Volvo publiera des données financières des camions autonomes à partir de 2020

Volvo est en train de mettre en place un nouveau secteur d’activité pour le transport autonome et poursuit ses ambitions dans le domaine des véhicules sans conducteur.

Avec Volvo Autonomous Solutions, le géant suédois de l’automobile s’engage à sortir ses états financiers concernant spécifiquement les camions autonomes, un processus qui débutera le 1er janvier 2020. La société a suggéré que ce niveau de divulgation des profits et des pertes l’aidera à accélérer ses objectifs dans l’industrie florissante des véhicules sans conducteur en offrant une plus grande transparence aux actionnaires.

“Il est logique que nous passions à l’étape suivante en rassemblant notre expertise et nos ressources dans un nouveau secteur d’activité, avec la responsabilité des profits et des pertes, afin d’amener les solutions de transport autonomes à un niveau supérieur “, a déclaré Martin Lundstedt, président et CEO de Volvo.

Toutefois, cette nouvelle devrait être juxtaposée aux résultats financiers de Volvo pour le troisième trimestre, qui vient d’annoncer une baisse de 45% des commandes en glissement annuel par rapport à la même période l’an dernier. Il est clair que Volvo veut apaiser les actionnaires en démontrant qu’elle envisage – et se prépare – à une grande transition vers un avenir autonome. Volvo a déclaré qu’elle est actuellement en train de recruter un nouveau directeur pour diriger son unité Volvo Autonomous Solutions.

Automatisation dans l’industrie

Bien que Volvo ait pris des mesures dans le domaine des voitures autonomes, notamment en s’associant à Uber pour ses propres essais de véhicules sans conducteur, la plupart des efforts de Volvo ces derniers temps ont porté sur l’introduction sur le marché de camions autonomes. Il y a quelques mois, la société a annoncé un partenariat avec le géant du transporteur et de la logistique DFDS, qui prévoit d’utiliser le Volvo Trucks’ Vera pour transporter des marchandises entre une plate-forme logistique et un port en Suède.

L’année dernière, Volvo a annoncé que ses premiers camions commerciaux autonomes seraient utilisés dans le secteur minier pour transporter le calcaire des mines jusqu’à un port voisin. L’entreprise a également testé sa technologie pour aider les producteurs de canne à sucre du Brésil à améliorer leur rendement et à collecter les déchets en Suède. En juin dernier, Volvo s’est associé au géant des puces Nvidia pour collaborer sur des camions autonomes.

Un certain nombre d’entreprises travaillent sur des technologies de camionnage autonomes, notamment la société mère de Mercedes-Bens, Daimler, et de jeunes startups telles que la société suédoise Einride, qui a récemment fait une levée de fonds de 25 millions de dollars.

Les véhicules autonomes n’en sont encore qu’à leurs débuts, mais on a de plus en plus l’impression que la technologie gagnera en popularité à travers des cas d’utilisation de niche dans des industries spécifiques, en utilisant des “routes prédéfinies, en flux répétitifs” comme le déclare Volvo. C’est pourquoi Volvo s’est engagée à divulguer ses chiffres par l’intermédiaire de Volvo Autonomous Solutions, qui sera présentée dans le cadre de son activité Volvo Trucks.

“Nous avons constaté une augmentation significative des demandes de renseignements [au sujet du transport autonome] de la part des clients “, a déclaré Lundstedt. “Grâce à la vaste gamme d’offres du Groupe Volvo et à sa vaste expérience des différentes applications, nous avons une occasion unique d’offrir des solutions qui répondent à leurs besoins spécifiques.

Volvo Group, Reuters, Venturebeat

Laurent Alexandre lors du débat “La Grande Explication”

“Si on continue la désindustrialisation, il y aura des millions de gilets jaunes. Nous devons réinvestir dans nos industries et la recherche. Nos hommes politiques sont des apparatchiks, ce ne sont pas des hommes des territoires, ni des hommes de l’industrie ou de la science”. “Les défis qui nous attendent sont connus depuis des décennies, mais la France reste à la traîne et est condamnée à devenir un pays du Tiers-Monde, à fabriquer des T-Shirts…”.

Revivez en intégralité l’émission exceptionnelle consacrée aux Gilets Jaunes, animé par David Pujadas, diffusée le 28 novembre 2018 sur LCI.

