Hinxton s’est prononcé en faveur de la modification génétique des embryons humains

Les membres du groupe Hinxton, réseau international de chercheurs, bio-éthiciens, juristes et experts politiques réunis la semaine dernière en Grande Bretagne, se sont prononcés « en faveur de la modification génétique des embryons humains ».

A Hinxton Group report says editing the genetic code of early stage embryos is of “tremendous value” to research.

Selon ce groupe d’experts, la recherche impliquant les modifications génétiques d’embryons humains est « essentielle pour acquérir des connaissances de base en embryologie ». Ces connaissances pourraient par exemple « donner lieu à des améliorations des techniques de procréation médicalement assistée ». S’ils ne se prononcent pas favorablement aujourd’hui à la naissance d’enfants génétiquement modifiés, ils n’excluent pas que cela puisse être « moralement acceptable à l’avenir ».

« Le gene-editing est une technique qui progresse rapidement » expliquent-ils, « il y a et il y aura une pression pour prendre des décisions scientifiques ou encore des décisions concernant le financement, les publications et la gestion de telles recherches. »

Plus tôt cette année, une équipe de l’Université Sun Yat-sen, en Chine, a montré que les erreurs dans l’ADN qui ont conduit à un trouble de sang ont pu être corrigées dans des embryons de stade précoce.

Dans l’avenir, les technologies pourraient être utilisées pour empêcher les enfants nés avec la fibrose ou des gènes qui augmentent le risque de cancer kystique.

Le Dr Francis Collins, a déclaré : “Le concept de la modification de la lignée germinale humaine [de l’ADN hérité] dans les embryons à des fins cliniques a été débattue au cours de nombreuses années de nombreux points de vue différents, et a été vu presque universellement comme une ligne qui ne devrait pas être franchie “.

Le Prof. Emmanuelle Charpentier a déclaré à la BBC : “Personnellement, je ne pense pas qu’il est acceptable de manipuler la lignée germinale humaine dans le but de changer certains traits génétiques qui seront transmis au fil des générations.

lire l’article sur BBC

Embryons génétiquement modifiés : vers une ère de l’enfant parfait ?

Quand la pratique rattrape la théorie : la communauté scientifique a été animée récemment par la publication d’un article scientifique dans lequel une équipe de chercheurs chinois décrit les modifications génétiques qu’ils ont apportées à des embryons humains.

À partir d’embryons non viables issus d’une clinique de fertilisation in vitro, les scientifiques ont cherché à modifier le gène à l’origine d’une maladie génétique rare, la béta-thalassémie, afin de le “réparer”. Pour ce faire, ils ont eu recours à une technique révolutionnaire, le système CRISPR-Cas9.

Explicité et adapté en 2012 par la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna, le système CRISPR (Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats) est à l’origine un système de défense immunitaire des bactéries, face aux infections des phages notamment. Il est basé sur l’utilisation d’une enzyme, appelée la Cas9, qui, après s’être associée à un petit brin d’acide ribonucléique (ARN) “guide”, va pouvoir reconnaître des portions spécifiques de l’acide désoxyribonucléique (ADN) — celles complémentaires de l’ARN guide — et les couper. Les systèmes de réparation de l’ADN de la cellule permettent ensuite, en réparant la coupure, de modifier le gène ou bien de l’inactiver par exemple.

Le mécanisme d’action de CRISPR

Source : Pennisi Elizabeth, « The CRISPR Craze », Science, vol. 341, n° 6148, 23 août 2013, p. 833-836.

Très rapidement, le système a été largement adopté en biologie moléculaire pour son potentiel considérable. Il est très facile à utiliser et à adapter : des bactéries, des cellules humaines adultes, des souris et même des primates ont vu leur ADN être modifié avec succès par le système CRISPR.

Dans le cas de l’étude, l’embryon fertilisé est à l’état d’une seule cellule au moment de la manipulation, afin que la modification génétique puisse être transmise à toutes les futures cellules de l’embryon. Les résultats obtenus montrent que seulement la moitié des embryons encore vivants après les 48 heures de l’expérience ont eu leur ADN coupé par la Cas9, et seuls 14 % de ces derniers possèdent la mutation finale voulue.

Plus problématique, une partie des embryons modifiés se sont révélés mosaïques, c’est-à-dire qu’ils possédaient des cellules modifiées et des cellules sans modification. Enfin, des effets non désirés ont été observés, avec la présence de mutations créées par la Cas9 à des endroits non prévus initialement par l’étude.

Les auteurs concluent sur les limites de l’étude et recommandent une meilleure compréhension du système CRISPR-Cas9 avant de l’utiliser sur des embryons [1]. Les rumeurs précédant la publication de l’article avaient amené des industriels du domaine à exprimer leur inquiétude dans un article publié en mars par le journal Nature [2]. Les technologies actuelles ne permettent pas de prédire les effets des modifications génétiques des embryons sur les générations futures, ce qui rend, pour eux, le processus dangereux et éthiquement inacceptable.

