Le Yuan numérique contre les cryptomonnaies Bitcoin, Ethereum et Theter

Monnaies numériques vs. Cryptomonnaies

Le monde des cryptomonnaies est particulièrement lié à la Chine. Depuis 2009, lorsque Bitcoin a émergé pour la première fois sur la scène mondiale, l’empire du Milieu a connu une ruée vers la cryptomonnaie appuyée sur la blockchain. Le gouvernement a été contraint d’interdire l’utilisation du Bitcoin en 2013 à cause de sa popularité et de la fuite des capitaux qu’il entraînait.

En octobre 2019, le gouvernement chinois a annoncé officiellement adopter la technologie blockchain pour l’avenir de la Chine. Il s’agit de lancer une monnaie numérique officielle reconnue par l’État. Le paiement électronique en monnaie numérique (DCEP), communément appelé « yuan numérique », est actuellement censé être dans les dernières phases de test.

Dans cet article, nous allons voir les raisons pour lesquelles la Chine a décidé de créer la première monnaie numérique gérée par une banque centrale au monde et ce que cela signifie pour les marchés de la cryptographie au sens large. Nous verrons également l’histoire de la Chine avec le Bitcoin (BTC), Ethereum (ETH) et le stablecoin Tether USD (USDT) et pourquoi ces réseaux sont devenus une menace pour le contrôle interne des capitaux de la Chine.

Avant de commencer, il est utile de clarifier la distinction entre les termes « monnaie numérique » et « cryptomonnaie ». Les cryptomonnaies sont des monnaies et des actifs numériques qui utilisent la technologie de la blockchain comme moyen d’effectuer des transactions cryptées en toute sécurité et sans friction via un réseau décentralisé. Bitcoin, Ethereum et Tether, sont quelques-unes des cryptomonnaies les plus utilisées parmi des milliers.

Le yuan numérique, en revanche, n’utilise pas la technologie blockchain en soi, mais plutôt un type de technologie de registre distribué (Distributed Ledger Technologies) inspiré de la blockchain et intégralement contrôlé par un gouvernement central. Là est tout l’objectif du Parti communiste chinois. Étant donné que les blockchains fournissent des transferts de données cryptées, le système centralisé du yuan virtuel a un mécanisme intrinsèquement différent de celui des cryptomonnaies traditionnelles.

A photo illustration of the digital Cryptocurrency, Litecoin (LTC), Bitcoin (BTC), Ethereum (ETH) and Ripple (XRP) are seen on September 13 2018 in Hong Kong, Hong Kong.
Yu Chun Christopher Wong | S3studio | Getty Images

Une brève chronologie du yuan numérique

Début 2014, moins de douze mois après que la Chine ait interdit le trading de Bitcoin et de cryptomonnaies ensuite de manière générale, le pays a créé un institut de recherche dont le seul objectif était de comprendre et de développer une stratégie pour améliorer la monnaie traditionnelle du yuan chinois en utilisant la technologie blockchain. Le centre de recherche a travaillé pendant quatre ans sur le développement de la technologie pour arriver à l’introduction officielle du projet de yuan numérique et son annonce dans le monde entier.

Le projet a été annoncé pour la première fois au public chinois lors d’une conférence de presse du président de la Banque populaire de Chine (PBoC), Zhou Xiaochuan, en 2018. Une fois l’annonce faite, il fallait ensuite mettre en œuvre le projet ce qui n’est pas une mince affaire pour ce grand pays de 1,4 milliard d’habitants. Les travaux qui ont suivi ont été lents et peu aboutis.

Les experts affirment que ce long développement était dû aux fondements décentralisés et anti-réglementaires de la technologie blockchain et des cryptomonnaies ce qui est l’antithèse même des principes de la monnaie nationale chinoise. Le yuan, ou renminbi (RMB), est actuellement entièrement contrôlé par l’État, pour protéger la Chine des chocs économiques. La blockchain est un système qui quant à elle permet des transactions en dehors des contrôles réglementaires. Régler ces contradictions n’est pas aisé.

Le projet de première monnaie numérique nationale au monde a néanmoins accéléré sa vitesse de développement au deuxième semestre de 2019, lorsque Facebook a officiellement annoncé la création de sa monnaie virtuelle, Libra (qui arrive en janvier 2021 sous le nom de Diem et sous une forme moins ambitieuse que celle prévue). L’augmentation soudaine de la productivité de la Chine a été motivée par un nouveau concurrent majeur, bien que Facebook soit interdit en Chine (seul le réseau social est interdit et non ses autres activités notamment publicitaires).

