par lesquelles les acteurs sociaux tentent de saisir l’objet « nano », de penser son encadrement social. Et il n’est pas l’apanage de quelques illuminés, mais bien un mode d’inscription partagé par tout un faisceau d’acteurs : des chercheurs, des ingénieurs, des militants, des journalistes, et bien d’autres. Dès lors, les chimères et autres imaginaires technologiques remplissent un rôle essentiel dans l’appréhension sociale des effets des nanosciences.

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* Il existe une différence légère entre biologie synthétique et bionanotechnologie (même si ces deux champs partagent énormément de points communs). La première cherche à modifier des systèmes vivants, même à les créer ex nihilo. La seconde cherche à bâtir des objets non vivants, à partir de composés propres à ce dernier ou à partir d’organismes vivants. (source: Rémi Soussan, via InternetActu)

The Health Future Show 2016 : La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le 6 décembre 2016 à la Villa Méditerranée – 9H / 18H

Édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et transhumanisme »

Et 10ème Carrefour du Pôle Eurobiomed

Sous le parrainage et avec la participation de James Hughes, sociologue et bioéthicien américain (Boston)

→ inscription à l’événement : www.thehealthfutureshow.com


THE HEALTH FUTURE SHOW
La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le monde de la santé par sa dimension économique et scientifique est l’un des acteurs d’activités qui va engendrer le plus de changements de paradigmes sociétaux.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

On sait que la plupart des affections qui atteignent l’Homme seront en grande partie traitées au cours de ce siècle. La médecine prédictive va succéder peu à peu à la médecine thérapeutique. Mieux, l’Homme augmenté n’est plus une fiction mais une réalité qui se construit. Cet avènement de nouvelles technologies dans le domaine de la santé soulève toutefois de nombreuses questions éthiques.

Outre cet espoir formidable, la santé est aujourd’hui un secteur économique majeur qui se structure notamment dans notre région avec l’Interpro Santé et Eurobiomed qui fédèrent l’ensemble des acteurs de la filière.

La « Silver économie », pour ne prendre que cette branche en exemple, va générer d’ici à 2020, 0,5 % de croissance et créer plus de 350 000 emplois en France. Les objets connectés liés à la santé ou à la pratique sportive, à la lutte contre le vieillissement, font déjà une entrée dans le quotidien des Français.

Les techniques de prévention boostées par les technologies digitales vont modifier en profondeur notre relation à la santé. Les méthodes de monitoring et de suivi des patients vont s’en trouver considérablement améliorées. La gestion à distance des constantes de santé des patients par les médecins est, on le sait, une des avancées principales à venir dans la maîtrise des dépenses de santé.

Dans notre région, l’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire.

L’innovation santé, fer de lance du développement économique de notre région

L’Interpro Santé investit la Villa Méditerranée le 6 décembre 2016 avec « THE HEALTH FUTURE SHOW », édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et Transhumanisme » et accueille en partenariat avec Eurobiomed, le 10ème Carrefour du Pôle.

Cet événement, qui s’affirme comme le rendez-vous incontournable de l’innovation santé, sera placé sous le parrainage de James HUGHES, sociologue et bioéthicien américain, grande figure internationale du transhumanisme que nous aurons l’honneur d’accueillir à Marseille.

Plus de 30 start-up pépites de notre territoire et une quarantaine d’exposants viendront témoigner de leurs activités et de leur rôle dans le développement économique et l’attractivité de notre territoire.

L’édition 2016 sera marquée par une ouverture à l’international avec l’accueil de start-up et d’experts internationaux (Royaume Uni et USA).

3 sessions de conférences, réunissant des experts internationaux, seront proposées :

– « L’humain averti » et « l’humain réparé » Dans le cadre de la 10e édition du Carrefour Eurobiomed

– « Des biotechs au transhumanisme, jusqu’où peut aller la médecine ? » en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste (AFT : Technoprog !)

THE HEALTH FUTURE SHOW accueillera les participants dans un environnement propice aux échanges, permettant de développer des synergies et d’impulser la création d’un écosystème interconnecté associant l’ensemble des acteurs de l’innovation (start-up, PME, grands groupes, investisseurs, business angels, universitaires, journalistes, professionnels de santé…).

