“On ne reviendra jamais à la normale” #NewNormal

Dr Kerry Chant, responsable de la santé publique en Nouvelle-Galles du Sud fait encore parler d’elle. Rappelez-vous, c’est elle qui affirmait dernièrement suivre les indications du Nouvel Ordre Mondial.

Cette fois-ci, elle déclare qu’on ne reviendra jamais à la normale. Et que les boosters sont là pour rester.


Emmanuel Macron l’a dit lui-même en mars 2020 “plus rien ne sera comme avant“.
“Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause. Beaucoup de choses que nous pensions impossibles adviennent… le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant.”

New Normal

tolérer : Laisser se produire ou subsister (une chose qu’on aurait le droit ou la possibilité d’empêcher).

Déploiement de la reconnaissance faciale dans les écoles publiques

Les écoles publiques de l’État australien de Victoria nécessiteront l’approbation des parents, des élèves et du ministère de l’Éducation pour utiliser la technologie de reconnaissance faciale, selon un rapport publié par The Age.

Le ministère de l’Éducation a créé de nouvelles règles après qu’un examen eut révélé que l’utilisation et le stockage de données biométriques présentaient un risque. Le ministre de l’Éducation de Victoria, James Merlino, a critiqué le gouvernement fédéral australien pour avoir octroyé à LoopLearn une subvention de 500 000 $ afin de commercialiser sa solution de reconnaissance faciale pour les écoles.

“Je reste préoccupé par le déploiement de cette initiative. Le fait que Scott Morrison prenne en charge ce système de style Big Brother dans notre salle de classe ne change rien à cela”, déclare Merlino. “Les enseignants sont les mieux placés pour enregistrer l’assiduité des élèves, pas les robots.”

Le consentement à l’utilisation de la reconnaissance faciale doit être explicite et éclairé, et le ministère de l’Éducation n’accordera sa bénédiction à aucun déploiement qu’une fois que l’école aura procédé à une évaluation rigoureuse de la protection de la vie privé, selon le rapport.

La technologie de LoopLearn est en cours d’essais dans des écoles privées victoriennes. Des essais avaient été prévus pour des écoles publiques, mais ces projets pilotes ont été sabordés. La start-up basée à Melbourne affirme que son service permet aux enseignants d’économiser jusqu’à 2,5 heures par semaine, soit 30 minutes par jour, en supprimant la nécessité pour eux de prendre les présences.

Les images des élèves sont supprimées après la mise en correspondance et la société a suivi les instructions du département pour les écoles, selon Zoe Milne, cofondatrice de LoopLearn.

“Après avoir suivi ce processus à plusieurs reprises, nous n’avons pas encore trouvé de parent qui se sent mal à l’aise avec LoopLearn après avoir expliqué les protections et la confidentialité du système, ainsi que les avantages importants que notre technologie apporte pour garantir la sécurité de leurs enfants” déclare Milne.

Le Commissaire aux informations de l’État, Sven Bluemmel, avait précédemment déclaré à The Age que la perte de la vie privée l’emportait sur les avantages de la technologie, en demandant : “Voulons-nous que nos enfants se sentent comme s’il était normal d’être constamment surveillés ?”

The Age, The Australian Financial Review, Herald Sun, Startup daily

Fujitsu étend sa plate-forme biométrique multimodale en tant que service à l’Australie

La plate-forme biométrique multimodale de Fujitsu est maintenant disponible en Australie grâce à un accord de partenariat avec ImageWare Systems suite à des collaborations réussies en Europe et en Amérique du Nord. La solution basée sur le cloud permettra aux entreprises australiennes de déployer et de gérer l’authentification biométrique centralisée et de prendre en charge l’authentification biométrique multimodale via des appareils mobiles tels que les smartphones, les tablettes et les ordinateurs portables.

En tirant parti d’une architecture centralisée, la solution permet de vérifier les nouvelles informations biométriques par rapport aux bases de données biométriques existantes d’une organisation afin de réduire la fraude, ce qui n’est pas possible avec les solutions de jumelage. Selon l’annonce, les organisations tirant parti des solutions d’authentification unique (SSOSingle Sign-On) et d’accès à distance peuvent désormais améliorer la sécurité de tous les utilisateurs grâce à ce service d’authentification multifacteur.

