La politique du transhumanisme

Le transhumanisme est un mouvement philosophique en émergence reposant sur l’idée que les humains peuvent et devraient devenir des surhumains grâce aux avancées technologiques. Le transhumanisme contemporain découle de la culture de l’homme blanc, américain, nanti et connecté sur Internet, et ses perspectives politiques se fondent généralement sur la version militante du libertarianisme propre à cette culture. Néanmoins, les transhumanistes sont de plus en plus diversifiés, et certains préparent les vastes fondements philosophiques, démocratiques et libéraux de la World Transhumanist Association. Une panoplie de courants et de projets futuristes de gauche sont envisagés en tant que « transhumanisme proto-démocratique ». Il sera aussi question dans le présent essai de la réaction des transhumanistes à l’égard d’un groupuscule de néonazis ayant tenté de se rattacher au mouvement transhumaniste. Pour que le mouvement transhumaniste puisse croître et représenter un défi de taille pour ses opposants, les bioluddites, il devra se distancer de ses origines élitistes anarcho-capitalistes et clarifier ses engagements envers les institutions, les valeurs et les politiques publiques démocratiques libérales. En adoptant un engagement politique et en utilisant le gouvernement pour répondre aux inquiétudes entourant l’équité, la sécurité et l’efficacité des technologies du transhumanisme, les transhumanistes sont bien positionnés pour attirer un plus grand auditoire…. lire la suite

https://iatranshumanisme.com/transhumanisme/politique-transhumanisme-james-hughes/

Transhumanisme et intelligence artificielle – Transhumanisme, Nanotechnologies, Transhumaniste, Neurosciences, GAFA

Écologisme et transhumanisme. Des connexions contre nature

Ecologistes, véganes et sympathisants de gauche prolifèrent au sein du mouvement transhumaniste. Après Le Monde, Le Nouvel Obs et Politis, Primevère, le plus grand salon écologiste français, invitait en 2016 un de ses représentants à s’exprimer. Didier Cœurnelle, vice-président de l’Association française transhumaniste, est élu Verts en Belgique. Il aurait eu les mots pour séduire les visiteurs de Primevère, avec une « vie en bonne santé beaucoup plus longue, solidaire, pacifique, heureuse et respectueuse de l’environnement, non pas malgré, mais grâce aux applications de la science (1). » II aura fallu les protestations d’opposants aux nécrotechnologies pour que le salon annule son invitation (2). Les transhumanistes ne luttent pas contre les nuisances. Technophiles et « résilients », ils comptent sur l’ingénierie génétique, la chimie et les nanotechnologies pour adapter la nature humaine et animale à un milieu saccagé.

Faut-il un État mondial inter-espèces pour lutter contre les dominations entre humains et animaux ? Voire entre animaux, avec des prédateurs devenus herbivores après modification génétique ? Même si leurs idées prêtent à rire, les transhumanistes ne sont pas des ahuris victimes d’une indigestion de mauvaise science-fiction. Ils sont écologistes et véganes (c’est-à-dire refusant de consommer les produits issus des animaux), certes. Parfois même bouddhistes. Mais aussi philosophes, généticiens, informaticiens, sociologues ou start-uppers rétribués par Harvard, Oxford, la London School of Economics ou Google. La plupart d’entre eux veulent le bien de la planète et de ses habitants, lutter contre les oppressions, tout en augmentant notre espérance de vie jusqu’à « la mort de la mort ».

Les deux porte-parole du mouvement transhumaniste francophone revendiquent leur militantisme « écolo ». Marc Roux a été adhérent de l’Alternative rouge et verte. Didier Cœurnelle est élu Verts de la commune de Molenbeek. Le cofondateur de Humanity+, la principale association transhumaniste américaine, David Pearce, est un militant antispéciste et végane. L’Australien Peter Singer, philosophe et auteur du livre de référence des antispécistes La Libération animale (1975), est lui-même transhumaniste et ancien candidat Verts en Australie. Quant à l’actuel directeur de Humanity+, James Hughes, en tant que bouddhiste, il ne ferait pas de mal à une mouche. Loin de l’image repoussoir de libertariens insensibles aux malheurs qui les entourent, les transhumanistes sont souvent des progressistes de gauche, écologistes et féministes, suivant la bonne conscience qui règne dans la Silicon Valley depuis le mouvement hippie des années 1960. En France, à l’avant-garde des partisans de la reproduction artificielle de l’humain (PMA-GPA) figurent les membres d’Europe Écologie-Les Verts.

D’après Marc Roux et Didier Cœurnelle, auteurs de Technoprog (3), les transhumanistes seraient majoritairement de gauche, attachés à un système social et à une médecine redistributive, contre l’idée d’une humanité à deux vitesses après sélection génétique. Ils se trouvent même des points communs avec les « objecteurs de croissance » (4). Fort bien. Laissons de côté les ultras, libertariens ou technogaïanistes, et intéressons-nous à ces transhumanistes sociaux-démocrates et soi-disant écolos. Ceux qui introduisent le loup transhumaniste dans la bergerie verte.[…]

L’écologie transhumaniste est pétrie de cette idéologie de la « résilience » – un terme issu de la psychologie synonyme d’adaptation à la dégradation des conditions d’existence –, qui prévaut aujourd’hui jusque dans les Conférences sur le climat. « Aucune idée n’est à écarter a priori si elle peut déboucher sur une meilleure adaptation des corps à leur environnement. […] Il s’agit, dans la tradition du darwinisme social, de permettre la survie du mieux adapté. Crèvent les faibles et les inadaptés. D’où l’appel aux transformations génétiques. Voilà l’imposture.[…]

TomJo, Hors-sol, octobre 2016

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Modifier l’espèce humaine ou l’environnement? Les transhumanistes face à la crise écologique

 

The Health Future Show 2016 : La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le 6 décembre 2016 à la Villa Méditerranée – 9H / 18H

Édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et transhumanisme »

Et 10ème Carrefour du Pôle Eurobiomed

Sous le parrainage et avec la participation de James Hughes, sociologue et bioéthicien américain (Boston)

→ inscription à l’événement : www.thehealthfutureshow.com


THE HEALTH FUTURE SHOW
La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le monde de la santé par sa dimension économique et scientifique est l’un des acteurs d’activités qui va engendrer le plus de changements de paradigmes sociétaux.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

On sait que la plupart des affections qui atteignent l’Homme seront en grande partie traitées au cours de ce siècle. La médecine prédictive va succéder peu à peu à la médecine thérapeutique. Mieux, l’Homme augmenté n’est plus une fiction mais une réalité qui se construit. Cet avènement de nouvelles technologies dans le domaine de la santé soulève toutefois de nombreuses questions éthiques.

Outre cet espoir formidable, la santé est aujourd’hui un secteur économique majeur qui se structure notamment dans notre région avec l’Interpro Santé et Eurobiomed qui fédèrent l’ensemble des acteurs de la filière.