> à 2:55:00 Laurent Alexandre

Une nouvelle mutation technologique pour les entreprises industrielles

Le dernier rapport de l’OCDE sur la révolution des technologies dans la société résume l’idée que les entreprises doivent accélérer leurs mutations technologiques afin de réaliser un gain plus important en terme de productivité. Le développement et l’utilisation des technologies concernent principalement les grandes entreprises qui sont encore faiblement utilisées et qui serviraient pourtant à accroître le modèle de production. Le rapport de l’OCDE intitulé : The Next production Revolution : implications for Governements and Business expose le fait que dans les pays industrialisés la pénétration des technologies nécessite du temps et peut être en l’occurrence partielle.

Dans le rapport, une enquête réalisée en Allemagne expose que sur environ 4500 entreprises allemandes, 4% ont déjà déployés un processus de production numérique dans leur mode de production. L’utilisation des technologies numériques dans le secteur de l’industrie participerait à améliorer et à augmenter la productivité des entreprises d’environ 5 à 8 % notamment auprès de la fabrication de composants industriels et chez les constructeurs automobiles. Toujours selon le rapport de l’OCDE, l’adoption de ces technologies par les entreprises allemandes apporterait une amélioration du chiffre d’affaires et de la valeur ajoutée dans le domaine de la mécanique, de l’électrique, de l’automobile, de l’agriculture et du numérique pour les années 2025.

Face à cette mutation sans précédent, beaucoup d’entreprises n’ont pas encore intégré, ni adopté les technologies numériques pour réaliser leurs transformations notamment dans la production industrielle. Quelques dispositifs existent déjà comme le cloud computing, la planification des ressources, et l’automatisation du suivi des processus de production.

Le rapport de l’OCDE précise le fait que si les technologies améliorent la production dans les entreprises, elles peuvent, et rejoignant ici la thèse de Schumpeter sur la destruction créatrice, faire disparaître des emplois et à l’inverse en créer d’autres. Cette transformation accélérée doit être accompagnée par des dispositifs politiques d’ajustements pour assurer la transition du numérique dans le secteur des entreprises industrielles. Aussi, les décideurs politiques ont leurs rôle à jouer dans la manière dont il s’agit d’adopter les technologies numériques dans les entreprises, qu’elles soient de grandes ou de petites tailles et de pouvoir soutenir le développement des compétences, l’apprentissage permanent auprès des travailleurs de ces organisations.

I. Le futur des entreprises industrielles coopératives

Pour le futur de ces entreprises, c’est tout le processus de production qui est transformé avec différents dispositifs coopératifs et connectés. On retrouve dans ce cas le concept porteur d’ « industrie 4.0 » qui se définit à travers plusieurs caractéristiques que je vais tenter de rendre compte.

Un premier dispositif est celui du robot autonome. Il s’agit d’un dispositif mécatronique qui peut effectuer un ensemble de tâche de lui même dans un environnement inconnu et qui dispose d’une autonomie dans sa prise de décision. Ces robots peuvent être amené à coopérer avec un opérateur humain et apprendre rapidement des tâches à effectuer dans les organisations de productions industrielles. Un deuxième dispositif concerne le cloud computing. Le cloud computing ou l’informatique en nuage concerne l’exploitation de la puissance de calcul et de stockage sur des serveurs informatiques distants et à travers l’utilisation du réseau de l’Internet. Un troisième dispositif est celui de la fabrication additive. Cette fabrication permet de réaliser des objets en 3D à partir de procédé de fabrication par ajout de matière première et en étant assisté par des ordinateurs. La fabrication additive est un procédé de « mise en forme d’une pièce par ajout de matière ». Un quatrième dispositif est celui de la réalité augmentée. Ce dispositif permet l’obtention d’une interface entre « des données numériques » liés au virtuel et la réalité, ou monde réel. Les caractéristiques sont les suivantes : une combinaison entre le monde réel et les données numériques en tant réel, une interactivité entre l’utilisateur et la réalité, et la présence d’un monde en 3D. Enfin un cinquième et dernier dispositif est celui du Big Data. Le Big Data concerne avant tout le stockage, l’utilisation et l’analyse d’un ensemble de données très volumineuses. Il peut être envisagé dans les entreprises pour l’analyse prédictive pour définir les offres et les services, et proposer des expériences clients personnalisables à souhait aux consommateurs.

