Big data : L’activité cachée de l’Internet (vosf)

LInternet a été fait pour tout le monde, mais est détourné par les géants du Web qui transforment des personnes en produits à leur insu ou sans leur consentement. Découvrez ce que nous avons fait pour exposer les affaires cachées de lInternet dans une rue passante à Hambourg, Allemagne.

Patrouille du futur : plutôt cop ou Robocop ?

Sous quelle forme les forces de l’ordre patrouilleront-elles dans le futur ? Humaine, robotique ou humanoïde ? Un mélange des trois ? Réponse en une infographie interactive.

https://www.thinglink.com/scene/703281091850534914

Les forces de l’ordre ont plus d’un tour technologique dans leur sac pour prédire crimes et infractions. FUTUREMAG s’est rendu à Los Angeles pour rencontrer les policiers qui prédisent le futur grâce aux données.

 

Transhumanisme : interview Laurent Alexandre

Laurent Alexandre, chirurgien, expert en nouvelles technologies et créateur de DNAvision détaille l’histoire du transhumanisme de sa création jusqu’à aujourd’hui.

⇒note de l’Admin : Nous autres, le texte de Zamiatine est souvent présenté comme la source d’inspiration de chefs-d’œuvre, tels, Le Meilleur des mondes (1932), 1984 (1949) ou Un bonheur insoutenable (1970), ayant à leur tour fait école.

Qu’est ce que le Transhumanisme

Quel rapport entre transhumanisme, argent et pouvoir ?

Le transhumanisme intéresse aujourd’hui les dirigeants des plus grandes entreprises comme les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) mais quel est le lien entre transhumanisme, argent et pouvoir ?

Santé : la révolution du transhumanisme

Coeur artificiel, séquençage ADN… le transhumanisme introduit une véritable révolution dans le domaine de la santé tant du côté de la prévention des risques que de la guérison.

Encadrer le transhumanisme, une utopie ?

Les bouleversements induits par le transhumanisme posent de véritables questions a propos de l’avenir de nos sociétés. Mais est-ce encore possible d’encadrer aujourd’hui ce qui ressemble à une véritable fuite en avant vers toujours plus d’innovation ?

Transhumanisme, peut-on légiférer contre l’eugénisme technologique ?

Si aujourd’hui, sélectionner le sexe de son enfant est désormais possible aux Etats-Unis, ne peut-on craindre demain l’instauration d’un véritable eugénisme technologique ?

Demain, serons-nous tous des êtres augmentés ?

L’idéal transhumaniste est de perfectionner l’humain : augmenter ses capacités intellectuelles mais également améliorer le corps et ses performances. Avec le développement scientifique et technologique de demain, serons-nous tous des êtres augmentés ?

« Bientôt, semées sous votre peau, les puces feront partie de votre corps. Vous serez votre propre robot. Un autre monde est déjà au travail. Tout ce que la science est capable de faire, elle le fera. Un rêve de puissance nous emporte ». Jean d’Ormesson

Transhumanisme et Santé : En quoi le Big Data change la donne ?

Grâce aux objets connectés nous produisons chaque jour un nombre extraordinaire de données a propos de nos habitudes de vie, notre sommeil ou activité physique… Ces données intéressent de plus en plus le domaine médical, mais en quoi le Big Data peut servir la santé ?

Demain, tous centenaires mais trop nombreux sur Terre ?

Avec le développement des thérapies géniques et autres avancées du transhumanisme dans le domaine de la santé, nous pourrions voir notre espérance de vie s’allonger presque indéfiniment. N’existe-t-il pas un risque de surpeuplement, l’espace disponible sur notre planète étant par définition limité ?

L’immortalité ne sera-t-elle accessible qu’aux riches* ?

Prolonger la vie jusqu’à nous rendre immortel, c’est le projet fou que caressent de nombreux partisans du transhumanisme. Si aujourd’hui, de trop nombreuses personnes n’ont pas accès au soin comment imaginer qu’elles puissent demain accéder à l’immortalité ? De fait, l’immortalité ne sera-t-elle accessible qu’aux riches ?

Faut-il craindre le développement de l’intelligence artificielle ?

