Google a accès à des millions de données personnelles sur la santé des Américains

Google a signé un accord avec Ascension, le deuxième plus grand système hospitalier des États-Unis, pour collecter et analyser des millions de données personnelles sur la santé des Américains, selon le Wall Street Journal. Ascension opère dans 150 hôpitaux dans 21 états.

A terme, les données de tous les patients (dates de naissance, résultats de laboratoire, diagnostics et dossiers d’hospitalisation par exemple) pourraient être téléchargées dans les systèmes informatiques cloud de Google, afin d’utiliser l’intelligence artificielle pour scanner des dossiers électroniques ou diagnostiquer ou identifier des problèmes médicaux. Le projet, baptisé “Projet Nightingale”, a débuté en secret l’année dernière, rapporte le WSJ. Ni les patients ni les médecins n’ont été informés.

Un sujet délicat

Inévitablement, il y a des inquiétudes. L’entreprise a pris le contrôle de la division de la santé de son unité d’IA, DeepMind, en novembre 2018, et les gens de l’époque ont averti qu’elle pourrait ouvrir la voie à Google pour accéder aux données privées et identifiables sur la santé des gens. Les employés d’Ascension ont soulevé des préoccupations sur la façon dont les données seront recueillies et partagées, tant sur le plan technologique qu’éthique, selon les rapports du WSJ.

https://iatranshumanisme.com/transhumanisme/les-plus-grandes-acquisitions-de-google/

Un domaine compétitif

Amazon, Uber et Apple se présentent tous comme des acteurs du monde lucratif de la santé. Cependant, Ascension est le plus gros client du cloud computing de Google dans le domaine de la santé jusqu’à présent et cet accord les placera en tête du peloton.

Google Cloud, Ascension, BBC, Financial Times

L’avenir de la médecine

Comment la technologie façonnera les soins aux patients et améliorera les résultats

L’adoption généralisée de la technologie modifie le fonctionnement de la médecine, des techniques de soins de santé à l’expérience du patient.

Au fur et à mesure que la technologie médicale devient plus centrée sur le patient, les résultats sont susceptibles de s’améliorer. Les experts nous expliquent ce à quoi nous pouvons nous attendre à l’avenir.

Parfois, il semble que les soins de santé ne se sont guère améliorés depuis l’époque de nos parents : Nous rencontrons encore de longues attentes pour voir un médecin, de brefs rendez-vous, des tests incessants et un ennui qui conduit les patients à ne pas se sentir concernés par leurs propres soins. Mais la dernière génération de technologie médicale promet une expérience plus saine.

Les médecins, les infirmières et les patients verront une implication accrue dans les soins médicaux, auront moins de frais généraux non médicaux et obtiendront de meilleurs résultats en matière de santé et, espérons-le, une réduction des coûts pour les patients. On s’attend à ce que les améliorations apportées aux technologies de soins médicaux apportent des avantages significatifs aux patients, leur permettant de mieux contrôler leur capacité à diriger eux-mêmes leurs soins.

Les progrès aideront également les professionnels de la santé qui sont sous pression à obtenir des résultats qui sauveront des vies tout en s’occupant de toute la paperasserie de conformité exigée aujourd’hui. De plus, les professionnels de la santé seront en mesure de mieux adapter les procédures médicales aux besoins des patients et d’établir des diagnostics plus précis et personnalisés pour orienter les traitements.

En tout cas, c’est l’intention d’un grand nombre de personnes intelligentes qui travaillent à améliorer l’expérience.

Ce que vous devez savoir

Beaucoup de choses changent, rapidement. Ce rapport de 57 pages vous donne un aperçu des technologies qui auront un impact sur les soins médicaux, dans un avenir proche et un peu plus lointain. Vous trouverez des informations sur :

– Une technologie qui améliore tous les aspects des soins aux patients
– Une réduction des coûts pour les patients
– L’amélioration de la sécurité des informations et des dispositifs
– Des espaces médicaux intelligents
– Des prescriptions qui comprennent des aliments
– L’intégration d’appareils personnels dans les soins de santé

Les soins médicaux connaissent des changements rapides à mesure que la technologie s’intègre aux processus, aux dossiers des patients, aux diagnostics et même à l’alimentation des gens. L’utilisation de l’avantage technologique et de la quantité rapidement croissante de données qui peuvent être découvertes, analysées et appliquées change le fonctionnement quotidien de la médecine.