La désapprobation publique face à de telles manipulations pourrait de plus nuire au développement de thérapies utilisant le système CRISPR et apportant des modifications génétiques non transmissibles à des générations futures. Les auteurs appelaient à des discussions au sein de la communauté scientifique et à un moratoire sur les pratiques touchant les embryons, en attendant.

Si la nécessité d’une discussion ouverte internationale est une idée largement partagée, le moratoire ne fait, en revanche, pas consensus. En effet, selon certains scientifiques, il est au contraire important de continuer à étudier le système CRISPR appliqué aux embryons, dans un but de recherche et afin d’améliorer les connaissances, pour être en mesure de mieux évaluer les bénéfices/risques d’une telle pratique [3].

Modifier génétiquement les cellules reproductrices ou les embryons humains est une ligne éthique à ne pas franchir selon certains chercheurs et il n’y en a aujourd’hui pas la nécessité dans la mesure où les techniques de fécondation in vitro et de sélection des embryons non porteurs d’anomalies génétiques existent déjà.

Au contraire, selon d’autres, avec le développement d’outils aussi puissants, les progrès à venir ne sont qu’une question de temps, surtout compte tenu du fait que la pratique n’est pas illégale partout dans le monde [4]. Ainsi, au moins quatre groupes de recherche en Chine et un groupe aux États-Unis continuent l’étude sur des embryons humains [5].

L’objectif de “réparation” de mutations génétiques causant des pathologies graves et actuellement incurables pourrait éventuellement être accepté si la technique est démontrée comme sans danger. Cependant, une des questions majeures concernant son utilisation serait alors de savoir où placer la limite. Est-ce qu’améliorer le profil génétique d’un embryon afin de limiter ses risques de développer dans le futur un cancer, ou bien booster sa résistance face à des virus comme le VIH, serait encore un objectif de santé acceptable ?

Un des risques sous-jacents redoutés est d’ouvrir la porte à des modifications génétiques non médicales et eugénistes (choix du quotient intellectuel, de traits physiques…). Une équipe de chercheurs chinois étudie par exemple les profils génétiques d’un millier de surdoués afin d’identifier les gènes associés au QI.

Si la pratique se développe réellement sans contraintes dans certains pays, il est probable que seules les classes sociales aisées pourraient se permettre de l’utiliser. On peut même imaginer un tourisme « d’ingénierie génétique » peu encadré dans les pays trop flexibles.

L’état actuel des recherches est encore très préliminaire, mais il est certain que le sujet n’a pas fini de faire parler de lui. Un grand débat est d’ores et déjà prévu cet automne aux États-Unis, afin de travailler sur les problèmes scientifiques, éthiques et politiques soulevés par l’ingénierie génétique sur les humains.

COSSÉ Mathilde, Note de veille, 26 août 2015, revue Futuribles

Notes :

[1] Liang Puping et alii, « CRISPR/Cas9-Mediated Gene Editing in Human Tripronuclear Zygotes », Protein & Cell, vol. 6, n° 5, avril 2015, p. 363-372. URL : http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs13238-015-0153-5.

[2] Lanphier Edward et alii, « Don’t Edit the Human Germ Line », Nature, vol. 519, n° 7544, 12 mars 2015. URL : http://www.nature.com/news/don-t-edit-the-human-germ-line-1.17111.

[3] Baltimore David et alii, « A Prudent Path Forward for Genomic Engineering and Germline Gene Modification », Science, vol. 348, n° 6230, 3 avril 2015, p. 36-38. URL : http://www.sciencemag.org/content/348/6230/36.

[4] Bosley Katrine et alii, « CRISPR Germline Engineering —The Community Speaks », Nature Biotechnology, vol. 33, mai 2015, p. 478-486. URL : http://www.nature.com/nbt/journal/v33/n5/full/nbt.3227.html.

[5] Cyranoski David et Reardon Sara, « Chinese Scientists Genetically Modify Human Embryos », Nature News, 22 avril 2015. URL : http://www.nature.com/news/chinese-scientists-genetically-modify-human-embryos-1.17378 ; et Regalado Antonio,  « Chinese Team Reports Gene-Editing Human Embryos », MIT Technology Review, avril 2015, Massachusetts Institute of Technology (MIT). URL : http://www.technologyreview.com/news/536971/chinese-team-reports-gene-editing-human-embryo/.

 

Les modifications de l’ADN dans la nature peuvent modifier radicalement les écosystèmes de manière inattendue

Malaria-carrying mosquitoes (Anopheles gambiae) are a prime target for gene-editing techniques.

Le 30 juillet, l’Académie nationale des sciences, de l’ingénierie et de la médecine (NAS) a tenu la première d’une série de réunions destinées à trouver des moyens d’équilibrer les promesses et périls technologiques de la «route des gènes».

