Archives par mot-clé : Conférences

D’un désir mortifère d’immortalité. À propos du transhumanisme

Les mouvements transhumanistes affichent l’obsession de “réaliser” un idéal d’humanité grâce aux technosciences. Ils mettent notamment l’accent sur les prouesses en matière de longévité et s’aventurent parfois à annoncer l’immortalité comme possible. Du mythe à la réalité, le passage serait-il donc aujourd’hui permis ? Peut-être la fusion avec les machines qui fait le fond des utopies posthumaines ne promet-elle, en matière d’immortalité, qu’une pure volonté de néant. Peut-être n’a-t-elle en vue rien d’autre que la disparition de l’altérité – et par suite, de l’humanité elle-même ?

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Intervention donnée dans le cadre de l’Université d’été Sciences, éthique et société 2013, organisée par l’Espace éthique/Ile-de-France les 11 et 12 juin 2013, sous le Haut patronage du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Jean-Michel Besnier est Professeur de philosophie à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Le transhumanisme comme régression, Olivier Rey

Deuxième rencontre Philanthropos, du 13 décembre 2014 au Collège des Bernardins. Échange autour du thème : Le transhumanisme, une idée chrétienne devenue folle ? Avec Olivier Rey entre autres.

Olivier Rey est diplômé de l’École polytechnique, docteur en mathématiques, chargé de recherche au CNRS (Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques, Paris) et il enseigne à l’Université Paris I Panthéon-­Sorbonne. Essayiste et romancier, il est notamment l’auteur d’Une folle solitude : le fantasme de l’homme auto-­ construit (éd. Seuil, 2006), ainsi que du Testament de Melville : Penser le bien et le mal avec Billy Budd (éd. Gallimard, 2011). Il est membre du comité de rédaction de la revue Conférence.

Olivier Rey, « Le transhumanisme comme régression »

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Présentation de la conférence :

Réfléchir sur un tel sujet pourrait paraître anecdotique : il ne s’agit, semble-t-il, que d’une idéologie revendiquée par une minorité qui rêve de faire un homme génétiquement modifié, un cyborg truffé de nanotechnologies.

Mais si l’on se souvient que le terme, dans son acception moderne, fut forgé, et son idée, défendue, par le premier directeur de l’UNESCO, Julian Huxley (frère d’Aldous, l’auteur du Meilleur des mondes), lequel avait désormais honte de promouvoir la chose en employant le mot « eugénisme » ; si l’on constate simplement que nous vivons à l’ère de la technoscience, que nous sommes déjà partout connectés, accouplés à des machines, ou que l’on a libéralisé un peu partout les OGM et le séquençage du génome humain, on peut soupçonner qu’il y va là d’une vague plus vaste et même d’une vague de fond.

Peut-être même qu’après l’humanisme athée, puis l’antihumanisme structural, le transhumanisme est le marqueur exact d’une époque où se sont effondrées les utopies progressistes, qu’elles soient libérales ou totalitaires. Comme le remarque Rémi Brague, la question aujourd’hui n’est plus : Comment promouvoir l’humain ? mais : Pourquoi promouvoir l’humain encore ? Pourquoi ne pas passer à autre chose, au nom de la double célébration du surhomme et du bonobo ?

Mais l’échec de l’humanisme et la bêtise du transhumanisme nous laissent entendre une autre vérité, rappelée par Pascal et chantée par Dante. Le premier disait que « l’homme passe infiniment l’homme », et le second inventait, dans son Paradis, le verbe « transumanar ». C’est la reprise du thème paulinien de « l’homme nouveau ». Et si le transhumanisme n’était qu’une idée chrétienne devenue folle ?

Le transhumanisme, c’est quoi ? L’idée défendue par la philosophie transhumaniste est d’utiliser les sciences et les techniques pour améliorer l’être humain. Les fragilités de l’être humain, comme le handicap, le vieillissement et finalement la mort, seraient progressivement gommées grâce aux progrès des biotechnologies et de la médecine. Or, si cette idéologie marginale n’est ouvertement revendiquée que par une poignée d’intellectuels, elle imprègne notre société, selon l’Institut Philanthropos : « Nous vivons à l’ère de la technoscience, nous sommes déjà partout connectés, accouplés à des machines, où l’on a libéralisé un peu partout les OGM et le séquençage du génome humain ».

