Intelligence artificielle : Fujitsu investit 50 millions en France

Du haut de ses 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, Fujitsu, le 5è spécialiste des technologies de l’information et de la communication dans le monde, considère la France comme un marché stratégique. La firme va investir 50 millions d’euros dans l’Hexagone. Pourquoi cet intérêt ? Il s’agit de miser sur l’excellence mathématique et l’intelligence artificielle française, explique Benjamin Revcolevschi, directeur général de Fujitsu France. – Good Morning Business, du jeudi 9 mars 2017, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business.

Inria est sur le point de signer un partenariat avec Fujitsu, troisième fournisseur mondial de services informatiques, sur un programme de recherche à long terme autour de l’intelligence artificielle et du traitement de données massives. Celui-ci pourra aboutir à la création d’un laboratoire commun.

Fujitsu

Paris accueille le premier Startup Weekend Intelligence Artificielle

Startup Weekend Intelligence Artificielle, le 4, 5 et 6 novembre 2016

Startup Weekend: 54 Heures pour Créer sa Startup

Créé en 2007 par l’incubateur californien Techstars, l’organisation Startup Weekend encourage la création de startups par l’action et l’expérimentation. Depuis cette date, 2 900 évènements ont été organisés, à travers 150 pays, regroupant 193 000 personnes et ayant donné lieu à la création de 23 000 équipes. 10 % des projets créés donnent lieu à une véritable création d’entreprise. Un Startup Weekend peut être dédié à une thématique précise comme « Les FoodTech », « L’entrepreneuriat Féminin » ou encore « L’Intelligence Artificielle ». Les mentors et membres du jury sont des experts reconnus dans leur domaine. Pour les participants intéressés ou qualifiés, c’est une occasion unique de venir tester leur idée ou simplement d’expérimenter l’aventure entrepreneuriale. L’aventure regroupe entre 70 et 150 participants.

Startup Weekend: Learning by doing

Vendredi soir, heure 0. Les participants arrivent, chacun est libre de proposer son projet et de pitcher devant l’assemblée. Heure 2, les équipes se forment en fonction des intérêts, affinités ou complémentarité des compétences. Heure 3 : le chantier de la création de startup peut débuter. La suite ? Se répartir les rôles, étudier le marché, penser un Business Model, élaborer une identité visuelle, créer un Produit Minimum Viable – application, site, prototype – le tester, préparer son story-telling et sa présentation… Tout au long de leur avancée, les équipes sont questionnées et coachées par des mentors expérimentés. Heure 54, c’est – déjà – l’heure du pitch final face à un jury prestigieux. Réels investisseurs financiers ou serial entrepreneurs, les membres du jury sont ici pour tester l’entrepreneur, chercher les failles du modèle créé, mais aussi féliciter les équipes pour leur travail accompli 51 heures plus tard.

L’Intelligence Artificielle

Paris recevra donc le premier Startup Weekend au monde sur le thème de l’intelligence artificielle. Sujet fascinant et complexe, c’est un des enjeux technologiques et humains le plus crucial de la décennie. C’est aussi une thématique à la croisée de la Science Fiction et des résistances face aux changements. Et pourtant, les startups qui utilisent la science des algorithmes calquée sur les fonctions cognitives de l’être humain sont de plus en plus nombreuses : HelloJam, Qopius, Movidius, H20.AI, Dataiku, Botfuel, Agus.ai etc.

Ces startups s’appliquent à divers secteurs de la reconnaissance vocale et faciale aux objets connectés ou encore des drones à la prédiction marketing. L’étendue des champs est immense.

Ce tout premier Startup Weekend Intelligence Artificielle est notamment sponsorisé par Google for entrepreneurs, Inria et soutenu par Microsoft et Indiegogo. Des acteurs de la scène entrepreneuriale ou du secteur de l’intelligence artificielle.

Les participants pourront également présenter et échanger sur leur projet avec Franck Nouyrigat, cofondateur de ReCorp et anciennement cofondateur de Startup Weekend ; Yann Lechelle, COO de Snips dont la signature est « Using AI to make technology disappear » ; Marc Rougier, partenaire chez Elaia Partners ; Jean-Louis Frechin, dirigeant de NoDesign ; et Diana Filippova, Startup Connector chez Microsoft et activiste chez OuiShare. Des mentors inspirant, au parcours fort qui pourront guider les participants. Cette édition accueillera un Bootcamp le 3 novembre, sera l’occasion pour les participants et les entreprises de ce domaine, de se rencontrer et d’échanger.

