Apple rejoint Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft dans l’initiative IA

La technologie de l’intelligence artificielle gagne en popularité chaque jour. Toutes les grandes entreprises semblent prendre le train en route, en essayant de trouver de nouvelles et intéressantes façons d’utiliser l’IA. Dans le cadre de ce mouvement, le partenariat sur l’intelligence artificielle au profit des populations et de la société (Partnership on AI) a été créé en septembre 2016. Lors de sa création, Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft étaient les seuls membres fondateurs. Apple, Twitter, Intel et Baidu n’avaient pas participé à l’initiative. Ce collectif vient d’annoncer officiellement qu’Apple rejoint l’équipe.

Le cofondateur de Siri et CTO (Chief Technology Officer – directeur de la technologie) Tom Gruber représente Apple dans cette excitante collaboration. Compte tenu de la popularité et de la réputation d’Apple, cette union pourrait conduire à de futures avancées en IA.

Vous pouvez trouver l’ensemble du conseil d’administration sur le site Web Partnership on AI.

Ces entreprises reconnaissent la nécessité de travailler ensemble pour améliorer la qualité de la vie des gens et pour répondre aux défis mondiaux importants, tels que le changement climatique, la nourriture, l’inégalité, la santé et l’éducation.

Ce partenariat s’engage à : Ouvrir la recherche et le dialogue sur les implications éthiques, sociales, économiques et juridiques de l’IA. S’assurer que la recherche et la technologie de l’IA sont solides, fiables, dignes de confiance et fonctionnent dans des limites sûres. S’opposer au développement et à l’utilisation des technologies de l’IA qui violeraient les conventions internationales ou les droits de l’homme et promouvoir les garanties et les technologies qui ne nuisent pas.

traduction Thomas Jousse

Partnership on AI, TechCrunch, Bloomberg

L’intelligence artificielle et la vie urbaine nord-américaine en 2030

AI100, premier rapport

« As cars will become better drivers than people, city-dwellers will own fewer cars, live further from work, and spend time differently, leading to an entirely new urban organization. »


AI100,
Artificial intelligence and life in 2030, 2016

AI100 (The One Hundred Year Study on Artificial Intelligence) lancé en 2014 a pour objectif d’accompagner le développement de l’intelligence artificielle sur la longue durée, son impact sur les individus et la société1.

Initié par Eric Horvitz (Microsoft) alors président de l’Association for the Advancement of Artificial Intelligence (AAAI), ce projet a été préfiguré par une étude d’un an, entre 2008-2009, intitulée « AAAI Asilomar Study on Long-term AI Futures »2. Un intitulé faisant référence à la conférence d’Asilomar de 1975, organisée par le chimiste Paul Berg, composée de scientifiques qui s’inquiétaient des risques nés de la manipulation génétique pour la santé et l’environnement3.

Dans le contexte d’inquiétude lié à l’évolution de l’intelligence artificielle, l’ambition de « AAAI Asilomar Study » était de convier des chercheurs provenant de l’intelligence artificielle mais aussi des sciences cognitives, de la philosophie et du droit, à réfléchir, sur le long terme, aux risques d’une perte de contrôle et des moyens de s’en prémunir ainsi que les défis éthiques et légaux à court terme4.

Né du désir de prolonger cette étude sur la très longue durée, AI 100, hébergé à l’université de Stanford5, a pour objectif de réunir, tous les cinq ans, un « panel » de chercheurs pluridisciplinaires qui présentera une réflexion sur l’intelligence artificielle afin de cerner son évolution en termes d’opportunités et de risques, l’orienter pour qu’elle puisse bénéficier à tous (individus/sociétés).

Ce premier rapport a été réalisé par un panel de dix sept chercheurs de différentes nationalités recrutés par un comité permanent de sept membres (dont Eric Horvitz) en fonction de domaines jugés prioritaires6.

Le rapport, organisé en trois sections, se focalise sur l’impact de l’intelligence artificielle présent et à venir, dans la vie urbaine nord-américaine à l’horizon 2030.

