IA et automatisation : seulement 1,5 % des emplois perdus pourraient être remplacés par les emplois créés

Joblift étudie les effets de l’intelligence artificielle et de l’automatisation sur le marché de l’emploi

Hambourg / Berlin, le 23 septembre 2016 – Le rythme du développement de l’industrie de l’intelligence artificielle (IA) et de l’automatisation en France s’impose comme un grand défi sur plusieurs secteurs d’emplois. Les postes de livreurs, facteurs et réceptionnistes comptent parmi les nombreux emplois à risque en raison de la place grandissante qu’occupe l’IA et l’automatisation. Selon une étude menée par Davos, sept millions d’emplois en France seront éliminés en raison de l’automatisation d’ici à 2020. Par contre, l’arrivée de l’automatisation promet tout de même certaines débouchées. En effet, le méta-moteur de recherche d’emploi Joblift estime une demande de plus de 210 752 emplois dans les secteurs de l’IA et l’automatisation d’ici les quatre prochaines années. Malgré l’effervescence qu’engendre le développement de l’IA et l’automatisation, le secteur reste très spécifique et les opportunités d’emploi demeurent réservées à un bassin de candidats limité. Ainsi, l’arrivée de la vague d’emplois en lien avec l’informatique représente un maigre 1,5 % des sept millions de postes qui sont amenés à disparaître à cause de ces même secteurs.

L’embauche dans les industries de l’intelligence artificielle et de l’automatisation est en pleine croissance, soit de 37 % de plus en moyenne au cours de la dernière année

Joblift affiche plus de 5 296 offres actives dans le domaine de l’IA, incluant les emplois dans le secteur de l’automatisation. Selon l’étude, au cours des 12 derniers mois, le marché démontre une croissance de 37 % dans les secteurs de l’IA et de l’automatisation. En se fiant sur la croissance notée par l’étude, il est possible d’estimer la création d’au moins 210 752 nouveaux emplois d’ici 2020 en lien avec l’IA et l’automatisation. Il est important de préciser que cette information prend pour acquis une croissance fixe, et ne prend pas en compte l’arrivée de nouveaux emplois à ce jour. En comparaison avec les statistiques de l’étude du cabinet Davos, cela ne représente que 1,5 % des sept millions d’emplois qui seront supprimés dû aux avancements technologiques.

39 % des employeurs dans le domaine de l’intelligence artificielle et l’automatisation sont à la recherche de diplômés ayant un Bac+5

Selon l’étude, 50 % des emplois dans le secteur de l’IA et de l’automatisation exigent une formation académique d’un minimum de Bac+4. Parmi ces 50 %, plus des trois quarts des employeurs recherchent un Bac+5. Du coup, le marché d’emploi étroit se réserve à un bassin de candidats hyper-qualifiés. Une grande partie des formations académiques exigées sont directement en lien avec des études en informatique. Par contre, ce sont les diplômés en génie qui dominent. La banque de données démontre que 18 % des emplois dans ce secteur affichent le titre d’ingénieur, 11 % ont des titres de développeur, ainsi que 9 % sont des emplois de technicien. Ces emplois représentent 39 % de la totalité des offres affichés du secteur de l’IA et de l’automatisation.

Les développeurs de Pokemon Go et FAIR (Facebook Artificial Intelligence Research) recrutent en France

Le plus grand recruteur dans l’industrie de l’IA et de l’automatisation en France est l’entreprise de jeux vidéo Niantic. Connue comme étant le développeur du jeu de réalité augmentée Pokemon Go, Niantic affiche plus de 160 offres d’emplois sur Joblift. La majorité des emplois de Niantic se trouve à Paris. La banque de données dévoile que 25 % de tous les postes reliés à l’IA et l’automatisation sont situés de fait à Paris. La capitale accueille notamment FAIR, la branche de IA de Facebook. À la tête des opérations de FAIR se trouve Yan Le Cun. L’importante présence d’Inria, le centre de recherche dédié au numérique, ainsi que l’arrivée prestigieuse de Facebook, donne lieu à un positionnement à la France comme étant le centre du développement de l’AI et l’automatisation en Europe.

source : http://joblift.fr

logo_jobliftA propos de Joblift:

Joblift est un meta moteur de recherche mettant actuellement en ligne plus de 1.000.000 d’offres d’emplois en Allemagne et travaille avec une centaine de sites partenaires. La technologie et l’accompagnement des candidats restent une des priorités. Créé en 2015 par Lukas Erlebach et Malte Widenka, Joblift emploie une vingtaine de personnes réparties à Hambourg et Berlin.

ING Focus Belgique – les emplois les plus « robotisables » (PDF)
L’évolution de l’intelligence artificielle pourrait sonner le glas de nombreuses professions
La Banque d’Angleterre et Bank of America Merrill Lynch annoncent une apocalypse de l’emploi

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La technologie détruit-elle l’emploi ?

La Banque d’Angleterre et Bank of America Merrill Lynch annoncent une apocalypse de l’emploi
→ Rappelons que l’Institut McKinsey prévoit à l’horizon 2025, la disparition de 140 millions d’emplois qualifiés au niveau mondial.
Dans ce numéro de ING Focus, nous joignons de manière inédite les probabilités de robotisation des emplois telles qu’évaluées par Frey et Osborne pour les Etats-Unis avec un TOP 100 des métiers pour lesquels le nombre d’emplois robotisables est le plus important en Belgique.
Singularity University : Ce n’est pas un mythe, les robots et l’intelligence artificielle vont supprimer les emplois dans presque toutes les industries
Préparez-vous à un monde avec une raréfaction sans précédent des emplois et donc de vos revenus


Dr Michael A. Osborne is a University Lecturer in the Machine Learning Research Group of the University of Oxford’s Department of Engineering Science. His research interests focus on the design of intelligent systems: algorithms capable of substituting for human time and attention. He has worked to apply his novel techniques to scientific and engineering problems in fields as diverse as astrostatistics, ornithology and sensor networks.

