Écologisme et transhumanisme. Des connexions contre nature

Ecologistes, véganes et sympathisants de gauche prolifèrent au sein du mouvement transhumaniste. Après Le Monde, Le Nouvel Obs et Politis, Primevère, le plus grand salon écologiste français, invitait en 2016 un de ses représentants à s’exprimer. Didier Cœurnelle, vice-président de l’Association française transhumaniste, est élu Verts en Belgique. Il aurait eu les mots pour séduire les visiteurs de Primevère, avec une « vie en bonne santé beaucoup plus longue, solidaire, pacifique, heureuse et respectueuse de l’environnement, non pas malgré, mais grâce aux applications de la science (1). » II aura fallu les protestations d’opposants aux nécrotechnologies pour que le salon annule son invitation (2). Les transhumanistes ne luttent pas contre les nuisances. Technophiles et « résilients », ils comptent sur l’ingénierie génétique, la chimie et les nanotechnologies pour adapter la nature humaine et animale à un milieu saccagé.

Faut-il un État mondial inter-espèces pour lutter contre les dominations entre humains et animaux ? Voire entre animaux, avec des prédateurs devenus herbivores après modification génétique ? Même si leurs idées prêtent à rire, les transhumanistes ne sont pas des ahuris victimes d’une indigestion de mauvaise science-fiction. Ils sont écologistes et véganes (c’est-à-dire refusant de consommer les produits issus des animaux), certes. Parfois même bouddhistes. Mais aussi philosophes, généticiens, informaticiens, sociologues ou start-uppers rétribués par Harvard, Oxford, la London School of Economics ou Google. La plupart d’entre eux veulent le bien de la planète et de ses habitants, lutter contre les oppressions, tout en augmentant notre espérance de vie jusqu’à « la mort de la mort ».

Les deux porte-parole du mouvement transhumaniste francophone revendiquent leur militantisme « écolo ». Marc Roux a été adhérent de l’Alternative rouge et verte. Didier Cœurnelle est élu Verts de la commune de Molenbeek. Le cofondateur de Humanity+, la principale association transhumaniste américaine, David Pearce, est un militant antispéciste et végane. L’Australien Peter Singer, philosophe et auteur du livre de référence des antispécistes La Libération animale (1975), est lui-même transhumaniste et ancien candidat Verts en Australie. Quant à l’actuel directeur de Humanity+, James Hughes, en tant que bouddhiste, il ne ferait pas de mal à une mouche. Loin de l’image repoussoir de libertariens insensibles aux malheurs qui les entourent, les transhumanistes sont souvent des progressistes de gauche, écologistes et féministes, suivant la bonne conscience qui règne dans la Silicon Valley depuis le mouvement hippie des années 1960. En France, à l’avant-garde des partisans de la reproduction artificielle de l’humain (PMA-GPA) figurent les membres d’Europe Écologie-Les Verts.

D’après Marc Roux et Didier Cœurnelle, auteurs de Technoprog (3), les transhumanistes seraient majoritairement de gauche, attachés à un système social et à une médecine redistributive, contre l’idée d’une humanité à deux vitesses après sélection génétique. Ils se trouvent même des points communs avec les « objecteurs de croissance » (4). Fort bien. Laissons de côté les ultras, libertariens ou technogaïanistes, et intéressons-nous à ces transhumanistes sociaux-démocrates et soi-disant écolos. Ceux qui introduisent le loup transhumaniste dans la bergerie verte.[…]

L’écologie transhumaniste est pétrie de cette idéologie de la « résilience » – un terme issu de la psychologie synonyme d’adaptation à la dégradation des conditions d’existence –, qui prévaut aujourd’hui jusque dans les Conférences sur le climat. « Aucune idée n’est à écarter a priori si elle peut déboucher sur une meilleure adaptation des corps à leur environnement. […] Il s’agit, dans la tradition du darwinisme social, de permettre la survie du mieux adapté. Crèvent les faibles et les inadaptés. D’où l’appel aux transformations génétiques. Voilà l’imposture.[…]

TomJo, Hors-sol, octobre 2016

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Modifier l’espèce humaine ou l’environnement? Les transhumanistes face à la crise écologique

 

The Health Future Show 2016 : La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le 6 décembre 2016 à la Villa Méditerranée – 9H / 18H

Édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et transhumanisme »

Et 10ème Carrefour du Pôle Eurobiomed

Sous le parrainage et avec la participation de James Hughes, sociologue et bioéthicien américain (Boston)

→ inscription à l’événement : www.thehealthfutureshow.com


THE HEALTH FUTURE SHOW
La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le monde de la santé par sa dimension économique et scientifique est l’un des acteurs d’activités qui va engendrer le plus de changements de paradigmes sociétaux.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

On sait que la plupart des affections qui atteignent l’Homme seront en grande partie traitées au cours de ce siècle. La médecine prédictive va succéder peu à peu à la médecine thérapeutique. Mieux, l’Homme augmenté n’est plus une fiction mais une réalité qui se construit. Cet avènement de nouvelles technologies dans le domaine de la santé soulève toutefois de nombreuses questions éthiques.

Outre cet espoir formidable, la santé est aujourd’hui un secteur économique majeur qui se structure notamment dans notre région avec l’Interpro Santé et Eurobiomed qui fédèrent l’ensemble des acteurs de la filière.

La « Silver économie », pour ne prendre que cette branche en exemple, va générer d’ici à 2020, 0,5 % de croissance et créer plus de 350 000 emplois en France. Les objets connectés liés à la santé ou à la pratique sportive, à la lutte contre le vieillissement, font déjà une entrée dans le quotidien des Français.

Les techniques de prévention boostées par les technologies digitales vont modifier en profondeur notre relation à la santé. Les méthodes de monitoring et de suivi des patients vont s’en trouver considérablement améliorées. La gestion à distance des constantes de santé des patients par les médecins est, on le sait, une des avancées principales à venir dans la maîtrise des dépenses de santé.

Dans notre région, l’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire.

L’innovation santé, fer de lance du développement économique de notre région

L’Interpro Santé investit la Villa Méditerranée le 6 décembre 2016 avec « THE HEALTH FUTURE SHOW », édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et Transhumanisme » et accueille en partenariat avec Eurobiomed, le 10ème Carrefour du Pôle.

Cet événement, qui s’affirme comme le rendez-vous incontournable de l’innovation santé, sera placé sous le parrainage de James HUGHES, sociologue et bioéthicien américain, grande figure internationale du transhumanisme que nous aurons l’honneur d’accueillir à Marseille.

Plus de 30 start-up pépites de notre territoire et une quarantaine d’exposants viendront témoigner de leurs activités et de leur rôle dans le développement économique et l’attractivité de notre territoire.

L’édition 2016 sera marquée par une ouverture à l’international avec l’accueil de start-up et d’experts internationaux (Royaume Uni et USA).

3 sessions de conférences, réunissant des experts internationaux, seront proposées :

– « L’humain averti » et « l’humain réparé » Dans le cadre de la 10e édition du Carrefour Eurobiomed

– « Des biotechs au transhumanisme, jusqu’où peut aller la médecine ? » en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste (AFT : Technoprog !)

THE HEALTH FUTURE SHOW accueillera les participants dans un environnement propice aux échanges, permettant de développer des synergies et d’impulser la création d’un écosystème interconnecté associant l’ensemble des acteurs de l’innovation (start-up, PME, grands groupes, investisseurs, business angels, universitaires, journalistes, professionnels de santé…).

THE HEALTH FUTURE SHOW a l’ambition de montrer concrètement comment économie, santé, innovation vont de pair et inventent ici et aujourd’hui la santé de demain.

LE PARRAIN DE L’EVENEMENT

James HUGHES : « Le Transhumanisme Démocratique 2.0 » Bioéthicien et sociologue américain (Boston)

Il y a plus de dix ans, en 2002, James Hughes commençait à définir la notion de « technoprogressisme ». A l’origine, il avait proposé de dénommer cette interprétation du transhumanisme « transhumanisme démocratique », mais attention, dans cette traduction de « democratic transhumanism », il faut comprendre « democratic » dans le sens nord-américain, où « démocrat » ne désigne pas seulement quelqu’un d’attaché à la démocratie mais un défenseur de la justice sociale.

Le professeur James Hugues est Directeur Adjoint de l’Université du Massachusetts à Boston (États-Unis) pour la recherche institutionnelle, l’évaluation et la planification. Il détient un doctorat de sociologie de l’Université de Chicago où il a aussi enseigné la bioéthique au Centre d’éthique médicale clinique MacLean.