Le 14 avril 2020, le projet de monnaie numérique nationale créé par la PBoC a vu ses essais médiatisés grâce à une capture d’écran d’ordinateur partagée sur internet et montrant le yuan numérique accessible dans quelques districts chinois. Fin juin 2020, la PBoC a annoncé que la Chine avait presque terminé la phase de développement du logiciel.

Pourquoi une monnaie numérique et pourquoi maintenant ?

Pourquoi ce pays, avec son système de marché socialiste complexe, voudrait-il construire une monnaie numérique ?

Pour répondre à la question, il est essentiel de jeter un œil aux réserves de change de la Chine. En juillet 2020, la Chine détenait une réserve de devises étrangères d’environ 3,15 milliards de dollars américains, le plus grand détenteur au monde. Environ 60% des réserves de change mondiales et environ 40% des paiements internationaux sont en dollars américains.

Comparaison des réserves de change étrangères détenues en 2018

En outre, la Chine cherche à étendre la portée internationale du yuan et à disposer d’une infrastructure accessible, fiable et souveraine qu’elle puisse contrôler pour ses transferts transfrontaliers. Cela rendrait le yuan plus liquide à l’international. L’initiative des nouvelles routes de la soie fait également partie de ce projet géopolitique global avec une expansion des réseaux commerciaux mondiaux de la Chine en Asie, en Europe et en Afrique. Actuellement, la plupart des virements électroniques réglementés effectués depuis ou vers la Chine sont effectués via SWIFT ou CHIPS. C’est un problème pour la Chine, puisque CHIPS (Clearing House Interbank Payments System Universal Identifier) est une société américaine tandis que SWIFT, une organisation internationale prétendument neutre, a principalement des citoyens américains pour directeurs.

Il n’est pas surprenant que la Chine veuille se distancier des institutions américaines vu les tensions avec les États-Unis et l’escalade de la guerre commerciale.

Les cryptomonnaies Bitcoin et Tether – Une menace contre le contrôle des capitaux chinois

En à peine un an, de 2019 à 2020, 50 milliards de dollars ont quitté la Chine sous forme de cryptomonnaies Bitcoin et Tether vers d’autres pays.

Comme mandaté par la Banque centrale de Chine, tout citoyen ou résident vivant sur le continent ne peut transférer que 50 000 USD à l’étranger par an. Cette politique s’accompagne de plusieurs obstacles pour les familles riches et les grandes entreprises chinoises. Elles auraient ainsi souvent recours à des méthodes compliquées et en passant souvent le marché noir pour envoyer leur argent vers d’autres pays.

Avec l’émergence rapide des classes moyennes et supérieures qui cherchent à élargir leurs horizons d’investissement dans un nouveau marché international florissant, les cryptomonnaies offrent une possibilité d’investissement aux actifs liquides et mondiaux. Les investisseurs chinois achètent les actifs via des services spécialisés et les envoient de manière anonyme à des sociétés de cryptoactifs en dehors de la Chine, moyennant des frais modestes par rapport aux marchés noirs des devises. Les transactions de cryptomonnaie, en particulier via le Bitcoin, l’Ethereum et le Tether, sont en fait un grand danger pour le pouvoir communiste.

La diminution des réserves de devises due à la sortie des capitaux et l’augmentation de l’instabilité que cela entraîne pour leur économie sont une problématique cruciale. Le yuan numérique est donc le système transactionnel géré par l’état adapté pour reprendre tout simplement le contrôle des capitaux.

Comment le yuan numérique affecte le Bitcoin, l’Ethereum et le Tether

Suite à l’interdiction des échanges de Bitcoin en Chine, la population s’est tournée vers d’autres cryptomonnaies et notamment le Tether (USDT) en tant que cryptomonnaie alternative pour investir les capitaux en dehors de la Chine.

La Chine représenterait à elle seule plus de 60% de tout le volume des échanges de Tether sur le marché de la cryptographie ; environ 10 milliards de dollars américains au premier semestre de 2019. À titre de comparaison, le marché américain ne représente que 450 millions de dollars américains de tous les USDT échangés au cours de cette période.

Comparaison du volume des transactions Tether (USDT)

Cet énorme volume de transactions en provenance de Chine est également une excellente nouvelle pour la popularité de l’Ethereum, puisque l’USDT est un jeton basé sur la blockchain Ethereum.