La « Silver économie », pour ne prendre que cette branche en exemple, va générer d’ici à 2020, 0,5 % de croissance et créer plus de 350 000 emplois en France. Les objets connectés liés à la santé ou à la pratique sportive, à la lutte contre le vieillissement, font déjà une entrée dans le quotidien des Français.

Les techniques de prévention boostées par les technologies digitales vont modifier en profondeur notre relation à la santé. Les méthodes de monitoring et de suivi des patients vont s’en trouver considérablement améliorées. La gestion à distance des constantes de santé des patients par les médecins est, on le sait, une des avancées principales à venir dans la maîtrise des dépenses de santé.

Dans notre région, l’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire.

L’innovation santé, fer de lance du développement économique de notre région

L’Interpro Santé investit la Villa Méditerranée le 6 décembre 2016 avec « THE HEALTH FUTURE SHOW », édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et Transhumanisme » et accueille en partenariat avec Eurobiomed, le 10ème Carrefour du Pôle.

Cet événement, qui s’affirme comme le rendez-vous incontournable de l’innovation santé, sera placé sous le parrainage de James HUGHES, sociologue et bioéthicien américain, grande figure internationale du transhumanisme que nous aurons l’honneur d’accueillir à Marseille.

Plus de 30 start-up pépites de notre territoire et une quarantaine d’exposants viendront témoigner de leurs activités et de leur rôle dans le développement économique et l’attractivité de notre territoire.

L’édition 2016 sera marquée par une ouverture à l’international avec l’accueil de start-up et d’experts internationaux (Royaume Uni et USA).

3 sessions de conférences, réunissant des experts internationaux, seront proposées :

– « L’humain averti » et « l’humain réparé » Dans le cadre de la 10e édition du Carrefour Eurobiomed

– « Des biotechs au transhumanisme, jusqu’où peut aller la médecine ? » en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste (AFT : Technoprog !)

THE HEALTH FUTURE SHOW accueillera les participants dans un environnement propice aux échanges, permettant de développer des synergies et d’impulser la création d’un écosystème interconnecté associant l’ensemble des acteurs de l’innovation (start-up, PME, grands groupes, investisseurs, business angels, universitaires, journalistes, professionnels de santé…).

THE HEALTH FUTURE SHOW a l’ambition de montrer concrètement comment économie, santé, innovation vont de pair et inventent ici et aujourd’hui la santé de demain.

LE PARRAIN DE L’EVENEMENT

James HUGHES : « Le Transhumanisme Démocratique 2.0 » Bioéthicien et sociologue américain (Boston)

Il y a plus de dix ans, en 2002, James Hughes commençait à définir la notion de « technoprogressisme ». A l’origine, il avait proposé de dénommer cette interprétation du transhumanisme « transhumanisme démocratique », mais attention, dans cette traduction de « democratic transhumanism », il faut comprendre « democratic » dans le sens nord-américain, où « démocrat » ne désigne pas seulement quelqu’un d’attaché à la démocratie mais un défenseur de la justice sociale.

Le professeur James Hugues est Directeur Adjoint de l’Université du Massachusetts à Boston (États-Unis) pour la recherche institutionnelle, l’évaluation et la planification. Il détient un doctorat de sociologie de l’Université de Chicago où il a aussi enseigné la bioéthique au Centre d’éthique médicale clinique MacLean.

Il est également Directeur Exécutif de l’Institut pour l’Éthique et les Technologies Émergentes (IEET), un think tank techno progressiste qu’il a cofondé avec le philosophe d’Oxford Nick Bostrom.

Le Professeur James Hughes est membre de plusieurs institutions : Académie Mondiale des Arts et des Sciences organisation transhumaniste mondiale Humanity+ (ex-WTA – World Transhumanist Association dont il a été président de 2004 à 2006), Neuroethics Society, American Society of Bioethics and Humanities, Working Group on Ethics and Technology de l’Université de Yale, Comité consultatif pour la recherche en médecine régénérative de l’État du Connecticut (précédemment connu comme Comité consultatif pour la recherche sur les cellules souches).

Le Professeur James Hughes est l’auteur de Citizen Cyborg: Why Democratic Societies Must Respond to the Redesigned Human of the Future. Il travaille actuellement sur un second ouvrage qui pourrait être intitulé « Cyborg Buddha ». De 1999 à 2011, il a produit le programme de radio hebdomadaire Changesurfer Radio.

Une sélection de start-up de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur, avec l’accueil de start-up anglaises et américaines

L’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire !

Vect-Horus est une société de biotechnologie qui conçoit et développe des vecteurs à base de peptides qui facilitent l’administration de médicaments ou d’agents d’imagerie dans les organes, notamment dans le cerveau, et de tumeurs cancéreuses. Les vecteurs ciblent les récepteurs impliqués dans le RMT (“Receptor Mediated Transport”), un système physiologique pour le transport dans les cellules de substances endogènes. En combinant des médicaments ou des agents d’imagerie à ses vecteurs, Vect-Horus leur permet de traverser les barrières biologiques qui limitent l’accès à leur cible, notamment la barrière hémato-encéphalique (BHE). La société a déjà établi la preuve de concept de sa technologie dans des modèles animaux en vectorisant un neuropeptide endogène, qui a conduit à un nouveau candidat-médicament propriétaires qui favorise la neuroprotection. Ce premier candidat-médicament est entré maintenant dans la phase préclinique réglementaire. Fondée en 2005, par Alexandre TOKAY, président , et le Dr Michel Khrestchatisky, conseil scientifique, Vect-Horus est une spin-off du laboratoire de neurobiologie dirigé par le Dr Michel Khrestchatisky (UMR7529, CNRS et Université Aix-Marseille). Basée à Marseille, France, la société compte 19 employés, principalement en R & D, et développe des collaborations scientifiques avec AMU-CNRS, l’INSERM et le CEA ainsi qu’avec des partenariats industriels. Vect-Horus a été récemment identifié par le CNRS comme l’un des 15 success stories parmi les 1000 spins offs, issues de leurs laboratoires.

Neuron Experts est une société de Recherche et Développement (CRO) sous contrats, créée en 2008, spécialisée en études pharmacologiques de molécules à visée neurologique pour l’industrie pharmaceutique, les sociétés de biotechnologie et les start-up. Les cultures proposées par Neuron Experts sont développées dans le but de modéliser les pathologies humaines et de prédire ainsi l’activité d’une molécule dans une pathologie particulière afin d’orienter son développement préclinique et clinique. Les modèles de pathologies proposés sont des modèles « in vitro » de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson, des maladies du motoneurone (comme la sclérose latérale amyotrophique), de la sclérose en plaque, des maladies neuro-musculaires (myopathies) et des nerfs périphériques (neuropathies diabétiques). Une des caractéristiques de Neuron Experts est de proposer à ses clients des modèles de culture « à façon ». Reconnue en Europe et aux Etats-Unis dans le domaine des maladies neurodégénératives, Neuron Experts a créé, en 2013, un nouveau département dédié à l’étude du système nerveux périphérique et de ses interactions avec les cellules de la peau. Neuron Experts a ainsi développé différents modèles de culture cellulaire mélangeant des neurones sensitifs et des kératinocytes afin de mieux appréhender les mécanismes mis en cause dans ces maladies et, d’in fine, rendre possible l’évaluation de composés à visée thérapeutique dans ce domaine.