THE HEALTH FUTURE SHOW a l’ambition de montrer concrètement comment économie, santé, innovation vont de pair et inventent ici et aujourd’hui la santé de demain.

LE PARRAIN DE L’EVENEMENT

James HUGHES : « Le Transhumanisme Démocratique 2.0 » Bioéthicien et sociologue américain (Boston)

Il y a plus de dix ans, en 2002, James Hughes commençait à définir la notion de « technoprogressisme ». A l’origine, il avait proposé de dénommer cette interprétation du transhumanisme « transhumanisme démocratique », mais attention, dans cette traduction de « democratic transhumanism », il faut comprendre « democratic » dans le sens nord-américain, où « démocrat » ne désigne pas seulement quelqu’un d’attaché à la démocratie mais un défenseur de la justice sociale.

Le professeur James Hugues est Directeur Adjoint de l’Université du Massachusetts à Boston (États-Unis) pour la recherche institutionnelle, l’évaluation et la planification. Il détient un doctorat de sociologie de l’Université de Chicago où il a aussi enseigné la bioéthique au Centre d’éthique médicale clinique MacLean.

Il est également Directeur Exécutif de l’Institut pour l’Éthique et les Technologies Émergentes (IEET), un think tank techno progressiste qu’il a cofondé avec le philosophe d’Oxford Nick Bostrom.

Le Professeur James Hughes est membre de plusieurs institutions : Académie Mondiale des Arts et des Sciences organisation transhumaniste mondiale Humanity+ (ex-WTA – World Transhumanist Association dont il a été président de 2004 à 2006), Neuroethics Society, American Society of Bioethics and Humanities, Working Group on Ethics and Technology de l’Université de Yale, Comité consultatif pour la recherche en médecine régénérative de l’État du Connecticut (précédemment connu comme Comité consultatif pour la recherche sur les cellules souches).

Le Professeur James Hughes est l’auteur de Citizen Cyborg: Why Democratic Societies Must Respond to the Redesigned Human of the Future. Il travaille actuellement sur un second ouvrage qui pourrait être intitulé « Cyborg Buddha ». De 1999 à 2011, il a produit le programme de radio hebdomadaire Changesurfer Radio.

Une sélection de start-up de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur, avec l’accueil de start-up anglaises et américaines

L’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire !

Vect-Horus est une société de biotechnologie qui conçoit et développe des vecteurs à base de peptides qui facilitent l’administration de médicaments ou d’agents d’imagerie dans les organes, notamment dans le cerveau, et de tumeurs cancéreuses. Les vecteurs ciblent les récepteurs impliqués dans le RMT (“Receptor Mediated Transport”), un système physiologique pour le transport dans les cellules de substances endogènes. En combinant des médicaments ou des agents d’imagerie à ses vecteurs, Vect-Horus leur permet de traverser les barrières biologiques qui limitent l’accès à leur cible, notamment la barrière hémato-encéphalique (BHE). La société a déjà établi la preuve de concept de sa technologie dans des modèles animaux en vectorisant un neuropeptide endogène, qui a conduit à un nouveau candidat-médicament propriétaires qui favorise la neuroprotection. Ce premier candidat-médicament est entré maintenant dans la phase préclinique réglementaire. Fondée en 2005, par Alexandre TOKAY, président , et le Dr Michel Khrestchatisky, conseil scientifique, Vect-Horus est une spin-off du laboratoire de neurobiologie dirigé par le Dr Michel Khrestchatisky (UMR7529, CNRS et Université Aix-Marseille). Basée à Marseille, France, la société compte 19 employés, principalement en R & D, et développe des collaborations scientifiques avec AMU-CNRS, l’INSERM et le CEA ainsi qu’avec des partenariats industriels. Vect-Horus a été récemment identifié par le CNRS comme l’un des 15 success stories parmi les 1000 spins offs, issues de leurs laboratoires.