Il convient également de noter que la monnaie numérique de la banque centrale chinoise pourrait avoir le contrecoup totalement inverse, c’est-à-dire inciter davantage de résidents à adopter le Bitcoin, le Tether et pourquoi pas l’Ethereum (qui est la deuxième cryptomonnaie majeure après le Bitcoin) qui ne se sont peut-être pas déjà tournés vers les cryptoactifs.

Alors que le yuan numérique tente de réglementer ce marché trop flexible, ceux qui ne sont pas encore familiarisés avec les avantages des actifs numériques pourraient avoir la soudaine envie de migrer vers des alternatives décentralisées avec moins de surveillance étatique. Avec un intérêt toujours plus grand de la population chinoise, il est probable que les cryptomonnaies en question subissent un resserrement des réglementations.

L’avenir du yuan numérique et des cryptomonnaies

L’émergence officielle du yuan électronique par la Chine sera une étape majeure pour le monde des cryptomonnaies et des actifs numériques.

Contrairement à ce que je disais dans cette vidéo, je ne suis plus certain de l’efficacité réelle des Etats à mettre à mal les cryptomonnaies, et notamment le Bitcoin, en tout cas à court terme. Compte tenu des objectifs idéologiques officiels et non officiels de la Chine, nous ne savons toujours pas quel genre d’impact aura sa monnaie électronique sur l’économie nationale et mondiale. Mais une chose est sûre, la Chine a compris qu’il ne sert à rien de mener une guerre frontale contre la technologie blockchain. L’interdire officiellement ne suffit plus : il vaut mieux plutôt de l’utiliser pour promouvoir ses propres objectifs stratégiques de pouvoir étatique. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer également chez nous : des monnaies virtuelles à venir contrôler par les banques centrales pour bloquer la fuite massive à venir des capitaux des citoyens occidentaux.

Il est fortement probable que ces tendances entraîneront de nouvelles entrées dans les cryptoactifs non étatiques et une augmentation des volumes d’échange particulièrement vers le Bitcoin, l’Ethereum et le Tether.

Sans parler des milliers d’autres cryptoactifs.

Franck Pengam

VeraOne, le 1er stablecoin européen adossé à l’or est Français

VeraOne (VRO) est un crypto-actif, plus précisément un token ERC20 basé exclusivement sur de l’or physique, stocké en zones hautement sécurisées et sur la base d’une contrepartie totale, soit 100%, auditée régulièrement par des tiers de confiance.

Ses objectifs : être un actif stable, qui soit une alternative robuste et fiable face aux stablecoins appuyés sur les devises classiques (dollar ou euro) ou bien sur des actifs tangibles, et favoriser le développement d’une monnaie d’échange pour tous ceux qui souhaitent pouvoir envoyer de la valeur à d’autres de manière instantanée, gratuite, y compris dans les zones faiblement bancarisées.

Il est dès à présent opérationnel auprès d’un public qualifié. D’ailleurs, avant même le lancement du token VeraOne, dont on maîtrise intégralement toute la chaîne de production, sa contrepartie physique est déjà un grand succès puisque près de 10.000 ont été vendus depuis le début de l’année. Ses premiers utilisateurs peuvent acquérir, envoyer ou revendre des VRO par le biais du site VeraOne.io et des outils classiques pour détenir des crypto-actifs. Passée la phase de beta test, d’ici quelques mois, il sera possible aussi de négocier ses VRO sur des plateformes d’échange avec lesquelles nous sommes déjà en contact.

Un stablecoin adossé à de l’or physique

Notre stablecoin est issu d’un choix fort permettant de profiter en temps réel de la valeur pérenne de l’or et de sa stabilité légendaire face à tous les systèmes monétaires, à plus forte raison face aux cryptomonnaies volatiles. En l’utilisant, on stoppe entre deux opérations la volatilité des cryptomonnaies voire de certaines devises au moyen d’un actif réputé pour sa stabilité. L’or physique, en pleine propriété, c’est le choix idéal pour couvrir une position et se sécuriser des fluctuations de valeur trop importantes. Au moyen de n’importe quel wallet supportant les tokens ERC20 (MetaMask, MyEtherWallet et Ledger, ou tout autre portefeuille ERC20 qui permet le transfert d’actifs), il devient possible de transférer très facilement de la valeur par l’usage du token VRO.