XEGEN est une société de bio-informatique spécialisée dans l’analyse de données NGS. XEGEN réalise notamment à partir ces données, le typage de gènes d’intérêts dans le cadre de diagnostics ou l’identification de nouveaux polymorphismes pouvant servir de nouveaux biomarqueurs. En pratique bien que notre santé soit influencée par notre environnement, nous savons qu’elle est aussi largement dépendante de notre patrimoine génétique. Ainsi le savoir-faire de XEGEN couplé à la réduction des coûts de séquençage lui permet de se positionner comme un partenaire de choix pour l’exégèse de ces informations et comme un acteur important pour la mise en place de la médecine de demain.

xRapid est la première application mobile à diagnostiquer de manière précise une maladie. Via l’iPhone, la plateforme de diagnostic automatique offre une solution innovante qui pallie aux difficultés des méthodes de diagnostic des maladies les plus graves dont le paludisme. xRapid ouvre une nouvelle voie dans la gestion de certaines maladies et dans l’industrie de la santé mobile. Aujourd’hui la solution xRapid est disponible en Asie du Sud Est, en Afrique sub-saharienne et en Afrique australe. Avec la participation de Charles VAN OVERMEIRE – Head of Sales & Marketing, Constance VOISIN – Marketing Executive et Daniel SCHMIDT – iOS Developer.

En partenariat avec le Consulat Général des Etats Unis d’Amérique à Marseille et de la société SM2D. Fondée en 2006, SM2D a contribué avec succès à vendre sous licence les propriétés intellectuelles de ses clients tout en assurant leur déploiement à l’international. Basée à Austin (Texas), la société est dirigée par une équipe d’entrepreneurs et de cadres expérimentés et s’est entourée d’un réseau de près de 300 consultants spécialisés implantés dans 17 pays. SM2D accompagne la croissance des entreprises en “packageant” leurs offres, en les commercialisant et en leur ouvrant de nouvelles opportunités de marché. SM2D porte une attention particulière aux entreprises et aux technologies qui optimisent le potentiel humain, améliorent le quotidien ou protègent notre planète autour de 5 marchés distincts : santé, financier, commerce, évènementiel et environnement.

Algenat est une entreprise de biotechnologie spécialisée dans l’identification de biomarqueurs. Nous fournissons des services d’analyse génomique axés sur la médecine personnalisée. L’identification d’un marqueur génétique unique sur un patient permet de déterminer le ou les traitements qui seront les plus efficaces sur ce dernier. ALGENAT fait partie des leaders en génomique et en bio-informatique mais plus particulièrement sur leur technologie de séquençage à haut débit. Leurs équipes d’experts leur permette de continuer d’évoluer et d’innover au plus niveau en médecine personnalisée et dans les programmes de recherche.

Construit autour d’un profil d’utilisateur personnalisé, iCompanion a développé et adapté une plate-forme de services et l’a appliqué à une variété de marchés : la santé, les soins personnels, des sports, de l’éducation. Cela permet à un utilisateur de permettre à leur famille, médecin, ou un formateur à l’ombre de leur activité quotidienne, recevoir des alertes en cas d’urgence, et bien plus encore. Avec la participation de Pierre Eric LYS – Founder & Chairman.

TK Health propose sous marque blanche, une solution globale de santé qui permet : une gestion de la santé proactive, l’optimisation des coûts de santé, une meilleure gestion des risques et de la responsabilité et la sécurisation des différentes formes de communications entre les individus et leurs réseaux. Accessible via licence, TK Health est en mesure de répondre aux besoins de ses clients en rationalisant les progrès technologiques avec les exigences des différents marchés à travers le monde.


LE PROGRAMME

* 9H – 9H30 Ouverture officielle de la manifestation

* 10H – 11H30 Conférence « L’humain averti »

Avec les interventions de :
– M. Jurgi Camblong – Sophia Genetics (CEO et co-fondateur)
– M. Jean-Christophe Mestres – IBM (Healthcare & Life Sciences Executive Architect)
– Pr Nicole Philip-Sarles – AP-HM (Responsable du Centre de référence Anomalies du Développement et Syndromes Malformatifs PACA)

* 12H – 12H45 Conférence avec Kedge Business School et SM2D (Texas/USA)

* 14H – 15H30 Conférence « L’humain réparé”

Intervenants en attente de confirmation

* 16H30 – 17H45 Conférence de clôture. « Des biotechs au transhumanisme : jusqu’où peut aller la médecine ? »

Proposée par Interpro Santé en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste – AFT : Technoprog.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

Santé connectée, médecine prédictive, médecine régénératrice, nanotechnologies, cyborgisation…

Allons-nous passer du fantasme à une réalité industrielle ?

Un débat animé par Thierry DEBAILLE, rédacteur en chef de Businews avec la participation de : Marc ROUX président de l’AFT : Technoprog – James HUGHES Bioéthicien et sociologue américain (Boston) – Didier COEURNELLE Longévitiste – Jacques MATEU Chirurgien spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique – Jérôme GOFFETTE Philosophe – Miroslav RADMAN Biologiste cellulaire franco-croate .

* 18H Clôture


A PROPOS DE L’INTERPRO SANTE

Qu’est-ce que l’Interpro Santé ?

L’Interpro Santé a été créée en 2012 à l’initiative de l’UPE 13 et des principales branches professionnelles de la santé (FHP – FHF – SYNERPA – FEHAP – FNTS). Elle fédère l’ensemble des acteurs de la santé avec pour principal objectif de booster les relations et développer des synergies et des coopérations.

L’Interpro Santé participe activement à la valorisation de la filière sur le territoire métropolitain et à l’amplification de son rayonnement à l’échelle européenne et internationale.

Son ambition est de devenir un puissant réseau fédérateur qui intervient en transversalité et en complémentarité des branches professionnelles.

Ses principaux objectifs

Stimuler et accompagner le développement de l’innovation en santé pour en faire un outil de promotion du territoire.

Fédérer l’ensemble des acteurs de la filière santé pour échanger, favoriser les approches transversales et développer des synergies et des coopérations.

Renforcer la visibilité de la filière sur notre territoire et promouvoir sa dynamique.

Etre force de propositions pour de nouveaux modèles économiques pour optimiser le financement de l’assurance-maladie.

A PROPOS D’EUROBIOMED

Fondé en 2009 par l’ensemble des acteurs de la filière santé des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte-D’azur, le pôle de compétitivité Eurobiomed pointe au sommet des classements européens à toutes les étapes de la chaine de l’innovation : enseignement, recherche fondamentale, translationnelle et clinique, centres d’innovation technologique, startups et success stories industrielles.

Eurobiomed fonctionne à l’instar d’un collectif. Il offre à chaque membre un management de projet au standard industriel (conseil, études, appels d’offres, aide à l’export, ingénierie administrative et financière), un espace d’échange (carrefour annuel, rencontres thématiques, Biorezo), un lien privilégié avec les institutionnels et les investisseurs (en région, en France et en Europe) et la réactivité qui conditionne la réussite de projets R&D très innovants.