Neuron Experts est une société de Recherche et Développement (CRO) sous contrats, créée en 2008, spécialisée en études pharmacologiques de molécules à visée neurologique pour l’industrie pharmaceutique, les sociétés de biotechnologie et les start-up. Les cultures proposées par Neuron Experts sont développées dans le but de modéliser les pathologies humaines et de prédire ainsi l’activité d’une molécule dans une pathologie particulière afin d’orienter son développement préclinique et clinique. Les modèles de pathologies proposés sont des modèles « in vitro » de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson, des maladies du motoneurone (comme la sclérose latérale amyotrophique), de la sclérose en plaque, des maladies neuro-musculaires (myopathies) et des nerfs périphériques (neuropathies diabétiques). Une des caractéristiques de Neuron Experts est de proposer à ses clients des modèles de culture « à façon ». Reconnue en Europe et aux Etats-Unis dans le domaine des maladies neurodégénératives, Neuron Experts a créé, en 2013, un nouveau département dédié à l’étude du système nerveux périphérique et de ses interactions avec les cellules de la peau. Neuron Experts a ainsi développé différents modèles de culture cellulaire mélangeant des neurones sensitifs et des kératinocytes afin de mieux appréhender les mécanismes mis en cause dans ces maladies et, d’in fine, rendre possible l’évaluation de composés à visée thérapeutique dans ce domaine.

XEGEN est une société de bio-informatique spécialisée dans l’analyse de données NGS. XEGEN réalise notamment à partir ces données, le typage de gènes d’intérêts dans le cadre de diagnostics ou l’identification de nouveaux polymorphismes pouvant servir de nouveaux biomarqueurs. En pratique bien que notre santé soit influencée par notre environnement, nous savons qu’elle est aussi largement dépendante de notre patrimoine génétique. Ainsi le savoir-faire de XEGEN couplé à la réduction des coûts de séquençage lui permet de se positionner comme un partenaire de choix pour l’exégèse de ces informations et comme un acteur important pour la mise en place de la médecine de demain.

xRapid est la première application mobile à diagnostiquer de manière précise une maladie. Via l’iPhone, la plateforme de diagnostic automatique offre une solution innovante qui pallie aux difficultés des méthodes de diagnostic des maladies les plus graves dont le paludisme. xRapid ouvre une nouvelle voie dans la gestion de certaines maladies et dans l’industrie de la santé mobile. Aujourd’hui la solution xRapid est disponible en Asie du Sud Est, en Afrique sub-saharienne et en Afrique australe. Avec la participation de Charles VAN OVERMEIRE – Head of Sales & Marketing, Constance VOISIN – Marketing Executive et Daniel SCHMIDT – iOS Developer.

En partenariat avec le Consulat Général des Etats Unis d’Amérique à Marseille et de la société SM2D. Fondée en 2006, SM2D a contribué avec succès à vendre sous licence les propriétés intellectuelles de ses clients tout en assurant leur déploiement à l’international. Basée à Austin (Texas), la société est dirigée par une équipe d’entrepreneurs et de cadres expérimentés et s’est entourée d’un réseau de près de 300 consultants spécialisés implantés dans 17 pays. SM2D accompagne la croissance des entreprises en “packageant” leurs offres, en les commercialisant et en leur ouvrant de nouvelles opportunités de marché. SM2D porte une attention particulière aux entreprises et aux technologies qui optimisent le potentiel humain, améliorent le quotidien ou protègent notre planète autour de 5 marchés distincts : santé, financier, commerce, évènementiel et environnement.

Algenat est une entreprise de biotechnologie spécialisée dans l’identification de biomarqueurs. Nous fournissons des services d’analyse génomique axés sur la médecine personnalisée. L’identification d’un marqueur génétique unique sur un patient permet de déterminer le ou les traitements qui seront les plus efficaces sur ce dernier. ALGENAT fait partie des leaders en génomique et en bio-informatique mais plus particulièrement sur leur technologie de séquençage à haut débit. Leurs équipes d’experts leur permette de continuer d’évoluer et d’innover au plus niveau en médecine personnalisée et dans les programmes de recherche.

Construit autour d’un profil d’utilisateur personnalisé, iCompanion a développé et adapté une plate-forme de services et l’a appliqué à une variété de marchés : la santé, les soins personnels, des sports, de l’éducation. Cela permet à un utilisateur de permettre à leur famille, médecin, ou un formateur à l’ombre de leur activité quotidienne, recevoir des alertes en cas d’urgence, et bien plus encore. Avec la participation de Pierre Eric LYS – Founder & Chairman.