Le présent rapport couvre les domaines suivants :

La médecine dépend de la technologie pour améliorer l’avenir : La technologie améliore tous les aspects des soins aux patients, grâce à des outils spécialisés et à des analyses plus efficaces et plus rapides, ce qui réduit la charge de travail et améliore les résultats.

L’analytique ouvre la voie à la réduction des coûts : Des améliorations allant d’une meilleure gestion des installations à des opérations plus efficaces de la chaîne d’approvisionnement entraînent une réduction des coûts pour les patients.

Les nouvelles technologies exigent une nouvelle sécurité : alors que l’IoT médical est devenu monnaie courante, le modèle de la sécurité avant tout devient primordial. Un modèle de sécurité entièrement intégré doit être déployé. Un lit d’hôpital moyen héberge aujourd’hui plus d’une douzaine de dispositifs IoT.

Les installations médicales deviennent plus intelligentes : l’intégration numérique en temps réel, les intelligences artificielles à l’échelle de l’hôpital et les installations médicales intelligentes travaillent ensemble pour améliorer les résultats des patients.

Vous êtes ce que vous mangez : Les médicaments sur ordonnance combinés à des appareils personnels intégrés auront un impact important sur les soins de santé des patients.

L’avenir des soins de santé est numérique : Les nouvelles technologies intégreront les dispositifs portables (wearable) dans les soins de santé des patients, rationaliseront et amélioreront les processus et réduiront le gaspillage – réduction des coûts, amélioration des soins rendront les patients plus heureux et en meilleure santé.

Tour du monde 2018 de l’IA

Introduction

L’intelligence artificielle (IA) s’inscrit dans la continuité de l’informatique, dont la puissance de calcul ne cesse de croître. L’explosion des Big data, c’est-à-dire de grandes masses de données que nous déposons dans nos navigations Internet, sur nos téléphones et sur nos ordinateurs, permettent aux IA de progresser et de se perfectionner. À travers des calculs algorithmiques, l’IA englobe des tâches telles que l’apprentissage, l’analyse, le raisonnement, la planification, la perception, la compréhension du langage, la robotique et bien plus encore. Petit tour d’horizon des éléments que nous n’avons pas traités sur l’année 2018.

L’IA dans la santé

  • Dubai a créé le premier ministère de l’IA au monde en octobre 2017. Les Émirats Arabes-Unis comptent analyser le séquençage ADN des 3 millions d’habitants du pays par le biais du Dubai Health Association. La capitale émiratie ferait partie des villes les plus actives en matière d’intelligence artificielle dans le monde. Le but étant de créer une gigantesque base de données pour améliorer son dispositif de santé et de soins.

  • La santé est un domaine extrêmement convoité par les sociétés investies dans l’IA. IBM s’y est engagé parmi tant d’autres avec l’ambition d’en devenir l’un des pionniers. En 3 ans, IBM a acquis les sociétés de santé Phytel, Explorys, Merge Healthcare et Truven. Avec son projet Watson Health (4 Mds $ d’investissement), l’entreprise analyse des millions de dossiers médicaux (300 millions de données de patients collectées) grâce au machine learning, la branche de l’IA qui permet d’améliorer les performances de cette dernière avec le Big data. Watson n’analyse pas les symptômes pour identifier une pathologie à l’instar de la médecine traditionnelle, mais examine l’information en ligne pour aboutir à des diagnostics et des prescriptions. « Avec plus de 700 000 publications chaque année, un médecin ne peut se tenir à jour, même dans sa spécialité », tandis que le logiciel en question a la capacité de traiter 300 pages de données en une demi-seconde et en sept langues sur Internet (tweets, blogs, articles journalistiques et scientifiques…). Deux problèmes majeurs découlent de cette prouesse : 1) les datas de santé collectées appartiennent à des entreprises privées ce qui pose des problèmes éthiques et légaux (secret médical par exemple) ; 2) les programmes d’IA donnent des résultats sans en expliciter le raisonnement ; le taux d’erreur subsiste à cause des disparités de méthodes scientifiques entre pays par exemple, ce qui pose plus généralement le problème de la confiance aveugle que doivent avoir les médecins envers la machine.