Il est également Directeur Exécutif de l’Institut pour l’Éthique et les Technologies Émergentes (IEET), un think tank techno progressiste qu’il a cofondé avec le philosophe d’Oxford Nick Bostrom.

Le Professeur James Hughes est membre de plusieurs institutions : Académie Mondiale des Arts et des Sciences organisation transhumaniste mondiale Humanity+ (ex-WTA – World Transhumanist Association dont il a été président de 2004 à 2006), Neuroethics Society, American Society of Bioethics and Humanities, Working Group on Ethics and Technology de l’Université de Yale, Comité consultatif pour la recherche en médecine régénérative de l’État du Connecticut (précédemment connu comme Comité consultatif pour la recherche sur les cellules souches).

Le Professeur James Hughes est l’auteur de Citizen Cyborg: Why Democratic Societies Must Respond to the Redesigned Human of the Future. Il travaille actuellement sur un second ouvrage qui pourrait être intitulé « Cyborg Buddha ». De 1999 à 2011, il a produit le programme de radio hebdomadaire Changesurfer Radio.

Une sélection de start-up de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur, avec l’accueil de start-up anglaises et américaines

L’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire !

Vect-Horus est une société de biotechnologie qui conçoit et développe des vecteurs à base de peptides qui facilitent l’administration de médicaments ou d’agents d’imagerie dans les organes, notamment dans le cerveau, et de tumeurs cancéreuses. Les vecteurs ciblent les récepteurs impliqués dans le RMT (“Receptor Mediated Transport”), un système physiologique pour le transport dans les cellules de substances endogènes. En combinant des médicaments ou des agents d’imagerie à ses vecteurs, Vect-Horus leur permet de traverser les barrières biologiques qui limitent l’accès à leur cible, notamment la barrière hémato-encéphalique (BHE). La société a déjà établi la preuve de concept de sa technologie dans des modèles animaux en vectorisant un neuropeptide endogène, qui a conduit à un nouveau candidat-médicament propriétaires qui favorise la neuroprotection. Ce premier candidat-médicament est entré maintenant dans la phase préclinique réglementaire. Fondée en 2005, par Alexandre TOKAY, président , et le Dr Michel Khrestchatisky, conseil scientifique, Vect-Horus est une spin-off du laboratoire de neurobiologie dirigé par le Dr Michel Khrestchatisky (UMR7529, CNRS et Université Aix-Marseille). Basée à Marseille, France, la société compte 19 employés, principalement en R & D, et développe des collaborations scientifiques avec AMU-CNRS, l’INSERM et le CEA ainsi qu’avec des partenariats industriels. Vect-Horus a été récemment identifié par le CNRS comme l’un des 15 success stories parmi les 1000 spins offs, issues de leurs laboratoires.

Neuron Experts est une société de Recherche et Développement (CRO) sous contrats, créée en 2008, spécialisée en études pharmacologiques de molécules à visée neurologique pour l’industrie pharmaceutique, les sociétés de biotechnologie et les start-up. Les cultures proposées par Neuron Experts sont développées dans le but de modéliser les pathologies humaines et de prédire ainsi l’activité d’une molécule dans une pathologie particulière afin d’orienter son développement préclinique et clinique. Les modèles de pathologies proposés sont des modèles « in vitro » de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson, des maladies du motoneurone (comme la sclérose latérale amyotrophique), de la sclérose en plaque, des maladies neuro-musculaires (myopathies) et des nerfs périphériques (neuropathies diabétiques). Une des caractéristiques de Neuron Experts est de proposer à ses clients des modèles de culture « à façon ». Reconnue en Europe et aux Etats-Unis dans le domaine des maladies neurodégénératives, Neuron Experts a créé, en 2013, un nouveau département dédié à l’étude du système nerveux périphérique et de ses interactions avec les cellules de la peau. Neuron Experts a ainsi développé différents modèles de culture cellulaire mélangeant des neurones sensitifs et des kératinocytes afin de mieux appréhender les mécanismes mis en cause dans ces maladies et, d’in fine, rendre possible l’évaluation de composés à visée thérapeutique dans ce domaine.