TK Health propose sous marque blanche, une solution globale de santé qui permet : une gestion de la santé proactive, l’optimisation des coûts de santé, une meilleure gestion des risques et de la responsabilité et la sécurisation des différentes formes de communications entre les individus et leurs réseaux. Accessible via licence, TK Health est en mesure de répondre aux besoins de ses clients en rationalisant les progrès technologiques avec les exigences des différents marchés à travers le monde.


LE PROGRAMME

* 9H – 9H30 Ouverture officielle de la manifestation

* 10H – 11H30 Conférence « L’humain averti »

Avec les interventions de :
– M. Jurgi Camblong – Sophia Genetics (CEO et co-fondateur)
– M. Jean-Christophe Mestres – IBM (Healthcare & Life Sciences Executive Architect)
– Pr Nicole Philip-Sarles – AP-HM (Responsable du Centre de référence Anomalies du Développement et Syndromes Malformatifs PACA)

* 12H – 12H45 Conférence avec Kedge Business School et SM2D (Texas/USA)

* 14H – 15H30 Conférence « L’humain réparé”

Intervenants en attente de confirmation

* 16H30 – 17H45 Conférence de clôture. « Des biotechs au transhumanisme : jusqu’où peut aller la médecine ? »

Proposée par Interpro Santé en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste – AFT : Technoprog.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

Santé connectée, médecine prédictive, médecine régénératrice, nanotechnologies, cyborgisation…

Allons-nous passer du fantasme à une réalité industrielle ?

Un débat animé par Thierry DEBAILLE, rédacteur en chef de Businews avec la participation de : Marc ROUX président de l’AFT : Technoprog – James HUGHES Bioéthicien et sociologue américain (Boston) – Didier COEURNELLE Longévitiste – Jacques MATEU Chirurgien spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique – Jérôme GOFFETTE Philosophe – Miroslav RADMAN Biologiste cellulaire franco-croate .

* 18H Clôture


A PROPOS DE L’INTERPRO SANTE

Qu’est-ce que l’Interpro Santé ?

L’Interpro Santé a été créée en 2012 à l’initiative de l’UPE 13 et des principales branches professionnelles de la santé (FHP – FHF – SYNERPA – FEHAP – FNTS). Elle fédère l’ensemble des acteurs de la santé avec pour principal objectif de booster les relations et développer des synergies et des coopérations.

L’Interpro Santé participe activement à la valorisation de la filière sur le territoire métropolitain et à l’amplification de son rayonnement à l’échelle européenne et internationale.

Son ambition est de devenir un puissant réseau fédérateur qui intervient en transversalité et en complémentarité des branches professionnelles.

Ses principaux objectifs

Stimuler et accompagner le développement de l’innovation en santé pour en faire un outil de promotion du territoire.

Fédérer l’ensemble des acteurs de la filière santé pour échanger, favoriser les approches transversales et développer des synergies et des coopérations.

Renforcer la visibilité de la filière sur notre territoire et promouvoir sa dynamique.

Etre force de propositions pour de nouveaux modèles économiques pour optimiser le financement de l’assurance-maladie.

A PROPOS D’EUROBIOMED

Fondé en 2009 par l’ensemble des acteurs de la filière santé des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte-D’azur, le pôle de compétitivité Eurobiomed pointe au sommet des classements européens à toutes les étapes de la chaine de l’innovation : enseignement, recherche fondamentale, translationnelle et clinique, centres d’innovation technologique, startups et success stories industrielles.

Eurobiomed fonctionne à l’instar d’un collectif. Il offre à chaque membre un management de projet au standard industriel (conseil, études, appels d’offres, aide à l’export, ingénierie administrative et financière), un espace d’échange (carrefour annuel, rencontres thématiques, Biorezo), un lien privilégié avec les institutionnels et les investisseurs (en région, en France et en Europe) et la réactivité qui conditionne la réussite de projets R&D très innovants.

Ensemble, les 253 membres du collectif Eurobiomed (dont 200 entreprises) constituent non seulement un formidable moteur de développement régional (160 projets de R&D représentant 585 millions d’euros d’investissement et 700 emplois directs) mais aussi une source de solutions pour les millions de patients confrontés à des pathologies sévères : cancers, pathologies inflammatoires chroniques, maladies infectieuses, maladies (ré)émergentes, maladies neurologiques, maladies rares et orphelines.