Ce procédé utilisé en biotechnologie, l’édition du gène qui vise des changements précis dans l’ADN d’un organisme, peut modifier rapidement non pas seulement un seul organisme, mais toute une population, par l’insertion d’une modification génétique dans un organisme avec un ADN qui augmente la vitesse à laquelle le changement est transmis à la génération suivante. La technique pourrait être utilisée pour rendre les moustiques incapables de transporter les parasites du paludisme ou pour faire disparaître les espèces nuisibles, mais elle pourrait aussi avoir des coûts environnementaux imprévus et peut-être impossible à inverser.


Heidi Ledford, writes about biology and medicine, and has a PhD from the University of California, Berkeley. Heidi has written for The Oregonian, edited for the Berkeley Science Review, and freelanced for a few other publications.

lire la suite sur Nature.com

Article format PDF : Caution urged over editing DNA in wildlife (intentionally or not)

Center for Genetics and Society

Le Center for Genetics and Society a été créé en 2001 aux États-Unis avec pour objet principal de s’opposer au projet transhumaniste, dont celui du clonage humain.

C’est un organisme d’information et d’affaires publiques à but non lucratif travaillant à encourager une utilisation responsable en favorisant la réglementation des nouvelles technologies génétiques et de reproduction humaine.

CGS a été fondée à plaider pour la surveillance et le contrôle social des nouvelles biotechnologies humaines. Il est issu d’une série de conversations et de collaborations avec les principaux dirigeants de la science, la médecine, la santé des femmes, la justice environnementale, et les droits humains.

Le Centre soutient les applications médicales bénignes et bienfaisantes de ces technologies, et s’oppose aux applications qui marchandent la vie humaine et qui menacent de diviser la société humaine.

Ses principaux domaines de préoccupation sont : la génétique, les cellules souches, les bébés sur mesure, le clonage humain, la sélection du sexe, la modification génétique des êtres humains, le mouvement eugéniste américain, la médecine légale de l’ADN, le diagnostic génétique préimplantatoire, la maternité de substitution commerciale et transfrontalière, le prélèvement des ovules.

Interventions politiques

CGS a déposé plusieurs mémoires dans le procès contre Myriad Genetics concernant ses brevets sur les gènes du cancer du sein. En Juin 2013, la Cour suprême a statué à l’unanimité que les gènes humains naturels ne peuvent être brevetés.

CGS a été impliqué dans les premières étapes (2000-2005) pour proposer un traité international interdisant le clonage reproductif humain.

pour en savoir plus

Chine : production de sperme artificiel

L’équipe du professeur Li Jinsong en Chine a réussi à produire du sperme artificiel de souris, en grande quantité et de « bonne qualité ».

En 2012, la même équipe avait déjà publié des résultats semblables, mais « la qualité des spermatozoïdes était un problème ».

Ils ont amélioré leur technique en utilisant l’outil CRISPR-Cas9, qui leur a permis de modifier plusieurs gènes dans le noyau des spermatozoïdes. Ils ont ainsi produits des souris « semi-clonées », avec un taux de réussite de 20% au lieu de 2% dans leurs premières expériences.

Leurs résultats ont été publiés dans le journal Cell Stem Cell. Ces recherches ont été menées avec l’Institut de Shanghai pour les sciences biologiques et l’Académie des sciences chinoise.

Cette étude est source de nouvelles interrogations. Pour le moment, les scientifiques ont mené leurs expériences sur des embryons de souris, mais d’autres essais chinois ont utilisé l’outil CRISPR-Cas9 sur des embryons humains. Le professeur Li a déclaré que cette technique de « production en masse de sperme artificiel » conduirait à une « crise éthique » si elle était appliquée à l’homme.

source : Académie des sciences chinoise

 

La Maison-Blanche pour un examen approfondi des implications de la manipulation du génome

 

Après l’annonce faite par des scientifiques chinois de la modification du génome d’embryons humains, et les premières réactions de la communauté internationale scientifique, la Maison-Blanche fait part, à son tour, de son scepticisme.

John P. Holdren, le conseiller scientifique de Barack Obama, a déclaré : “L’Administration pense que la modification génique de cellules germinales à des fins cliniques est une limite à ne pas franchir pour le moment”.

La Maison-Blanche soutient ainsi l’initiative de la US National Academy of Sciences (NAS) et de la National Academy of Medicine (NAM) qui ont convoqué un sommet international à l’automne prochain afin de discuter des implications de la modification génique de cellules germinales à des fins de recherches et d’applications cliniques.