Cette révolution 4.0 ou révolution technologique dans les entreprises serait associée à une transformation digitale et s’illustrerait par une intégration de plusieurs processus de production comme la conception des produits, la planification ainsi que l’ingénierie de production jusqu’au recyclage des produits. Selon plusieurs représentants de l’industrie 4.0, les usines de production réaliseraient le développement et la fabrication des objets en étant au plus près des stocks et des matières premières nécessaire pour la production, tout en disposant d’une proximité productive à l’échelle local et en adaptant ses produits aux besoins des consommateurs jusqu’à une certaine customisation. Deux aspects dominent pour ces modes de production. Le premier est celui de la connectivité avec des outils numériques favorisant la connectivité entre les opérateurs et les machines, et le deuxième aspect est celui des machines dites intelligentes pouvant être connectées entre-elles. Ces exemples marquent bien l’existence d’une révolution en terme de production industrielle associant également des dispositifs comme la réalité augmentée, l’internet des objets, le big data, ainsi que le cloud computing.

II. Des opérateurs humains et connectés

Dans les nouvelles entreprises industrielles, il peut y avoir également un autre facteur de rupture avec la possibilité pour les employés d’être connectés entre eux tout en disposant de technologies avancées pour les aider dans la réalisation de leurs tâches industrielles. On peut y voir se profiler par exemple des usages d’outils intelligents en plus de système de navigations connectés. De même, il est possible qu’à l’avenir des opérateurs de production deviennent des opérateurs « augmentés » assurant des tâches de maintenance et de contrôle sur la robotisation et l’automatisation des chaines de production industrielles. Dans les usines de futur, il pourrait être question également d’un ouvrier augmenté qui à travers la cobotique (l’utilisation par l’homme de robots de coopération) pourra réaliser des tâches de production dans les usines. La présence et l’utilisation d’exosquelettes, par exemple, permettront à l’ouvrier de pouvoir soulever des charges lourdes sans avoir d’effets secondaires comme la fatigue ou les douleurs physiques. De même et concernant la réalité augmentée, il se pourrait que les ouvriers du futur se voient équipés avec des casques de chantier connectés. Des instructions et des données augmentées pourront servir de guide à l’ouvrier dans la réalisation de ces tâches de production avec un système de perception de grande précision.

Conclusion

Les entreprises industrielles du futur sont déjà là. Du moins, les outils de production technologiques et numériques commencent progressivement à être utilisés sur les chaine de production pour la réalisation de produits. On peut y voir une avancée technologique, des améliorations dans le mode de production industrielle qui génèrent de nouvelles manières de travailler. La cobotique est aussi l’une des branches émergente dans la diffusion des technologies à l’intérieur des entreprises industrielles. Elle s’illustre par le fait que les robots sont employés pour assister les tâches industrielles réalisées par un opérateur humain.

En conclusion, il ne s’agit pas à partir de ces constats d’opter pour une approche résolument fonctionnaliste mais plutôt de réfléchir à la manière dont ces technologies bouleversent et transforment en profondeur les activités industrieuses notamment dans le rapport entre les hommes et les machines et pour lesquels les entreprises nécessiteront d’apporter des temps de formations aux opérateurs pour leurs garantir surtout une stabilité de l’emploi, et un renforcement de leurs compétences aussi bien à l’échelle individuelle que collective.

Bibliographie à titre indicatif

OECD (2017), The Next Production Revolution: Implications for Governments and Business, OECD Publishing, Paris. http://dx.doi.org/10.1787/9789264271036-en
Inria, Francis Colas – Robotique autonome
LeBigData.fr, Cloud Computing – Définition, avantages et exemples d’utilisation
Farinia Group, Qu’est-ce que la fabrication additive (FA) ?
Grégory Maubon, C’est quoi la Réalité Augmentée ?
Futura Tech, Big data
Les clés de demain – Le Monde.fr / IBM : Cobotique Robots, exosquelettes ou réalité augmentée, la caisse à outils de l’ouvrier de demain se précise

Benjamin Lorre
Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication – USPC. Il nous propose des articles d’opinions sur les questions de mode de travail, de révolutions des pratiques professionnelles et de l’innovation technologique dans la société. Il s’intéresse aux nouvelles mutations du travail en lien avec la diffusion des technologies numériques.