Basé à Marseille, Montpellier et à Nice/Sophia Antipolis, Eurobiomed compte un effectif de 9 personnes. Il est présidé par Xavier TABARY et dirigé par Emilie ROYERE, Directrice Générale.

Nanosciences : les enjeux d’une remise en cause

par Marie-Gabrielle Suraud et Camille Dumat · Publication 01/06/2015 · Mis à jour 05/04/2016

Depuis les années 1970, dans la plupart des pays industrialisés, on observe une montée de la contestation des risques « environnement-santé », portée notamment par des associations. Cependant, les revendications du mouvement associatif ont connu des évolutions sensibles. Ainsi, les associations traditionnellement engagées sur ce thème souhaitent désormais participer à l’élaboration des politiques de recherche et non plus intervenir après coup pour tenter de contrôler les développements technologiques et leurs applications.

Ces politiques de recherche deviennent ainsi progressivement un enjeu de démocratisation pour l’opinion publique, suggérant de nouvelles formes d’articulation entre la société civile et la sphère de la recherche. La contestation récente des nanotechnologies – qui prend de l’ampleur en France depuis 2005 – contribue d’ailleurs à renforcer l’idée d’une participation citoyenne aux programmes scientifiques. Au sein du mouvement « anti-nanos », cette revendication fait progressivement son chemin, emportant l’adhésion d’un nombre toujours plus élevé d’associations, notamment environnementalistes.

La mise en question des politiques de recherche par des mouvements de lutte contre les risques « environnement-santé » est en fait bien antérieure à la contestation des nanotechnologies. Déjà, au tournant des années 2000, les mobilisations contre les biotechnologies et les OGM avaient ouvert la voie à l’idée « de faire entrer les sciences en démocratie ». Plusieurs associations plaçant la question des politiques de recherche au cœur de leurs démarches s’étaient alors créées, telles que la Fondation Sciences Citoyennes (2003), Science et Démocratie (2005), Vivagora (2003 ), ou encore Avicenn (2011).

En 2010, la force des revendications vis-à-vis de la science était telle que le Ministère de l’Ecologie avait ouvert le programme de réflexion REPERE (Recherche et Expertise pour Piloter Ensemble la Recherche et l’Expertise) sur les possibilités d’associer des citoyens aux recherches menées dans les laboratoires et/ou d’intégrer des citoyens dans les instances de la recherche. Le Ministère parlait alors de « co-pilotage de la recherche ».

Comment comprendre et interpréter cette volonté des associations d’avoir un droit de regard sur les programmes de recherche ? En quoi le mouvement « anti-nanos » a-t-il contribué à étendre et renforcer cette revendication ? Malgré l’adhésion d’un grand nombre d’associations à l’idée d’un co-pilotage, malgré l’engagement de l’Etat pour mener la réflexion, ce projet de démocratisation ne se réalise cependant pas sans conflit ni opposition. D’où viennent ces désaccords ?

Comment s’est élaborée « l’acceptabilité sociale » des nanotechnologies  → Roger Lenglet : Nanotoxiques et Menace sur nos neurones

Les nanosciences et nanotechnologies (d’après le grec νάνος nain), ou NST, peuvent être définies a minima comme l’ensemble des études et des procédés de fabrication et de manipulation de structures (électroniques, chimiques, etc.), de dispositifs et de systèmes matériels à l’échelle du nanomètre (nm), ce qui est l’ordre de grandeur de la distance entre deux atomes.

Les NST présentent plusieurs acceptions liées à la nature transversale de cette jeune discipline. En effet, elles utilisent, tout en permettant de nouvelles possibilités, des disciplines telles que l’optique, la biologie, la mécanique, microtechnologie. Ainsi, comme le reconnaît le portail français officiel des NST, « les scientifiques ne sont pas unanimes quant à la définition de nanoscience et de nanotechnologie ».

Les nanomatériaux ont été reconnus comme toxiques pour les tissus humains et les cellules en culture. La nanotoxicologie étudie les risques environnementaux et sanitaires liés aux nanotechnologies. La dissémination à large échelle de nanoparticules dans l’environnement est sujette à des questions éthiques.