«Grâce à cet accord avec ImageWare Systems, nos clients ont accès à un portefeuille amélioré de solutions de sécurité biométriques qui réduisent les obstacles au déploiement d’une authentification biométrique hautement sécurisée», a commenté Mike Foster, directeur général de Fujitsu Australie et de Nouvelle-Zélande.

Jim Miller, Président et CEO d’ImageWare Systems, a ajouté: « Cet accord étend nos activités de marketing et de vente avec Fujitsu à de nouvelles régions en vue d’une offre véritablement mondiale. La capacité mondiale de Fujitsu étend la portée de la technologie biométrique multimodale brevetée d’ImageWare en tant qu’élément central du portefeuille de cybersécurité de Fujitsu à travers le monde. »

pour en savoir plus à propos de la solution biométrique en tant que service « Biometrics-as-a-Service (BIOaaS )
Plate-forme cloud mondiale Fujitsu

Les dirigeants des meilleures sociétés de robotique et d’IA appellent à l’interdiction des robots tueurs

Les dirigeants des compagnies d‘intelligence artificielle et de robotique à travers le monde, y compris Elon Musk (Tesla, SpaceX, OpenAI), Demis Hassabis et Mustafa Suleyman (Google DeepMind), ont publié une lettre ouverte appelant les Nations Unies à interdire les armes autonomes, souvent appelées robots tueurs (systèmes d’armes létales autonomes – SALA*), alors que l’ONU retarde les négociations.

Les fondateurs et les PDG de près de 100 entreprises de 26 pays ont signé la lettre, qui met en garde :

« Les systèmes d’armes létales autonomes menacent de devenir la troisième révolution en matière de guerre. Une fois développées, elles permettront de mener des conflits armés à une échelle plus grande que jamais, et à des échelles de temps plus rapides à ce que les humains peuvent concevoir. »

En décembre 2016, 123 nations membres de l’ONU avaient accepté d’aller de l’avant avec des discussions officielles sur les armes autonomes, 19 membres demandant déjà une interdiction totale. Cependant, la prochaine étape des discussions, initialement prévue pour le 21 août 2017 – date de publication de la lettre ouverte – a été reportée au mois de novembre, d’après le magazine en ligne Fortune.

La lettre a été organisée et annoncée par Toby Walsh, un éminent chercheur en intelligence artificielle à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney (University of New South Wales ou UNSW), en Australie. Dans un courriel, il a noté que « malheureusement, l’ONU n’a pas commencé aujourd’hui ses délibérations formelles à propos des systèmes d’armes létales autonomes ».

« Il y a cependant une urgence réelle à prendre des mesures et d’empêcher une course aux armements très dangereuse », Walsh a ajouté : « Cette lettre ouverte témoigne d’une préoccupation claire et d’un solide soutien à l’industrie de la robotique et de l’intelligence artificielle. »

Cité dans le journal The Independent du Royaume-Uni, le professeur Walsh a expliqué, « Presque chaque technologie peut être utilisée à bon ou mauvais escient, et il en est de même pour l’intelligence artificielle. Elle peut aider à résoudre de nombreux problèmes urgents auxquels fait face la société aujourd’hui : l’inégalité et la pauvreté, les difficultés que présentent le changement climatique et la crise financière mondiale actuelle.

« Cependant, cette même technologie peut également être utilisée dans les armes autonomes afin d’industrialiser la guerre. Nous devons prendre des décisions aujourd’hui en choisissant lequel de ces avenirs nous souhaitons. »

La lettre ouverte comprend des signataires tels que :

• Elon Musk, fondateur de Tesla, SpaceX et OpenAI (USA)
• Demis Hassabis, fondateur et PDG de Google DeepMind (Royaume-Uni)
• Mustafa Suleyman, fondateur et responsable de l’Applied AI chez Google DeepMind (Royaume-Uni)
• Esben Østergaard, fondateur et CTO de Universal Robotics (Danemark)
• Jérôme Monceaux, fondateur d’Aldebaran Robotics, fabricant de
s robots Nao et Pepper (France)
• Jürgen Schmidhuber, expert en
deep learning et fondateur de Nnaisense (Suisse)
• Yoshua Bengio, expert en
deep learning et fondateur de Element AI (Canada)