Intelligence artificielle : un moteur de croissance pour la santé

Les opportunités de croissance sont difficiles à obtenir sans investissement important, mais l’intelligence artificielle est une machine autonome pour la croissance dans le secteur de la santé. Selon l’analyse d’Accenture, lorsqu’elles sont combinées, les principales données cliniques sur les applications d’intelligence artificielle en matière de santé peuvent potentiellement générer des économies annuelles de 150 milliards de dollars pour l’économie américaine des soins de santé d’ici 2026.

L’intelligence artificielle dans le secteur de la santé représente une collection de technologies multiples permettant aux machines de détecter, de comprendre, d’agir et d’apprendre afin qu’elles puissent exercer des fonctions de santé administratives et cliniques. Contrairement aux technologies existantes qui ne sont que des algorithmes/outils qui complètent un humain, aujourd’hui, l’intelligence artificielle en matière de santé peut véritablement augmenter l’activité humaine.

« Nous surestimons toujours les changements qui vont se produire dans les 2 prochaines années alors que nous sous-estimons ceux des 10 années qui viennent ». Bill Gates

Avec un immense pouvoir pour libérer des améliorations en matière de coût, de qualité et d’accès, l’intelligence artificielle explose en popularité. La croissance de l’intelligence artificielle sur le marché de la santé devrait atteindre 6,6 milliards de dollars d’ici 2021, soit un taux de croissance annuel composé de 40 %. Au cours des cinq prochaines années, le marché de l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé augmentera plus de 10 fois.

L’IA représente une opportunité importante pour les acteurs de l’industrie de gérer leur résultat dans un nouveau paysage de paiement, tout en capitalisant sur un nouveau potentiel de croissance. Pour mieux comprendre le potentiel d’économie de l’IA, Accenture a analysé une taxonomie complète de 10 applications d’IA ayant le plus grand impact à court terme sur les soins de santé.

L’évaluation a défini l’impact de chaque application, la probabilité d’adoption et la valeur pour l’économie de la santé. Les trois principales applications qui représentent la plus grande valeur à court terme sont la chirurgie assistée par robot (40 milliards de dollars), les assistants infirmiers virtuels (20 milliards de dollars) et l’aide au flux de travail administratif (18 milliards de dollars). Au fur et à mesure que ces applications et d’autres applications de l’IA gagnent plus d’expérience sur le terrain, leurs capacités à apprendre et à agir entraîneront continuellement à l’amélioration de la précision, de l’efficacité et des résultats.

1 – Chirurgie assistée par robot – 40 milliards de dollars
2 – Assistants infirmiers virtuels – 20 milliards de dollars
3 – Aide administrative – 18 milliards de dollars
4 – Détection de la fraude – 17 milliards de dollars
5 – Réduction de l’erreur de posologie – 16 milliards de dollars
6 – Machines connectées – 14 milliards de dollars
7 – Recrutement de patient pour des essais cliniques – 13 milliards de dollars
8 – Diagnostic médical préliminaire – 5 milliards de dollars
9 – Diagnostic d’image automatisé – 3 milliards de dollars
10 – Cybersécurité – 2 milliards de dollars

Afin d’être en mesure de tirer pleinement parti des nouvelles capacités de l’IA, Accenture suggère de se concentrer sur :

LA MAIN D’ŒUVRE. La nature du travail et de l’emploi évolue rapidement et continuera à évoluer pour tirer le meilleur parti des êtres humains et des talents de l’IA. Par exemple, l’IA offre un moyen de combler les lacunes au regard de la pénurie croissante de main-d’œuvre dans les soins de santé. L’IA a le pouvoir d’alléger le fardeau pour les cliniciens et de donner aux travailleurs des outils pour améliorer leur travail.

PRÉPARATION INSTITUTIONNELLE. Pour tirer le meilleur parti de l’IA, les acteurs de la santé peuvent intégrer l’expertise de l’IA dans la structure et la gouvernance de leur organisation. Ils devraient également créer une main-d’œuvre intelligente et une culture qui utilisera l’IA pour améliorer l’efficacité, la qualité et les résultats.

PRISE DE SOIN. L’IA peut augmenter la portée des soins en intégrant les données sur la santé à travers les plates-formes. Cependant, à mesure que de nouvelles technologies sont introduites, diverses sources de données doivent être connectées pour permettre une expérience transparente pour les patients.

SÉCURITÉ. Les parties dans l’écosystème devront travailler ensemble de manière éthique et être en sécurité dans la façon dont elles gèrent les informations critiques sur les patients.