  • Dans la même tendance, la montre connectée Apple Watch, leader du secteur avec 59 % du marché, innove pour bouleverser notre conception de la santé. La dernière version de la montre de la société Apple est capable de détecter les chutes du porteur (comme un accident de voiture par exemple) et appeler automatiquement les secours grâce à la géolocalisation si l’individu ne bouge pas au bout d’une minute. Parmi les nouveautés, des électrodes intégrées et un nouveau capteur électrique de fréquence cardiaque permettent d’enregistrer tout symptôme ou changement observés par l’app Santé et dans un PDF qui peut être envoyé à son médecin. Parmi les innovations futures, une technologie capable de surveiller le taux de glucose est très attendue. Début 2018, le cabinet Juniper Research estimait que 80 millions de ces montres intelligentes allaient être vendus en 2022, contre 14 millions en 2017.

  • L’euthanasie par l’IA ? Un algorithme conçu par des chercheurs de l’Université de Stanford pourrait prédire le jour de décès précis de patients en phase terminale. C’est à l’Hôpital de Stanford que des dossiers médicaux de milliers de patients atteints de cancers, maladies neurologiques et insuffisances cardiaques ont été analysés par deep learning (apprentissage basé sur des réseaux de neurones artificiels) pour élaborer cette IA. L’algorithme a pu déterminer dans 90 % des cas la mortalité des patients sur une période de trois à douze mois. Ce système permet officiellement d’optimiser les soins, mais aussi de privilégier des soins palliatifs pour économiser des traitements inutiles, chers et douloureux à des patients condamnés. La vie algorithmique à cela de particulier, qu’elle ne laisse que peu de place au hasard malheureux ou miraculé.

Les investissements européens (franco-allemand)

L’Europe est en retard pour les investissements privés en IA, qui ont été d’environ 2,4 à 3,2 Mds € en 2016, contre 6,5 à 9,7 Mds € en Asie et 12,1 à 18,6 Mds € en Amérique du Nord. Le Vieux continent est également toujours frileux à propos du protectionnisme et les acquisitions de pépites européennes par les multinationales américaines et chinoises sont validées sans précaution particulière (cf. l’article 63 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne : « toutes les restrictions aux mouvements de capitaux […] sont interdites »). Par exemple, la célèbre entreprise britannique DeepMind, aujourd’hui pionnière en matière d’IA, avait été acquise par Google en 2014 (500 M$), de même que le fleuron de la robotique allemande Kuka avait été absorbé par le géant chinois de l’électroménager Midea en 2016 (4,5 Mds $). L’émergence d’une industrie de l’IA puissante ne peut émerger qu’avec un soutien des pouvoirs publics et un protectionnisme pour le développement de l’initiative privée. Les pouvoirs publics se réveillent toujours avec un train de retard.

La Chancellerie fédérale allemande a annoncé le 15 novembre 2018 un investissement public de 3 Mds € jusqu’en 2025 pour développer l’IA outre-Rhin. L’Allemagne inclut l’UE dans son programme via la création d’un cluster européen pour financer la recherche coopérative sur l’IA et n’oublie pas de promouvoir le dialogue transatlantique « pour le développement d’une IA centrée sur l’humain dans le monde du travail ». Un Observatoire allemand pour l’IA doit également voir le jour pour amorcer une structure similaire à l’échelle européenne.

Le 28 novembre suivant, la Macronie a déclaré établir un nouveau plan de 665 M€ sur quatre ans pour soutenir la recherche publique et privée sur l’IA. Une enveloppe totalisant le milliard d’euros doit être atteinte avec l’aide de compagnies privées. Cette ambition française s’articule également dans le cadre européen pour faire du continent un acteur incontournable dans le domaine. Grâce à ce plan, les universités et centres de recherche français de Grenoble (projet MIAI@Grenoble-Alpes), Nice (projet 3IA Côte d’Azur), Paris (projet Prairie) et Toulouse (projet Aniti) ont récemment été lauréats du titre des instituts interdisciplinaires de l’intelligence artificielle (3IA). Ils se partageront la somme de 100 M€ sur 4 ans pour développer l’IA principalement dans le domaine prometteur de la santé. Les autres secteurs encouragés touchent l’environnement, les transports, le développement des territoires ou encore l’énergie.