Philantropos : « aimer l’homme ». Il y a toute sortes de tentations anti-humaines, selon l’Institut Philantropos : « Celle du transhumanisme, qui cherche le salut dans des humains technologiquement modifiés ; celle de l’écologisme, qui estime que l’homme doit céder la place au bonobo ; celle du fondamentalisme religieux, qui voudrait sacrifier l’humain à une divinité écrasante ». Contre toutes ces tentations qui ont en commun la haine de l’humain tel qu’il est, il faudrait redécouvrir la joie d’être un homme ou une femme.

Programme
16h30 – 18h00 Échange autour du thème avec Jean-Claude Guillebaud, Olivier Rey et Fabrice Hadjadj
18h30 – 19h30 Rencontre avec Jean Vioulac sur le thème « technique et apocalypse »
20h30 – 22h15 Soirée théâtre « Jeanne et les post-humains », la dernière pièce de F. Hadjadj

La bioéthique à l’épreuve des ruptures technoscientifiques

Détails de l’évènement organisé le 6 mars 2018

Toutes les préoccupations bioéthiques impliquent, directement ou indirectement, l’évolution des sciences et des techniques, à tel point que la bioéthique est parfois confondue avec une éthique des sciences et des techniques du vivant. A cela s’ajoute le constat que les mutations techno-scientifiques interrogent jusqu’à la possibilité même d’une bioéthique, là où le rythme de celles-ci s’accélère en même temps qu’elles deviennent omniprésentes dans toutes les dimensions de nos existences. A fortiori, de nouveaux territoires de la bioéthique se dessinent. Mais dans quelle mesure les fortes évolutions du champ techno-scientifique mettent à l’épreuve les principes et les méthodes classiques de la bioéthique ? La bioéthique doit-elle et peut-elle s’imposer comme cadre réflexif et normatif pour repenser l’éthique des sciences et des techniques ? Finalement, pouvons-nous dire qu’à la résignation politique qui consiste à suivre aveuglement un progrès techno-scientifique qui s’auto-justifie correspond une résignation éthique qui nous interdit de penser celle-ci comme pratique émancipatrice de questionnement dont l’exigence principale est de montrer que tout choix techno-scientifique est un choix de société ?

Intervenants :

Bernard Stiegler, philosophe, fondateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis, et directeur de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou

Muriel Mambrini‐Doudet, Directrice de l’Institut des Hautes Etudes pour la Science et les Technologie (IHEST)

Modération :

Léo Coutellec, chercheur en épistémologie et éthique des sciences, Espace éthique IDF, Université Paris-Sud/Paris Saclay

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Entre sciences et politique, que peut la bioéthique ?

Organisée le 20 avril 2018 à l’Assemblée nationale dans le cadre des États généraux de la bioéthique.

Détails de l’évènement

Les évolutions technoscientifiques sont au cœur de forts enjeux de divers ordres – sociétaux, éthiques, politiques, économiques, géopolitiques, thérapeutiques, culturels, etc. La bioéthique en est souvent réduite à la passivité d’un consentement, d’une acceptation conditionnée ou d’un refus à l’égard des évolutions, voire des mutations scientifiques. A l’épreuve d’innovations intervenant dans le champ d’une compétition internationale, quelles valeurs produire, autre qu’incantatoires, et qu’en est-il d’une législation soumise à révisions régulières ? Est-il possible d’anticiper et de réguler alors que s’accroit la complexité et la multiplicité des défis ? Convient-il de repenser nos principes démocratiques, de développer une intelligence collective à hauteur d’enjeux inédits ? Il n’est rien d’évident en ces domaines. En témoigne le processus de révision de la loi relative du 7 juillet 2011 dans le cadre d’États généraux, ouverts cette année aux thématiques comme l’intelligence artificielle ou les données de masse. Hier, la bioéthique concernait essentiellement la biomédecine. Aujourd’hui il ne s’agit pas moins que de se demander « Quel monde voulons-nous pour demain ? », selon l’accroche retenue par le CCNE pour ces États généraux.