Ensemble, les 253 membres du collectif Eurobiomed (dont 200 entreprises) constituent non seulement un formidable moteur de développement régional (160 projets de R&D représentant 585 millions d’euros d’investissement et 700 emplois directs) mais aussi une source de solutions pour les millions de patients confrontés à des pathologies sévères : cancers, pathologies inflammatoires chroniques, maladies infectieuses, maladies (ré)émergentes, maladies neurologiques, maladies rares et orphelines.

Basé à Marseille, Montpellier et à Nice/Sophia Antipolis, Eurobiomed compte un effectif de 9 personnes. Il est présidé par Xavier TABARY et dirigé par Emilie ROYERE, Directrice Générale.

L’histoire de la superintelligence et la question de l’éthique des machines

Publié in Marianne Celka et Fabio La Rocca (dir.), Transmutations, Esprit Critique, Revue internationale de sociologie et sciences sociales, vol. 24, n° 1, été 2016, p. 43-57. Par Vincent Guérin, Docteur en histoire contemporaine.

Résumé : Ce texte a pour objet d’analyser, chez les transhumanistes, le couplage de l’éthique des machines avec les risques inhérents à la superintelligence. La première favorisant l’émergence de la seconde. Par ce biais, nous observons une accentuation du rapprochement de l’homme et de la machine, initié par le paradigme informationnel ; un renversement même avec une machine considérée comme « smarter than us ».

Introduction

En 2014, l’informaticien et cofondateur de Skype Jaan Tallinn a créé The Future of Life Institute (FLI) avec entre autres les cosmologistes Anthony Aguirre (Université de Californie) et Max Tegmark (MIT). Dans le comité scientifique se trouve une constellation de personnalités célèbres comme Stephen Hawking, des auteurs à succès comme Erik Brynjolfsson (MIT Center for Digital Business), mais aussi l’acteur Morgan Freeman (film Transcendance de Wally Pfister, 2015) et l’inventeur et chef d’entreprise Elon Musk. Jaan Tallinn était déjà à l’initiative du Centre For The Study Of Existential Risk (CSER) ou Terminator studies en 2012 à l’Université de Cambridge avec le cosmologiste Martin Rees. Ces deux institutions ont pour ambition, entre autres, d’anticiper les risques majeurs qui menacent l’humanité, notamment ceux inhérents à l’intelligence artificielle (IA).

Dernièrement, Bill Gates, fondateur de Microsoft, lui-même, se dit préoccupé par l’IA. Ces deux institutions et Bill Gates ont un dénominateur commun : Nick Boström. l’auteur de Superintelligence, Paths, Dangers, Strategies (2014), qui a impressionné Bill Gates, est membre du comité scientifique de la FLE et du CSER. Il est professeur à la faculté de philosophie de la prestigieuse Université d’Oxford et fondateur de la Future of humanity Institute (FHI) qui a pour objet d’anticiper les risques majeurs qui menacent l’humanité (existential risks). Ses recherches portent sur l’augmentation de l’homme, le transhumanisme, les risques anthropiques et spécifiquement celui de la superintelligence. En 2008, il a codirigé avec Milan M. Ćirković Global Catastrophic Risks (Boström, Ćirković, 2008). Cet ouvrage dénombre dix risques catastrophiques au sens d’un bouleversement radical qui menacerait l’humanité (anthropiques ou non) 1 . Parmi les risques anthropiques recensés, Eliezer S. Yudkowsky (1979-), chercheur au Machine Intelligence Research Institute à Berkeley (MIRI), développe le chapitre sur l’IA (Yudkowsky, 2008).

Nick Boström et Eliezer Yudkowsky sont transhumanistes, un courant de pensée qui conçoit l’humain, l’humanité comme imparfaits et prône une prise en main de leur évolution par la technologie. En 1998, Nick Boström a fondé avec David Pearce la World Transhumanist Association (WTA) et l’Institute for Ethics & Emerging Technologies (IEET) avec James Hughes.

Plusieurs objectifs irriguent le transhumanisme, dont le devenir postbiologique (posthumain), la superintelligence et l’amortalité (une immortalité relative). Parmi les NBIC, deux technologies ont leur faveur. La première, la nanotechnologie (une construction à partir du bas à l’échelle du nanomètre soit un milliardième de mètre) est en devenir, et la seconde, l’intelligence artificielle générale (IAG) reste un fantasme. Nick Boström et Eliezer Yudkowsky pensent que l’IA favorisera la nanotechnologie, elle-même porteuse d’inquiétude (Drexler, 1986). Eric Drexler, transhumaniste et membre du FHI, a créé en 1986, le Foresight Institute afin de prévenir les risques technologiques et favoriser un usage bénéfique de la nanotechnologie. Qu’est-ce-que la (super) intelligence artificielle ? Quelles sont les corrélations entre le transhumanisme et cette inquiétude montante vis-à-vis de l’IA, ou plus exactement la superintelligence ? Comment et quand pourrait-elle émerger ? Comment s‟articule le complexe dit de Frankenstein et l’éthique des machines ?

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Sommaire :

Introduction
La (super) intelligence artificielle
Le complexe dit de Frankenstein et l’éthique des machines
Épilogue
Références bibliographiques

Interview de Gabriel Dorthe sur le combat technoprogressiste

Pourquoi le transhumanisme s’est transformé en un combat technoprogressiste pour l’égalité ?

Les technologues qui cherchent à prendre la relève de la politique française veulent vous rassurer que les progrès peuvent être distribués uniformément.

Si les transhumanistes ont leur manière, la technologie, lentement, mais sûrement, efface les frontières physiques et métaphoriques. Le mouvement, qui espère mettre à niveau l’humanité à l’aide des technologies émergentes, vaincre la mort et la maladie, est utopique à sa base — une douce insurrection contre les structures sociales traditionnelles, conçues pour soutenir les humains traditionnellement limités avec des durées de vie humaines classiques. Mais à la différence des constitutionnalistes, des communistes ou des fascistes, les transhumanistes — représentés en Amérique par le candidat à la présidentielle Zoltan Istvan et à l’étranger par l’italien Riccardo Campa (IEEE Fellow) — s’entendent vraiment bien. Au lieu de partager un ensemble de prescriptions politiques très spécifiques, ils partagent une idée fondamentale : nous pouvons construire un monde meilleur.

Si vous demandez au philosophe Gabriel Dorthe, un chercheur intégré au sein de l’Association Française Transhumaniste, il vous dira que le consensus règne parce que les buts transhumanistes et les obstacles ne sont pas limités par la géographie. La prolongation de la vie humaine, l’amélioration de la condition humaine grâce à la technologie et la lutte contre les Luddites sont des questions mondiales, et non régionales. Bien que la décomposition de l’actuel système politique global ne soit pas un objectif déclaré du mouvement, c’est un effet secondaire quasi-inévitable en raison de ce que la technologie a déjà fait pour le temps et l’espace, créant la possibilité pour les sociétés d’exister indépendamment de l’emplacement géographique. Se diriger plus loin dans cette direction et l’idée à savoir « La Russie » devient ridicule.