Des ordinateurs de plus en plus puissants, des systèmes informatiques de plus en plus autonomes… La révolution numérique s’accompagne d’un essor constant de l’intelligence artificielle. Mais faut-il craindre l’émergence d’une intelligence artificielle hostile mais surtout surpuissante dans l’avenir ?

Citations : « Il suffit de jeter un coup d’oeil sur les disparités séparant aujourd’hui l’étroite minorité des super-riches et les 95 % de citoyens restant à l’écart du progrès, pour se convaincre que la Singularité promise par Ray Kurzweil et ses disciples, ne sera pas pour tout le monde» JP Baquiast 20/08/2014

«On ne peut pas vivre en un meilleur temps qu’aujourd’hui ou la mort est, ou sera bientôt anéantie pour un certain nombre de personnes privilégiées qui se seront vouées, consacrées à l’anéantir ou pour les bien nantis de la planète.» Death is obsolete. C’est le titre du dernier site in. Il est l’œuvre de Andy Walker, un ami intime de David Bunnel, fondateur de PC Magazine, PC World et MarWorld. Ces bienfaiteurs de l’humanité ont un grand mérite. Ils évitent la démagogie consistant à promettre à tous une solution finale dont ils savent très bien qu’elle sera réservée à quelques-uns. Agora – google et l’immortalité transhumaniste

Les transhumanistes annoncent l’émergence d’une nouvelle forme d’humanité réservée à une élite. EchoMagazine.ch

Seuls les riches seront immortels

Bien que l’espérance de vie continue d’augmenter sur la planète, le site du magazine britannique Aeon prédit qu’à l’avenir seuls les riches seront capables de vivre plus longtemps. L’écart s’agrandit entre ceux qui ont les moyens de mieux vivre et les autres, créant ainsi une nouvelle lutte des classes, estime le magazine : une lutte des âges. Pour Aeon, cette lutte a d’ailleurs déjà commencé. Des scientifiques américains sont en train de mettre au point des pilules antiâge qui pourront ralentir le vieillissement, ainsi que des prothèses et des implants électromécaniques qui permettront d’augmenter les capacités humaines. Des innovations qui ne seront accessibles qu’à ceux qui en auront les moyens.

Pierre Concialdi : « L’utopie (le délire ?) transhumaniste peut faire miroiter le mirage d’une vie de cyborg quasi éternelle libérée du travail. C’est un rêve réservé à une minuscule élite d’ultrariches. Pour les autres, le cauchemar continue. »

Application de la loi du marché mondial de la biométrie

La biométrie est une technologie qui mesure et analyse la physiologie ou le comportement de l’homme à des fins d’authentification ou d’identification. Les empreintes digitales, iris, empreintes vocales, et la géométrie spatiale du visage sont quelques-unes des caractéristiques les plus largement utilisés pour le processus de reconnaissance biométrique. Les modèles physiologiques incluent les empreintes digitales, la reconnaissance des visages, l’ADN, la paume, la géométrie de la main, et la reconnaissance d’iris, tandis que les modèles comportementaux sont la signature, la dynamique de frappe au clavier, et la reconnaissance vocale. Les données obtenues à partir de ces sources sont utilisées à des fins de sécurité et d’authentification. La biométrie est principalement utilisée pour l’authentification bancaire, forces de l’ordre et offrant un accès physique. Il permet de fournir une couche supplémentaire de sécurité pour l’accès aux données et l’identification individuelle. Elle aide à fournir une couche supplémentaire de sécurité pour l’accès aux données et l’identification individuelle.

Le secteur a progressivement remplacé le système anthropométrique de Bertillon pour l’identification criminelle, qui inclut les mesures physiques des parties du corps en particulier les composants de la tête et le visage d’un individu, avec des technologies biométriques. Identification des empreintes digitales, reconnaissance faciale, reconnaissance de l’iris, et analyse de l’ADN sont des technologies biométriques largement acceptées par ce secteur. L’adoption de la biométrie de répression prend de l’ampleur dans plusieurs domaines d’application tels que les contrôles d’identité au cours de violations de la circulation de routine, les enquêtes criminelles, le contrôle des frontières, la gestion de la prison, et le trafic de drogue et humain.