Une monnaie adaptée aux enjeux contemporains

Des devises basées sur la dette, visant donc une croissance infinie dans une monde qui, lui, est par définition fini, ne sont pas la bonne solution, nous le savons tous. En ces temps d’hyper communication instantanée, de liberté d’information à l’échelle globale, des réseaux mondiaux qui nous rendent littéralement voisins de n’importe quel autre individu connecté sur Terre, comment pourrait-on se contenter de systèmes monétaires rigides au point d’en devenir inefficaces ?

Comme l’or est d’un usage et d’une détention très largement légalisés dans le monde, même dans les pays avec des conflits, il est aujourd’hui un rempart idéal si par exemple l’usage des cryptomonnaies devenait contraint voire interdit. L’or physique proposé par VeraOne serait alors un substitut temporaire ou définitif idéal sans avoir à passer par des monnaies fiat que l’on souhaite éviter dans certaines circonstances ou que l’on ne peut tout simplement pas se procurer. En outre, tout le monde s’accorde sur le fait que le développement durable et la transition écologique ne sont plus des options. Plus qu’une exigence, c’est aujourd’hui une obligation sociale et environnementale. Or, nos monnaies ne sont pas adaptées à ces enjeux, qu’il s’agisse de leur production ou de leur capacité de financement.

Credit : VeraOne

Des contrôles particulièrement stricts

VeraOne est issu de la collaboration avec des partenaires très stricts quant à l’origine de l’or et guidés par la certification LBMA (London Bullion Market Association) : des critères spécifiques doivent être appliqués, tels que le respect des Droits de l’Homme dans les mines aurifères et le fait de ne pas utiliser de mercure pour l’extraction. Des contrôles douaniers systématiques s’assurent aussi de l’origine de l’or utilisé pour VeraOne et nous imposent un cadre strict dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Les métaux issus directement ou indirectement de zones de conflit et autre mines reconnues pour leurs mauvaises pratiques n’ont par exemple pas le droit de rentrer dans nos coffres.

Y compris en termes d’impact environnemental

Lorsque nos clients se transfèrent des VRO, par échange “peer to peer”, l’impact environnemental est proche de zéro, quelle que soit la distance entre les utilisateurs. Il s’agit seulement de changements de propriété des métaux précieux : les transactions sont toutes couvertes par de l’or déjà dans le système. Le seul impact alors est celui induit par l’inscription des transactions opérées dans la blockchain Ethereum. Aujourd’hui on considère qu’au regard de la quantité d’or déjà disponible mondialement (le recyclage seul, pleinement respectueux de l’environnement et des hommes, est à notre sens suffisant. VeraOne répond donc aux exigences incontournables d’une politique RSE affirmée.

Un crypto-actif honnête…

Comme le dit l’économiste chinois Song Hongbing : “L’or en tant que monnaie est un produit naturel de l’évolution et qui évolue avec elle ; un produit authentique de l’économie de marché, une monnaie honnête dans laquelle les gens peuvent placer leur confiance.” VeraOne est cette monnaie honnête. La majorité des stablecoins ne garantissent pas de contrepartie totale à leur valeur. 70% en moyenne peuvent être convertis en monnaie de référence, la plupart du temps. Pour notre crypto-monnaie, 100% de la valeur est garantie en cas de conversion, ce qui d’ailleurs peut s’opérer via la détention de pièces de monnaies physiques, frappée par le deuxième acteur français pour la frappe de jetons en métaux précieux.

… incarné par la pièce VeraOne,

La “VeraOne” est aussi une pièce de monnaie frappée en partenariat étroit avec l’État de Gibraltar. Cette collaboration nous permet de proposer ainsi le seul token qui puisse être matérialisé physiquement par une pièce à cours légal, livrable, et dont on maîtrise intégralement toute la chaîne de production.

Enfin, les utilisateurs du token VeraOne basés en Europe et pleinement identifiés, pourront même bénéficier des services de VeraCash, l’application “Wallet” et la carte de paiement utilisable partout.

A propos de VeraOne

VeraOne est une nouvelle activité du groupe AuCOFFRE.com, créé en 2009 par Jean-François Faure, et leader dans la conservation de métaux précieux pour le compte de tiers. AuCOFFRE.com est la plateforme dédiée à l’achat, la vente et la conservation en coffre de haute sécurité de produits tels que les pièces d’or ou les lingots, dans une optique d’épargne de précaution. Jean-François FAURE a créé ensuite VeraCash pour proposer un service d’achat simple d’or de revente efficace grâce à une application de type “wallet” pour le suivi de son compte ou avec la carte de paiement VeraCash. Via l’application mobile et les cartes de paiements, il est possible d’utiliser l’or et l’argent métal au quotidien, comme des monnaies, dans n’importe quel pays, tout en se constituant une épargne liquide, tangible et hors du système financier. VeraValor complète l’offre globale. Elle est aujourd’hui le deuxième acteur français pour la frappe de jetons en métaux précieux ou bien de monnaie à cours légal en partenariat avec des pays.

