RBS se tourne vers l’IA pour répondre aux requêtes des clients

Un robot-conseiller, nommé Luvo, programmé pour imiter l’empathie humaine va bientôt répondre à des questions bancaires aux clients de la Royal Bank of Scotland. La banque soutenue par l’État, étudie comment rendre le service de l’intelligence artificielle directement aux clients dès cette année, selon les résultats d’une série d’essais.

Le nouveau service aura un format similaire au service de messagerie mobile WhatsApp et sera mené dans une application mobile ou en ligne.

Le lancement intervient alors que les banques britanniques sont sous la pression croissante des coûts – et après que RBS a dévoilé sa huitième perte successive nette annuelle la semaine dernière. De plus en plus de clients se tournent vers la banque numérique, ce qui incite un grand nombre de fermetures de succursales à travers le secteur.

D’autres entreprises développent des « robots-conseillers » comme un moyen peu coûteux de fournir des conseils d’investissement ou de gestion de patrimoine grâce à des algorithmes informatiques.

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HSBC : la première banque biométrique

La Banque britannique a annoncé son intention de déployer la technologie de sécurité biométrique pour ses services bancaires grand public afin de lutter contre les cyberattaques.

Dans une Déclaration publiée le 19 février, la Banque a fait remarquer que près de 37 % des personnes pensent que l’utilisation de mots de passe traditionnels est dépassée en tant que mesure de sécurité. HSBC, ainsi que la banque britannique First Direct, ont l’intention de déployer l’utilisation de la technologie de sécurité biométrique vocale, ainsi que l’identification de contact (touch ID identifier une empreinte), pour les clients des services bancaires mobiles au Royaume-Uni.

Francesca McDonagh, à la tête de la banque de détail et de gestion du patrimoine d’HSBC au Royaume-Uni, a expliqué : “c’est le plus grand déploiement prévu de technologie de sécurité biométrique vocale au Royaume-Uni et illustre nos investissements continus dans l’innovation numérique et de se concentrer à rendre nos services encore plus pratique pour nos clients. Le lancement de la biométrie vocale et du Touch ID, rendent encore plus rapide et plus facile pour les clients d’accéder à leur compte bancaire, à l’aide de la forme la plus sécurisée de la technologie de mot de passe : le corps“.

Avec les nouveaux processus de sécurité en place, les clients auront accès aux technologies de pointe pour accéder à leur compte via mobile ou par téléphone. L’identité du titulaire d’un compte sera vérifiée à l’aide des caractéristiques de corps unique, spécifiquement la voix et les empreintes digitales.

Source : HSBC News

Blockchain : un disrupteur né ?

Si la technologie blockchain est encore loin de faire parler d’elle, comme a pu le faire le BitCoin à ses débuts, il s’agit, selon les experts de la finance et de la cryptologie d’une véritable révolution industrielle qui est en marche. Sa déferlante pourrait être encore plus forte que celle que le web a eu sur l’humanité depuis le milieu des années 90.

Le monde de la finance, lui, commence à prendre au sérieux ce concurrent. Les grands opérateurs, comme Orange, n’hésitent plus à investir dans des startups disruptives de la blockchain aux côté de grands capital-risqueurs américains ou Microsoft qui vient de lancer un service basé sur la blockchain.

Histoire, décryptage d’une tendance et perspectives à plus long terme. AEC propose dans ce dossier de veille de revenir sur la genèse d’un phénomène qui semble promis à un grand avenir.

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Apple, Bitcoin, Paypal, Google : la fin des banques ?

Comment la technologie va changer votre argent

Résumé

Une révolution silencieuse se prépare dans le domaine des moyens de paiements. De l’essor du bitcoin à l’arrivée d’Apple – qui a équipé ses derniers iPhones d’une puce de paiement sans contact -, les initiatives se multiplient pour contourner le quasi-monopole des banques.

Philippe Herlin montre comment ces évolutions technologiques vont changer notre relation quotidienne à l’argent, et, au-delà, comment elles pourraient rendre nos économies plus saines et plus résilientes. Car elles permettent d’envisager une rupture avec le système monétaire actuel, centralisé et rigide, donc fragile.