Les analystes de Technavio ont prévu que le marché global de la biométrie va se développer à un CAGR (Compound annuel growth rate – taux croissance annuel moyen) de 13,35% au cours de la période 2014-2019.

Ce rapport couvre le scénario actuel et les perspectives de croissance du marché mondial de la biométrie pour 2015 – 2019.

Le rapport présente le paysage des fournisseurs et une analyse détaillée correspondante aux six principaux fournisseurs opérant sur le marché. Pour calculer la taille du marché, le rapport considère les revenus générés par les ventes de solutions biométriques, y compris le matériel, les logiciels, solutions intégrées et les services. Les revenus générés par les services après-vente ne sont pas considérés.

Le rapport fournit une analyse détaillée du marché sur la base suivante :
Technologies : identification d’empreinte digitale, reconnaissance faciale, reconnaissance de l’iris, et d’analyse de l’ADN
Les utilisateurs finaux : la défense et la sécurité intérieure (HLS)
Géographies : Amérique du Nord, Europe, Asie-Pacifique, en Amérique latine, et la MEA Moyen-Orient-Afrique

Le rapport de Technavio, application de la loi du marché mondial de la biométrie 2015-2019, a été élaboré sur la base d’une analyse de marché approfondie avec les contributions des experts de l’industrie.

Lire la suite sur  Technavio

 

La fin de la vie privée

Edward Snowden, Marc Goodman et Vint Cerf sur la vie privée à l’ère numérique.

“From now, know that every border you cross, every purchase you make, every call you dial, every cell phone tower you pass, friend you keep, article you write, site you visit, subject line you type, and packet you route, is in the hands of a system whose reach is unlimited but whose safeguards are not.”
Edward Snowden

 

IBM va racheter Merge Healthcare pour 1 milliard de dollars

Merge Healthcare est spécialisé dans les technologies de l’imagerie médicale. Le logiciel Watson va acquérir la capacité de «voir» en réunissant et combinant les capacités cognitives et d’analyse du programme d’intelligence artificielle avec les données et les images gérées par la plate-forme d’imagerie médicale.

Le projet Watson santé d’IBM vise à mobiliser d’énormes quantités de données sur les patients.

objectif : utiliser l’IA en médecine pour :
– aider les médecins à prendre de meilleures décisions (diagnostiquer et traiter les patients plus efficacement)
– identifier le cancer, les maladies cardiaques
– dans des domaines aussi variés que la radiologie, la cardiologie, l’orthopédie et l’ophtalmologie.

voir le communiqué (PDF)

sources : The Wall Street Journal, Merge Healthcare, IBM

 

Stéphane Mallard : L’IA – Comment va t-elle changer nos vies ?

Stéphane Mallard travaille sur l’innovation et l’intelligence artificielle dans les salles de marchés de la Société Générale. Découvrez sa présentation du 26 juin 2015 sur les enjeux de l’intelligence artificielle, lors de la Mêlée Numérique. Une conférence organisée par l’équipe Payname.

Conférence : Quelle place pour l’individu dans le monde de demain ?

Intervenants :
Laurent Alexandre, chirurgien et fondateur de Doctissimo. Auteur de La Mort de la mort
Pierre Bellanger, fondateur et PDG de Skyrock. Auteur de La Souveraineté numérique

Modérateur : Gaspard Koenig (voir plus bas)

Introduction :

l’intégralité du débat :

source via GénérationLibre

GenerationLibre, un Think-Tank disruptif de la génération Internet, qui se bat pour toutes les libertés et entend (ré)introduire la liberté sous toutes ses facettes : économique, politique, sociale, culturelle.

Il conserve une stricte neutralité vis-à-vis des partis politiques.

Fondé en 2013 par Gaspard Koenig, (philosophe, écrivain, il a fait sa scolarité au lycée Henri-IV, il enseigne à la faculté de Lille-III et a écrit les discours de Christine Lagarde), GenerationLibre anime un large groupe d’experts reconnus en France et à l’international.