Mais cela ne va pas se produire demain et il peut même ne pas arriver avant que le transhumanisme commence à voler en éclats. Dorthe a parlé à Inverse à propos de l’aube du ” technoprogressisme”, pourquoi le “T-Word” (monde “transhumaniste”, le mot redouté “T”) fait peur [comme un « épouvantail »] et les problèmes inévitables avec les catholiques.

Quelles sont les différences entre le transhumanisme américain et français ?

Historiquement, le mouvement transhumaniste a été fondé sur la côte Ouest des États-Unis, à la Silicon Valley et un peu sur la côte Est. Pour les militants européens, c’est très important d’importer et de traduire le transhumanisme dans le contexte politique européen et de parler davantage des inégalités sociales et des investissements publics dans la recherche et du développement. Pendant au moins deux ou trois années, la couleur la plus importante du transhumanisme en Europe est le technoprogressisme. Le principal théoricien sur cette manière de promouvoir le transhumanisme est en fait James Hughes, un Américain.

Le Transhumanisme européen est-il conforme aux points de vue américains ?

[La déclaration transhumaniste de 1998] est le programme du mouvement transhumaniste dans le monde entier. Chaque fois qu’un nouveau mouvement commence, il se réfère à cette déclaration. Il s’agit, évidemment, d’une sorte de vague à bien des égards, mais il est dit, explicitement, que le transhumanisme est un hall d’accueil et doit essayer d’influencer les décideurs et les entrepreneurs — tous ceux qui peuvent font qu’ils y sont intéressés. La plupart du temps, les militants transhumanistes ne sont pas scientifiques, ingénieurs ou entrepreneurs. Certaines de ces personnes peuvent être intéressées par le transhumanisme. Ils peuvent parfois leur donner un peu d’argent. Mais ils ne sont pas spécifiquement transhumanistes.

Les technoprogressistes sont devenus beaucoup plus importants au cours des dernières années. Ils ont décidé d’écrire une nouvelle déclaration transhumaniste : la nouvelle déclaration technoprogressiste.

Quelle est la grande différence entre l’ancienne déclaration et la nouvelle déclaration technoprogressiste ?

La première différence est que [les technoprogressistes] demandent explicitement la délibération publique et une meilleure implication des décideurs et politiciens et le financement public. Mais j’ai tendance à croire que ce discours a besoin d’un ennemi — quelqu’un ou quelque chose pour contrer. Cet ennemi… c’est difficile de dire s’il existe. Cet ennemi est le transhumanisme libertarien[1]. Ils se réfèrent constamment à lui, en disant : « nous ne sommes pas comme ça ». Nous nous soucions des inégalités et du transhumanisme pour tout le monde. Une meilleure santé, une longévité accrue, des choses comme ça. Nous sommes contre les brevets, par exemple, sur les plantes ; nous sommes pour l’innovation open source. Les transhumanistes qui ne préconisent pas cela, sont très rares.

Toutes ces idées sont unanimes sur le fait — ou la croyance — que quelque chose de très dérangeant ou perturbateur arrive dans la technologie. D’où ça vient, nous ne savons pas exactement.

Les idées du mouvement technoprogressiste sont plus susceptibles d’être adoptées par les Français que le public et les décideurs américains ?

Autant que je sache, non, parce que je suis intégré dans l’Association Française Transhumaniste, et je vois tous les jours combien il est difficile pour eux d’être accepté.

Quelles sont les idées de la culture française qui semble résister ?

Le vrai nom [du groupe ici] est l’Association Française Transhumaniste Technoprog. Donc, technoprogressiste. Ils jouent les deux faces du mouvement. Ils ont du mal à convaincre le public ou les politiciens ou les médias qu’ils sont de bons transhumanistes parce qu’ils sont technoprogressistes. Mais en même temps, ils ont besoin de garder le “T-Word”, comme ils disent. Et les gens sont très réactifs à cela.

Quelles idées transhumanistes ont été acceptées par les responsables politiques Français ?

Certains hommes politiques en France parlent sur l’augmentation de la longévité, mais ils ne  se référent jamais au transhumanisme. Quand le peuple approuve les idées, ils disent toujours : « je ne suis pas un transhumaniste, mais ». Le transhumanisme est quelque chose de très dangereux, mais la technologie va changer radicalement et peut-être améliorer ma condition ».

Beaucoup de gens disent le même genre de choses [comme les transhumanistes], le même genre de déclarations au sujet de la technologie et de l’humanité. En quelque sorte, c’est comme — quelle est la chose que vous mettez au milieu des champs pour éviter les oiseaux ?

Un épouvantail.

C’est une façon intéressante d’encadrer le paysage.

Comment la pensée religieuse a affecté la façon dont les idées transhumanistes sont reçues dans la politique publique française ?

La pensée catholique quant à l’intégrité du corps est plus implicite en France. Il y a l’idée que vous ne pouvez pas mettre quelques morceaux de technologie dans le corps ; qu’il doit rester unique et pur. Mais la plupart du temps, on ne parle pas en tant qu’une instruction religieuse, mais plus comme, « tout le monde le sait. » Je pense qu’aux États-Unis, c’est plus ouvert. Si vous voulez faire quelque chose, il suffit de le faire et nous pouvons parler ou non, si nous ne sommes pas d’accord. Pour les transhumanistes, c’est beaucoup plus clair si vous n’êtes pas d’accord, vous êtes soit des Luddites ou des gens religieux irrationnels.

Quelles sont les questions les plus pressantes qu’ils aimeraient voir changer dans les 10 ou 20 prochaines années ?

La question la plus importante est la longévité, qui pourrait se traduire par davantage d’investissements publics dans la recherche et la recherche médicale. La plupart des transhumanistes conviennent que la longévité et l’amortalité ou la prolongation de la vie est très importante. Et en ce qui concerne l’organisation du mouvement, ils ne sont pas très friands pour construire un parti politique. En fait, ils sont formés pour construire un groupe de réflexion, qui est un moyen d’être plus légitime pour tenter d’influencer les politiciens. Si vous êtes étiquetés comme un think tank, cela vous donne un poids important.

Interview du 22 juin de Gabriel Dorthe à propos de l’AFT-Technoprog dans le magazine américain Inverse

Note :

[1] En 1990, un code plus formel et concret pour les transhumanistes libertariens prend la forme des Principes transhumanistes d’Extropie (Transhumanist Principles of Extropy, traduction française), l’extropianisme étant une synthèse du transhumanisme et du néolibéralisme. → Transhumanistes et Extropiens ; → Principes extropiens 3.0.

Présentation de l’IEET Institute for Ethics and Emerging Technologies

L’Institut pour l’Éthique et les Technologies Émergentes (Institute for Ethics and Emerging Technologies, IEET) a été créé pour débattre de questions vitales telles que :

* Quelles technologies sont susceptibles d’avoir le plus d’impact sur l’être humain et les sociétés humaines au XXIe siècle?