Ce bouleversement à venir des moyens de paiements est aussi une réelle menace pour les banques, qui pourraient devenir la sidérurgie de la prochaine décennie. Avec en filigrane une question clé : quelle monnaie, quel moyen de paiement, saura inspirer le plus confiance ?

Sommaire

  • Que vient faire Apple dans le paiement ?
  • Les insuffisances du système bancaire actuel
  • Orange Money et M-Pesa, L’Afrique en avance sur l’Europe !
  • L’intérêt des monnaies complémentaires
  • Le bitcoin, la monnaie complémentaire pour tous
  • Comment la monnaie peut changer nos vies
  • Les banques : la sidérurgie de la prochaine décennie ?
  • La guerre est ouverte !
  • Le problème de la confiance : dans la monnaie et dans l’informatique

Introduction

La guerre couve dans le secteur bancaire, mais les banques n’en sont pas vraiment conscientes, et ceux qui avancent leurs pions ne dévoilent pas toutes leurs intentions. On parle de paiement mobile, mais est- ce que cela va prendre ? Quel en est l’intérêt ? Tiens, Apple lance son service de paiement sur son nouvel iPhone, c’est important alors ? Pourquoi les grands acteurs du Web s’intéressent-ils au paiement ? Simple diversification ou enjeu stratégique ? Et les monnaies complémentaires, pourquoi se développent-elles ? Le phénomène bitcoin, quelle est sa signification ? Et si toutes ces interrogations étaient reliées entre elles et révélaient des enjeux bien plus profonds et essentiels que la simple question du paiement, comme par exemple les limites du modèle bancaire actuel, les insuffisances et les risques des grandes banques, et les alternatives envisageables ?

Le fait de payer constitue un acte des plus banals, que nous faisons plusieurs fois par jour, mais nous aurions tort de le ramener à quelque chose de secondaire ou de marginal. Depuis peu, c’est devenu un terrain de manœuvres pour de nouveaux acteurs, grands ou petits, ainsi qu’un point d’entrée pour d’autres services financiers, certains totalement nouveaux. Nous sommes au début de bouleversements, et ils vont être captivants.

Extrait Chapitre 1 : Que vient faire Apple dans le paiement ? (498.3 Ko)

Biométrie : Une nouvelle vague d’authentification bancaire

Les banques devraient voir la biométrie comme une composante d’une série de méthodes d’accès d’identité, pour être appliqué dans une stratégie d’authentification multi-facteurs.

Voilà la recommandation du Forum Mobey, l’association de l’industrie financière. Dans un livre blanc, il énonce que la biométrie offre une grande applicabilité comme l’identification, l’authentification et l’autorisation pour les services bancaires et de paiements mobiles.

“Comparé à la saisie d’un code PIN ou un mot de passe, la biométrie offrent une expérience utilisateur fantastique, pratique, qui est bien adaptée à l’environnement mobile, il est donc facile de voir pourquoi ils sont dans une telle demande”, a déclaré Sirpa Nordlund, directeur exécutif, au Mobey Forum. “Naturellement, les banques et les institutions financières sont désireuses d’offrir cette expérience, mais doivent également veiller au juste équilibre entre confort et  sécurité.”

En partenariat avec le mobile, la biométrie offre des avantages considérables, en particulier en ce qui concerne l’expérience de l’utilisateur. Il convient de noter que la biométrie est aussi potentiellement utile dans d’autres domaines des services financiers tels que le dépistage des employés, connaissez votre client, les opérations de négociation en ligne, et de l’assurance.

Il convient de noter que la biométrie est aussi potentiellement utile dans d’autres domaines de services financiers tels que le dépistage des employés (vérification des antécédents), la connaissance de votre client, les transactions de traitement en ligne et l’assurance.

[…]

Pour les banques et les fournisseurs de services de paiement, la sécurité est une exigence minimale, mais gagne la commodité des clients; ils nadopteront pas des mesures de sécurité qui sont incommodes. Dans le même tempsles soucis historiques concernant la biométrie, par exemple quant à lexactitude et au prix, ne sont plus aussi pressante, conclu le livre blanc. Pour que la biométrie réussisse, elle doit être employée en combinaison avec des technologies sûres pour le stockage et le traitement.