Voir le rapport complet

L’intelligence artificielle, selon Accenture, est un ensemble de technologies permettant aux machines de percevoir, comprendre, agir et apprendre, que ce soit par elles-mêmes ou pour enrichir les activités humaines. Les facteurs de production classiques : Capital et Travail ne sont plus, aujourd’hui, en mesure de fournir la croissance à laquelle se sont habitués les pays développés et qui est nécessaire au bon fonctionnement de leurs économies nationales. Cependant, l’Intelligence Artificielle apparait comme un nouveau facteur de production, qui peut générer de nouvelles sources de croissance, changer notre façon de travailler et renforcer le rôle des salariés dans la croissance de leur entreprise. Les recherches d’Accenture révèlent que l’IA pourrait multiplier par deux les taux de croissance de 12 pays dont la France d’ici 2035 en modifiant la nature du travail tout en explorant une nouvelle relation entre l’homme et la machine. L’impact des technologies basées sur l’intelligence artificielle devrait augmenter l’efficacité du travail de près de 40 % dans certains pays (20% en France), en modifiant la façon dont les tâches sont effectuées et en permettant aux salariés de travailler plus efficacement.

Bouleversements à venir

Extrait de : Pour une présidentielle sous le signe des NBIC, par Laurent Alexandre, LesEchos.fr, le 23 mai 2016

Le prochain quinquennat devra être celui de l’orientation technologique des politiques publiques à toute échelle et pour tous les citoyens. La France ne peut plus sous-estimer les effets et les turbulences engendrés par la convergence NBIC. La montée en puissance de l’intelligence artificielle et de la robotique n’impactera pas seulement les joueurs de Go, mais bien l’ensemble des acteurs économiques de la nation. Aucun secteur, aucun écosystème ne pourra faire l’économie d’une adaptation rapide aux mutations technologiques. La révolution NBIC va modifier en profondeur le marché du travail, la finance, l’industrie, l’économie, la santé publique, l’éducation, la recherche et la défense nationale.

Chaque ministère du futur gouvernement devra accompagner et gérer des ruptures technologiques qui détruiront les consensus et les équilibres traditionnels. Face à ces ruptures, la France doit mener un combat exemplaire pour s’adapter. Il faut désormais que les candidats s’interrogent et nous interrogent sur l’avenir technologique de la Nation : allons-nous subir la révolution des NBIC ou au contraire, agir et profiter de ses innovations et du développement économique qu’elle entraîne ? C’est finalement la question principale qui devrait guider la rédaction d’un programme politique pour 2017.

La société civile, quant à elle, ne peut plus rester à l’écart de l’action politique. Ils contribueront au succès de la Nation, ou à son déclin, s’ils ne sont pas entendus par le pouvoir.

Autodesk Within Medical : logiciel d’impression 3D d’implants médicaux destinés à l’industrie orthopédique

Autodesk lève le voile sur Autodesk Within Medical, un logiciel de design génératif qui optimise l’impression 3D d’implants médicaux destinés à l’industrie orthopédique.

Le logiciel mis au point par Autodesk permet aux ingénieurs biomédicaux de créer des implants orthopédiques dotés d’une structure poreuse micro-réticulaire pour faciliter l’implantation de la prothèse sur un os vivant ainsi que le développement des vaisseaux sanguins dans les tissus adjacents afin de favoriser la guérison et la cicatrisation des plaies.

Mark Davis, directeur senior de la recherche en conception chez Autodesk, explique :

« La repousse osseuse étant vitale dans nombre de chirurgies orthopédiques, Within Medical utilise différentes tailles de pores et des surfaces réticulaires rugueuses pour aider l’implant poreux à s’intégrer correctement avec l’os. (…) Les conceptions réalisées avec Within Medical sont également optimisées pour les processus d’impression 3D spécifiques — tels que le frittage laser direct de métal et la fusion par faisceaux d’électrons — pour une fabrication ultra-précise ».

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Robotique et automatisation à l’ère digitale

“conséquences brutale sur l’emploi à long terme ….”

Precepta Stratégiques a reçu Gilles Babinet, entrepreneur dans le numérique, dans le cadre de son ouvrage “L’Ère numérique, un nouvel âge de l’humanité: 5 mutations qui vont bouleverser notre vie” (Le Passeur Éditeur). Une interview menée par Thibault Lieurade