Vous pouvez maintenant choisir la couleur des yeux de votre bébé

Une clinique de fertilité en Californie laisse les futurs parents choisir la couleur des yeux de leur futur bébé. Selon le Wall Street Journal, la clinique Fertility Institutes utilise la même technologie que celle utilisée pour tester les embryons pour des maladies génétiques afin de dépister la couleur de leurs yeux. Les parents peuvent alors choisir d’implanter que les embryons les plus susceptibles de produire une progéniture avec la couleur des yeux de leur choix.

Choisir la couleur des yeux d’un enfant à naître est une zone grise morale qui pourrait mener à d’autres pratiques eugéniques adjacentes. Aujourd’hui, une clinique peut offrir aux parents un choix de couleurs pour les yeux, mais demain, ils pourraient avoir la possibilité de contrôler les embryons pour déterminer la couleur des cheveux, la taille, l’intelligence et bien d’autres traits.

Qui décidera si la création de ces « bébés à la carte » est éthique ?

The Wall Street Journal, Fertility Institutes

La décision de la Cour Suprême qui a secoué la biotechnologie

© Olivier Le Queinec /shutterstock.com

En biotechnologie, votre entreprise n’a de valeur qu’égale à celle de sa propriété intellectuelle. Et la Cour Suprême a laissé ce lundi un bon nombre d’entrepreneurs en biotechnologie craintifs que leurs inventions puissent ne pas valoir tant que ça après tout.

Les juges ont effrayé l’industrie en refusant d’entendre un appel de Sequenom, une compagnie californienne commercialisant un test prénatal basé sur le dépistage ADN fœtal. Un tribunal inférieur avait statué que Sequenom ne pourrait pas breveter le test, car celui-ci était fondé sur un processus biologique naturel.

Maintenant que la Cour Suprême n’examinera pas l’affaire, la décision préalable demeure – non seulement au désarroi de Sequenom, mais à celui des start-ups et géants à travers des sciences de la vie, comprenant Pfizer, Eli Lilly et Novartis, où tous avait supplié les juges d’intervenir.

« C’est une décision majeure », a déclaré David O. Taylor, un professeur adjoint à la Dedman School of Law de la Southern Methodist University.

Les juges des juridictions inférieures ont effectivement plaidé pour que la Cour Suprême fournisse des indications sur la question de l’admissibilité des brevets en biotechnologie, dit Taylor. Le silence de la cour supérieur laisse toute une industrie songeuse.

Taylor a prédit que les entreprises et investisseurs seront moins susceptibles de financer des recherches coûteuses par peur d’avoir des brevets invalidés par les tribunaux. Le PDG de Sequenom Dirk van den Boom a fait part de la même inquiétude.

« Leur refus de clarifier ce domaine du droit semble pointer dans le sens d’une réduction des investissements dans l’invention de diagnostique, ce qui est évidemment problématique d’un point de vue de santé publique » a déclaré Taylor.

L’adversaire de Sequenom dans la procédure juridique, Ariosa Diagnostics, a déclaré que le test fœtal n’était pas assez novateur pour mériter un brevet. Demander aux juges d’intervenir, c’est « inviter le tribunal à revoir et réécrire des décennies de jurisprudence couvrant le sujet de l’éligibilité des brevets », a écrit la compagnie dans un dossier. « A l’avenir, il pourrait y avoir un cas testant les limites » de ce qu’il est approprié de breveter, écrit Ariosa, « mais pas dans cette affaire. »

L’ADN témoin

L’histoire de Sequenom débute en 1996, quand une paire de docteurs notèrent la présence de traces d’ADN fœtal témoin dans le plasma des femmes enceintes. Ils créèrent donc un test pouvant extraire l’ADN et déterminer le sexe du bébé ainsi que les risques de troubles génétiques comme la trisomie, sans le besoin de procédures invasives qui étaient alors la norme. Ils brevetèrent l’idée l’année suivante, et leur test est aujourd’hui vendu par Sequenom en tant que MaterniT21.

Mais un tribunal inférieur a invalidé ce brevet en 2013.