Le Ministère de la Santé a démarré en octobre dernier la généralisation du carnet de Santé numérique (210 M€ de mise en place et un budget annuel de fonctionnement estimé à 15 M€) qui centralise dans un fichier les données personnalisées de la santé des patients. Seul le médecin traitant a accès à la totalité du fichier et le patient a le pouvoir de bloquer des informations le concernant, d’ajouter des documents ou de supprimer des données de son Dossier Médical Partagé (DMP). S’il est affiché comme « non obligatoire, gratuit, confidentiel et sécurisé », ce DMP pourra notamment être utilisé pour enrichir les bases de données de l’Health Data Hub, un instrument de l’État permettant d’analyser algorithmiquement les datas de santé des Français. Ce Hub doit émerger pour juin 2019 dans sa première version. Un fichage centralisé de plus.

Le milieu militaire juge également déterminante la R&D dans le domaine de l’IA. En février 2017, l’actuel ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait considéré l’IA comme une troisième rupture technologique, après la dissuasion nucléaire et l’explosion des technologies de l’information et du numérique. L’actuelle ministre des Armées, Florence Parly, a quant à elle annoncé une série de mesures en faveur du développement de l’IA militaire pour un coût annuel de 100 M€. Une cinquantaine de data scientist, spécialisés en science des données et en IA, doivent être embauchés d’ici 2022 à la Direction générale de l’armement (DGA). Fait notable : la France noue des partenariats public-privé sur le modèle US/chinois avec des sociétés comme Dassault, Thales, des startups et des centres de recherche. Parly a également annoncé la création d’une Agence de l’innovation de défense au sein de son ministère pour y inclure des startup dans l’objectif de créer des partenariats au niveau européen. Cette déclaration a coïncidé avec le lancement du Man-Machine Teaming (MMT – coopération homme-machine), un projet financé par la DGA (30 M€) et animé par Dassault Aviation et Thales. Il consiste à développer l’IA dans l’aéronautique de combat, particulièrement sur des capteurs de reconnaissance intelligents, de la navigation autonome sur terrains difficiles, des opérations conjointes entre vols habités et non habités ou encore sur une interface homme-machine à l’intérieur du cockpit. Les premiers résultats émergeront d’ici 2025 pour une utilisation totalement intégrée et généralisée vers 2030.

Rivalité américano-chinoise dans le secteur militaire

Pékin a pour objectif de mettre sur pied d’ici une dizaine d’années une industrie de l’IA d’une valeur de 150 Mds $, de devenir le premier centre d’innovation mondial d’ici 2030 (croissance du PIB chinois de 26 % d’ici l’échéance). Outre atlantique, le budget du Département de la défense US dédié à l’IA était de 7,4 Mds $ en 2017. Il faut y ajouter le secteur privé américain qui mobilise environ 60 Mds $ chaque année, montant très proche de celui investi par les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi) chinois. Au vu de ces chiffres, la France fait pâle figure avec ses 100 M€ annuels. Le Pentagone voit également la nouvelle génération d’IA comme une troisième vague de progrès technologique. Ce département de la Défense a d’ailleurs déjà validé le montant de 2 Mds $ consacré à la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA – Agence pour les projets de recherche avancée de défense), pour soutenir une vingtaine de projets d’IA en cours et promouvoir d’autres recherches d’ici cinq ans. Dans une logique de retour sur investissement, les GAFAM sont totalement intégrés aux programmes gouvernementaux sur l’IA dans une collaboration publique-privée ; une entreprise telle que Google par exemple doit son émergence et sa réussite au soutien financier indirect des agences de renseignement civiles américaines (NSA, CIA). Il en est de même en Chine où les BATX sont étroitement liés aux recherches sur l’IA de l’État.

L’encadrement éthico-juridique de l’IA

Avec les problématiques qu’entraîne la puissance algorithmique, la Déclaration de Montréal, une charte éthique encadrant le développement de l’IA, est née le 4 décembre 2018. Environ dix-huit mois de préparation ont été nécessaires à la publication de ce garde-fou. Le texte propose également de généraliser la transition numérique pour que le monde entier puisse bénéficier des nouvelles technologies.

Au cours d’un meeting à Bruxelles, pas moins de 12 mesures ont récemment été proposées pour encadrer voire sécuriser l’IA, développer la cybersécurité et interdire le profilage secret ou le scoring (notation des citoyens, comme il est si bien fait en Chine). Le groupe de protection de la vie privée Electronic Privacy Information Center (EPIC) a interpellé l’État américain via le National Science Foundation (NSF – Fondation nationale pour la science, équivalente du CNRS) pour transposer ces mesures aux USA.