Les nanotechnologies bénéficient de plusieurs milliards de dollars en recherche et développement. L’Europe a accordé 1,3 milliard d’euros pendant la période 2002-2006. Certains organismes prétendent que le marché mondial annuel sera de l’ordre de 1 000 milliards de dollars américains dès 2015.

Réguler les technologies ou contrôler la recherche ?

Bien que la contestation des nanotechnologies s’inscrive dans l’expérience sociale des risques techno-industriels (nucléaire, amiante, OGM…), les spécificités liées aux « nanos » expliquent en partie que les mouvements « anti » se soient focalisés sur une remise en cause de la science et en particulier des nanosciences.

Une de leurs particularités est d’embrasser un spectre très large de domaines : la production de matériaux, la surveillance des comportements, les biotechnologies et la transformation du vivant… Ainsi, la société civile est confrontée non pas à une activité identifiée – comme c’est le cas pour les OGM ou le nucléaire – , mais à un large éventail de projets en termes d’application technologiques et de commercialisation de produits : médicaments, textiles, cosmétiques, alimentation, électronique, informatique…

Certes, à ce jour, les innovations n’en sont encore souvent qu’au stade de la pré-industrialisation, car leur commercialisation doit passer l’épreuve du principe de précaution issu du règlement européen REACH (Registration, Evaluation, Authorization of CHemical Substances). Cependant, l’idée qu’un point de non-retour pour la santé et l’environnement pourrait être rapidement atteint si la commercialisation des nano-produits devait s’étendre, incite les associations à traiter le problème le plus en amont possible, en demandant le contrôle des recherches. Elles craignent en effet que toute démarche d’interruption des nano-produits, une fois ceux-ci commercialisés, soit inopérante et vouée à l’échec. Plusieurs travaux – dont ceux de l’Américain Kitcher dans le domaine de la génomique – montrent en effet que la mise en œuvre a posteriori de mesures de contrôle des produits et des technologies commercialisés est peu efficace. C’est d’autant plus le cas avec les « nanos » qui sont, faute d’étiquetage généralisé, difficilement décelables dans les différents produits de consommation dans lesquels ils sont intégrés. L’exigence d’un droit de regard des citoyens sur la recherche en nanosciences s’explique donc notamment par la crainte d’une trop faible capacité de contrôle de la commercialisation des nano-produits.

  • Laurent B., 2010, Les politiques des nanotechnologies : pour un traitement démocratique d’une science émergente, Paris : ECLM.
  • Kitcher P., 2010, Science, vérité et démocratie, Paris : PUF, 344 p.

S’entendre ou se diviser ?

Cependant, bien que les associations s’accordent pour demander une démocratisation des politiques de recherche, la mise en pratique de ce principe fait débat et divise. Une double difficulté apparaît : d’une part, les associations ne s’entendent pas sur les formes que pourrait prendre la démocratisation des politiques de recherche, d’autre part, les chercheurs eux-mêmes s’opposent à cette démarche :

– « Démocratiser » les politiques scientifiques : des associations divisées : deux types de tensions traversent les associations. D’une part, les désaccords sont relatifs au statut et au rôle à accorder à la recherche scientifique dont on ne sait quelle dimension sociétale privilégier : source d’émancipation ou facteur de risques ? Le fait que ces dimensions apparaissent souvent inextricablement mêlées (comme c’est le cas pour les recherches en santé) freine l’émergence de positions consensuelles dans la société civile. Certaines associations ont même demandé un moratoire sur la recherche en nanosciences, allant jusqu’à exiger l’arrêt total des recherches : on pense notamment à la demande portée en 2010 par Les Amis de la Terre lors du débat de la Commission Nationale du Débat Public.

D’autre part, trois solutions sont envisagées par les associations pour mettre en pratique la démocratisation de la recherche :

  1. créer des dispositifs de concertation publique accordant une large place aux citoyens et dédiés aux réflexions sur les politiques scientifiques ;
  2. mettre en place des partenariats citoyens-chercheurs pour mener des recherches en laboratoire, notamment sur des sujets jugés sensibles, tels que les recherches en toxicologie, éco-toxicologie, épidémiologie, etc ;
  3. intégrer directement des citoyens dans les instances nationales et locales de pilotage de la recherche, et notamment les instances ayant la charge de répartir les financements des laboratoires et des projets de recherche. Ces trois réponses sont loin d’être équivalentes en termes d’association des citoyens à la sphère scientifique. Elles déclinent en fait des modes d’articulation entre la société civile et la sphère scientifique plus ou moins contraignants pour la recherche.