Ce jugement fut basé sur une décision de la Cour Suprême de 2012, dans l’affaire connue sous le nom de Mayo Collaborative Services v. Prometheus Labs. Dans ce cas, les juges statuèrent que tout brevet résultant d’un processus naturel – comme l’ADN fœtal apparaissant dans le sang maternel – doit « tout simplement indiquer la loi de la nature tout en ajoutant les mots ‘appliquez-le’ ».

Le test de Sequenom ne surmonte pas cet obstacle, selon les juridictions inférieures, parce que les méthodes utilisées pour analyser l’ADN fœtal étaient déjà bien comprises quand [le test] fut inventé.

Une telle logique est dangereuse dans les sciences de la vie, selon Kevin Noonan, un avocat spécialiste des brevets biotechnologiques à McDonnell Boehnen Hulbert & Berghoff. Bien sûr, Sequenom n’a pas inventé l’analyse ADN, mais ils furent les premiers à l’appliquer au plasma maternel, et cela devrait compter pour quelque chose, dit-il.

Lui-même et d’autres craignent que la décision de la Cour Suprême dans l’affaire Mayo fût si large que les juges pourront invalider une pléthore de brevets de sciences de la vie en choisissant à part les composants d’une invention pour trouver le processus biologique naturel qui l’a inspiré.

« On se retrouve avec pas du tout de norme », a déclaré Noonan. « Vous vous retrouvez avec un test pornographique de Potter Stewart où il sait lorsqu’il en voit un. »

Même Noonan, cependant, dit qu’il est peu probable que les tribunaux invalident les brevets basés sur des découvertes vraiment novatrices, telle que l’édition génétique CRISPR-Cas9, qui va être testée sur des humains.

La technologie CRISPR exploite un processus naturel, mais il est « si révolutionnaire », dit Noonan, « que même la Cour Suprême ne l’outrepasserait pas. »

Traduction Thomas Jousse

STAT est produit par Boston Globe Media

Nature : La vérité sur la recherche de tissus fœtaux

L’utilisation de tissus de fœtus avortés a suscité la controverse aux États-Unis cet été, mais de nombreux scientifiques disent que c’est essentiel pour les études sur le VIH, le développement et plus.

Chaque mois, Lishan Su reçoit un petit tube à essai d’une société en Californie. Dedans, un morceau de foie d’un fœtus humains avortés entre 14 et 19 semaines de grossesse.

Su et son personnel de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, vont broyer soigneusement le foie, centrifuger puis extraire et purifier le foie – et les cellules souches hématopoïétiques.

Ils injectent des cellules dans le foie de souris nouveau-nées, et permettent à ces souris de gagner en maturité.

Les animaux qui en résultent sont les seules souris “humanisé” avec à la fois le fonctionnement du foie humain et les cellules immunitaires, pour Su, ils sont très précieux pour son travail sur l’hépatite B et C, ce qui lui permet de sonder la manière dont les virus échappent au système immunitaire humain et provoquent les maladies chroniques du foie.

“L’utilisation de tissu fœtal n’est pas un choix facile, mais jusqu’à présent il n’y a pas de meilleurs choix», dit Su, « de nombreux chercheurs biomédicaux dépendront de la recherche de tissus fœtaux pour vraiment sauver des vies humaines », […]

A l’aide des données de l’année 2014 du National Institute of Health (NIH), 18 chercheurs ont été identifiés, dirigeant des projets de recherche utilisant des fœtus avortés. Sur les 18 contactés, seuls deux chercheurs ont accepté de répondre aux questions de Nature. Ils invoquent leur bon droit, puisque la loi leur permet d’obtenir et d’utiliser les tissus fœtaux.

En 2014, le NIH a financé 164 projets utilisant des tissus de fœtus avortés, pour un montant de 76 millions de dollars. Le NIH finance en outre la recherche sur les cellules souches embryonnaires à hauteur de 150 millions de dollars (27,9 billions de dollars sont dépensés pour la recherche dans son ensemble). Au Royaume-Uni, les cinq projets de 2015 utilisant des tissus fœtaux sont financés à hauteur de 1,9 million de dollars.

vous pouvez télécharger l’article en PDF ou lire l’intégralité de l’article sur Nature

 

L’avenir du voyage : Le projet Hyperloop franchit une nouvelle étape

Le projet de technologie « Hyperloop » reçoit un nouvel apport de capitaux provenant de Khosla Ventures, estimés à 26 millions $.