XEGEN est une société de bio-informatique spécialisée dans l’analyse de données NGS. XEGEN réalise notamment à partir ces données, le typage de gènes d’intérêts dans le cadre de diagnostics ou l’identification de nouveaux polymorphismes pouvant servir de nouveaux biomarqueurs. En pratique bien que notre santé soit influencée par notre environnement, nous savons qu’elle est aussi largement dépendante de notre patrimoine génétique. Ainsi le savoir-faire de XEGEN couplé à la réduction des coûts de séquençage lui permet de se positionner comme un partenaire de choix pour l’exégèse de ces informations et comme un acteur important pour la mise en place de la médecine de demain.

xRapid est la première application mobile à diagnostiquer de manière précise une maladie. Via l’iPhone, la plateforme de diagnostic automatique offre une solution innovante qui pallie aux difficultés des méthodes de diagnostic des maladies les plus graves dont le paludisme. xRapid ouvre une nouvelle voie dans la gestion de certaines maladies et dans l’industrie de la santé mobile. Aujourd’hui la solution xRapid est disponible en Asie du Sud Est, en Afrique sub-saharienne et en Afrique australe. Avec la participation de Charles VAN OVERMEIRE – Head of Sales & Marketing, Constance VOISIN – Marketing Executive et Daniel SCHMIDT – iOS Developer.

En partenariat avec le Consulat Général des Etats Unis d’Amérique à Marseille et de la société SM2D. Fondée en 2006, SM2D a contribué avec succès à vendre sous licence les propriétés intellectuelles de ses clients tout en assurant leur déploiement à l’international. Basée à Austin (Texas), la société est dirigée par une équipe d’entrepreneurs et de cadres expérimentés et s’est entourée d’un réseau de près de 300 consultants spécialisés implantés dans 17 pays. SM2D accompagne la croissance des entreprises en “packageant” leurs offres, en les commercialisant et en leur ouvrant de nouvelles opportunités de marché. SM2D porte une attention particulière aux entreprises et aux technologies qui optimisent le potentiel humain, améliorent le quotidien ou protègent notre planète autour de 5 marchés distincts : santé, financier, commerce, évènementiel et environnement.

Algenat est une entreprise de biotechnologie spécialisée dans l’identification de biomarqueurs. Nous fournissons des services d’analyse génomique axés sur la médecine personnalisée. L’identification d’un marqueur génétique unique sur un patient permet de déterminer le ou les traitements qui seront les plus efficaces sur ce dernier. ALGENAT fait partie des leaders en génomique et en bio-informatique mais plus particulièrement sur leur technologie de séquençage à haut débit. Leurs équipes d’experts leur permette de continuer d’évoluer et d’innover au plus niveau en médecine personnalisée et dans les programmes de recherche.

Construit autour d’un profil d’utilisateur personnalisé, iCompanion a développé et adapté une plate-forme de services et l’a appliqué à une variété de marchés : la santé, les soins personnels, des sports, de l’éducation. Cela permet à un utilisateur de permettre à leur famille, médecin, ou un formateur à l’ombre de leur activité quotidienne, recevoir des alertes en cas d’urgence, et bien plus encore. Avec la participation de Pierre Eric LYS – Founder & Chairman.

TK Health propose sous marque blanche, une solution globale de santé qui permet : une gestion de la santé proactive, l’optimisation des coûts de santé, une meilleure gestion des risques et de la responsabilité et la sécurisation des différentes formes de communications entre les individus et leurs réseaux. Accessible via licence, TK Health est en mesure de répondre aux besoins de ses clients en rationalisant les progrès technologiques avec les exigences des différents marchés à travers le monde.


LE PROGRAMME

* 9H – 9H30 Ouverture officielle de la manifestation

* 10H – 11H30 Conférence « L’humain averti »

Avec les interventions de :
– M. Jurgi Camblong – Sophia Genetics (CEO et co-fondateur)
– M. Jean-Christophe Mestres – IBM (Healthcare & Life Sciences Executive Architect)
– Pr Nicole Philip-Sarles – AP-HM (Responsable du Centre de référence Anomalies du Développement et Syndromes Malformatifs PACA)

* 12H – 12H45 Conférence avec Kedge Business School et SM2D (Texas/USA)

* 14H – 15H30 Conférence « L’humain réparé”

Intervenants en attente de confirmation

* 16H30 – 17H45 Conférence de clôture. « Des biotechs au transhumanisme : jusqu’où peut aller la médecine ? »

Proposée par Interpro Santé en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste – AFT : Technoprog.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

Santé connectée, médecine prédictive, médecine régénératrice, nanotechnologies, cyborgisation…

Allons-nous passer du fantasme à une réalité industrielle ?