Pour Robert Pollack, professeur de biologie à la Columbia University, “l’ouverture à la modification génique germinale est l’ouverture au retour de l’eugénisme dans l’ordre du jour scientifique”. Ainsi qu’il a écrit dans une lettre publiée dans la revue Science résumant le malaise de la communauté scientifique : “L’eugénisme rationnel est encore de l’eugénisme”.

voir l’article sur BioEdge

CRISPR-Cas9, distorsion morale d’une société ultra-eugéniste

Laurent Alexandre, président de DNAVision, signe une chronique dans le supplément Science&Médecine du Monde, sur l’utilisation des CRISPR-Cas9 pour la modification du génome de l’embryon humain, qu’il intitule “Distorsion morale sur la correction du génome”.

Il y affirme que les techniques permettant de faire naître des enfants “zéro défaut”, ou “bébés à la carte”, ne seront “opérationnelle sur l’embryon humain que dans dix à quinze ans”. Il invite ses contemporains à mener une réflexion sur “l’immense pouvoir dont nous allons disposer sur notre identité génétique” dans l’intervalle restant.

Laurent Alexandre part du postulat selon lequel les “parents du futurs exigeront des modifications génétiques embryonnaires pour prévenir le développement de maladies chez leur enfant”. Il prophétise qu’ils préfèreront cette option à celle “d’avorter les bébés mal formés”, et dénonce la “distorsion morale” de ses contemporains vivant dans une “société ultra-eugéniste”, qui a admis “l’élimination des trisomiques”, mais ratifie la convention d’Oviedo qui bannit les modifications du génome humain.

Le journaliste Jean-Yves Nau, sur son blog, a commenté cette chronique, remettant en cause les certitudes avancées par Laurent Alexandre, notamment sur les “exigences des parents du futurs”. Il désapprouve également l’analyse qui est faite sur le temps de la réflexion : “L’immense pouvoir dont Laurent Alexandre parle n’est pas à venir, il est là; et nous n’avons plus guère le temps de réfléchir à ce que certains pourraient bien faire de notre identité génétique”.

Manipulation génétique d’embryons humains

Une équipe de chercheurs chinois a annoncé le 18 avril dernier avoir manipulé génétiquement des embryons humains. L’article en question, publié sur le site Protein and Cell, a suscité la stupeur d’une partie de la communauté scientifique, inquiète de voir toucher “au patrimoine héréditaire de l’espèce humaine”.

La question soulevée porte principalement sur les incidences de cette modification génétique sur la descendance des embryons. « Cet article soulève des grandes interrogations scientifiques et éthiques puisqu’il traite de la possibilité de manipuler le génome humain à partir de l’embryon et ceci d’une manière qui permettrait la transmission de cette modification à la descendance ». Les effets de ces modifications seraient donc potentiellement graves et imprévisibles pour l’enfant dont les gènes auraient été modifiés, mais également pour ses propres descendants.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, y voit un motif d’inquiétude supplémentaire, puisqu’il s’agit de mener des recherches sur des embryons humains. “La faute morale se situe avant tout dans le fait d’utiliser un embryon comme un objet” ; “Ce n’est pas au prix de la transgression que l’on peut progresser ” déclare-t-il. D’ailleurs, cette tentative a échoué reconnaissent les chercheurs.

Et Famille Chrétienne de commenter : “Seules les barrières morales et éthiques peuvent protéger les embryons humains à l’avenir”, c’est pour quoi “la prise de conscience doit être internationale” : les lois de bioéthique françaises “ne pourront pas, à terme prévenir ce type de recherche”.

lire la suite : Famille Chrétienne 30/04/2015

 

Chine : la première modification génétique d’embryons humains

Des chercheurs ont publié ce 18 avril, dans la très sérieuse revue Protein & Cell, des résultats d’expériences portant sur la modification génétique d’embryons humains. Cette “première mondiale” soulève de nombreuses questions éthiques, alors que de nombreux pays prohibent explicitement ces manipulations.

Les expériences de l’équipe du généticien chinois Junjiu Huang ont été menées sur des embryons “non-viables” (qui n’auraient pu conduire au développement à terme d’un bébé). Leur objet : la modification d’un gène responsable d’une bêtathalassémie (anomalie de la structure des globules rouges entraînant une anémie).

La technique de “retouche génétique” employée par les chercheurs est la désormais incontournable “CRISPR/Cas9“. Derrière ces chiffres et ces lettres se trouve une méthode – parmi d’autre – par laquelle une zone précise de l’ADN d’une cellule peut être ciblée, coupée et, éventuellement, remplacée par un autre fragment d’ADN.

L’ambition de soigner des maladies génétiques peut paraître louable. Mais, objectent certains généticiens, rien ne prouve que la manipulation CRISPR/Cas9 est pérenne sur plusieurs générations. D’autres notent qu’une fois la technique au point, la tentation sera grande “d’améliorer” notre descendance sur catalogue. Qui aura le portefeuille bien rempli pourra ajuster les aptitudes physiques futures de sa progéniture.

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