Biohacking et transhumanisme : Un rapport sur l’augmentation humaine

Une étude révèle que beaucoup d’entre nous considèrent le biohacking comme passionnant, mais les craintes concernant le piratage et la vie privée demeurent.

L’augmentation humaine peut décrire beaucoup de choses. Les appareils auditifs, les stimulateurs cardiaques et les prothèses sont déjà utilisés, mais à l’avenir, nous pourrions utiliser ce terme pour désigner les implants qui améliorent les capacités cognitives ; les puces qui nous relient à nos appareils intelligents, ou les yeux bioniques qui peuvent restaurer la vue, et bien d’autres choses encore.

En ce qui concerne les applications futures, les pays du monde entier font avancer le développement de nouvelles technologies qui pourraient améliorer le corps humain.

Par exemple, le Japon a récemment mis un milliard de dollars sur la table pour les chercheurs désireux de se consacrer à tous les domaines, de l’augmentation de la population humaine à la longévité, en raison de la nécessité de s’attaquer au vieillissement de la population active et à la diminution de la population.

Kaspersky a publié un nouveau rapport, The Future of Human Augmentation 2020: Opportunity or Dangerous Dream?, ce rapport vise à clarifier les points de vue des citoyens de plusieurs pays sur la perspective du biohacking.

L’étude a révélé que 92 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles changeraient une caractéristique d’elles-mêmes si elles le pouvaient, 63 % ont déclaré qu’elles envisageraient une augmentation humaine à l’aide de la technologie. Le travail sur le terrain pour cette étude a été mené par Opinium Research qui a interrogé 14 500 personnes de 16 pays d’Europe et d’Afrique du Nord.

Les Italiens sont les plus nombreux à envisager le biohacking, soit 81 % au total. En revanche, les Britanniques sont plus prudents, avec seulement 33% qui disent qu’ils étudieraient l’augmentation humaine pour changer leurs propres caractéristiques. L’Espagne, le Portugal, la Grèce et le Maroc sont également ouverts à l’idée du biohacking.

Plus de la moitié des personnes interrogées, soit 53%, estiment que le biohacking améliorerait leur mode de vie. Cependant, 69% ont exprimé leur inquiétude quant au fait que le biohacking sera à l’avenir réservé aux riches.

Lors de la conférence de Kaspersky NEXT, cette opinion a également été exprimée par Julian Savulescu, professeur à l’université d’Oxford et titulaire de la chaire Uehiro d’éthique pratique : “L’augmentation humaine se développera grâce aux forces du marché en maximisant les profits des grandes entreprises multinationales”. En d’autres termes, l’économie et la demande des consommateurs pourraient stimuler les initiatives de biohacking, plutôt que toute quête d’un bien commun.

Zoltan Istvan, le fondateur du Parti Transhumaniste, a approuvé, notant que l’augmentation de la population humaine est susceptible d’être “contrôlée par le capitalisme dans une certaine mesure”, et que “l’économie sera un moteur, pour le meilleur ou pour le pire”. Istvan pense aussi que le biohacking est intrinsèquement la prochaine étape pour les humains “qui aspirent à être quelque chose de plus grand que ce que nous sommes”. “[Je suis] en fin de compte du côté du choix personnel, tant que cela ne nuit pas directement à quelqu’un d’autre”, a déclaré Istvan. “[…] Laissez les gens prendre ces décisions eux-mêmes et le marché suivra.”

Parmi les autres statistiques intéressantes publiées dans le rapport, on peut citer :

– 88% des personnes ont déclaré craindre que leur corps puisse être piraté par des cybercriminels
– 36% des femmes et 25% des hommes considèrent l’augmentation attrayante pour améliorer l’attractivité
– Les hommes sont plus intéressés par l’amélioration de leur force via le biohacking (23%) que les femmes (18%)
– 47% estiment que les gouvernements devraient réglementer l’augmentation humaine

“L’augmentation humaine est l’une des tendances technologiques les plus importantes aujourd’hui”, a commenté Marco Preuss, Directeur Europe de l’équipe de Recherche et analyse globales pour Kaspersky Europe. “Mais les gens ont raison de se méfier. Les adeptes de l’augmentation testent déjà les limites du possible, mais nous avons besoin de normes communes pour garantir que l’augmentation atteigne son plein potentiel tout en minimisant les risques”.

“Il est important d’en parler maintenant, d’avoir un aperçu de ces technologies maintenant, afin de conduire activement son développement”, a déclaré Preuss. “Nous avons tellement de romans et de films sur ce sujet. Il nous appartient maintenant de décider si nous voulons aller dans cette direction”.

CTech , Kaspersky, ZDNet

Cyber-espionnage : Un logiciel-espion d’Etat “projet Sauron” vient d’être découvert par Kaspersky et Symantec

Dans des rapports publiés le 7 août, chez Symantec, et le 8 août, chez Kaspersky, les deux entreprises spécialisées détaillent cet outil d’une sophistication sans égale et probablement au service… d’un État (espionnage de la NSA ? Ça ne serait pas la première fois…). Selon les rapports des deux sociétés, Projet Sauron est actif depuis juin 2011 et s’est installé dans les « environnements Windows », précise le site Silicon.fr.

Projet Sauron a été conçu différemment des autres logiciels-espions. Il se glisse dans des fichiers en apparence banals. Mais surtout, note Kaspersky :

« La caractéristique la plus remarquable de Projet Sauron est son refus délibéré d’utiliser un modèle. Il personnalise son implantation et son infrastructure pour chaque cible. Cette approche permet au logiciel de mener des campagnes secrètes d’espionnage à long terme dans les réseaux cibles. »Le logiciel change sa morphologie en fonction de son environnement.

