IA : dimensions socio-économiques, politiques et éthiques

L’avenir de l’humanité dans le monde de l’intelligence artificielle-biosynthétique

Dans quelques siècles ou peut-être quelques décennies, l’intelligence artificielle et l’ingénierie biosynthétique seront perfectionnées dans la mesure où les androïdes ressembleront étroitement aux humains et les humains conçus biosynthétiquement ressembleront aux androïdes. Malgré les cauchemars d’une telle perspective pour certains scientifiques, savants humanistes et théologiens, l’intelligence artificielle sera un rêve devenant réalité pour ceux qui épousent la philosophie Transhumaniste de Max More : un mouvement dont l’objectif est d’améliorer la condition humaine physiquement et intellectuellement grâce à l’application de moyens scientifiques et technologiques… Lire la suite

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#Transhumanisme #flashtalk

Les invités en plateau :
– Didier Coeurnelle, porte-parole de l’association transhumanisme Technoprog et coprésident de Heales.
Franck Damour, essayiste et historien.
Nathanael Jarrasse, chargé de recherche CNRS à l’ISIR.

Euronews : 50.000 dollars pour créer un robot humanoïde aux airs de Scarlett Johansson

 

Court métrage : Je suis Humain

2041, un futur à la fois proche mais aussi très éloigné… Quelque part dans le monde… Une mère et son fils partagent des moments de bonheur intense, dans un endroit délabré, post-apocalyptique.

Sélectionné pour le prix du jury au festival Nikon 2011 ayant pour thème “l’avenir”

Roméo, un robot pour aider les personnes âgées ou handicapées dans leurs tâches quotidiennes

Roméo est un robot humanoïde d’Aldebaran Robotics qui vise à être un véritable assistant et compagnon personnel.

Voici Roméo, 1,40 mètre de haut, 40 kilos, des formes rondes et tout un attirail de capteurs pour détecter son environnement, le visage et l’expression des humains qui lui font face, etc. Ainsi que l’explique cette vidéo proposée par Universcience.tv, Roméo, conçu par la société française Aldebaran Robotics, a pour mission d’aider les personnes âgées ou handicapées dans leurs tâches quotidiennes. A condition toutefois que le regard souvent méfiant posé sur les robots change…

 

Google : La stratégie secrète pour transformer l’humanité

Laurent Alexandre, spécialiste du transhumanisme, explique ce que Google semble bâtir sous nos yeux. Le constat est à la fois fascinant et effrayant. Les informations soulignées par Alexandre et le bilan que l’on peut faire aujourd’hui sur la société, associés au fait que ses dirigeants n’ont jamais voulu détailler leurs stratégies et objectifs, laissent la place à une hypothèse incroyable.

Les débuts de l’intelligence artificielle

Selon Alexandre, l’objectif de Google, quant à son moteur de recherche, est de transformer ce dernier en intelligence artificielle. À une échelle encore embryonnaire, ce spécialiste des questions des secteurs NBIC estime que Google commence à y arriver.

Il fait le lien entre les différentes actions de Google ces dernières années. Selon lui, la quantité de start-ups que Google rachète, la création de Calico (la société réfléchissant aux maladies liées au vieillissement), la présence du géant dans le secteur du séquençage ADN et la robotique, avec le projet BigDog de Boston Dynamics, pour ne parler que d’eux, dessinent le projet de Google.

Par ailleurs, la société a recruté les plus grands noms de la question de l’intelligence artificielle, tels que le gourou du sujet, Ray Kurzweil, selon lequel les robots seront égaux aux humains d’ici 2029, qui est désormais ingénieur en chef du moteur de recherche.

Google maitrise toutes les technologies qui permettent le transhumanisme. Tous les moyens sont bons pour améliorer l’homme physiquement, intellectuellement, et dans son espérance de vie. Google est présent dans la robotique, l’informatique, les moteurs de recherche, l’intelligence artificielle, les nanobiotechnologies et le séquençage d’ADN.

La machine omnisciente

Lorsqu’on lui demande qui contrôle Google aujourd’hui, Alexandre explique que seuls ses actionnaires ont le pouvoir. Il avance alors la nécessité d’encadrer l’intelligence artificielle au niveau mondial, soulignant que les États-Unis y réfléchissent déjà sérieusement, tout comme l’Asie, alors que l’Europe observe passivement la situation.