Un débat animé par Thierry DEBAILLE, rédacteur en chef de Businews avec la participation de : Marc ROUX président de l’AFT : Technoprog – James HUGHES Bioéthicien et sociologue américain (Boston) – Didier COEURNELLE Longévitiste – Jacques MATEU Chirurgien spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique – Jérôme GOFFETTE Philosophe – Miroslav RADMAN Biologiste cellulaire franco-croate .

* 18H Clôture


A PROPOS DE L’INTERPRO SANTE

Qu’est-ce que l’Interpro Santé ?

L’Interpro Santé a été créée en 2012 à l’initiative de l’UPE 13 et des principales branches professionnelles de la santé (FHP – FHF – SYNERPA – FEHAP – FNTS). Elle fédère l’ensemble des acteurs de la santé avec pour principal objectif de booster les relations et développer des synergies et des coopérations.

L’Interpro Santé participe activement à la valorisation de la filière sur le territoire métropolitain et à l’amplification de son rayonnement à l’échelle européenne et internationale.

Son ambition est de devenir un puissant réseau fédérateur qui intervient en transversalité et en complémentarité des branches professionnelles.

Ses principaux objectifs

Stimuler et accompagner le développement de l’innovation en santé pour en faire un outil de promotion du territoire.

Fédérer l’ensemble des acteurs de la filière santé pour échanger, favoriser les approches transversales et développer des synergies et des coopérations.

Renforcer la visibilité de la filière sur notre territoire et promouvoir sa dynamique.

Etre force de propositions pour de nouveaux modèles économiques pour optimiser le financement de l’assurance-maladie.

A PROPOS D’EUROBIOMED

Fondé en 2009 par l’ensemble des acteurs de la filière santé des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte-D’azur, le pôle de compétitivité Eurobiomed pointe au sommet des classements européens à toutes les étapes de la chaine de l’innovation : enseignement, recherche fondamentale, translationnelle et clinique, centres d’innovation technologique, startups et success stories industrielles.

Eurobiomed fonctionne à l’instar d’un collectif. Il offre à chaque membre un management de projet au standard industriel (conseil, études, appels d’offres, aide à l’export, ingénierie administrative et financière), un espace d’échange (carrefour annuel, rencontres thématiques, Biorezo), un lien privilégié avec les institutionnels et les investisseurs (en région, en France et en Europe) et la réactivité qui conditionne la réussite de projets R&D très innovants.

Ensemble, les 253 membres du collectif Eurobiomed (dont 200 entreprises) constituent non seulement un formidable moteur de développement régional (160 projets de R&D représentant 585 millions d’euros d’investissement et 700 emplois directs) mais aussi une source de solutions pour les millions de patients confrontés à des pathologies sévères : cancers, pathologies inflammatoires chroniques, maladies infectieuses, maladies (ré)émergentes, maladies neurologiques, maladies rares et orphelines.

Basé à Marseille, Montpellier et à Nice/Sophia Antipolis, Eurobiomed compte un effectif de 9 personnes. Il est présidé par Xavier TABARY et dirigé par Emilie ROYERE, Directrice Générale.

115 ans : la limite de notre espérance de vie?

Sandra De Breucker, Gériatre à l’hôpital Erasme et Didier Coeurnelle, Porte-parole de l’AFT-Technoprog, étaient les invités de Fanny Rocher dans l’émission Pour ou Contre ce lundi sur RTL-TVI. Au menu du débat : 115 ans, est-ce la limite de notre espérance de vie ?

L’être humain ne sera jamais immortel

voir l’article sur RTL.be

#Transhumanisme #flashtalk

Les invités en plateau :
– Didier Coeurnelle, porte-parole de l’association transhumanisme Technoprog et coprésident de Heales.
Franck Damour, essayiste et historien.
Nathanael Jarrasse, chargé de recherche CNRS à l’ISIR.