Info Security Magazine

Big Data : Palantir Technologies

Palantir Technologies Inc. développe et construit des plates-formes de fusion de données pour l’intégration, la gestion et la sécurisation de tout type de données à grande échelle. Il propose Palantir Gotham, une plate-forme pour intégrer, gérer, sécuriser, et analyser les données de l’entreprise; et la plate-forme Palantir Metropolis pour enquête quantitative à grande échelle qui intègre à travers de multiples sources de données, rassemblant des informations disparates dans un environnement unifié d’analyse quantitative. La société apporte une réponse contre la fraude, marchés de capitaux, gestion de cas, intervention de crises, cyber-sécurité, défense,  préparation aux catastrophes, intervention de la maladie, livraison de soins de santé, menaces internes, analyse d’assurance, intelligence/renseignement, application de la loi, veille juridique, palantir verus, pharma R & D, supervision de trader et des solutions personnalisées.

L’entreprise travaille pour la communauté du renseignement des États-Unis, notamment pour la NSA, la CIA et le FBI, ainsi que pour différents acteurs du système de défense américain, comme les US Marines, l’US Air force et les Opérations spéciales. Elle s’est diversifiée dans les secteurs de la finance, de l’assurance, de la santé et des biens de consommation courante. Elle met par ailleurs sa technologie à disposition d’ONG comme Community solutions.

La société a été constituée en 2003 et est basée à Palo Alto, en Californie. Elle fait partie des valeurs sures de la Silicon Valley. Depuis sa création, l’entreprise a levé en tout et pour tout 2,3 milliards de dollars et sa valorisation pourrait prochainement atteindre 20 milliards de dollars. Parmi les investisseurs figure la CIA, qui y a injecté 2 millions de dollars au moment de son lancement. L’agence centrale de renseignement est alors séduite par le projet de Palantir : utiliser les algorithmes informatiques afin de déjouer d’éventuelles attaques terroristes. (ndlr)

Le cofondateur de Palantir, Peter Thiel, est également le co-fondateur de PayPal.

pour en savoir plus : Techcrunch

 

HSBC face à la disruption bancaire

Les banques font face à la destruction dans certains secteurs d’activité selon une nouvelle étude de McKinsey. Afin de faire face à la disruption bancaire, HSBC sera conseillé par la firme pour lutter contre ces technologies de rupture avec un grand projet de consultation.

lire l’article sur Finantial Times

Stéphane Mallard : L’IA – Comment va t-elle changer nos vies ?

Stéphane Mallard travaille sur l’innovation et l’intelligence artificielle dans les salles de marchés de la Société Générale. Découvrez sa présentation du 26 juin 2015 sur les enjeux de l’intelligence artificielle, lors de la Mêlée Numérique. Une conférence organisée par l’équipe Payname.

L’évolution de l’intelligence artificielle pourrait sonner le glas de nombreuses professions

L’évolution de l’intelligence artificielle pourrait sonner le glas de nombreuses professions. Deux chercheurs de l’Université d’Oxford estiment que 47 % des emplois aux États-Unis sont voués à être remplacés par des machines d’ici 20 ans. Carl Benedikt Frey et Michael Osborne ont examiné les probabilités d’automatisation de 702 professions au cours des 10 à 20 prochaines années. Publiés en septembre 2013, les résultats de leur étude indiquent que le conseiller en services financiers a plus d’une chance sur deux (58 %) d’être remplacé par un algorithme, ce qui le situe au 379e rang des métiers les plus à risque d’être robotisés, parmi les 702 professions analysées.

Considéré comme le parrain de la robotique aux États-Unis, le professeur, chercheur et auteur George Bekey abonde dans ce sens. « Plus de la moitié des conseillers seront des ordinateurs dans les 5 à 10 prochaines années », a-t-il prédit depuis son bureau en Californie. « Les évaluations de crédit et les obtentions de prêts se font déjà par ordinateur », rappelle-t-il.

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