Ce colloque intervient dans le parcours fait de rencontres et de débats que propose l’Espace éthique Ile-de-France à cette occasion. Organisé à l’Assemblée nationale avec Jean-Louis Touraine (Député du Rhône, vice-président de la commission des affaires sociales) il se fixe comme objectif de réfléchir à un rôle pour la bioéthique qui soit ni seulement celui d’un compagnon vigilant, ni seulement celui d’un censeur, mais bien un rôle actif de propositions. Il s’agira de se demander en somme comment donner à la bioéthique davantage de prise sur le présent et sur le futur de nos sociétés.

Programme

En quoi la bioéthique relève-t-elle du politique ?
Édicter des règles, se fixer des limites a-t-il encore un sens ?
Conclusion

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Le soldat augmenté – Cahier de la RDN

Le soldat augmenté – les besoins et les perspectives de l’augmentation des capacités du combattant

Comment pallier les possibles déficiences humaines du soldat sur le champ de bataille ?

Cette question très ancienne trouve un nouvel écho de nos jours, avec les innovations technologiques envisagées par la numérisation du champ de bataille et en particulier avec la convergence des progrès techniques enregistrés dans les domaines de l’informatique, des nanotechnologies, de la médecine, de la pharmacologie et des neurosciences. Ces nouvelles technologies reposent, sous un nouvel angle, la question de l’aide à l’amélioration globale du niveau de performance de nos soldats et donc de leur efficacité.

Le Centre de recherche des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC) avec le soutien de nombreux partenaires institutionnels, universitaires et industriels présente dans ce Cahier spécial le résultat des travaux menés depuis 2015 et restitués lors de la journée d’études du 19 juin 2017 au ministère des Armées à Balard, organisée avec le soutien de l’Institut de recherche biomédical des armées (IRBA) et de la Direction générale de l’armement (DGA), sur les besoins et perspectives de l’augmentation des capacités du combattant dans le but d’être plus efficient en opération.

Ce Cahier de la Revue Défense Nationale recense ici le résultat des travaux et réflexions menés par trois groupes de travail qui ont ciblé les problématiques majeures et déterminé trois types d’enjeux, en procédant notamment à une clarification d’ordre sémantique de la définition même de ce qui est entendu par « augmentation » :

A. Augmentations des capacités cognitives et soutien psychologique du futur combattant.
B. Augmentations des capacités physiques et soutien physiologique du futur combattant.
C. Politiques de gestion de l’augmentation par les forces.

Il est apparu nécessaire de demander préalablement à des opérationnels engagés récemment en opérations, de décrire les solutions d’augmentation qu’ils souhaitaient voir proposées pour le combattant dans un futur plus ou moins proche. Cette expression du besoin a été enrichie par les contributions de la Gendarmerie et de la Police, qui présentent les spécificités de leurs missions et le cadre dans lequel peut s’envisager une « augmentation » des agents des forces de sécurité intérieure.

Sont également présentées dans ce Cahier spécial les fonctions d’augmentation possibles et les pistes de solutions envisageables, toutes déclinées par les groupes de travail A, B et C décrits précédemment en fonction de leurs diverses applications selon le terrain, la mission et les caractéristiques de chaque individu.

De la même façon, l’étude prend en compte les enjeux sociologiques, éthiques et juridiques qui découlent de ces nouvelles perspectives. Elle aborde plus particulièrement la question des « augmentations » appliquées, la nature de leurs effets obtenus, leurs procédés de mise en œuvre et de contrôle, leur acceptabilité, tout comme la réversibilité ou non de leurs impacts.

Le programme de recherche du CREC sur le soldat augmenté se poursuit donc, avec pour ambition d’étudier diverses recommandations concernant la mise en œuvre d’augmentations des performances du soldat pour nos Armées et nos forces d’intervention.

