DARPA : Visions pour 2045

Stefanie Tompkins, géologue et directeur du Bureau des sciences de la défense de la DARPA, envisage la construction de substances à partir du niveau atomique ou moléculaire jusqu’à créer des matériaux «impossibles» avec des capacités qui étaient auparavant inaccessibles.

Pam Melroy, un ingénieur en aérospatiale, ancien astronaute et actuel directeur adjoint du Bureau tactiques Technologies de la DARPA, prévoit des technologies qui permettraient aux machines de collaborer avec les humains comme des partenaires sur des tâches beaucoup plus complexes que ceux que nous pouvons nous attaquer aujourd’hui.

Justin Sanchez, un gestionnaire de programme et neuroscientifique à l’Office des technologies biologiques de la DARPA, imagine un monde où neurotechnologies pourraient permettre aux utilisateurs d’interagir avec leur environnement et d’autres personnes par la seule pensée.

  • Space: Interplanetary and interstellar travel, including faster-than-light travel; missions and permanent settlements on the Moon, Mars and the asteroid belt; space elevators
  • Transportation & Energy: Self-driving and electric vehicles; improved mass transit systems and intercontinental travel; flying cars and hoverboards; high-efficiency solar and other sustainable energy sources
  • Medicine & Health: Neurological devices for memory augmentation, storage and transfer, and perhaps to read people’s thoughts; life extension, including virtual immortality via uploading brains into computers; artificial cells and organs; “Star Trek”-style tricorder for home diagnostics and treatment; wearable technology, such as exoskeletons and augmented-reality glasses and contact lenses
  • Materials & Robotics: Ubiquitous nanotechnology, 3-D printing and robotics; invisibility and cloaking devices; energy shields; anti-gravity devices
  • Cyber & Big Data: Improved artificial intelligence; optical and quantum computing; faster, more secure Internet; better use of data analytics to improve use of resources

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CREOGN* : L’Humain augmenté : quels enjeux éthiques et juridiques dans les politiques de Défense et de Sécurité intérieure ?

Note n°15 octobre 2015 du * Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale

Téléchargez le PDF : CREOGN Note 15- L-Homme-Augmenté

“Dans son rapport relatif aux « aspects éthiques des implants TIC dans le corps humain », adopté le 16 mars 2005, le Groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies (GEE) auprès de la Commission européenne attire l’attention des autorités nationales sur les effets néfastes des implants électroniques destinés à l’amélioration des capacités physiques et mentales. Selon cette instance, il conviendrait d’interdire l’usage de ce type d’implants dès lors qu’ils seraient destinés à « modifier l’identité, la mémoire, la perception de soi et la perception d’autrui ; à améliorer les capacités fonctionnelles à des fins de domination voire exercer une coercition sur les personnes qui n’en sont pas dotées ». (ndlr)”

La santé haute définition : Autour de la notion d’homme « augmenté »

MEDECINE/SCIENCES Volume 26, Numéro 4, Avril 2010 p. 427-431

Florence Arnoux
Directeur d’hôpital, Assistance publique-Hôpitaux de Marseille,
80, rue Brochier, 13354 Marseille 05
Chercheur associé au CHERPA (Croyances, Histoire, Espaces, Régulation Politique et Administrative),
Sciences Po Aix-en-Provence, 25, rue Gaston de Saporta, 13625 Aix-en-Provence Cedex 1

Aujourd’hui encore, nous nous représentons essentiellement notre corps comme un organisme invariant, stable, circonscrit, où les yeux permettent de voir, les poumons de respirer… Comment imaginer ce que pourra demain un corps qui serait prolongé chimiquement, mécaniquement, informatiquement, un homme « augmenté » (enhanced man), amélioré par les technosciences ? Cette question intéresse de plus en plus les sciences biomédicales, captive les chercheurs et retient l’attention du grand public. Nous aspirons en effet tous à une meilleure santé, une vie dépourvue de douleur, de souffrance, à faire l’expérience d’un bien-être complet. À cette aspiration généralisée s’ajoute l’obsession de la société de remplacer l’homme au travail tout en le rendant plus efficace, plus productif, plus performant. En survalorisant les performances individuelles, nos sociétés post-industrielles encouragent en quelque sorte le dopage dans la pratique sportive, professionnelle, sexuelle, militaire. Enfin, et surtout, parmi la nébuleuse de désirs qui nous animent figure la volonté démiurgique de retarder l’échéance de la mort, de faire reculer la fatalité, de dépasser la frontière biologique programmée dans notre ADN et dite « limite de Hayflick », du nom du microbiologiste américain qui démontra dès 1965 que les cellules ne pouvaient se diviser qu’un nombre fini de fois avant de mourir. Rompre avec l’entropie, soustraire l’homme au deuxième principe de la thermodynamique : de très sérieux scientifiques, comme ceux qui officient dans le très célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT), s’y essayent.

Les possibilités d’intervention sur l’homme sont grandes aujourd’hui et les technologies de la santé, qu’elles soient préventives, diagnostiques ou thérapeutiques, ont beaucoup évolué sous les effets des progrès, entre autres, de la biologie, de la physique, de la chimie et de l’informatique. La convergence des biotechnologies actuelles, des neurosciences, de la biologie de synthèse, de la prothétique, de la robotique, des technologies de l’information, des nanotechnologies permet de franchir les frontières connues ou de créer des interfaces entre les espèces (humaine, végétale, animale), entre les genres (hommes-femmes), entre l’homme et l’artéfact, entre l’homme et le divin, ou encore entre le vivant et l’inerte…

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Des Robots et des exosquelettes sont introduits à l’aéroport de Tokyo-Haneda

La prochaine fois que vous allez au Japon, vous pouvez voir une partie du personnel, de l’aéroport de Tokyo-Haneda, porter des exosquelettes robotiques. La société japonaise Cyberdyne a fait équipe avec l’aéroport d’Haneda pour introduire des “robots de la prochaine génération” et exosquelettes à l’aéroport.

