$ 1,2 milliards pour Human Brain Project

Les technologies informatiques représentent un nouvel espoir dans cette quête pour une meilleure compréhension de notre cerveau, c’est pourquoi le Human Brain Project (HBP) attire toute l’attention des médias dans le domaine des neurosciences.

Le HBP est d’une valeur € 1,2 milliards et un long projet global de 10 ans qui va nous donner une compréhension plus profonde et plus significative du fonctionnement du cerveau humain. Il est composé de 130 établissements de recherche dans toute l’Europe et coordonné par l’École Polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse.

La cartographie expérimentale du cerveau s’est avérée être une voie sans issue, étant donné qu’il faut 20 000 expériences juste pour mapper un circuit neuronal et que notre cerveau est constitué de 100 milliards de neurones et 100 trillions de synapses. Le HBP est venu avec une meilleure solution en construisant le premier modèle du cerveau humain. Ce sont des systèmes informatiques neuromorphiques qui utilisent les mêmes principes de base de calcul et des architectures cognitives dans le cerveau.

Le plan consiste à déterminer les principes fondamentaux de comment les neurones sont connectés et utilisent ces principes pour construire des simulations statistiques. Un modèle de simulation sera alors de prédire comment certaines parties du cerveau, (nous n’avons aucunes ou peu de données expérimentales), sont câblées et ensuite comparer les résultats avec les données biologiques réelles. En d’autres termes, l’idée est de trouver un principe sous-jacent qui régit la morphologie du cerveau et la rétro-ingénierie (ingénierie inverse) du cerveau humain à l’aide de superordinateurs.

Néanmoins, le grand plan de création d’un modèle parfait de cerveau ne s’arrête pas ici. Henry Markram, neuroscientifique et co-directeur de ce projet ambitieux, envisage cet exploit encore un peu plus loin. Il veut unir la simulation du cerveau avec une plate-forme informatique médicale. Cela signifie toutes les données cliniques disponibles sur les maladies mentales des hôpitaux publics et des laboratoires pharmaceutiques seraient intégrées dans le modèle de simulation. De cette façon, les experts pourraient étudier systématiquement des sujets sains et des patients souffrant de divers troubles et d’en tirer des corrélations empiriques entre les maladies mentales et les causes biologiques. « L’étape finale serait d’utiliser ce nouveau système de classification biologique pour développer de nouveaux outils de diagnostic et de proposer des stratégies pour le développement de médicaments et de traitements », explique Markram.

Un directeur de projet pense aussi à connecter la simulation de cerveau avec un robot, où le robot serait en mesure de voir et d’entendre son environnement. Les chercheurs pourraient introduire des distorsions dans la simulation à imiter par exemple un cerveau autiste et d’examiner l’expérience des autistes du monde. Cela représenterait sans aucun doute une avancée énorme en informatique médicale et également dans l’informatique en général.

Comprendre le cerveau est vital, non seulement pour diagnostiquer et traiter les maladies du cerveau, mais aussi pour le développement des nouvelles technologies du cerveau comme la neuro-robotique et l’ingénierie neuromorphique. Ces technologies du cerveau peuvent nous apporter de nouveaux outils et méthodes pour étudier la plasticité du cerveau et de développer des systèmes neuronaux incorporés dans des dispositifs artificiels logiciels et matériels, machines, robots, etc.. Pour y parvenir, nous devons aussi explorer de nouvelles architectures informatiques qui imitent les structures de neurones biologiques dans le but d’atteindre les capacités de calculs de ces systèmes avec le même volume et l’efficacité énergétique.

Ce sont tous les défis que doivent surmonter les scientifiques travaillant sur le projet de cerveau humain. En attendant, le monde entier reste dans l’attente des nouvelles découvertes qui révéleront comment fonctionne l’organe le plus complexe.

Par Blazka Orel, Msc, BioSistemika LLC

Elsevier SciTech Connect

Ferme verticale : INFARM développe l’avenir de l’agriculture urbaine et du commerce de détail

Indoor farm in Berlin’s Metro Cash & Carry supermarket. Photograph: Merav Maroody/InFarm

Erez Galonska, fondateur et PDG de la société berlinoise INFARM, vend une gamme modulaire de systèmes de culture hydroponique d’intérieur. Toute personne [commerces, restaurants, écoles et hôpitaux] devrait être en mesure d’avoir leur propre ferme et cultiver leur propre nourriture.

Berlin’s Metro Cash & Carry supermarket, une partie de la chaîne de gros de Metro Group, a déjà mis en œuvre le système de culture hydroponique INFARM en magasin, la culture des herbes, de radis et légumes verts. Cette serre miniature, rend l’agriculture verticale et les produits frais accessibles au public en permettant aux consommateurs de saisir les légumes directement de la source.

INFARM dit que le prix sera comparable à d’autres produits frais de Metro. La société va commencer à cibler les entreprises à l’échelle mondiale cette année.

Préparez-vous à vous faire relever les empreintes digitales pour vos futures vacances européennes

Les pays européens cherchent à introduire un nouveau système de contrôle automatisé aux frontières qui enregistrera les photos et les empreintes digitales des personnes lors de leur visite pour affaires ou loisirs. La proposition fait partie d’un effort des pays européens pour lutter contre le terrorisme et renforcer la sécurité.

Le système est censé entrer en vigueur d’ici à 2020, en prenant quatre empreintes digitales et une photo du visage des visiteurs qui ne détiennent pas un passeport délivré par un pays de l’Union européenne. Les données vont être stockées dans un système centralisé pendant cinq ans.