La première section revient sur la nature de l’intelligence artificielle, ses frontières mouvantes, et les foyers d’innovations passés et présents comme le développement de l’analyse de grandes quantités de données via internet et plus récemment le deep learning. La seconde porte sur l’impact de l’intelligence artificielle à quinze ans dans huit domaines dont les transports, principalement les engins autonomes comme les voiture sans pilote et les drones, mais aussi la santé, l’éducation, l’emploi, le divertissement, etc. Dans cette section, le « Study panel » détaille l’intérêt, les risques mais aussi les obstacles, les limites au développement de l’intelligence artificielle. La dernière partie comporte des recommandations comme la nécessité de développer une recherche interdisciplinaire capable d’analyser l’impact de l’intelligence artificielle sous différents angles afin d’encourager l’innovation dans le respect de la liberté, de l’égalité et de la transparence.

Ce rapport vise quatre cibles : le grand public, les instances politiques locales, nationales et internationales, l’industrie et les chercheurs du champ de l’intelligence artificielle. Le grand public pour qu’il ait une idée de l’état de l’art et du potentiel de l’intelligence artificielle ; les instances politiques locales, nationales et internationales pour les aider à mieux planifier leurs actions ; l’industrie pour qu’elle puisse identifier les technologies pertinentes, les défis éthiques associés ainsi que les efforts à effectuer (investissements, recrutements), les chercheurs du champ de l’intelligence artificielle pour qu’ils hiérarchisent leurs priorités et prennent en compte les enjeux éthiques et légaux spécifiques.

De façon globale, le Study panel ne voit aucune raison de croire à une menace imminente pour l’humanité. Mieux encore, le panel de chercheurs considère que nombres d’applications qui émergeront d’ici 2030 auront un impact positif7.

Outre un exposé nuancé, des pistes de lectures complémentaires, l’intérêt de ce premier rapport réside dans son ancrage dans le présent et une prospective raisonnable à 15 ans.

Notes :

3 Paul Berg, « Meetings that changed the world: Asilomar 1975: DNA modification secured », Nature, 18 septembre 2008, vol. 455, no 7211, p. 290-291.
5 Stanford, One Hundred Year Study on Artificial Intelligence (AI100)
6 Ibid

7 AI100, Artificial intelligence and life in 2030, op.cit., p. 4.

Une étude sur l’intelligence artificielle sur 100 ans à Stanford

L’intelligence artificielle soulève déjà de nombreuses questions juridiques et éthiques

Faut-il apprendre aux véhicules autonomes à éviter un chien qui traverse ? Peut-on laisser mettre en vente des robots sexuels destinés aux pédophiles ? Qui est juridiquement responsable en cas d’accident provoqué par un robot dans un atelier ?

Le « Rapport d’étape sur l’intelligence artificielle et la vie ». De quoi s’agit-il et que peut-on y apprendre ?

Une étude sur l’intelligence artificielle sur 100 ans à Stanford
Partenariat sur l’IA : les géants de la Tech s’unissent pour développer l’intelligence synthétique
Barack Obama sur l’intelligence artificielle, les voitures autonomes et l’avenir de l’humanité | WIRED
→ « Ces questions sur la technologie que vous n’êtes pas autorisé à poser »
Les Echos : Faut-il une loi spéciale pour les robots ?

https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-25.10.2016-ITEMA_21114633-1.mp3?_=1

 

 

Partenariat sur l’IA : les géants de la Tech s’unissent pour développer l’intelligence synthétique

Cette semaine, Google DeepMind, Microsoft et IBM sont rejoints par Facebook et Amazon pour former un partenariat sur l’intelligence artificielle au profit des populations et de la société. Les cinq entreprises partenaires sont leaders dans leur propre droit en ce qui concerne le développement de l’intelligence artificielle.