Des profils de tous horizons

Ce qui fait la richesse de l’aventure Startup Weekend c’est avant tout la diversité des profils au sein des équipes. Business, chercheurs, développeurs web, graphistes, ingénieurs, tout le monde trouve sa place et met son expertise au service du projet. Participer au Startup Weekend AI c’est donc rejoindre une concentration de talents dans le domaine de l’intelligence artificielle. C’est aussi l’occasion d’accéder à un réseau de coachs et de jury spécialisés dont les conseils seront d’une aide précieuse. Le Startup Weekend AI est organisé par Josse Blais et Laura Calmore, déjà organisateurs de nombreux startups weekends en France, aidés par 7 autres jeunes entrepreneurs ultra-motivés.

un rabais de 15% est disponible : Eventbrite

Contacts & Modalités
Eventbrite Swoop Facebook Twitter
Josse Blais, Organisateur
Laura Calmore, Organisateur
paris-ai@startupweekend.org

IA et automatisation : seulement 1,5 % des emplois perdus pourraient être remplacés par les emplois créés

Joblift étudie les effets de l’intelligence artificielle et de l’automatisation sur le marché de l’emploi

Hambourg / Berlin, le 23 septembre 2016 – Le rythme du développement de l’industrie de l’intelligence artificielle (IA) et de l’automatisation en France s’impose comme un grand défi sur plusieurs secteurs d’emplois. Les postes de livreurs, facteurs et réceptionnistes comptent parmi les nombreux emplois à risque en raison de la place grandissante qu’occupe l’IA et l’automatisation. Selon une étude menée par Davos, sept millions d’emplois en France seront éliminés en raison de l’automatisation d’ici à 2020. Par contre, l’arrivée de l’automatisation promet tout de même certaines débouchées. En effet, le méta-moteur de recherche d’emploi Joblift estime une demande de plus de 210 752 emplois dans les secteurs de l’IA et l’automatisation d’ici les quatre prochaines années. Malgré l’effervescence qu’engendre le développement de l’IA et l’automatisation, le secteur reste très spécifique et les opportunités d’emploi demeurent réservées à un bassin de candidats limité. Ainsi, l’arrivée de la vague d’emplois en lien avec l’informatique représente un maigre 1,5 % des sept millions de postes qui sont amenés à disparaître à cause de ces même secteurs.

L’embauche dans les industries de l’intelligence artificielle et de l’automatisation est en pleine croissance, soit de 37 % de plus en moyenne au cours de la dernière année

Joblift affiche plus de 5 296 offres actives dans le domaine de l’IA, incluant les emplois dans le secteur de l’automatisation. Selon l’étude, au cours des 12 derniers mois, le marché démontre une croissance de 37 % dans les secteurs de l’IA et de l’automatisation. En se fiant sur la croissance notée par l’étude, il est possible d’estimer la création d’au moins 210 752 nouveaux emplois d’ici 2020 en lien avec l’IA et l’automatisation. Il est important de préciser que cette information prend pour acquis une croissance fixe, et ne prend pas en compte l’arrivée de nouveaux emplois à ce jour. En comparaison avec les statistiques de l’étude du cabinet Davos, cela ne représente que 1,5 % des sept millions d’emplois qui seront supprimés dû aux avancements technologiques.

39 % des employeurs dans le domaine de l’intelligence artificielle et l’automatisation sont à la recherche de diplômés ayant un Bac+5

Selon l’étude, 50 % des emplois dans le secteur de l’IA et de l’automatisation exigent une formation académique d’un minimum de Bac+4. Parmi ces 50 %, plus des trois quarts des employeurs recherchent un Bac+5. Du coup, le marché d’emploi étroit se réserve à un bassin de candidats hyper-qualifiés. Une grande partie des formations académiques exigées sont directement en lien avec des études en informatique. Par contre, ce sont les diplômés en génie qui dominent. La banque de données démontre que 18 % des emplois dans ce secteur affichent le titre d’ingénieur, 11 % ont des titres de développeur, ainsi que 9 % sont des emplois de technicien. Ces emplois représentent 39 % de la totalité des offres affichés du secteur de l’IA et de l’automatisation.