En ce qui concerne les signataires, le communiqué de presse de la lettre a ajouté : « Leurs entreprises emploient des dizaines de milliers de chercheurs, de roboticiens et d’ingénieurs, valent des milliards de dollars et couvrent le globe du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest : l’Australie, le Canada, la Chine, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, l‘Islande, l’Inde, l’Irlande, l’Italie, le Japon, le Mexique, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, la Russie, Singapour, l’Afrique du Sud, l’Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis et les États-Unis. »

Bengio a expliqué pourquoi il a signé, en disant : « l’utilisation de l’IA dans les armes autonomes blesse mon sens de l’éthique ». Il a ajouté que le développement d’armes autonomes « conduirait probablement à une escalade très dangereuse » et que « cela nuirait au développement de bonnes applications d’intelligence artificielle ». Il a conclu sa déclaration en disant que « c’est une question qui doit être traitée par la communauté internationale, de même à ce qui a été fait dans le passé pour d’autres armes moralement répréhensible (biologiques, chimiques, nucléaires) ».

Stuart Russell, l’un des chercheurs les plus importants du monde en intelligence artificielle et fondateur de Bayesian Logic Inc., a ajouté :

« À moins que les gens ne souhaitent voir de nouvelles armes de destruction massive (ADM) – sous la forme de vastes essaims de micro-drones létaux – se répandant dans le monde entier, il est impératif d’intensifier et de soutenir les efforts des Nations Unies pour créer un traité interdisant les systèmes d’armes létales autonomes. Ceci est vital pour la sécurité nationale et internationale ».

Ryan Gariepy, fondateur et CTO de Clearpath Robotics a été le premier à signer la lettre. Pour le communiqué de presse, il a noté :

«Les systèmes d’armes autonomes sont à la pointe du développement en ce moment et ont un potentiel très réel pour causer des dommages importants aux personnes innocentes et une instabilité mondiale ».

La lettre ouverte se termine par des préoccupations similaires. Il est dit :

« Celles-ci peuvent être des armes de terreur, des armes que les despotes et les terroristes utilisent contre des populations innocentes et des armes piratées pour se comporter de manière indésirable. Nous avons peu de temps pour agir. Une fois que cette boîte de Pandore sera ouverte, il sera difficile de la refermer. Nous implorons donc les hautes parties contractantes de trouver un moyen de nous protéger contre tous ces dangers ».

La lettre a été présentée à Melbourne, en Australie lors de la Conférence conjointe internationale sur l’intelligence artificielle (IJCAI), qui attire un nombre important des plus grands chercheurs du monde en matière d’intelligence artificielle. Il y a deux ans, lors de la dernière réunion de l’IJCAI, Walsh avait publié une autre lettre ouverte, qui appelait les pays à éviter de s’engager dans une course aux armes basées sur l’intelligence artificielle. Jusqu’à présent, cette lettre a été signée par plus de 20 000 personnes, dont plus de 3 100 chercheurs en intelligence artificielle/robotique.

The Independent, Fortune, University of New South Wales, UNSW, Future of Life Institute


* Julien Ancelin, « Les systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) : Enjeux juridiques de l’émergence d’un moyen de combat déshumanisé », La Revue des droits de l’homme [En ligne], Actualités Droits-Libertés, mis en ligne le 25 octobre 2016, consulté le 02 septembre 2017. URL : http://revdh.revues.org/2543 ; DOI : 10.4000/revdh.2543

Systèmes d’armes létaux autonomes : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Mission permanente de la France auprès de la Conférence du désarmement à Genève
Enjeux et position de la France : “Les systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) sont des armes potentiellement susceptibles d’identifier, d’engager et de neutraliser une cible sans intervention humaine. Bien que de tels systèmes n’existent pas, l’autonomie de ces systèmes d’armes serait susceptible de poser de nombreuses questions sur le plan moral, juridique ou encore opérationnel. C’est la raison pour laquelle un débat sur la manière d’appréhender ces armes, qui ne font pas encore partie de la réalité stratégique, est nécessaire. Il s’agit d’un débat d’ordre prospectif. Par ailleurs, l’autonomie, qui n’est pas synonyme d’automaticité, fait également naître de nombreux questionnements sur l’opportunité stratégique du développement et de l’utilisation de ces armes. Enfin, si les discussions sur la problématique des SALA ont lieu dans le cadre de la Convention de 1980 sur certaines armes classiques, il n’en existe pas, à ce jour, de définition communément agréée. Il s’agit de l’un des principaux enjeux actuels des débats sur les SALA. Les discussions sur les SALA au sein de la CCAC ont été lancées en 2013, sur initiative française. Compte-tenu de la nature prospective de ces systèmes et de la nécessité de s’accorder sur un périmètre commun de discussions, la France estime nécessaire de poursuivre les échanges au sein de la CCAC, si nécessaire dans le cadre d’un groupe d’experts gouvernementaux. La France a lors d’une intervention à Genève exposé les conditions suivantes pour qu’une arme soit identifiée comme un SALA : aucune forme de supervision humaine ne doit être possible, l’arme doit être mobile dans un espace terrestre, aérien ou marin de manière autonome, être capable de sélectionner une cible et de déclencher le tir d’une munition létale de manière autonome, être capable de s’adapter à son environnement et au comportement des agents qui l’entourent.”