Colloque sur le Transhumanisme du Club du Millénaire à Sciences Po Lille 18-21 avril 2016

Le Club du Millénaire vous invite à son colloque annuel le lundi 18, mercredi 20 et jeudi 21 avril centré sur le transhumanisme. Deux tables-rondes et un débat avec support vidéo sont organisés.

“Le transhumanisme, c’est-à-dire l’amélioration de l’humain par la science, fascine par ses promesses comme “la vie sans travail”, “la correction de nos défauts” voire même “la mort de la mort”.

Certains estiment ces buts dignes de films de science-fiction possibles grâce aux progrès phénoménaux des machines ou des technologies. L’intelligence artificielle pourrait, dès 2030, devenir aussi puissante que l’intelligence humaine. Les possibilités du transhumanisme sont sans limites pour ses partisans: le décuplement des facultés physiques (bras, yeux, organes vitaux); la numérisation des connaissances et de la pensée, voire son transfert dans un androïde; qui pourrait amener à l’immortalité!

Si le transhumanisme peut paraître sans limite, il faut se demander si l’on peut y accéder sans dérive et si son utilisation est éthique.

En effet, le coût de ces augmentations pose des problèmes d’égalité, tout comme la sélection eugénique, risquant de créer une humanité à deux vitesses. De plus, quelle démocratie dans un pays où certains sont connectés en permanence et d’autres marginalisés ? Quelle vie privée et quelle sécurité quand chacun de nos faits et gestes, voire chacune de nos pensées, peuvent être enregistrés et exploités ? L’Homme a-t-il le droit, moralement, de modifier à ce point la Nature ?

Nous tenterons de brosser un panorama complet de ces interrogations au travers de deux tables rondes, la première permettant de définir le périmètre du transhumanisme, et la seconde destinée à penser les conséquences sociales et éthiques de ce phénomène.”

La première table-ronde se déroulera le lundi 18 avril, sur le thème suivant : « Qu’est-ce que le transhumanisme ? De la correction à l’augmentation, quelle limite à l’humain ? ». Les intervenants présents à cette occasion seront :

– Didier CŒURNELLE, vice-président de l’Association française transhumaniste (AFT) – Technoprog

– Gaëlle LE DREF, doctorante à l’Université de Strasbourg, spécialiste des questions de transhumanisme, posthumanisme, biotechnologies et bioéthique.

La deuxième table-ronde aura lieu le jeudi 21 avril, sur le thème suivant : « Enjeux sociaux et éthiques du transhumanisme : utopie ou dystopie, quel modèle de société ? ». Les intervenants présents seront les suivants :

– Mehdi ACHOUCHE, maître de conférence en anglais à l’Université de Lyon, spécialiste des questions d’utopisme technologique et de transhumanisme

– Didier CŒURNELLE, vice-président de l’Association française transhumaniste (AFT) – Technoprog

– Guillaume FAUVEL, doctorant à l’Université de Rennes, spécialiste en philosophie politique

Au cours de ce colloque, sera également diffusée une présentation vidéoprojetée d’Alexandre ERLER, philosophe de l’Université d’Oxford et de l’Université de Thessalonique, spécialiste de l’éthique technologique.

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Conférence à Paris sur le Transhumanisme au NUMA 24 mars 2016

Transhumanisme, longévité et neurosciences

Perspectives radicales de la médecine et des neurosciences : comment agir individuellement et collectivement ?

Porté par de grands entrepreneurs et intellectuels aux États-Unis, le transhumanisme s’invite aujourd’hui dans les débats de société et les médias français. L’Association Française Transhumaniste Technoprog représente ces idées en France et développe une vision du transhumanisme “franco-compatible”.

Les progrès récents de la médecine et de la science nous permettent d’envisager une vie en bonne santé beaucoup plus longue et l’augmentation radicales de nos capacités notamment cognitives. Mais jusqu’où peut-on aller ? Comment s’assurer que les avancées utiles soient accessibles à tous ceux qui le souhaitent et prévoir des garde-fous ?

Le NUMA co-organise une conférence avec l’AFT.