La technologie sera exécutée par les membres de l’espace Schengen, qui comprend la plupart des pays de l’UE, ainsi que l’Islande, le Lichtenstein, la Norvège et la Suisse.

Le Royaume-Uni ne participera pas, mais recueille déjà des données biométriques dans certains cas.

Le département américain de la Sécurité intérieure (U.S. Department of Homeland Security) dispose d’un système de prise d’empreinte digitale similaire pour les visiteurs étrangers qui est conçu pour rechercher les personnes soupçonnées de terrorisme, les criminels et ceux qui violent l’immigration.

L’agence américaine a déclaré que son système biométrique a aidé à arrêter des milliers de personnes qui n’étaient pas admissibles à entrer aux États-Unis.

La Commission européenne, qui a publié la proposition le mercredi 6 avril 2016, a déclaré que le nouveau système « n’était pas une réponse directe à la crise des réfugiés, bien qu’il contribue au renforcement global de notre gestion des frontières. »

Environ 1,2 millions de personnes ont demandé l’asile dans l’UE l’an dernier, et plus de la moitié d’entre eux provenaient de la Syrie, l’Afghanistan et d’Irak.

La proposition devra gagner le soutien des États membres et l’approbation du Parlement européen, qui passe en revue les lois européennes.

Le système devrait coûter environ 480 millions d’euros ($ 546 millions).

CNNMoney (London)

L’Europe donne le feu vert à la première thérapie génique pour les enfants

A vector, which is used to transport the healthy gene into the patient’s cells, is seen in this undated handout image provided by GlaxoSmithKline on April 1, 2016. REUTERS/Grant Thompson/GSK/Handout via Reuters

La première thérapie génique du monde pour des enfants, développée par des scientifiques italiens et GlaxoSmithKline, a eu un avis favorable recommandant la commercialisation en Europe, boostant la technologie d’avant-garde pour corriger les gènes défectueux.

L’Agence européenne du médicament (EMA) a approuvé, le 1er avril, la thérapie « Strimvelis » pour un petit nombre d’enfants avec un déficit immunitaire combiné sévère par déficit en adénosine désaminase (ADA-DICS) pour lesquels aucun donneur correspondant de moelle osseuse n’est disponible.

Le déficit immunitaire combiné sévère (DICS) par déficit en adénosine désaminase (ADA) est une forme de DICS caractérisée par une lymphopénie profonde et un taux d’immunoglobuline de tous les isotypes très bas provoquant des infections opportunistes graves et récurrentes.

Environ 15 enfants par an sont nés en Europe avec cette maladie génétique ultra-rare, ce qui les rend incapables de faire un type de globules blancs. Ils survivent rarement au-delà de deux ans à moins que leur fonction immunitaire soit restaurée avec une greffe de moelle osseuse compatible.

DICS est connu comme la maladie de « bébé bulle », car ils ont un système immunitaire si faible, qu’ils doivent vivre dans des environnements stérilisés et exempts de germes.

Le médicament est une thérapie génique de cellules souches créées pour un patient individuel à partir de leurs propres cellules qui est destinée à corriger la cause de la maladie. Si elle est approuvée par la Commission européenne, le médicament – actuellement connu sous le nom GSK2696273 (autologues CD34 + cellules transduites pour exprimer ADA) – sera commercialisée sous la marque Strimvelis, pour le traitement des patients atteints d’ADA-DICS – ce qui en fera la deuxième thérapie génique à être approuvé en Europe, après UniQure’s Glybera, qui traite une maladie du sang adulte rare.

Lire le communiqué de presse GSK

Reuters, Fierce Biotech

La robotisation de la société

L’enquête : en Suède, pays d’Europe le plus avant-gardiste en matière de robotique. Le marché des robots spécialisés dans l’assistance à la personne y explose : il devrait représenter des dizaines de milliards d’euros dans les années à venir. À 100 kilomètres de Stockholm, les chercheurs de la «vallée des robots» (Robotdalen), l’équivalent de la Silicon Valley, ont déjà créé des machines innovantes qui vont révolutionner la prise en charge des seniors et des personnes handicapées. Si la plupart ne sont encore que des prototypes, certaines ont déjà été testées avec succès, comme Giraff, un robot accueilli à l’unanimité par le corps médical et par les seniors eux-mêmes. Grâce à Giraff, ces derniers vont pouvoir gagner en autonomie et éviter la fin de vie en maison de retraite. Les prémices d’une nouvelle société sont déjà posées.

 

Lancement de partis politiques ouvertement transhumanistes

Dans la nébuleuse transhumaniste, l’information la plus importante de ce début d’année est peut-être celle du lancement de partis politiques ouvertement transhumanistes. Après les candidatures de Gabriel Rothblatt et de Zoltan Istvan aux États-Unis, ce sont nos amis britanniques des London Futurists et de Zero State qui sont en train de créer un Transhumanist European Party (TPEU).

Et en France ? Une très récente réunion exceptionnelle des dirigeants de Technoprog, sollicité pour le TPEU, nous conduit majoritairement à estimer qu’une telle initiative est encore prématurée. Jusqu’à quand ?

http://transhumanistparty.eu/
http://transhumanistparty.eu/national-level-parties/france/
https://www.facebook.com/TPEUfrance

source : Technoprog Lettre d’information mensuelle Janvier 2015