Dr Carl Benedikt Frey is an economics researcher with the Oxford Martin Programme on the Impacts of Future Technology and Nuffield College.

His work focuses on technological change and its potential impacts on labour markets, as well as on income inequality. He has previously worked as an economist in government, academia and the financial sector.

Le dernier travail sur Terre : imaginer un monde entièrement automatisé

en collaboration avec The Guardian Sustainable Business section. Voir l’article complet sur The Guardian

Pour bénéficier de la révolution de l’automatisation, nous avons besoin d’un revenu de base universel, d’une réduction radicale du temps de travail et une redéfinition de nous-mêmes sans travail.

The Guardian, nous rappelle que les machines pourraient prendre 50 % de nos emplois d’ici les 30 prochaines années…

https://twitter.com/iatranshumanism/status/707304792947687425

BBC : Est-ce qu’un robot va prendre votre travail ?

La BBC a développé une application qui permet d’évaluer la probabilité de voir votre job s’automatiser dans les vingt prochaines années, et de vous faire remplacer par une machine.

Ces résultats émanent d’une étude de l’université d’Oxford combinés à des chiffres de l’Office National britannique de la Statistique (Office for National Statistics) et du cabinet Deloitte. Il faut préciser que cela concerne donc le Royaume Uni. Cependant, comme en témoignent d’autres études, les données ne sont pas très différentes dans le reste du monde.

 

L’évolution de l’intelligence artificielle pourrait sonner le glas de nombreuses professions

L’évolution de l’intelligence artificielle pourrait sonner le glas de nombreuses professions. Deux chercheurs de l’Université d’Oxford estiment que 47 % des emplois aux États-Unis sont voués à être remplacés par des machines d’ici 20 ans. Carl Benedikt Frey et Michael Osborne ont examiné les probabilités d’automatisation de 702 professions au cours des 10 à 20 prochaines années. Publiés en septembre 2013, les résultats de leur étude indiquent que le conseiller en services financiers a plus d’une chance sur deux (58 %) d’être remplacé par un algorithme, ce qui le situe au 379e rang des métiers les plus à risque d’être robotisés, parmi les 702 professions analysées.

Considéré comme le parrain de la robotique aux États-Unis, le professeur, chercheur et auteur George Bekey abonde dans ce sens. « Plus de la moitié des conseillers seront des ordinateurs dans les 5 à 10 prochaines années », a-t-il prédit depuis son bureau en Californie. « Les évaluations de crédit et les obtentions de prêts se font déjà par ordinateur », rappelle-t-il.

lire l’article en entier (pdf)

 

ING Focus Belgique – les emplois les plus « robotisables » (PDF)

  • Dans l’état actuel de la technologie, 49% des emplois en Belgique sont susceptibles, à terme, d’être robotisés.
  • 35% des emplois ont une probabilité élevée (supérieure à 70%) d’être robotisés. Une part équivalente a néanmoins une probabilité faible.
  • Parmi les emplois les plus « robotisables », les employés de bureau, les vendeurs dans les magasins et les aides ménagères sont les groupes qui pourraient perdre le plus d’effectifs suite à l’automatisation des tâches.
  • Toutefois, ces résultats sont aussi une opportunité pour l’économie : le progrès technologique permet en effet de libérer du travail pour l’exécution de nouvelles tâches et l’émergence de nouvelles activités. C’est par cette voie qu’une économie progresse.
  • Par ailleurs, il s’agit d’une opportunité pour compenser le plafonnement de la main d’œuvre en raison du vieillissement de la population.
  • Le seul grand danger serait dès lors ne pas gérer efficacement les changements à venir. L’incapacité à assimiler et à financer les nouvelles technologies, de même que le refus du progrès technologique ont en effet, dans l’histoire économique, plus d’une fois freiné la croissance économique.

Dans ce numéro de ING Focus, nous joignons de manière inédite les probabilités de robotisation des emplois telles qu’évaluées par Frey et Osborne pour les Etats-Unis , et la répartition détaillée des emplois en Belgique. Ceci permet de confirmer des résultats agrégés déjà publiés dans d’autres études, mais surtout d’obtenir une classification bien plus détaillée des emplois « robotisables » ce qui n’était pas disponible jusqu’à présent.

Annexe: TOP 100 des métiers pour lesquels le nombre d’emplois robotisables est le plus important en Belgique

 

Pour info :

Dr Michael A. Osborne is a University Lecturer in the Machine Learning Research Group of the University of Oxford’s Department of Engineering Science. His research interests focus on the design of intelligent systems: algorithms capable of substituting for human time and attention. He has worked to apply his novel techniques to scientific and engineering problems in fields as diverse as astrostatistics, ornithology and sensor networks.

Dr Carl Benedikt Frey is an economics researcher with the Oxford Martin Programme on the Impacts of Future Technology and Nuffield College. His work focuses on technological change and its potential impacts on labour markets, as well as on income inequality. He has previously worked as an economist in government, academia and the financial sector.