Pour l’occasion, seront invités deux experts scientifiques reconnus :
Jean-Marc Lemaitre (chercheur en biologie cellulaire)
Dr Christian Dimitriu (neurochirurgien à l’hôpital du Val de Grâce)

Et deux membres de l’association transhumaniste Technoprog :
Didier Coeurnelle (auteur et spécialiste en longévité)
Alexandre Maurer (docteur en informatique)

Ces exposés seront suivis d’un débat entre les intervenants et avec le public, animé par Quentin Bruet-Ferréol.

Inscription sur Paris.Numa.co

Forum Européen de Bioéthique : Le normal et le pathologique

Le Forum Européen de Bioéthique vous donne rendez-vous pour sa 6e édition, du 25 au 30 janvier 2016 à Strasbourg, sur le thème : « Le normal et le pathologique ».

 

Qui le définit ? Qui le décide ? Qui l’énonce ? Est-il le même pour tous ? Change-t-il selon les lieux ou les époques ?

Le sujet est vaste, immense même, mais pas trop pour l’appétence renouvelée du public qui année après année fait désormais la réputation du Forum Européen de Bioéthique.

Plus de cent-trente orateurs de tous les champs de la pensée vont à nouveau, pendant une semaine, nous éclairer sur le « Normal et le pathologique » de notre cerveau, du sexe, du fonctionnement sociétal, de la fin de vie, de nos gènes. Un bain de jouvence pour tous ceux qui se posent des questions sur la complexité de notre monde qui va croissante et sur l’implication du biologique, voire tout simplement de nos corps, dans cet écheveau.

Est-il concevable de laisser le monde filer sous nos pieds sans essayer de comprendre, voire d’anticiper les bouleversements qui se profilent au loin pour nous, mais surtout pour nos enfants et petits enfants ?

L’humain et sa société changent de plus en plus vite à une allure vertigineuse pour qui regarde par la fenêtre.

Les événements se bousculent à une cadence exponentielle. Dans les siècles précédents, on ne voyait pas ou peu les transformations à l’échelle d’une génération. Aujourd’hui, la manière de se reproduire est mise en cause, la manière de penser et de se documenter est modifiée et il devient difficile de trier le vrai du faux dans le flux constant d’informations qui nous traverse tous.

Le but du Forum Européen de Bioéthique est là. Prendre le temps de se poser. Écouter des chercheurs de tous bords et se reconstruire chacun notre lecture du monde à la lueur de nos propres valeurs, grâce à la réflexion de nos invités qui acceptent, c’est notre règle du jeu, le dialogue ouvert et libre avec le public.

Le débat démocratique et républicain, une marque reconnue de Strasbourg et de l’Alsace, où le respect mutuel, malgré les opinions contraires, nous permet parfois d’entendre plus et mieux la complexité des enjeux auxquels nous sommes confrontés. Nous nous réjouissons tous du retour de cette fête de la raison, de la liberté et du respect qui nous permet, ensemble, une nouvelle forme de communion du monde moderne.

CLIQUER pour consulter le programme

source : Forum Européen de Bioéthique

Dossier Spécial Transhumanisme – la Croix

Du 3 au 24 novembre 2015, la Croix a enquêté sur le courant transhumaniste, qui prétend utiliser les progrès de la science et de la technologie pour transformer l’Homme et lui permettre de dépasser ses limites biologiques.

cliquez sur les PDF ci-dessous :

Humanité 2.0.

Les avancées et les convergences des biosciences, des sciences cognitives, des nanotechnologies et de l’informatique ont ouvert des champs de recherche et de nouveaux espoirs pour améliorer les fonctions et les capacités des êtres humains.

« Immortalité : il sera bientôt possible de télécharger son cerveau sur une puce »

Les partisans du transhumanisme voient dans les progrès de la science, la possibilité de transformer l’homme en transcendant ses limites biologiques, notamment en faisant reculer la mort.

voir aussiVidéos : Interview de Jean-Michel Besnier sur le mouvement transhumaniste

Pour la théologie chrétienne, la mort est un passage nécessaire

Les théologiens peuvent s’appuyer sur les fondamentaux de l’anthropologie chrétienne, qui connaît l’homme dans sa finitude de créature.

Bertrand Vergely : «Vouloir ainsi supprimer la mort est en réalité suicidaire»

Loin de la quête d’immortalité « héroïque » des Grecs anciens, la volonté de perpétuer indéfiniment le corps revient à priver l’homme de tous les ressorts de la vie, décrypte Bertrand Vergely.