Un projet de loi en Inde emprisonnerait toute personne utilisant la cryptomonnaie

Le gouvernement indien envisage un nouveau projet de loi qui punirait de dix ans d’emprisonnement quiconque fait le commerce, exploite ou détient de la cryptomonnaie (Bitcoin, Ethereum et Cashcoin).

Le “projet de loi 2019 sur l’interdiction de la cryptomonnaie et la réglementation de la monnaie numérique officielle”, s’il est adopté, empêcherait également toute personne arrêtée pour une infraction liée à la crypto de sortir de prison, selon le Economic Times. Selon le gouvernement indien, il s’agit d’une répression extrêmement sévère contre la technologie, qui est souvent utilisée pour le blanchiment d’argent et d’autres crimes financiers.

Les représentants du gouvernement indien travaillent sur ce projet de loi depuis un certain temps. Dans le même temps, de nombreuses organisations gouvernementales qui s’occupent des impôts ont préconisé une interdiction des cryptomonnaies, selon les rapports de l’Economic Times.

Cependant, le gouvernement ne prendra pas de décision finale avant d’avoir consulté la Reserve Bank of India, qui selon CoinDesk a pris ses distances avec le projet de loi.

Mais ce projet n’est pas si surprenant, étant donné que l’Inde envisage de lancer sa propre monnaie numérique approuvée par l’État. Dans ce contexte, un marché ouvert de cryptocurrences constituerait une concurrence.

The Economic Times

Les internautes chinois utilisent la blockchain pour partager un article d’actualité censuré

Les internautes chinois se sont tournés vers la blockchain pour partager un article censuré sur les vaccins défectueux administrés aux petits bébés. Bien qu’un poste d’investigation viral ne puisse plus être trouvé, certains tentent de garantir sa disponibilité en exploitant la technologie de la chaîne de blocs.

Un scandale choquant entourant le fabricant de médicaments Changchun Changsheng Biotechnology a éclaté en juillet. La société basée à Jilin aurait violé les normes de fabrication de vaccin pour les humains. De plus, quelque 252 600 vaccins anti-DTC (diphtérie, coqueluche, tétanos) de qualité inférieure fabriqués par la société ont été vendus à la province du Shandong. Ces vaccins contre la coqueluche et le tétanos fourni à des bébés de trois mois étaient inefficaces pour stimuler le système immunitaire humain. Changchun avait utilisé ces produits de mauvaise qualité pour augmenter ses marges de profit, devenant ainsi le plus grand fabricant de vaccins en Chine.

Les incidents ont rapidement fait fureur dans tout le pays, où il est devenu l’un des sujets les plus regardés sur les médias sociaux locaux, tels que WeChat et Weibo, où les internautes exprimaient leur dégoût du système de vaccination corrompu et inefficace. Ils ont essayé de lire l’histoire intitulée «King of Vaccines», écrite par un internaute sous le pseudonyme «Beast», mais toute tentative de republier l’histoire n’a pas duré longtemps avant d’être supprimée.

Ainsi, le 22 juillet, les utilisateurs se sont tournés vers le réseau blockchain d’Ethereum. Une adresse Ethereum a envoyé 0,001 Ether (environ 0,47 USD) à elle-même, en collant le texte de la publication dans les métadonnées de la transaction, qui reste visible dans le grand livre public. Etant donné qu’Ethereum est décentralisé et difficile à manipuler, les moniteurs de Beijing ne sont pas en mesure d’intervenir et font pression sur les propriétaires du réseau pour qu’ils suppriment la transaction.

C’est le deuxième cas majeur où les utilisateurs chinois ont choisi la chaîne de blocs pour exprimer leurs valeurs sociales et leurs plaintes au même titre que la société moderne. En avril, des étudiants activistes se sont rendus sur le réseau blockchain d’Ethereum pour publier une lettre ouverte écrite par une étudiante qui avait été intimidée et menacée par son collège afin de ne pas parler d’agression sexuelle et de harcèlement. Cette lettre reste disponible sur la blockchain afin que tout le monde puisse l’examiner, ce qui est une occurrence étonnamment rare pour la plupart des documents exprimant une opinion divergente en Chine.