Dans la même idée, les scientifiques d’IBM proposent aux développeurs de mettre en place et rendre accessible une déclaration de conformité du fournisseur (Supplier’s Declaration of Conformity – SDoC) avant de commercialiser un algorithme. Ceci pour rendre l’IA « plus sûre, transparente, équitable et efficace » grâce à des rapports de tests standardisés de sécurité par exemple. De quoi rassurer le public et les clients, peut-être au détriment de la vitesse de l’innovation.

Veille scientifique sur l’IA

  • Selon des prospectives du Forum économique mondial sur l’IA, la plupart des tâches sur le lieu de travail seront effectuées par des machines plutôt que par des hommes d’ici 10 ans. Le rapport s’appuie sur des données de responsables des ressources humaines et d’experts en stratégie d’entreprise. Environ 71 % des activités professionnelles sont actuellement gérées par des humains et la moitié des tâches seront transférées vers des machines d’ici 2025. Le développement de l’apprentissage automatique et de l’automatisation numérique devrait supprimer 75 millions d’emplois d’ici là et en créer quelque 133 millions.

  • Microsoft a mis au point un système informatique (IA) passant du chinois à l’anglais avec le même niveau de performance qu’un traducteur humain professionnel. L’année dernière, son système de reconnaissance vocale réussissait à atteindre des résultats aussi bons que des humains. Le 14 mars 2018, la firme a annoncé qu’une autre de ses intelligences artificielles traduisait des articles d’informations du chinois à l’anglais avec le même niveau de qualité et de précision qu’un professionnel.

  • Neuralink, une des startups du milliardaire Elon Musk (Tesla, SpaceX, The Boring Company), met au point une interface entre la machine et le cerveau humain pour soigner des maladies neurologiques, comme la maladie de Parkinson ou l’épilepsie. À terme, le projet est de mettre au point des neuroprothèses en tant qu’interfaces cerveau-machine à très haut débit afin de connecter le cerveau humain à des programmes informatiques.

  • Une forme de vie dans le quantique ? Si la création de vie artificielle au sein d’ordinateurs a déjà été expérimentée, une recherche similaire vient d’être réalisée cette fois-ci en utilisant un superordinateur quantique d’IBM (l’IBM QX4). Le monde réel étant appréhendé par l’Homme avec la physique classique, une très importante part de mystère qui nous échappe encore relève de la physique quantique. En informatique, le quantique permet de dépasser le système binaire, le langage de programmation traditionnel. Cette nouvelle expérience ajoute donc à l’équation le mystère ou l’imprévisibilité dans des simulations informatiques quantiques. Les conclusions de l’étude ne permettent pas de reproduire réellement une vie artificielle complète à l’intérieur d’un ordinateur quantique, mais laisseraient entrevoir la possibilité d’une telle innovation. Quant aux questions profondes sur l’origine de la vie et l’univers, ce ne sera pas pour de suite.

Conclusion

Les actualités de l’IA sont toujours riches et en pleine expansion. Pour rivaliser un tant soit peu avec les Américains et les Chinois, le gouvernement français doit choisir entre baisser les termes d’exigence de la protection des métadonnées de sa population ou inclure d’autres pays européens dans ce projet pour récolter des quantités de datas plus conséquentes sans outrepasser les réglementations. Nous restons vigilants sur la cybersurveillance de masse en France et ailleurs dans nos prochains dossiers.

Franck PengamExtrait de Géopolitique Profonde n°8

Le premier médicament «avalé-connecté» bientôt sur le marché

Mi-novembre 2017. Gel sur la France et réveil avec George Orwell. De ce côté-ci de l’Atlantique l’information vient d’être donnée par la BBC « FDA approves ‘trackable’ pill » et par Les Echos : « Les Etats-Unis autorisent le premier médicament connecté ». « Les médicaments seront bientôt plus intelligents que les malades » croient savoir Les Echos. Avec toutes les conséquences que l’on peut, désormais, redouter. The New York Times ne s’y est pas trompé : « First Digital Pill Approved to Worries About Biomedical ‘Big Brother’ » …

reblog via Le premier médicament «avalé-connecté» bientôt sur le marché. Applaudir ou s’inquiéter ? 

Nouveau rapport sur la biométrie médicale

La biométrie continuera de stimuler la transformation technologique sur le marché mondial de la santé, selon un nouveau rapport publié par Biometrics Research Group Inc.

Selon le rapport, la transformation sera guidée par des solutions biométriques qui apporteront des économies significatives grâce à la réduction de la fraude et une efficacité accrue sur le lieu de travail. Un objectif clé de ces technologies sera également l’amélioration et l’expansion de la prestation des soins à long terme.