– « Co-piloter la recherche » : des chercheurs en opposition : au-delà des désaccords entre les associations, l’opposition d’une partie des scientifiques à l’idée d’ouvrir les instances de la recherche et les laboratoires aux citoyens freine ce mouvement de démocratisation de la science. Cette position des chercheurs constitue une rupture. En effet, dans les années 1970, les mouvements qui interrogent le rapport sciences/société ne manifestent guère de clivages ou de tensions entre les chercheurs et le tissu associatif. D’une part, les contestations prennent le plus souvent leur source dans le milieu scientifique lui-même : physiciens nucléaires, généticiens, biologistes (…) se mobilisent contre certains développements scientifiques et technologiques. D’autre part, les associations se limitent à la demande d’un simple décloisonnement de la recherche passant par des actions de vulgarisation, de valorisation ou de diffusion de l’information scientifique.

Avec la montée de l’exigence d’un co-pilotage de la recherche, un pas est franchi. Le principe « d’indépendance de la recherche » exprimé par les chercheurs eux-mêmes, devient un motif de clivage entre les chercheurs et le tissu associatif. Le fossé se creuse alors entre eux, malgré une critique commune des rapports de plus en plus étroits entre la science et le pouvoir ou la science et le marché.

  • Miège B., Vinck D., coord., 2012, Les masques de la convergence. Enquêtes sur sciences, industries et aménagements, Paris : Editions des Archives contemporaines, 296 p.
  • Gaudilliere J.-P., Bonneuil C., 2001, « A propos de démocratie technique », Mouvements, n°18, 73-80.

Avec le mouvement contre les nanos, la critique des politiques de recherche a échappé aux chercheurs et a fragilisé la « coopération » antérieure entre associatifs et chercheurs. Les contestations des nanos ont ainsi fait émerger un clivage entre chercheurs et associatifs non-chercheurs qui prend sa source dans les contours d’une exigence de co-pilotage de la recherche. De façon plus générale, se pose la question de la concordance entre activités de recherche produisant des connaissances scientifiques et valeurs civiques qui tendent à se placer au-dessus des autres activités sociales dites « matérielles ».

Un carnet de recherche proposé par Hypothèses

Première pierre du Centre de nanosciences et de nanotechnologies

Deux piliers couplés formant “une molécule photonique” vus au microscope électronique à balayage. Une boîte quantique semi-conductrice de taille nanométrique, insérée dans cette molécule, émet une paire de photons intriqués par impulsion excitatrice. Deux photons sont intriqués si les propriétés de l’un dépendent de celles de l’autre, quelle que soit la distance les séparant. L’intrication présente un grand potentiel d’application dans des domaines comme la cryptographie ou l’informatique. La “molécule photonique” permet de collecter efficacement les photons. La source lumineuse ainsi créée possède un débit d’une paire de photons collectée toutes les 8 impulsions. Elle est 20 fois plus brillante que tous les systèmes existants.
© LPN/CNRS Photothèque.

Le Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N, CNRS/Université Paris-Sud), créé au 1er juin 2016, regroupe deux laboratoires franciliens leaders dans leur domaine : le Laboratoire de photonique et de nanostructures (CNRS) et l’Institut d’électronique fondamentale (CNRS/Université Paris-Sud). La première pierre de ce nouveau laboratoire a été posée le mardi 28 juin 2016 sur le campus de l’université Paris-Saclay, en présence de Thierry Mandon secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Cette nouvelle structure, qui hébergera la plus grande centrale de nanotechnologie francilienne du réseau national Renatech, se place dans une perspective ambitieuse : constituer, en France, un laboratoire phare de niveau mondial pour la recherche en nanosciences et en nanotechnologies. Le C2N, avec son bâtiment de 18 000 m², représente le plus grand projet immobilier du CNRS depuis 1973. Conduit conjointement par le CNRS et l’université Paris-Sud depuis 2009, ce projet s’inscrit dans l’opération d’intérêt national Paris-Saclay portée par l’Etablissement public d’aménagement Paris-Saclay.