Télécharger le Cahier spécial de la Revue Défense Nationale : Le soldat augmenté (PDF)

Saint-Cyr – Ministère des Armées

Colloque AD&A – Intelligence Artificielle : enjeux de société & objet de droit

L’Association Droit & Affaires (AD&A) de l’université Paris II Panthéon-Assas organise un colloque à Paris ayant pour thème : « L’intelligence artificielle : enjeux de société et objet de droit ». L’objectif du Colloque est de donner un état des lieux concrets des avancées technologiques en intelligence artificielle particulièrement dans le cadre de la pratique du Droit (LegalTech) et de discuter des implications éthiques et déontologiques posées par le recours à l’IA, ainsi que les réponses juridiques pouvant/devant être apportées pour accompagner/encadrer cette révolution technologique.

Cet évènement se tiendra le vendredi 16 mars 2018 de 13h00 à 18h00
au Palais du Luxembourg, salle Clemenceau, 15 rue de Vaugirard 75006 Paris.

inscription gratuite : adea.colloque@gmail.com

Les débats seront suivis d’un cocktail de 18h00 à 20h00, en salle René Coty.

Seront également présents :

Claude De Ganay, Député du Loiret, co-auteur du Rapport pour une intelligence artificielle maîtrisée, utile et démystifiée, fait au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST)
Louis Larret-Chahine, Co-fondateur et directeur général, Predictice
Serge Abiteboul, Professeur d’informatique à l’ENS, Directeur de recherche à l’INRIA, membre de l’Académie des Sciences
Olivier Haas, Avocat of counsel, Jones Day LLP
Kami Haeri, Avocat associé, Quinn Emmanuel LLP
Sylvaine Poillot-Peruzzetto, Professeur des universités, conseiller en service extraordinaire à la Cour de cassation
Andrew Antos, Directeur général, Klarity
Bruno Dondero, Professeur des universités, Paris I Panthéon-Sorbonne
Gérard Haas, Avocat associé fondateur, Haas Avocats
Alexandre Menais, Secrétaire général, Atos
Karen Strugnell, Directrice marketing du programme Watson, IBM
Mady Delvaux-Stehres, Députée européenne du Luxembourg, auteur du Rapport du 27 janvier 2017 contenant des recommandations à la Commission concernant des règles de droit civil sur la robotique
Élise Dufour, Présidente, Cyberlex, Avocat of counsel, Cabinet Bignon Lebray

Programme du colloque (télécharger le programme)

Introduction : L’intelligence artificielle, quel état du Droit, quels projets pour le Droit ?
– Courte présentation notionnelle, vulgarisation du concepts et explication des diverses applications de l’IA.
– Quel état du droit : rapports législatifs sur la question, initiatives d’organismes publics (i.e : commission Villani, France IA) et privés, question de savoir si le droit est aujourd’hui en adéquation avec l’essor de l’IA, et si des réflexions législatives sont en cours et proches d’aboutir. Quelle est la vision du gouvernement ?

Table n°1 : L’intelligence artificielle, outil ou révolution pour le monde du Droit ?
– L’IA est-il un simple outil (comme Word aujourd’hui par exemple), ou va-t-il révolutionner la pratique du Droit en transformant la profession ? Cela est-il souhaitable ? Quels sont les risques et les avantages ?
– Existe-t-il des préoccupations, voire des incompatibilités avec les principes déontologiques régissant la profession d’avocat (devoir de conseil, de diligence, de prudence, de « best effort ») posées par le recours à l’IA ?
– Que penser de la « Justice Prédictive » ? Doit-on craindre une systématisation de notre justice, ou au contraire encourager la standardisation des décisions ?

Table n°2 : L’intelligence artificielle, vers un statut autonome ?
– Statut autonome rendu pertinent/nécessaire par le développement de systèmes cognitifs de plus en plus poussés. La machine s’affranchit de ses concepteurs.
– De fait : confrontation des caractéristiques de l’IA aux principes classiques du droit des personnes. Les catégories existantes sont-elles suffisamment malléables pour accueillir l’IA, où doit-on innover et créer un statut propre à l’IA ?
– Comment traiter de la responsabilité de ces systèmes de plus en plus autonomes ?

Conclusion : Demain quel droit positif ?
– Présentation par Mady Delvaux de son rapport sur la robotique. Une vraie chance d’avoir une députée européenne venant exposer ce qui sera sûrement les contours de la future réglementation européenne.
– Le public quittera la salle avec une idée de l’orientation probable du législateur qu’il pourra comparer avec les tendances qui se seront dégagées dans le cadre des tables rondes.