* Quels problèmes éthiques ces technologies et leurs applications soulèvent-elles pour l’homme, la civilisation et le monde?

* Jusqu’à quel point pouvons-nous extrapoler à partir du passé, et à quel degré de changement devons-nous nous préparer?

* Quelles positions politiques devons-nous adopter dans l’optique d’un meilleur futur pour les individus et la société?

La mission de l’IEET

L’Institut pour l’Éthique et les Technologies Émergentes est un cercle de réflexion à but non lucratif, qui promeut des idées sur la manière dont le progrès technologique peut augmenter la liberté, le bonheur et la prospérité humaine dans les sociétés démocratiques. Nous pensons que le progrès technologique peut favoriser un développement harmonieux de l’homme, tant que nous nous assurons que les technologies sont sans danger et équitablement réparties. Nous appelons cela le “techno-progressisme”. L’IEET s’intéresse aux technologies qui ont le potentiel de transformer de façon positive la condition sociale et la qualité de vie humaine, et tout particulièrement aux “technologies d’augmentation de l’homme” (human enhancement). Il vise à promouvoir, dans les milieux universitaires, professionnels et populaires, la compréhension de leurs implications (positives et négatives), et encourage des politiques publiques responsables afin que leur usage soit équitable et sans danger.

L’IEET a été fondé en 2004 par le philosophe Nick Bostrom et le bio-éthicien James J. Hughes. Nous mettons en avant le travail de penseurs du monde entier qui examinent les implications sociales du progrès scientifique et technologique. Nous souhaitons ainsi contribuer à la compréhension de l’impact des technologies émergentes sur les individus et sur la société, tant à l’échelle locale que globale. Nous souhaitons également promouvoir des politiques publiques qui redistribuent les bénéfices du progrès technique, et qui cherchent à en réduire les risques.

Notre vision

La révolution démocratique, multi-séculaire et chaque jour renforcé, porte en son sein l’idée que les peuples sont plus heureux lorsqu’ils ont un contrôle rationnel de leurs vies. La raison, la science et la technologie fournissent une forme de contrôle, nous libérant progressivement de l’ignorance, du labeur, de la souffrance et de la maladie. La démocratie fournit les autres formes de contrôle, à travers les libertés civiles et la participation électorale.

La technologie et la démocratie se complètent mutuellement, garantissant une technologie sans danger, accessible et démocratiquement responsable. Dans les décennies à venir, la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des technologies de l’information et des sciences cognitives nous donnera une maîtrise technologique inimaginable de la nature et de nous-même. Cette maîtrise nécessite une démocratisation progressive.

Par conséquent, notre but est de stimuler et de soutenir une étude constructive des problèmes éthiques liés à ces puissantes technologies émergentes.

Le débat sur l’augmentation humaine

Dans les 50 prochaines années, l’intelligence artificielle, les nanotechnologies, l’ingénierie génétique et les sciences cognitives vont permettre à l’homme de transcender les limites de son corps. La durée de vie en bonne santé dépassera le siècle. Nos sens et nos capacités cognitives seront augmentés. Nous aurons un meilleur contrôle de nos émotions et de notre mémoire. Notre corps et notre cerveau fusionneront progressivement avec la puissance informatique. Nous utiliserons ces technologies pour repousser les limites de notre humanité et de celle de nos enfants.

La perspective de changements rapides dans la condition humaine inquiète beaucoup de gens, à juste titre. Nous assistons à l’émergence d’une nébuleuse de groupes visant à interdire l’augmentation humaine, des thérapies géniques et psycho-pharmacologiques aux organes de synthèse en passant par les nano-robots médicaux. Cette coalition de “bio-conservateurs” a de multiples visages : bio-éthiciens, religieux conservateurs, écologistes, associations de droits des handicapés, militants de gauches opposés aux bio-technologies…

L’IEET pense que ces débats ont besoin de voix qui évitent ces extrêmes, des voix qui militent en faveur des bénéfices potentiels des nouvelles technologies, tout en proposant des politiques pour limiter leurs risques dans un cadre démocratique.

Défendre ses droits tout en prenant sérieusement en compte les risques associés

Tandis que le débat se polarise entre les technophobes radicaux et les technophiles anti-régulation, un réseau émergent de penseurs techno-progressistes défendent le droit des gens à utiliser des technologies d’augmentation, tout en considérant sérieusement la nécessité d’encadrer leurs risques et leurs conséquences sociales. Les techno-progressistes étudient des questions telles que le droit à utiliser ou non les technologies d’augmentation cognitive dans une société de plus en plus compétitive.

Combien de tests médicaux seront nécessaires pour garantir que les thérapies géniques sont sans danger ? Comment pouvons-nous réguler les substances psycho-actives tout en respectant la liberté cognitive ? A partir de quel moment les parents peuvent-ils améliorer génétiquement leurs enfants ? Comment peut-on éviter d’exacerber les inégalités face à la montée des technologies d’augmentation humaine ? Parmi les thérapies d’augmentation, lesquelles doivent être diffusées via le marché, et lesquelles doivent être financées publiquement en tant que droit humain universel ?

Jusqu’à récemment, il n’y avait aucun cadre institutionnel pour aborder ces défis éthiques hors des deux extrêmes : d’un côté, l’angoisse de transgresser la nature humaine, de l’autre, les dogmes anti-régulations qui rejettent tout encadrement démocratique des risques à venir. L’Institut pour l’Éthique et les Technologies Émergentes aspire à combler ce fossé.

Valeurs transhumanistes Explorer le royaume posthumain

S’intéresser aux individus comme aux sociétés

L’augmentation individuelle, qui a le potentiel de transformer certains humains en post-humains*, est un sujet d’étude aussi évident que nécessaire pour l’IEET. Mais il faut également reconnaître que les individus existent au sein de sociétés, et que les choix personnels des uns peuvent empiéter sur les droits fondamentaux des autres. Cela rend la tâche des contributeurs de l’IEET d’autant plus complexe et urgente.

En tant que techno-progressistes, nous voulons garantir le droit à l’augmentation et à l’auto-modification de tous les êtres conscients, ainsi qu’un accès équitable aux moyens d’y parvenir. Cependant, nous pensons que ces technologies doivent être testées pour garantir leur sûreté et leur efficacité, et rendues universellement accessibles. Leurs conséquences sur la société seront profondes, et doivent être considérées avec attention.

Similairement, un futur d’abondance technologique nous semble possible. Mais nous pensons que de nombreux efforts sont nécessaires pour garantir un progrès technologique durable, sans dangers et accessible à tous.

Nous souhaitons vivre dans un monde où la paix et la sécurité seraient garanties partout sur la Terre. Pour cette raison, nous encourageons un activisme qui traverse les frontières ethniques, culturelles et géographiques – en particulier, lorsque ces initiatives impliquent des coopérations internationales. Nous encourageons fortement l’usage des technologies émergentes pour étendre les capacités humaines de connaissance, de compréhension, de communication et de prise de décision éclairée.