En utilisant la blockchain de cette nouvelle manière, les citoyens chinois ont peut-être enfin trouvé le moyen de s’exprimer au-delà de la censure du gouvernement.

The Verge, The New York Times, TechNode, Stat News

Mastercard ouvre l’accès à son API Blockchain pour les banques et commerçants partenaires

Fournit des connexions à d’autres API Mastercard pour créer de nouvelles expériences de commerce numérique ; l’API sera présentée au hackathon Money 20/20.

New York, NY – 20 octobre 2017 – Mastercard a annoncé qu’il ouvrira l’accès à sa technologie blockchain via son API publiée sur Mastercard Developers. La solution blockchain de Mastercard offre une nouvelle façon pour les consommateurs, les entreprises et les banques de traiter leurs transactions et est un élément clé de la stratégie de l’entreprise pour fournir des solutions de paiement qui répondent à tous les besoins des institutions financières et de leurs clients finaux. L’API Blockchain de Mastercard fera partie du hackathon Money 20/20 à Las Vegas.

L’entreprise a testé et validé sa blockchain et mettra en œuvre cette technologie dans l’espace B2B (Business to Business) pour répondre aux défis de rapidité, de transparence et de coûts dans les paiements transfrontaliers. La technologie blockchain de Mastercard viendra compléter les capacités existantes de l’entreprise, notamment les cartes virtuelles, Mastercard Send et Vocalink pour prendre en charge tous les types de flux de paiements B2B transfrontaliers, qu’ils soient basés sur des comptes, des blockchains ou des cartes.

La blockchain de Mastercard dispose de quatre facteurs clés de différenciation : la confidentialité, la flexibilité, l’évolutivité et, plus important encore, la portée du réseau de règlement de l’entreprise.

  • Confidentialité – La blockchain de Mastercard assure la confidentialité en veillant à ce que les détails de la transaction soient partagés uniquement qu’entre les participants d’une transaction tout en conservant un registre des transactions entièrement vérifiable et valide.
  • Flexibilité – Les partenaires peuvent utiliser les API blockchain conjointement avec une suite plus large d’API Mastercard pour créer une gamme de nouvelles applications puissantes. Les kits de développement logiciel sont disponibles en six langues différentes pour faciliter l’intégration des API.
  • Évolutivité – La chaîne de blocs Mastercard est conçue pour la rapidité de traitement commerciale et l’extensibilité en établissant un consensus entre un modérateur de réseau de confiance et les participants du réseau.
  • Portée – La blockchain de Mastercard est intégrée dans le réseau de paiement de l’entreprise qui comprend 22 000 institutions financières pour transférer les fonds qui ont été engagés sur la chaîne de blocs.

« En combinant la technologie Blockchain de Mastercard avec notre réseau de règlement et les règles de réseau associées, nous avons créé une solution sûre, sécurisée, vérifiable et facile à mettre à l’échelle », a déclaré Ken Moore, vice-président exécutif de Mastercard Labs. « En ce qui concerne les paiements, nous souhaitons offrir à nos partenaires un choix et une flexibilité leur permettant d’utiliser en toute transparence nos modes de paiement existants et nouveaux en fonction des besoins et des exigences de leurs clients. »

La société Chain et les entreprises financières mondiales dévoilent un standard ouvert pour la Blockchain

La solution blockchain de Mastercard a la capacité de gérer des transactions de paiement sans carte sécurisées et transparentes telles que les paiements business-to-business et les transactions de financement commercial. Elle a également la capacité d’alimenter des solutions de non-paiement telles que la preuve de provenance qui aide à authentifier les produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Avec cette solution propriétaire, Mastercard espère créer de nouveaux avantages pour ses partenaires et rendre l’écosystème commercial plus facile, plus rapide et plus sûr. En plus de construire une nouvelle solution, la société a également déposé plus de 35 brevets dans le domaine de la blockchain et investi dans Digital Currency Group, un collaborateur qui construit, incube et fait se développer des entreprises liées à la technologie Bitcoin et Blockchain. La société a récemment rejoint Enterprise Ethereum Alliance pour explorer les possibilités de la technologie Ethereum dans un large éventail de cas d’utilisation potentiels, dont beaucoup sortent du cadre de l’environnement de paiement traditionnel de Mastercard. De plus, Mastercard travaille également sur de nouveaux cas d’utilisation avec des startups faisant partie de son programme Start Path Global.

traduction Thomas Jousse

Mastercard Newsroom