L’entreprise prévoit que l’ensemble du marché mondial des solutions biométriques sur le marché de la santé atteindra près de 5 milliards de dollars d’ici 2020.

Biometrics Research Group définit la “biométrie médicale” comme des applications biométriques dans les cabinets de médecins, les hôpitaux ou pour la surveillance des patients. Cela peut inclure le contrôle d’accès, l’identification, la gestion de la main-d’œuvre ou le stockage des dossiers des patients. De nombreux hôpitaux et organisations de soins de santé déploient actuellement une architecture de sécurité biométrique. L’identification sécurisée est essentielle dans le système de santé, à la fois pour contrôler l’accès logique aux archives centralisées des données numériques des patients, pour limiter l’accès physique aux bâtiments et aux services hospitaliers et d’authentifier le personnel de soutien médical et social.

Dans le secteur de la santé, la biométrie est utilisée en combinaison avec des mots de passe ou des cartes d’identification intelligentes pour sécuriser l’accès aux dossiers de patients sensibles et pour répondre aux exigences d’enregistrement des patients.

La firme s’attend à ce que l’utilisation de la biométrie s’accélère dans l’ensemble du secteur mondial de la santé en raison de l’adoption élargie de la biométrie afin d’améliorer les méthodes de réduction de coûts pour lutter contre la fraude dans les programmes assurés par le gouvernement et les marchés de l’assurance du secteur privé. La croissance de l’utilisation de la biométrie dans le secteur dépendra principalement de la poursuite de la réforme de la santé aux États-Unis, qui sera principalement attribuable aux impératifs de confinement des coûts. La biométrie médicale, menée par la santé mobile (mHealth) et les technologies portables (wearables), continueront à faire leur chemin dans le marché de la technologie grand public.

Ce rapport a été parrainé par HID Global. Télécharger le rapport (PDF).

BiometricUpdate

Le festival Futur en Seine 2016 met à l’honneur les technologies du futur

Futur en Seine revient pour sa 7e édition du 9 au 19 juin 2016 à Paris et partout en Île-de-France : le festival s’affirme plus que jamais comme le rendez-vous incontournable des forces vives de l’innovation et de l’économie numérique. Créé en 2009 par Cap Digital, pôle de compétitivité et de transformation numérique, Futur en Seine est le premier festival international, gratuit et ouvert à tous, dédié aux innovations technologiques : IOT, réalité augmentée, réalité virtuelle, impression 3D, robots, hologrammes, drones, gaming, fintech, E-santé, éducation, fintech, Blockchain …

Futur en Seine et son Village des innovations investissent les lieux emblématiques du quartier des Arts et Métiers à Paris. Le Carreau du temple et la Gaîté lyrique, sont les deux lieux principaux de l’édition 2016.

Pas d’implant party cette année. Futur en Seine propose – via son cycle de conférences – un véritable manifeste : Tous Hackés ? Tous Hackers ! Sous la direction d’Eric Scherer, directeur de la prospective à France Télévisions, les échanges et débats verront entrepreneurs du changement, penseurs engagés et figures du numérique interroger avec optimisme et sens critique les évolutions économiques, sociales, culturelles liées au numérique dans nos vies.

Détail du programme est à retrouver sur le site : www.futur-en-seine.paris/programme

sous le filtre « conférences »

Google DeepMind dispose d’un accès aux données de santé des patients du NHS

Google a de grandes ambitions dans le domaine de la santé. Un accord de partage des données obtenu par New Scientist montre que la collaboration de Google DeepMind avec le Service National de santé du Royaume-Uni (National Health Service – NHS) va bien au-delà de ce qui a été annoncé publiquement.

Le document – une entente de partage des données entre la société d’intelligence artificielle de Google DeepMind et le Royal Free NHS Trust – donne une image encore plus claire de ce que fait la société et à quelles données sensibles elle a maintenant accès.

L’accord donne accès à DeepMind à un large éventail de données de santé sur les 1,6 millions de patients qui passent par trois hôpitaux de Londres, dirigés par le Royal Free NHS Trust – Barnet, Chase Farm et le Royal Free – chaque année. Il s’agira notamment d’informations sur les personnes qui sont séropositives, ainsi que les détails sur les overdoses et les avortements. L’accord comprend également l’accès aux données des patients des cinq dernières années.