Selon les enquêtes des ingénieurs, le but de Sauron est de reconnaître ce qui est tapé sur un clavier, de voler des documents et des clés de chiffrement dans des ordinateurs infectés, ou des clés USB. Le logiciel est aussi capable de voler des informations sur des ordinateurs qui ne sont pas connectés à Internet grâce à une clé USB infectée qui aspire des données discrètement.

Kaspersky et Symantec pointent le rôle particulier des institutions visées par le logiciel-espion :

  • Les gouvernements.
  • Les institutions militaires.
  • Les centres de recherches scientifiques.
  • Les opérateurs télécoms.
  • Les organisations financières.

Parmi les pays dont les systèmes ont été infectés figurent pour le moment la Russie, la Chine, la Belgique, le Rwanda, l’Iran et la Suède.

Communiqué Kaspersky

Pour en savoir plus sur ProjetSauron

Le Monde, Rue89

Assemblée nationale : Un député réclame l’interdiction des implants de puces NFC !

Jacques Bompard demande au gouvernement d’interdire purement et simplement la pose de puces NFC sous la peau.

M. Jacques Bompard attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les « implants parties » . Ces implants parties ont eu lieu à la Gaieté Lyrique. Il s’agissait de se faire implanter une puce NFC sous la peau pour le cout de 200 euros. Celle-ci permet de « déverrouiller son téléphone, ouvrir une porte, interagir avec de nombreux appareil électroniques … ». Cette soirée met à l’honneur le transhumanisme, dont les pays scandinaves font une promotion toute particulière. La France à ce sujet doit garder son droit de réserve et se défendre d’un tel danger. Le mariage de la biologie humaine et de la technologie est extrêmement dangereux. L’homme doit maitriser la machine et non pas laisser la technologie lui dicter ses désirs. Le transhumanisme représente un danger considérable compte tenu des piratages qui peuvent exister. D’autre part, d’un point de vue sanitaire ces implants ne doivent pas être très bons pour l’organisme. Il demande l’interdiction stricte de ces implants en France pour protéger la santé publique. (Question N° 82658 source Assemblée nationale)

Dans le cadre du festival Futur en Seine, (soirée organisée par le « collectif de biohackers suédois » Bionyfiken avait pour « partenaires » la mairie de Paris, le conseil régional d’Île de France et le Département de Seine-Saint-Denis, ainsi que la SNCF, la Poste, Orange, France Télévisions, etc…) le tatoueur-pierceur « Urd » a implanté le 13 juin dernier des puces NFC à une poignée de volontaires. En l’espace de quelques minutes, les personnes intéressées se sont retrouvées avec une puce de la taille d’un grain de riz entre le pouce et l’index. Si les dispositifs de communication en champ proche (en anglais « near field communication », NFC) servent aujourd’hui essentiellement pour les paiements sans contact, les usages pourraient être bien plus vastes à l’avenir : déverrouillage automatique de portes, authentification auprès d’appareils connectés, etc.

interview de Lucien Cerise à partir de la 8ème minutes :

L’événement, qui a fait l’objet de plusieurs articles de presse, a cependant alarmé le député Jacques Bompard. « Cette soirée met[tait] à l’honneur le transhumanisme, dont les pays scandinaves font une promotion toute particulière. La France à ce sujet doit garder son droit de réserve et se défendre d’un tel danger » prévient l’élu au travers d’une question écrite parue mardi au Journal officiel. Selon lui, « le mariage de la biologie humaine et de la technologie est extrêmement dangereux. L’homme doit maitriser la machine et non pas laisser la technologie lui dicter ses désirs. »

S’emmêlant visiblement les pinceaux sur la date de cette « implant party » (il évoque les 5 et 6 juin, alors que celle-ci a eu lieu le 13 juin), Jacques Bompard ne tremble pas au moment de demander à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, une « interdiction stricte de ces implants en France ». Pourquoi ? « Pour protéger la santé publique » affirme le parlementaire, pour qui puces « ne doivent pas être très bon[ne]s pour l’organisme ». Il s’inquiète aussi « des piratages qui peuvent exister ».

lire la suite sur Next Inpact

 

Paris : Implant party sur le plateau média de la Gaîté lyrique du 13 juin 2015

La tendance croissante et internationale des implants NFC arrive en France. A l’occasion de Futur en Seine, le collectif de biohackers suédois Bionyfiken a organisé une « implant party » sur le plateau média de la Gaîté lyrique. Un pas de plus vers l’Homme Augmenté.

Introduction Hannes Sjoblad
(26′) Pose de la puce NFC par le perceur Urd
(40′) Débat sur le biohacking avec Hannes Sjoblad (Bionyfiken, Singularity University), Rémi Sussan (FING), Christian Funk (Kaspersky) et Thomas Landrain (La Paillasse)

 

Awa est la première en France à s’être fait implanter une puce NFC sous-cutanée. Elle nous dit pourquoi elle a choisi de “se faire augmenter” et ce que ca va changer pour elle.

France culture : Un laboratoire de “biohacking” propose de tester l’implant de puces électroniques sur l’être humain

Un laboratoire de “biohacking” propose de tester l’implant de puces électroniques sur l’être humain – pour stocker mots de passe, documents et informations bancaires – et s’associe à une société internet pour en tester les failles de sécurité.

voir l’article France Culture 15/04/2015

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