Avec des objectifs clairs :

  • Assumer une logique de rupture libérale pour incarner un nouveau projet de société fondé sur l’autonomie et la responsabilité individuelle.
  • Incarner la génération Y, née à l’ère d’internet et de la globalisation, qui utilise et comprend les nouvelles technologies.
  • Développer un leadership intellectuel avec des propositions alternatives et crédibles face aux conservatismes et aux populismes de tous bords.

Voir leur projet (en PDF) consultable en ligne

Lettres à mes parents sur le monde de demain – « Google : la vie privée est une anomalie »

Lettres à mes parents sur le monde de demain

Les parents d’hier transmettaient à leurs enfants le savoir du passé pour les préparer à l’avenir. Les enfants d’aujourd’hui initient leurs géniteurs aux nouvelles technologies pour qu’ils ne soient pas complètement perdus dans le monde de demain. Emile, 27 ans, vit depuis plus de six mois à San Francisco, où il travaille pour UbiFrance, qui aide les PME hexagonales à se développer en Californie. La vingtaine de lettres qu’il écrit à ses parents durant un an nous révèle les bouleversements en cours dans tous les champs de la connaissance.

Des steaks de synthèse, aux cerveaux augmentés par l’intelligence artificielle, des automates remplaçant les travailleurs, aux cours en ligne remplaçant les enseignants, des drones livrant les colis, à l’argent virtuel, en passant par l’utopie libertarienne de techno-paradis offshore affranchis de tout contrôle par les États : c’est le rêve ou le cauchemar d’un monde nouveau qui s’invente sous nos yeux dans les labos de la Silicon Valley.

En prêtant à Emile, dans une langue compréhensible par tous, son expertise, ses enquêtes de terrain et ses interrogations, Dominique Nora nous raconte de la manière la plus vivante ces innovations de rupture qui vont transformer notre vie quotidienne : une manière originale de nous offrir à la fois l’antisèche des parents et l’encyclopédie des ados…

Extraits de “Lettres à mes parents sur le monde de demain”, de Dominique Nora, aux éditions Grasset, 2015 :

Qui a besoin de la démocratie quand on a des données ?

J’ai profité d’un peu de temps libre pour surfer encore sur la Big Data mania. Et j’en ai conclu que le concept même de « vie privée » semble de plus en plus dépassé. D’ailleurs Vint Cerf, l’un des principaux architectes de l’ancêtre d’Internet (Arpanet), devenu Evangéliste en chef chez Google, a déclaré l’an dernier devant la Federal Trade Commission : « La vie privée est un concept qui a émergé lors du boom urbain de la révolution industrielle. Si bien que cela pourrait très bien n’être qu’une anomalie. »

Je vois déjà à quel point ma génération et la suivante sont prêtes à exposer sur les réseaux sociaux des choses que vous, les parents, estimez indécentes : photos, goûts, sentiments, sorties, soirées, voyages… Et aucun d’entre nous ne trouve anormal que Netflix ou Amazon sache tout de nos goûts culturels, car cela permet à leur moteur de nous conseiller tel livre ou tel film, en fonction de nos inclinations.

Cette fonctionnalité est d’ailleurs devenue l’un de leurs atouts compétitifs clés.

Or, à l’ère du Big Data, on passe encore au stade supérieur de la transparence : consentant ou non, on sera tous à poil ! J’ai lu sur le Net qu’un père de famille américain avait appris que sa fille mineure était enceinte, en tombant, par hasard, sur un email qui lui était destiné vantant des produits marketing ciblés. Charmant ! Mais au moins, dans ce cas-là, l’intrusion dans la vie privée est patente. A l’avenir, elle risque de l’être de moins en moins. On sait déjà que la NSA et les organismes gouvernementaux américains en général, font peu de cas du droit à la privacy.

Les pratiques du GAFA et de leurs semblables ne valent guère mieux. Il y a quelques années, Facebook a par exemple essayé d’introduire une fonctionnalité qui, sans autorisation préalable de l’usager, recommandait d’office les produits qu’il aimait à tous ses amis ! Devant le tollé, Mark Zuckerberg a finalement dû s’en excuser et y renoncer. Mais les grandes plates-formes internet testent en permanence les limites de la tolérance de leurs utilisateurs aux intrusions dans leur vie quotidienne.