DeepMind a annoncé en février qu’elle travaillait avec le NHS, disant qu’il a été développé une application appelée Streams pour aider le personnel de l’hôpital à surveiller les patients atteints d’insuffisance rénale. Mais l’accord donne à penser qu’il y a des plans pour beaucoup plus. “Ça ne concerne pas seulement la fonction rénale. Ils obtiennent les données complètes”, dit Sam Smith, qui dirige le groupe de protection des données de santé MedConfidential.

L’accord stipule clairement que Google ne peut pas utiliser les données dans une autre partie de son activité. Les données elles-mêmes sont sauvegardées au Royaume-Uni par une tierce partie mandatée par Google, pas dans les bureaux de DeepMind. DeepMind est également obligé de supprimer sa copie de données lorsque l’accord arrivera à expiration fin septembre 2017.

[…]

Le document révèle également que DeepMind développe une plate-forme appelée Patient Rescue, qui offrira des services de données analytiques au NHS Trust. Elle affirme que Patient Rescue utilisera les flux de données des hôpitaux pour construire d’autres outils, en plus de Streams, qui pourraient procéder à une analyse en temps réel des données cliniques, et d’appuyer les décisions de diagnostiques. Un seul objectif, dit l’accord, est pour que ces outils aident le personnel médical à adhérer à National Institute for Health and Care Excellence guidelines – NICE (Institut national des directives de santé et de soins d’excellence) du Royaume-Uni.

DeepMind ne prévoit pas d’automatiser les décisions cliniques – par exemple, les traitements à donner aux patients – mais il dit qu’il veut soutenir les médecins en faisant des prédictions basées sur des données qui sont trop larges pour un individu.

En comparant les informations d’un nouveau patient avec des millions d’autres cas, Patient Rescue pourrait, par exemple, être en mesure de prévoir qu’ils sont dans les premiers stades d’une maladie qui n’est pas encore devenue symptomatique. Les médecins pourraient ensuite exécuter des tests pour voir si la prédiction est correcte.

[…]

Il n’y a pas de meilleure entreprise dans le monde dans l’exploration de données (data mining) et dans le domaine du machine learning et de l’intelligence artificielle que Google.

Lire l’article sur New Scientist

Si Google n’a rien à cacher sur les données du NHS, pourquoi tant de mystère ?

e-Santé : Google DeepMind

Lancement de DeepMind Health. Identifier les patients à risque avec l’application mobile Streams. Google DeepMind vient aussi de faire l’acquisition de Hark, une appli. clinique de gestion des tâches.

source : Google DeepMind

Investissement stratégique dans l’intelligence artificielle médicale

Visiomed Group, société spécialisée dans l’électronique médicale nouvelle génération, franchit une nouvelle étape majeure dans la construction de la 1ère offre mondiale de santé connectée en nouant un partenariat stratégique avec la société Medical Intelligence Service (M.I.S.).

M.I.S. regroupe des experts médicaux et techniques qui ont mis au point un système révolutionnaire d’intelligence artificielle d’aide à la décision médicale. Le système Expert, baptisé MEDVIR, est notamment utilisé par SOS Médecin Paris et a fait l’objet d’une expérimentation sur 400 patients au service des urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris (service du Professeur Plaisance) sous le contrôle du Docteur Bertrand Galichon avec des résultats spectaculaires : 83% de diagnostics exacts grâce à ce « Symptom Checker » révolutionnaire là où la moyenne des solutions concurrentes offre un taux d’exactitude de l’ordre de 34%*. Une étude récente de la Harvard Medical Schools sur un panel de 25 systèmes comparables en Europe et aux Etats-Unis, permet de placer MEDVIR loin devant ce panel pour la congruence de ses résultats.

Les 10 modules MEDVIR peuvent intervenir sur de nombreuses problématiques en fonction des besoins des professionnels de santé et/ou des patients :

  • Urgences ;
  • Médecine générale ;
  • Prévention ;
  • Suivi thérapeutique ;
  • Dossier médical intelligent ;
  • Dialogues médecin patient ;
  • Encyclopédie médicale ;
  • Evaluation de la dépendance ;
  • Accompagnement du handicap ;
  • Médecine embarquée.

MEDVIR a été validé par un comité de 12 médecins (membres de SOS Médecins Paris Île de France, médecin urgentiste retraité, médecin interniste et gynécologue obstétricien).

Voir le communiqué de presse

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source : Bewell Connect