Une technologie de bio-impression révolutionnaire produit des battements cardiaques

The Heart Research Institute’s 3D cell printer.
Supplied: HRI

Des chercheurs du Heart Research Institute (HRI) ont mis au point une bio-imprimante 3D, (3D bioprinter), le premier du genre en Australie, qui pourrait remplacer les cellules endommagées d’un patient après une crise cardiaque.

«Les patients nous fourniraient des cellules de leur peau lorsqu’ils viennent à la clinique», a expliqué le Dr Carmine Gentile, scientifique de l’HRI. «Ces cellules peuvent générer des cellules souches et des cellules cardiaques.» La pièce des cellules cardiaques battantes produite peut être collée directement à un organe endommagé suite à une attaque. Afin d’être sûr que ce patch (la pièce) est de la bonne taille et forme, le cœur de chaque patient est d’abord numérisé pour cartographier les dommages.

D’après Gentile, «les cellules se comport[ai]ent comme un cœur réel. C’est une constatation frappante que nous avons pu identifier dans notre laboratoire.»

Initialement, une méthode utilisée pour produire divers outils et équipements, l’impression 3D a été rapidement adaptée à la médecine. Cependant, tous les bioprinteurs sont encore expérimentaux, puisque leur production n’a pas encore été rigoureusement testé par des experts médicaux.

Le bioprinting (bio-impression) est sans doute plus efficace que les méthodes actuelles à faire face aux crises cardiaques, qui obligent à ouvrir les vaisseaux cardiaques pour faciliter l’augmentation du débit sanguin. Théoriquement, cette méthode d’impression et de correction devrait fonctionner pour tous les patients sans crainte de rejet.

«Nous n’avons pas réussi à trouver une solution pour remplacer le muscle cicatriciel ou pour régénérer les cœurs. C’est le Saint Graal de la recherche cardiovasculaire en ce moment et ce n’est qu’une solution excitante potentielle », a déclaré Gemma Figree, cardiologue de la Kolling Institute.

Ceci est particulièrement pertinent puisque, selon la Heart Foundation, une personne souffre d’une crise cardiaque toutes les 34 secondes aux États-Unis, tandis que quelqu’un meurt d’une maladie cardiaque toutes les 60 secondes. Les coûts des maladies cardiaques s’élèvent à 320,1 milliards de dollars, en prenant en compte la perte de productivité et les dépenses de santé.

Les experts de l’HRI croient que les cellules cardiaques synthétiques pourraient même être utilisées pour tester les médicaments, en particulier les effets secondaires qui pourraient affecter le patient. Selon les chercheurs, ces méthodes bioprinting pourraient être disponibles d’ici environ cinq ans. Le processus sera cependant coûteux, car il est coûteux de collecter du matériel biologique pour la bio-impression 3D d’un patch.

traduction Thomas Jousse

ABC News, The Heart Foundation, Futurism

L’avenir synthétique : un centre révolutionnaire 3D imprime des tissus et des organes humains

La plupart des développements en cours dans le domaine du bioprinting proviennent de laboratoires individuels qui publient des résultats issus d’un laboratoire contrôlé. À l’heure actuelle, rarement les instituts de recherche eux-mêmes se spécialisent en 3D bioprinting. Au lieu de cela, il y a une séparation entre ceux qui font le travail et ceux qui utilisent les fruits de ce travail.