Cyberdyne fournira des robots pleinement opérationnels qui aideront au nettoyage de l’aéroport et pour soulever des charges lourdes dans les terminaux. Les robots pourraient être fournis dans d’autres aéroports du Japon et du monde.

“Je veux l’étendre à tous les autres aéroports du Japon, et aussi pour les aéroports dans le monde entier,”  a déclaré le président de Japon Airport Terminal Co., Isao Takashiro dans une interview avec Bloomberg.

Les robots sont de plus en plus populaires au Japon, surtout avec le problème du vieillissement, qui provoque une diminution de la population active. En fait, environ 26 % de la population japonaise a plus de 65 ans, ce qui est plus élevé que dans tous les autres sept premiers pays industrialisés.  Il est donc logique, que le Japon est l’un des leaders mondiaux dans le développement de robots, qui pourrait aider à amortir le choc de la population active en diminution.

Cyberdyne est dirigée par Yoshiyuki Sankai, professeur à l’Université de Tsukuba. Il est surtout connu pour son exosquelette motorisé « HAL » (Hybrid Assistive Limb). HAL, ou « membre d’assistance hybride », est un dispositif qui est porté sur les membres de l’utilisateur et permet d’améliorer sa force et sa vitesse. La technologie est également utile pour les patients victimes d’accidents ou de maladies, et aide un certain nombre de patients en réadaptation.

Le modèle utilisé par le personnel de l’aéroport est appelé HAL for Labor Support « pour le soutien du travail », et pèse environ 6,6 livres (~ 3kg), et peut contenir une charge pour un maximum de trois heures. Il se glisse simplement sur la taille de l’utilisateur et comprend un certain nombre de capteurs qui captent les signaux bio-électriques provenant des muscles de l’utilisateur. Ça permet de supporter un poids élevé.

“Le port de HAL conduit à une fusion de “l’homme”, “machine” et “information”. HAL aide une personne à mobilité réduite à se déplacer et lui permet d’exercer une plus grande énergie motrice que d’habitude”, déclare Cyberdyne sur son site Internet. “HAL est également considéré comme un système qui accélère l’apprentissage moteur de nerfs cérébraux.”

Japon Airport Terminal a également demandé à Cyberdyne d’expérimenter et de développer plus de robots qui peuvent aider à la sécurité de l’aéroport. Ceux-ci aideront les touristes à trouver leur chemin autour de l’aéroport.

sources : Tech Times et Cyberdyne

Honda annonce des exosquelettes pour la marche en location au Japon

Le constructeur a en effet annoncé qu’il entamait le leasing de son parc d’exosquelettes : baptisés Honda Walking Device Assist, il s’agit de robots d’assistance à la marche.

Disponibles dans certains hôpitaux et centres de réhabilitation motrice, les exosquelettes d’Honda doivent être configurés personnellement pour s’adapter aux difficultés et aux progrès de chacun, nécessitant la présence d’un professionnel de santé formé à la mise en place de l’appareil auprès de la personne handicapée.

Les contrats de location sont programmés pour commencer en Novembre à 2015. Les prix de location: ¥ 45,000 par mois ($ 362 par mois), contrat de location de 36 mois.

pour en savoir plus : Honda – Walk Assist and Mobility Devices

sources : Medical Developments, Honda News, Japan Times

Un implant pourrait permettre aux personnes paralysées de remarcher

Des chercheurs viennent de mettre au point le premier implant fonctionnel qui pourrait permettre aux personnes paralysées de marcher à nouveau. Grâce à sa souplesse et sa flexibilité, cet appareil peut se placer facilement autour de la colonne vertébrale.

Depuis de nombreuses années, les médecins rêvent d’aider les personnes paralysées à marcher grâce à des implants qui stimulent leur moelle épinière. Mais jusqu’à aujourd’hui, c’était impossible ; les accessoires rigides et encombrants finissaient par endommager ou créer des inflammations sur les tissus nerveux des patients. Des scientifiques de l’École polytechnique fédérale de Lausanne ont peut-être trouvé la solution à ce problème pour de bon. Leur implant nommé e-Dura combine des électrodes flexibles (faites de perles de platine et de silicium), des circuits imprimés en or et des micro-canaux qui délivrent des impulsions électriques et chimiques tout en mimant les mouvements de la colonne vertébrale, évitant les frottements. Des rats paralysés en laboratoire ont pu marcher quelques semaines après l’implantation de cet accessoire qu’ils ont gardé sans souci pendant 2 mois.

Il reste encore beaucoup de travail avant que l’e-Dura s’exporte pour les humains et soit disponible dans les hôpitaux. Cela dit, les chercheurs croient énormément au potentiel de cette technologie qui pourrait agir bien au-delà des lésions de la colonne vertébrale. Cela pourrait être également utilisé pour traiter l’épilepsie et la maladie de Parkinson, sans oublier la réduction de la douleur liée à de nombreuses maladies. Ce n’est pas un remède à proprement parler mais cela pourrait aider beaucoup de gens à retrouver leur mobilité perdue sans effets secondaires gênants ou en étant obligé de revêtir des appareils externes tels que les exosquelettes.

Cet implant nouvelle génération est tout simplement fantastique ! Bravo aux scientifiques qui l’ont mis au point. Espérons qu’il soit rapidement optimisé et mis à disposition des humains dans les hôpitaux. Certains d’entre nous connaissent des paralysés et ils espèrent les voir marcher à nouveau un jour. Pensez-vous que la technologie parviendra un jour à réparer toutes les lésions dont l’Homme peut être atteint ?

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