Les développeurs de Pokemon Go et FAIR (Facebook Artificial Intelligence Research) recrutent en France

Le plus grand recruteur dans l’industrie de l’IA et de l’automatisation en France est l’entreprise de jeux vidéo Niantic. Connue comme étant le développeur du jeu de réalité augmentée Pokemon Go, Niantic affiche plus de 160 offres d’emplois sur Joblift. La majorité des emplois de Niantic se trouve à Paris. La banque de données dévoile que 25 % de tous les postes reliés à l’IA et l’automatisation sont situés de fait à Paris. La capitale accueille notamment FAIR, la branche de IA de Facebook. À la tête des opérations de FAIR se trouve Yan Le Cun. L’importante présence d’Inria, le centre de recherche dédié au numérique, ainsi que l’arrivée prestigieuse de Facebook, donne lieu à un positionnement à la France comme étant le centre du développement de l’AI et l’automatisation en Europe.

source : http://joblift.fr

A propos de Joblift:

Joblift est un meta moteur de recherche mettant actuellement en ligne plus de 1.000.000 d’offres d’emplois en Allemagne et travaille avec une centaine de sites partenaires. La technologie et l’accompagnement des candidats restent une des priorités. Créé en 2015 par Lukas Erlebach et Malte Widenka, Joblift emploie une vingtaine de personnes réparties à Hambourg et Berlin.

ING Focus Belgique – les emplois les plus « robotisables » (PDF)
L’évolution de l’intelligence artificielle pourrait sonner le glas de nombreuses professions
La Banque d’Angleterre et Bank of America Merrill Lynch annoncent une apocalypse de l’emploi

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Colloque : Sciences de la vie, sciences de l’information

Colloque de 7 jours : du 17 septembre 2016 au 24 septembre 2016, au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle Le Château, 50210 Cerisy-la-Salle

D’un côté, des scientifiques se posent la question “Qu’est-ce que la vie ?”. D’un autre côté, la question “Qu’est-ce que l’information ?” apparaît tout aussi pertinente. Un organisme vivant, le plus simple soit-il, est un réseau d’interactions, de communications, d’inscriptions mobilisant une énorme quantité d’information. Le mot “mémoire” a-t-il le même sens en informatique, en biologie et en écologie? Est-ce que, comme l’a pressenti Gilbert Simondon, l’information est ce qui donne forme et se perpétue en structurant la matière ? La biologie moléculaire a mis à jour les principales étapes de l’expression des gènes. Mais on ne sait toujours pas ce qu’est un gène: de l’information ou une structure moléculaire ? Les nanostructures d’ADN ou d’ARN révèlent des architectures en 3D qui seraient les “moteurs” des nanomachines de demain, aux multiples applications thérapeutiques, chimiques et algorithmiques (ou bio-informatiques ?). Enfin, l’épigénétique bouscule les conceptions “mécaniques” de l’expression des gènes. Au niveau cellulaire, cette expression stochastique permet de concevoir une organisation biologique reposant sur un “darwinisme cellulaire”.

La compréhension des origines et de l’évolution du vivant constitue l’un des grands défis du XXIe siècle. Comment envisager l’évolution biologique et le futur de la biosphère, ainsi que celui de l’espèce humaine, dans le contexte de la nouvelle alliance du naturel et de l’artificiel ? Cela pose, en particulier, des questions éthiques. Plus généralement, la technique est-elle un fait social et/ou un prolongement biologique? La transformation conjointe de la technique et de la société par le système d’information constitue-t-elle un nouveau stade de l’évolution ?

Présentation détaillée

Inscription

Avec le soutien
du Centre national de la recherche scientifique (CNRS),
du Commissariat à l’énergie atomique (CEA),
de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA),
de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF),
et d’Électricité de France (EDF)

La révolution culturelle et cognitive – Michel Serres : « Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! »

Le 11 décembre 2007, à l’occasion des 40 ans de l’INRIA, Michel Serres a donné une conférence sur la révolution culturelle et cognitive engendrée par les nouvelles technologies. Le célèbre académicien y explicite comment la révolution informatique change notre rapport au monde. Tout comme avant elle, l’écriture, puis l’imprimerie, ont profondément transformé nos modes de vie. Une conséquence inévitable de toute révolution.

Le philosophe donne rapidement le ton et invite son auditoire à prendre conscience de la révolution cognitive générée par la révolution de l’information. Pour lui, les nouvelles technologies ont poussé l’homme à externaliser sa mémoire. Il nous faudra donc être inventifs, intelligents, transparents pour être des acteurs de cette nouvelle période de l’Histoire.

pdf_Texte_de_la_conference

Écouter la conférence en MP3.

https://interstices.info/autres/m-serres-lille/m-serres-lille.mp3?_=1

voir : Les Machines pour le Big Data : Vers une Informatique Quantique et Cognitive (PDF)