Grâce à cette technologie émergente, l’Université de technologie de Queensland (QUT), en partenariat avec l’hôpital et le service de santé Metro North, a annoncé la création d’un « institut de biofabrication » qui va scanner, modéliser et imprimer en 3D des tissus spécifiques aux patients dans un seul bâtiment.

Animation of what the Biofabrication Institute would look like
Credit: Queensland University of Technology

L’institut occupera deux étages à la Cité de santé de Herston et sera capable de réaliser les principaux processus du bioprinting, à savoir : l’examen clinique, la modélisation 3D et l’ingénierie tissulaire. Il contiendra également des espaces d’apprentissage et un centre d’innovation.

Le ministre de la Santé, Cameron Dick, a exprimé son optimisme sur cette initiative, affirmant dans le Brisbane Times qu’il rassemblera divers experts dans le domaine de la médecine, de la science et de l’ingénierie pour « offrir les meilleurs résultats aux patients ».

Cet institut, inauguré en 2017, va catapulter le Queensland sur la scène mondiale en tant que chef de file dans l’innovation médicale et la technologie qui changeront le visage des soins de santé.”

L’objectif final de cet institut, selon Mia Woodruff, professeur associée de biofabrication et de morphologie tissulaire de l’Université de Technologie de Queensland, est l’impression 3D d’un organe. L’institut pourrait accélérer les développements en bioprinting, qui peut finalement signifier la différence entre la vie et la mort pour les personnes attendant un donneur d’organe.

Woodruff dit que les organes imprimés en 3D sont prélevés sur le tissu d’un patient et, à cette fin, ne sont pas rejetés par l’organisme, ce qui élimine la nécessité d’implants métalliques ou d’antibiotiques étendus.

Les listes de greffes d’organes sont sans fin en ce moment et nous voulons être en mesure d’aider ces personnes.

Les autres avantages sont des prothèses beaucoup plus personnalisées, des médicaments adaptés à un patient et des os imprimés en 3D.

Brisbane Times, Queensland University of Technology

Sud radio : Aimeriez-vous choisir le sexe de vos enfants ? Un enfant à la carte ?

Une question qui est d’actualité en Australie, où le Conseil National sur la Santé et la Recherche Médicale a déposé un texte de recommandations éthiques sur la PMA, proposant entre autre aux couples de choisir le sexe de leur enfant. Une consultation publique des australiens est en cours jusqu’au 17 septembre.

Trois personnalités intervenaient dans le débat : Claude Hemau, spécialiste de la PMA et professeur émérite de la faculté de Montpellier,  Bernard Hedon, directeur du Conseil National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), et Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA.

Émission du 9 septembre 2015 –  30:47 minutes

https://podcasts.sudradio.fr/sudaudio/audiodirect/le-grand-referendum/lgr090915-p3.mp3?_=1

Claude Humeau appelle à « faire très attention » : « le choix du sexe est la première étape vers l’enfant à la carte. Si on accepte cette première étape on accepte l’idée de la suivante ». Le principe éthique d’« indécidabilité » selon lequel « on ne peut pas décider des qualités d’un être humain » serait mis à mal.

Le « fantasme de l’enfant zéro défaut » conduit à « la catastrophe » et soumet l’enfant à la « toute puissance de ses parents ».

En France, l’usage du DPI pour choisir le sexe de son enfant est interdit. Le Comité Consultatif National d’Ethique s’était exprimé en 2009 sur cette question : « Le CCNE estime que le recours au DPI au motif que la qualité de la vie de la famille serait augmentée par la possibilité de choisir le sexe d’un futur enfant (« family balancing ») n’est pas recevable. Ces pratiques suscitent malaise et réticence parce qu’elles réduisent la gravité à une question de perception subjective, sans substrat biologique. Seul l’intérêt (supposé) des couples est pris en compte. L’enfant est traité comme un objet qui obéit à la commande et à la programmation. De même, le DPI ne saurait être accepté au motif que l’enfant gagnerait en qualité de vie s’il bénéficiait de la particularité sensorielle qui lui permettrait de s’intégrer dans une communauté (choix d’avoir des enfants porteurs d’une surdité d’origine génétique lorsque les deux parents sont eux-mêmes sourds par exemple). Ces usages du DPI constituent des formes de dévoiement de la médecine, sa réduction à une ingénierie biologique. »

voir aussi : Embryons génétiquement modifiés : vers une ère de l’enfant parfait ?

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