Nouveau financement

Il y a quelques années, le cofondateur de Tesla, Elon Musk a annoncé qu’il croyait que nous pourrions construire un tunnel qui transporterait rapidement les personnes à travers le territoire continental des États-Unis en seulement quelques minutes. L’idée de base du projet Hyperloop est que des tubes à vide à basse pression pourraient permettre un mode de transport très rapide.

Si cette technologie se réalise pleinement, comme le note Musk, les avantages seraient énormes : “comment ne pas aimer quelque chose qui ne peut jamais tomber en panne, est à l’abri des conditions météorologiques, qui va 3 ou 4 fois plus rapidement que le train à grand vitesse…il va à une vitesse moyenne de deux fois ce qu’un avion ferait …”

Le projet Hyperloop, un système de transport à grande vitesse ambitieux, est prêt à sortir de terre, mais à une échelle beaucoup plus petite que celle envisagée par Musk (il faut noter que Musk n’est pas affilié avec le projet en cours d’Hyperloop). Et maintenant l’équipe vient d’annoncer un nouveau financement de $ 26 millions de la part de Khosla Ventures faisant partie d’un plus vaste financement de $ 80 millions.

Lors du sommet de conférence Web à Dublin, le PDG Rob Lloyd a annoncé le nouveau financement apporté par Khosla Ventures, la société fondée par des investisseurs de la Silicon Valley et ancien co-fondateur de Sun Microsystems, Vinod Khosla. Les autres investisseurs étaient Formation8 et Sherpa Capital. Khosla Ventures prévoit de collecter le reste du montant d’ici à la fin de 2016. Hyperloop avait déjà soulevé $ 8.5 millions.

Un projet de 8 milliards de $

Hyperloop est sur le point de sortir de terre pour construire une piste de test de 400 miles (640 km) entre San Francisco et Los Angeles. Bien que le nouveau financement aide l’Hyperloop à faire un pas de plus pour rendre le voyage ultra-rapide réel, le projet a toujours besoin d’argent. La construction de l’ensemble du projet Hyperloop en Californie est estimé à 8 milliards $.

Fortune

traduction Buendía Carlos*


* Nous recherchons des traducteurs bénévoles, pour plus d’infos


Nouvelle vidéo-choc : comment le Planning Familial/USA prélève le cerveau d’un fœtus avorté, dont le cœur bat encore

Une 7e vidéo diffusée le 19 août par « The Center for medical progress » décrit comment le Planning Familial prélève le cerveau d’un fœtus avorté, dont le cœur bat encore.

Le scandale des vidéos dévoilant les dessous du Planning familial (Planned Parenthood) s’amplifie aux États-Unis.

L’association « The Center for medical progress » a mis en ligne le 19 août sa 7e vidéo décrivant les techniques utilisées pour extraire des tissus et des organes de fœtus avortés. Dans cette dernière vidéo, Holly O’Donnel, une ancienne technicienne de StemExpress, une start-up spécialisée dans les biotechnologies, raconte la manière avec laquelle une de ses collègues a prélevé le cerveau intact d’un fœtus avorté, dont le cœur battait encore, dans une importante clinique du Planning familial, à San Jose (Californie).

Attention les images peuvent choquer.

« Je veux te montrer quelque chose de plutôt cool, lui a-t-elle dit. Puis elle tape sur le cœur avec un instrument, et il commence à battre », raconte Holly O’Donnel. « Je m’assois et je regarde ce fœtus. Son cœur bat et je ne sais quoi penser », précisant qu’elle ne savait pas si l’enfant était vivant ou mort.

La jeune femme, qui a quitté StemExpress après cet événement, affirme que cet enfant était le plus développé qu’elle n’ait vu jamais vu. « Il avait un visage. Son nez était prononcé. Il avait des paupières, et sa bouche était aussi prononcée ».

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voir aussi : Le Figaro – États-Unis : le planning familial accusé de trafic d’organes de foetus