Devenir immortel ?

Vers un post-humain ? Les découvertes scientifiques permettent de réparer l’homme même de l’augmenter.

Augmenter l’homme ?

Vers un post-humain ? Loin d’être de la science-fiction, un certain nombre de réalisations permettent déjà d’augmenter les capacités de l’homme, et non plus seulement de le « réparer ».

Oscar Pistorius, le coureur sans jambes

Avant d’être condamné après la mort de sa compagne, l’athlète sud-africain a été au centre des discussions sur l’augmentation artificielle des capacités sportives.

Alain Damasio : «Les tentations transhumanistes se fondent sur l’antique désir d’être Dieu»

Les transhumanistes visent la subversion des cadres ontologiques de la condition humaine : être ici et maintenant, être blessé, s’affaiblir, vieillir et mourir.

Le clonage risque de remettre en cause la diversité

Depuis trente ans, l’aide médicale à la procréation (AMP) s’est développée dans le monde. Elle désigne des techniques, au départ destinées à remédier à l’infertilité, qui dessinent aujourd’hui un mode alternatif de procréation, posant de nombreuses questions éthiques. Clonage, gestation pour autrui ou recherche de l’enfant parfait, le philosophe français Jean-Michel Besnier, spécialiste du transhumanisme, fait le point sur l’avenir des techniques artificielles d’aide à la procréation et les questions que cela pose.

voir aussiVidéos : Interview de Jean-Michel Besnier sur le mouvement transhumaniste

Jean-François Mattei : « Rien ne serait pire que d’encourager des enfants à la carte »

L’ancien ministre de la santé, professeur de médecine et généticien, met en garde contre le fantasme de l’enfant parfait.

Naître autrement ?

Vers un post-humain ? Depuis trente ans, l’aide médicale à la procréation (AMP) s’est développée dans le monde. Elle désigne des techniques, au départ destinées à remédier à l’infertilité, qui dessinent aujourd’hui un mode alternatif de procréation, posant de nombreuses questions éthiques.

La dignité de la personne au cœur des limites posées par l’Eglise

L’Église catholique rejette les nouvelles techniques biomédicales lorsqu’elles portent atteinte à la vie embryonnaire, à la filiation ou au corps des femmes.

Le transhumanisme s’épanouit dans la Silicon Valley

Nourrie d’une culture flattant le goût du risque et l’individualisme, San Francisco est une terre propice à ceux qui rêvent de connecter le cerveau et la machine. Sans s’embarrasser de question éthique.

« Pour les transhumanistes, les technologies vont sauver l’humanité »

Vers un post-humain ? – Certains voient dans les progrès de la science la possibilité de transformer l’homme, en transcendant ses limites biologiques. Le cahier Sciences & Éthique propose durant quatre semaines d’explorer ce mouvement.

Les organisations transhumanistes dans le monde

De Ray Kurzweil, directeur de l’ingénierie chez Google, à Natasha Vita-More, artiste et présidente du mouvement mondial transhumaniste, les associations et laboratoires de recherche sur le transhumanisme se multiplient depuis les années 2000.

voir aussi Les organismes transhumanistes

La Croix : interview de Jean-Marie Besnier sur le mouvement transhumaniste

Comment le transhumanisme percute la foi chrétienne

Création, résurrection, salut et finitude… Les théories transhumanistes obligent à repenser d’importants fondements de la foi et de l’anthropologie chrétienne.

France Inter : Le transhumanisme ou l’homme augmenté

Jean-Michel Besnier, philosophe, Didier Coeurnelle, de l’association Technoprog’, Miroslav Radman, biologiste cellulaire et Sophie Coisne du magazine La Recherche.

Il y a 400 000 ans, l’homme maitrisait le feu pour la première fois. En améliorant ses compétences nocturnes, l’humain prenait pour la première fois le dessus sur sa nature. Aujourd’hui, ne plus se contenter de sa nature humaine est possible grâce à la technologie. C’est le transhumanisme. Comment se définit ce courant de pensée qui a pris ses quartiers dans la Silicon Valley ? Quelle est sa situation en France ? Comment la technologie s’apprête à changer notre corps et notre nature ?

émission du mercredi 20 mai 2015   54:41 minutes