Pour finir, nous voulons voir l’application des lois internationales et des conventions de droits de l’homme, telles que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, afin de garantir les libertés fondamentales, la santé, le bien-être et l’éducation pour tous. Nous souhaitons également voir une extension des droits internationaux pour inclure la liberté de modification corporelle, la liberté reproductive et la liberté cognitive pour tous. Nous accordons une grande attention à la perspective d’une biosphère saine, qui serait réalisée par la combinaison d’actions démocratiques éclairées et le déploiement responsable de nouvelles technologies puissantes. Nous encourageons une définition étendue et éclairée de la personne morale, pour prendre en compte toutes les formes de conscience, d’origine humaine ou non. Nous sommes impatients de voir un monde avec moins de souffrance, plus d’égalité des chances et une diversité florissante dans le développement humain et post-humain*.

[*] Dans cette acception, “post-humain” ne veut pas dire “après-l’humain” (i.e. plus humain du tout), mais seulement humain très augmenté/amélioré et donc différent.

Positions transhumanistes sur la modification du patrimoine génétique humain

Au début de ce mois de mars, un article du  journal The independant rapportait qu’une équipe dirigée par George Church, généticien à Harvard, avait pour la première fois entamé des recherches en thérapie génique portant sur des cellules ovariennes, des gamètes, de la lignée germinale donc, celles qui génération après génération sont porteuses de notre patrimoine héréditaire.

Bien que les objectifs déclarés de l’équipe aient clairement relevé de la recherche fondamentale, les potentiels de la méthode CRISPR utilisée – l’éventualité de “bébés à la carte” – ont provoqué, surtout outre Atlantique, des réactions d’une partie de la communauté scientifique mais aussi des milieux les plus conservateurs, allant de la demande de moratoire jusqu’à celle d’une interdiction complète de telles recherches.

De leur côté, les transhumanistes invitent à aborder ces questions en se détachant de toute considération moralisante voire religieuse. Ce qui doit être préservé, c’est la sécurité sanitaire à long terme des pratiques envisagées et la liberté de la recherche scientifique.

En réponse aux appels prohibitionnistes, l’IEET, par un texte de James Hughes, a rappelé la position d’ouverture de la WTA/Humanity+ : “Transhumanist Position on Human Germline Genetic Modification”.

Sans s’aligner forcément sur toutes ces positions, l’AFT-Technoprog a souhaité mettre à disposition une traduction en français de ces textes afin de faciliter leur compréhension et le débat.


Récemment, un groupe de scientifiques et un groupe industriel ont publié une déclaration appelant à un moratoire sur la modification du patrimoine génétique humain ou de sa lignée germinale (voire iciici, et ), maintenant que nous avons la puissance technique CRISPR pour y parvenir. Ces déclarations ont été vivement saluées par les bioconservateurs, qui souhaitent une interdiction mondiale des thérapies d’amélioration du patrimoine génétique humain. Bien sûr, les transhumanistes réfléchissent à ce sujet depuis longtemps, et la World Transhumanist Association (rebaptisée depuis “Humanity+”) a adopté une position formelle sur la modification du patrimoine génétique humain il y a dix ans.

La déclaration de la WTA/H+ considère les thérapies géniques comme souhaitables et inévitables, tout en sollicitant des fonds publics de recherche et un processus de régulation pour garantir leur sûreté. Alors que le groupe ayant publié une déclaration dans le journal Science a plaidé pour un moratoire sur l’application de ces technologies en attendant qu’elles soient sûres, le groupe industriel Alliance for Regenerative Medicine est allé plus loin en demandant une interdiction de toute recherche visant à démontrer que ces techniques sont sûres. Comme le suggère la déclaration ci-dessous, la position transhumaniste (et technoprogressiste) est que toute tentative d’interdire la recherche menant à de telles thérapies, ou l’usage de ces thérapies une fois leur sûreté et leur efficacité démontrée, serait une violation des droits à la liberté procréative et à l’autonomie corporelle.

(James Hughes, 20 mars 2015)

WTA/Humanity+

Position sur la Modification du Patrimoine Génétique Humain

Adoptée à l’unanimité par l’équipe dirigeante de la WTA, le 24 Décembre 2004*

Il y a un besoin urgent de nouvelles mesures politiques pour réguler la recherche sur les thérapies géniques héréditaires et leur application. Les thérapies géniques héréditaires vont amener la société à de nouvelles formes de diversité et de changement, et nécessitent une nouvelle réflexion sur la régulation des risques et les droits de l’homme. Cela afin d’éviter, d’une part, la prolifération de thérapies dangereuses et non-testées, et d’autre part, des interdictions abusives limitant les droits reproductifs.

En raison de la sombre histoire de l’eugénisme totalitaire du siècle passé, les états doivent fournir un nombre conséquent de preuves avant de légiférer sur l’autonomie corporelle et les droits reproductifs des parents. La principale base de telles interférences est l’obligation sociale de garantir que le risque de ces nouvelles technologies reste raisonnable, et est suffisamment bien connu pour que les parents puissent faire des choix éclairés.

Il est dans l’obligation de chaque parent, ainsi que de la société dans son ensemble, de garantir que la génération suivante sera en bonne santé, en pleine possession de ses moyens, et pourvue d’une bonne espérance de vie. Si l’on est engagé en faveur de la liberté procréative, la meilleure façon de garantir que les enfants tireront un bénéfice des thérapies géniques est de fournir aux parents toutes les informations nécessaires sur leurs risques et sur leurs avantages, et de garantir un accès équitable à ces technologies, afin qu’elles puissent donner aux enfants le meilleur départ possible dans la vie.

Les lois existantes, les procédures de contrôle et les instances qui garantissent la sûreté et l’efficacité des médicaments doivent être développées, lorsque cela deviendra nécessaire, pour prendre en compte les thérapies géniques héréditaires. Aux États-Unis, nous défendons la position de la Food and Drug Administration selon laquelle ils sont habilités à réguler la sûreté des thérapies géniques et des nouvelles technologies reproductives telles que le clonage. Une instance supplémentaire n’est pas nécessaire.

Nous n’avons pas davantage besoin d’une loi pour déterminer quelles thérapies géniques sont acceptables ou non, en se basant sur la distinction entre “thérapie” et “augmentation”, ou sur des spéculations quant aux impacts sociaux à long terme. La seule base acceptable pour la régulation des thérapies géniques est le classique rapport risque/bénéfice pour les sujets et leurs enfants.

Nous pensons que le Conseil européen doit amender sa “convention pour la protection des droits et de la dignité de l’homme” pour reconnaître la légitimité des thérapies géniques et de l’augmentation dans le cadre des droits reproductifs individuels. Nous pensons également que des traités internationaux pour interdire la modification des gènes héréditaires et l’amélioration génétique violeraient les droits de l’homme, priveraient des gens de leurs bénéfices, et rendraient leur sûreté impossible à réguler.