Conférence CNCPI – Quelle éthique pour les données ?

Maîtres Jean-Pierre Mignard et Adrien Basdevant, avocats du cabinet Lysias Partners, étaient invités par la CNCPI (Compagnie Nationale des Conseils en Propriété Industrielle) dans le cadre de la 2ème édition des Rendez-Vous de la Propriété Intellectuelle, pour une conférence autour du thème : “Quelle éthique pour les données ?” : Big data, algorithmes prédictifs : comment appréhender leurs enjeux ? L’accès et le partage des données prévalent-ils sur la propriété ? Une nouvelle gouvernance et un ordre juridique mondial pour réguler les données ? Cet événement s’est tenu le 14 juin 2016 au Théâtre de la Madeleine.

C’est officiel. Tout votre historique de navigation sur Internet est maintenant en vente

L’EAB lance un forum suédois sur la biométrie

L’Université d’Halmstad, en coopération avec l’Association européenne pour la biométrie (EAB – European Association for Biometrics), organise la réunion de lancement du Swedish Biometrics Forum le vendredi 26 janvier 2018.

Le but du forum est de réunir des chercheurs, des entreprises, des agences et d’autres parties prenantes pour une réunion d’une journée à Halmstad pour discuter de nouvelles idées et de nouveaux défis et où les conférenciers invités parlent de leurs recherches ou activités dans la région.

L’ordre du jour comprend : Le professeur Christoph Busch sur la biométrie et la détection des attaques ; Diane Friberg sur l’inscription biométrique libre-service et l’authentification biométrique, expérience au Pays-Bas et au Royaume-Uni avec Idemia Secure Identity; Lena Klasén sur les activités du Swedish National Forensic Centre (NFC); Mattias Wecksten et Olga Torstensson sur l’éducation médico-légale à l’Université Halmstad; Patrick Bours sur la sécurité du chatroom, le comportement de la personne par la dynamique des frappes, la biométrie douce et la sémantique ; et, Eric Setterberg sur les activités des cartes d’empreintes digitales AB en biométrie.

L’EAB est un organisme à but non lucratif qui cherche à promouvoir l’utilisation correcte et bénéfique de la biométrie en Europe – dont le membre d’honneur n’est autre que Bernard Didier (anciennement Morpho (Groupe Safran)) reconnu internationalement comme l’un des chefs de file de la biométrie – en tenant compte des intérêts des citoyens européens, des industries, des universités et des gouvernements. L’Association européenne pour la biométrie est la principale plate-forme européenne multi parties prenantes pour la biométrie. Elle engage les parties prenantes de tous les pays européens, y compris la Commission européenne et le Parlement européen, en créant un réseau paneuropéen de points de contact nationaux et de plates-formes en fournissant un programme qui répond aux besoins communs.

Les rapports sur la biométrie

S’en remettre à la machine ? Le champ des possibles

Nous sommes engagés dans une mutation technologique rapide, profondément transformatrice. Dans le champ de l’Intelligence Artificielle, des réalisations inimaginables se sont produites, qui alimentent le fantasme (Watson, Google Car, AlphaGo). Tout semble possible. Présentées comme des leviers de compétitivité, de réduction des coûts et de l’impact environnemental, les technologies numériques bouleversent déjà notre quotidien, notre rapport au travail et à l’emploi. Certains discours annoncent la destruction de l’emploi par l’automatisation ; d’autres considèrent qu’il faut se saisir de l’opportunité de cette disruption afin que renaisse un travail qui élève, émancipe. Ces discours contrastés traduisent l’incertitude, l’inconnu. Mais surtout, ils montrent l’impérative nécessité et l’urgence d’anticiper cette numérisation pour s’approprier son développement. Finalement, quels bénéfices souhaitons-nous voir advenir ? Y aura-t-il un coût humain, anthropologique, à payer ?

Intervention en introduction à la Table Ronde « Révolution numérique et transformation du travail ».

Intelligence Artificielle : Révolution du travail agricole ?