Intelligence artificielle : Elon Musk fonde OpenAI

L’un de ses trois principaux objectifs est la nécessité de faire avancer la compréhension du public de l’intelligence artificielle.

Les deux autres objectifs sont de fournir un soutien de recherche pour développer les meilleures pratiques pour aborder les sujets de préoccupation sur “l’éthique, l’équité et l’inclusivité”, et de servir de plate-forme pour tous les autres chercheurs en IA et les parties prenantes potentielles pour aborder les questions pertinentes. Pour ce faire, le conseil des partenariats comprendra des experts du monde académique et prendra la forme d’une organisation à but non lucratif.

Bien que concurrents en matière de développement de produits, ces entreprises reconnaissent la nécessité de travailler ensemble pour développer la technologie de l’intelligence artificielle « pour améliorer la qualité de la vie des gens et peut-être mis à profit pour aider l’humanité à répondre aux défis mondiaux importants, tels que le changement climatique, la nourriture, l’inégalité, la santé et l’éducation ».

Credits: partnershiponai.org

Fortune, Partnership on Artificial Intelligence to Benefit People and Society, Wired

Une étude sur l’intelligence artificielle sur 100 ans à Stanford

L’Université de Stanford a décidé de rassembler différents haut profils pour débuter un grand programme de recherche destinée à encadrer l’intelligence artificielle sur les 100 prochaines années.

D’ici 2114, quel impact aura l’intelligence artificielle sous toutes ses formes, sur les humains, dans leur quotidien, au travail et dans leurs loisirs ?

Ce programme baptisé AI100, One Hundred Year Study on Artificial Intelligence, est l’initiative d’Eric Horvitz, informaticien et diplômé de Stanford. En tant qu’ancien président de l’Association pour la promotion de l’intelligence artificielle, il organisait déjà en 2009 une conférence autour des progrès de l’IA, à laquelle assistèrent les meilleurs chercheurs dans ce domaine. Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de l’AAAI et stanford.eu.

Aux côtés de Russ Altman, professeur en bio-ingénierie et en informatique à Stanford, il a formé un groupe de recherche qui va réaliser de manière périodique des études sur la façon dont l’intelligence artificielle interfère sur des domaines aussi variés que l’automatisation, la sécurité nationale, la psychologie, l’éthique, le droit, la vie privée, la démocratie et bien d’autres…

Credit : https://ai100.stanford.edu/

Cinq grands académiciens ont rejoint le projet, chacun expert dans sa discipline : Barbara Grosz (sciences naturelles), Deirdre K. Mulligan (loi), Yoav Shoham (informatique), Tom Mitchell (apprentissage automatique), Alan Mackworth (intelligence artificielle et robotique). Ce comité de sept personnes identifiera les sujets à aborder, et se chargera de solliciter ponctuellement d’autres experts en fonction des domaines à appréhender.

Je suis très optimiste quant au futur et je vois la valeur ajoutée pour l’humanité qu’apporteront les systèmes qui percevront, apprendront et raisonneront. Toutefois, il est difficile de prévoir toutes les possibilités et les enjeux, c’est pour cela que nous avons dû créer ce programme sur le long terme, a déclaré Eric Horvitz, qui va donner de son temps à ce projet purement philanthropique privée.

L’étude se concentrera sur certains domaines en priorité. Par exemple, certaines avancées technologiques très prometteuses ont été développées, mais leur application dans le monde réel tarde à venir. Ainsi, des secteurs comme celui de la santé, de l’éducation ou du transport, n’en bénéficient toujours pas. Ce qui se traduit par des investissements financiers parfois colossaux, mais également des personnes qui attendent toujours d’être soignées.

Le projet AI100 est entièrement financé sur fonds propres par Eric et Mary Horvitz. Ils espèrent que dans cent ans, leur programme aura recueilli et croisé suffisamment de données et d’observations permettant à l’humanité de garder une trace de l’évolution de l’intelligence artificielle et de comprendre où tout cela nous mène. Réponse en 2114.

En savoir plus sur stanford.eu