Quant à Google, sa gestion des data constitue une véritable « boîte noire », selon l’expression d’Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés française. Un vrai problème, dans la mesure où Google n’a pas seulement pris le contrôle de notre ordinateur et de notre smartphone, à travers son moteur de recherche, ses applications email, ses cartes de navigation ou son système d’exploitation Android. Mais propose aussi des services dans les domaines de la santé, la domotique, la robotique et l’intelligence artificielle.

En fait, à l’ère du numérique, le modèle d’affaire de la plupart des sociétés qui vous proposent des services gratuits, c’est la revente de vos données. Autrement dit : « Si le service est gratuit… C’est que le produit, c’est vous ! » Un adage qui concerne aussi les start-up françaises d’objets connectés. La question est ensuite de savoir si ces informations sont – ou non – anonymisées, comme le prévoit la loi française.

Un article très critique d’un site de gauche américain, Nation of Change, drôlement titré Invasion of the Data Snatchers, soulignait récemment à quel point l’Internet des objets usuels peut devenir un outil de surveillance. Selon les auteurs, certaines télés intelligentes dévoilent déjà aux opérateurs quels programmes leur propriétaire regarde, et à quel moment il zappe. « Est-ce que nos habitudes alimentaires, collectées par notre frigo intelligent, seront repackagées et vendues aux assureurs comme des indicateurs de santé, pour déterminer les tarifs à payer ? Est-ce que nos lampes intelligentes informeront les compagnies pharmaceutiques de l’identité des propriétaires insomniaques ? » se demandent-ils encore.

Il faut dire qu’aux Etats-Unis, l’agrégation de données est déjà devenue un business important pour des plates-formes peu connues du grand public, comme Acxiom, Experian ou Datalogix. Ces sociétés achètent un maximum de bases de données aux banques, sites de voyages, commerçants en ligne, ou même aux administrations publiques (aux Etats-Unis, le département responsable des permis de conduire revend ses infos, paraît-il !). Ensuite, elles se font fort de triturer ces bases de données pour commercialiser les infos pertinentes à des tiers. Pas un internaute américain n’y échappe. Mais les applications vont bien au-delà de la sphère commerciale. Orwell était en deçà de la vérité dans 1984. A l’avenir, on risque carrément de passer à Minority Report. Si vous n’avez pas vu ce film, louez-le. C’est l’histoire d’un département de « pré-crime », qui à travers les visions d’étranges mutants, arrête et emprisonne sans autre forme de procès les citoyens qui s’apprêtent à perpétrer un meurtre.

Parce que non seulement les données massives permettent de savoir qui vous êtes, ce que vous aimez ou ce que vous consommez… mais elles serviront même à prédire ce que vous ferez demain ou après-demain. Eric Schmidt, le patron de Google, n’a-t-il pas un jour expliqué avec candeur : « Nous savons où vous êtes. Où vous avez été. Nous pouvons plus ou moins savoir ce à quoi vous pensez…  » ?

Apparemment, une compagnie d’assurances de New York utilise déjà des données massives pour prédire les risques d’incendie dans certains quartiers, selon des critères comme la vétusté des immeubles ou le niveau de vie des occupants. Et la police de Chicago utilise des programmes informatiques pour repérer à l’avance les lieux et périodes où des troubles sont les plus susceptibles d’advenir. Et bientôt les personnes les plus susceptibles de les commettre ?

Ce genre de trucs passera plus difficilement en Europe, même à ma génération. On est le seul continent où les internautes ont réclamé et réussi à faire imposer à Google un « droit à l’oubli » (en fait, la suppression de liens internet les concernant). Mais, vu l’emprise internationale croissante des seigneurs américains du Net, les Européens auront-ils les moyens de défendre leur conception plus « droit-de-l’hommiste » de la vie privée et des données personnelles ? D’autant qu’à côté du GAFA, se profile son pendant chinois : le « BAT » pour Baidu, Alibaba, Tencent…

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