Les standards de sûreté pour les thérapies géniques héréditaires ne devraient pas être plus élevés que ceux de la reproduction classique. Les effets sur plusieurs générations pourraient faire l’objet de tests animaliers, mais les essais humains ne devraient pas avoir à démontrer de faible risque de tératogenèse au-delà de la première génération.

Les modifications génétiques que les adultes font sur leur propre matériel génétique, aussi bien somatique que germinal, devraient être approuvés sur la base de leur sûreté pour le sujet adulte, avec la connaissance de risque appropriée quant à la tératogenèse si ce matériel génétique est passé aux enfants. Il ne devrait pas y avoir de pénalités pour les adultes qui modifient leurs cellules reproductives en toute connaissance de cause, ou pour les instances médicales les ayant correctement informé des risques/bénéfices, même si cet usage n’est pas approuvé comme thérapie pour la modification du sperme, des ovaires et des embryons ex vivo.

Il devrait y avoir des financements publics de recherche sur les thérapies géniques héréditaires, tant sur les humains que sur les animaux. Aux États-Unis, les National Institutes of Health devraient annuler leur interdiction sur les financements de recherche en thérapies géniques héréditaires. Les règles de financement ne devraient pas distinguer les thérapies somatiques et héréditaires, ou la “thérapie” et l’”augmentation”, mais devraient être basées sur la faisabilité, la sûreté et les bénéfices potentiels. Il devrait y avoir un financement national pour les études prospectives de long terme sur la sûreté et l’impact sur la santé des thérapies géniques héréditaires. Mais il ne devrait pas y avoir d’enregistrement obligatoire des sujets de ces thérapies.

Finalement, considérant le potentiel des thérapies géniques à exacerber les inégalités, nous pensons que des thérapies géniques sûres et bénéfiques devraient être rendues aussi universellement accessibles que possible. La priorité devrait être de rendre universellement accessible les thérapies géniques intrinsèquement bénéfiques [1, 2] – notamment pour la santé, la longévité et l’intelligence – par opposition aux choix germinaux et aux thérapies géniques qui n’ont pas de bénéfices intrinsèques, comme la hauteur ou le genre.

Quelle est la différence entre le génie génétique et l’eugénisme ?

1 Bostrom, Nick. 2003. “Human Genetic Enhancements: A Transhumanist Perspective,” Journal of Value Inquiry, Vol. 37, No. 4, pp. 493-506.
http://www.nickbostrom.com/ethics/genetic.pdf

2 Bostrom, Nick. 2003. “A Transhumanist Perspective on Human Genetic Enhancements.”
http://www.nickbostrom.com/ethics/genetic.html

* On the WTA website it says 2005, but it was actually 2004.

La Déclaration Technoprogressiste

En marge du colloque international TransVision 2014 (Paris, 20-22 nov.), s’est tenue une réunion rassemblant des représentants du technoprogressisme de plusieurs pays. Un texte proposant des principes communs  a été rédigé. La réunion a rassemblé des membres de l’AFT-Technoprog, Amon Twyman représentant Zero State/L’institut pour le Futurisme Social, David Wood pour les London Futurists et James Hughes pour l’IEET. Le résultat se trouve ci-dessous.

Les technoprogressistes visent un avenir meilleur

Le monde est de manière inacceptable inégalitaire et dangereux. Les technologies émergentes pourraient le rendre largement meilleur, ou bien pire. Malheureusement, trop peu de gens comprennent aujourd’hui la dimension des menaces ou des bienfaits auxquels l’humanité doit faire face. Il est temps pour les technoprogressistes, les transhumanistes et les prospectivistes de renforcer leur engagement politique afin de tenter d’influer sur le cours des événements.

Le cœur de notre engagement stipule que le progrès technologique ainsi que la démocratie sont des prérequis nécessaires pour émanciper l’humanité et la libérer de ses contraintes. Nous reconnaissant dans les promesses des Lumières, nous avons de nombreux homologues dans d’autres mouvements promouvant la liberté et la justice sociale. Nous devons construire des liens de solidarité avec ces mouvements, même si nous nous concentrons sur les possibilités radicales qu’offriront les technologies, sujet qu’ils mettent souvent de côté. En compagnie de nos pairs prospectivistes ou transhumanistes nous devons intervenir pour nous assurer que les technologies soient bien encadrées et réglementées, tout en étant mises à disposition de tous dans des sociétés de droit. Les technologies peuvent exacerber les inégalités et les dangers dans les décennies à venir, cependant si elles sont bien encadrées et démocratisées, elles permettront des vies plus longues en bonne santé pour un nombre croissant de personnes, accroissant la sécurité et la stabilité de la civilisation.

Partant de notre engagement commun à préserver l’autodétermination de chacun, nous pouvons développer des liens de solidarité avec :

  • Les organisations de défense des travailleurs et des chômeurs, suite aux transformations du monde du travail et de l’économie par l’innovation technologique ;
  • Les mouvements des droits liés à la procréation : contraception, IVG, reproduction artificielle ou assistée et choix du génome ;
  • Les mouvements en faveur d’une réforme des lois sur les substances psychoactives et promouvant la liberté cognitive ;
  • Les mouvements de défense des handicapés, pour un accès aux technologies d’assistance et de soin ;
  • Les minorités sexuelles, autour du droit à l’autodétermination du corps ;
  • Les mouvements pour les droits numériques défendant les nouvelles libertés, leurs moyens d’expression et leur organisation.

Nous appelons à une augmentation significative des dépenses publiques pour la recherche de thérapies contre le vieillissement, en plus d’un accès universel à ces thérapies puisqu’elles visent à doter tout le monde d’une vie plus longue et en meilleure santé. Nous estimons qu’il n’existe aucune différence entre « thérapie » et « augmentation ». Une réforme des réglementations sur les médicaments et les implants mélioratifs est donc nécessaire pour accélérer leur acceptation..

Alors que l’intelligence artificielle, la robotique et d’autres technologies détruisent de manière croissante plus d’emploi qu’elles n’en créent, et que les seniors vivent plus longtemps, nous devons nous joindre à l’appel à une réforme en profondeur du système économique. Tout individu devrait se voir libéré de la nécessité de subir l’aliénation d’un travail imposé. Chaque être humain devrait se voir garantir un revenu de base, la prise en charge des soins médicaux, ainsi qu’un accès à vie à l’éducation ou à la formation.

Nous devons nous joindre aux actions en faveur de l’extension des droits fondamentaux à tous les individus, qu’ils soient humains ou non.

Nous devons nous associer avec les mouvements travaillant à réduire les risques existentiels, les informer sur les menaces naissantes qu’ils peinent à prendre avec le sérieux qu’il faudrait, et proposer des solutions sur la manière dont les technologies émergentes pourraient aider à réduire ces risques. Une coopération transnationale peut nous permettre de faire face aux menaces auxquelles nous devons faire face, qu’elles soient d’origine naturelle ou humaine.

Il est temps pour les technoprogressistes d’avancer et de travailler en commun pour un avenir meilleur.

Paris, Novembre 2014

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Liste des signataires internationaux et texte original en anglais sur le site de l’IEET.

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