L’implantation du Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N) au cœur du plateau de Saclay, dans le quartier de l’école Polytechnique, a été initiée dans le cadre du plan Campus en 2009. Elle permet de renforcer la dynamique de l’écosystème scientifique des nanosciences et nanotechnologies en Ile-de-France.

Le C2N mène ses recherches dans de nombreux domaines innovants dont la science des matériaux, la nanophotonique1, la nanoélectronique2, les nanobiotechnologies et les microsystèmes, ainsi que dans ceux des nanotechnologies (voir des exemples de travaux de recherche en fin de texte). Structuré en quatre départements scientifiques, le C2N aborde des recherches à la fois fondamentales et appliquées. Il représentera le pôle de référence en matière de nanosciences et nanotechnologies de l’université Paris-Saclay. Plus largement, à l’échelle européenne, il constituera l’un des plus grands centre académique de nanophotonique et, avec les acteurs locaux, l’un des plus grands consortiums en spintronique. Le C2N participe donc au rayonnement de la communauté à l’international. Ainsi l’université Paris-Sud vient d’être reconnue 42e établissement mondial en science des matériaux par le dernier classement de Shanghai en ingénierie (juin 2016).

Au cœur du projet du C2N, la salle blanche (2800 m²) de la centrale de technologie sera la plus grande plateforme de ce type à l’échelle nationale. Elle constituera le pôle francilien du réseau national des grandes centrales académiques Renatech, réseau d’infrastructures et de moyens lourds en micro et nanotechnologie. Cette centrale sera ouverte à l’ensemble des acteurs académiques et industriels du domaine des nanosciences et des nanotechnologies afin qu’ils puissent y développer leurs technologies. Un espace sera ainsi réservé à l’accueil d’entreprises, notamment des start-up et des PME, pour des développements technologiques spécifiques. La formation à la recherche sera également au centre des priorités du C2N, avec notamment la mise en place d’une salle blanche d’entraînement, en conditions réelles, réservée à la formation pratique d’étudiants, stagiaires, ingénieurs et chercheurs désireux d’apprendre.

Ce projet immobilier d’environ 92 millions d’euros a été financé à hauteur de 71 millions d’euros par le Programme d’investissements d’avenir, 12,7 millions d’euros par le CNRS, qui contribuera également au déménagement des deux laboratoires et au raccordement des équipements à hauteur de 4,3 millions d’euros. Le foncier s’élevant à 4,32 millions d’euros a été acquis par le CNRS en 2014. La conception du bâtiment a été confiée au groupement ARTELIA (structure ingénierie et bureau d’étude) et à l’atelier d’architecture Michel Rémon et le chantier à Bouygues Ouvrages Publics, Engie Axima, GER2I, Engie Ineo et Eurovia.

Les travaux ont débuté en novembre 2015 et se termineront à l’automne 2017. Les 18 000 m² du bâtiment, regroupant les laboratoires expérimentaux (3400 m²), les bureaux (2900 m²) et la salle blanche (2800 m²), accueilleront fin 2017 entre 410 et 470 personnes, réparties entre personnels permanents (chercheurs et enseignant-chercheurs, ingénieurs, techniciens et administratifs) et non permanents (doctorants, post doctorants, étudiants, techniciens stagiaires, visiteurs, etc.).

Notes:

1 La nanophotonique est l’étude de la lumière et de ses interactions avec la matière à des échelles nanométriques.
2 La nanoélectronique fait référence à l’utilisation des nanotechnologies dans la conception des composants électroniques.

Quelques exemples de résultats obtenus au LPN et à l’IEF :
Des LED flexibles à nanofils : une nouvelle avancée pour les écrans pliables
Une nouvelle source de lumière quantique
Diagnostic médical : un test nanobiophotonique pour détecter des micro-ARNs
Des nanolasers couplés pour approcher le régime quantique de la brisure spontanée de symétrie

Film CNRS Images sur le LPN : Nouvelles techniques de lithographie.

Communiqué de presse CNRS