Si une telle entité devient le leader dans la lutte contre la mort, l’intelligence artificielle, la robotique, la domotique et les voitures intelligentes, il faudra alors réfléchir à la démanteler.

Dans une telle situation, Google deviendrait plus puissant que des États.

L’auteur termine son interview en évoquant la loi de Moore, décrivant le rythme d’évolution de la puissance des ordinateurs. D’après cette loi, les ordinateurs ayant la puissance de calcul du cerveau humain sont pour 2040, et l’intelligence des machines nous dépassera d’ici la fin du siècle. La rencontre de cette puissance, de l’impression 3D et de la mise en réseau de cette intelligence en ferait une entité quasi omnisciente.

Connectons les points

Alexandre « se contente » ici de parler de la puissance de l’entité Google et de l’avènement de la machine pensante, ce qui est en soi une perspective incroyable et paradoxalement crédible. Mais d’autres spéculations sont autorisées.

Lorsque je fais la somme de tout ce que Google entreprend depuis quelques années, je vois autre chose se dessiner. Faisons le point.

Google a cartographié la planète, et se lance depuis quelque temps dans la cartographie de l’intérieur des bâtiments. La société a par ailleurs pour ambition manifeste de numériser toutes les productions humaines, avec notamment Google Books, mais nous pourrions aussi parler du fait qu’elle possède le site leader du stockage de vidéos avec YouTube.

L’idée de Chrome OS est de centraliser les données sur le cloud pour que nos contenus se trouvent « partout ». De plus, les investissements de la société dans des câbles haut débit sous-marins connectant les continents entre eux, le Projet Loon envoyant des ballons relayant internet dans la stratosphère et les drones solaires ayant la même ambition, affichent la volonté de Google de faire qu’internet soit accessible absolument partout sur Terre.

Ainsi, Google est en train de fabriquer une version numérique de notre planète et de ses contenus, avec l’ambition de les rendre accessibles depuis n’importe où.

La question de l’identité

Par ailleurs, certains d’entre nous réalisent déjà qu’ils passent une majeure partie de leur existence à interagir avec internet, par leur smartphone ou leur ordinateur, qu’il s’agisse de communiquer avec d’autres humains ou de consulter du contenu. La question de l’identité est ainsi en jeu.

Il ne s’agit pas ici de juger de la chose d’un point de vue moral, mais de constater le phénomène. Si la plupart de mes interactions avec le monde se font via internet, mon identité numérique n’est-elle pas une part importante de mon identité globale ?

Alors, me revient le fait que Ray Kurzweil, le futurologue dont nous parlions plus haut, a fait entre autres projections ces dernières années que l’être humain pourrait transférer son cerveau sur des disques durs avant 2030. Et d’un coup, les points semblent se connecter.

En produisant une réplique numérique de la planète et de ses ressources intellectuelles, en permettant à internet d’être disponible même dans les zones les plus reculées du monde, en investissant dans la robotique et en s’intéressant de prêt au vieillissement, le projet de Google ne serait-il pas de dématérialiser l’être humain ?

La question de savoir si la chose serait bonne ou mauvaise est un gouffre d’interrogations philosophiques et métaphysiques, mais pour le pire ou pour le meilleur, et au regard de l’adhésion des dirigeants de Google au transhumanisme et aux théories de Kurzweil, le fait que l’objectif final de la société soit que l’humanité vive éternellement dans une réalité virtuelle mondialement connectée, est sans doute envisageable. La question de savoir s’ils pourront y parvenir est bien évidemment tout autre.

source : Phonandroid, via Le JDD

Transhumanisme l’homme modifié

Une espèce « nouvelle » arrive dans le monde : moitié homme, moitié robot !

Ray Kurzweil (qui prévoit de « ressusciter son père ») est un ingénieur informaticien et futurologue récemment embauché par Google. Il annonce que l’homme qui arrive « sur le marché » sera de moins en moins biologique car « bourré » de composants électroniques. D’autres annoncent déjà que « nous serons comme des dieux », puisque nous serons capables de connaître les pensées de n’importe quelle personne située dans n’importe quel endroit du monde. Ces déclarations sont dans la droite ligne du mouvement « transhumaniste », un mouvement qui souhaite « améliorer » l’homme grâce à la technologie et, pourquoi pas, le rendre immortel…

Un documentaire d’Armel Joubert des Ouches.