Se souvenir de Ruth Hubbard

productimagehandler-ashxPosté par Marcy Darnovsky le 8 septembre 2016

Ruth Hubbard — éminente biologiste, érudite féministe, aux multiples facettes dans la défense de la justice sociale et critique de ce qu’elle appelle « le mythe du gène » — est décédée le 1er septembre à l’âge de 92 ans. Ses efforts d’intérêt scientifique et publique à suivre et à façonner la politique de la génétique humaine ont été une source d’inspiration importante pour beaucoup de travaux sur ces questions aujourd’hui, y compris ceux qui ont contribué à établir le Center for Genetics and Society.

En 1974, Ruth est devenue la première femme à recevoir une titularisation dans le département de biologie de l’Université d’Harvard. En 1983, elle a été membre fondateur du Council for Responsible Genetics. Elle a également siégé au Conseil d’administration du Conseil des peuples autochtones sur le biocolonialisme et le Massachusetts chapter of the American Civil Liberties Union.

Ses ouvrages incluent The Politics of Women’s Biology (1990), Exploding the Gene Myth: How Genetic Information is Produced and Manipulated by Scientists, Physicians, Employers, Insurance Companies, Educators, and Law Enforcers (with Elijah Wald, 1993), and Profitable Promises:  Essays on Women, Science, and Health (2002).

Ruth a pris une série de défis politiques et sociaux liés à la politique de la science, le déterminisme génétique, la race et le sexe. Parmi ces derniers était la modification de la lignée germinale humaine, dont elle s’est fortement opposée. En 1999, elle a cosigné « Human germline gene modification: a dissent » – Modification génique germinale humaine : une dissidence – avec Stuart Newman et Paul Billings dans The Lancet.

En 1993, elle a écrit Exploding the Gene Myth (Exploser le mythe du gène) : de toute évidence, les implications eugéniques de la modification de la lignée germinale humaine sont énormes. Cela nous amène dans un monde nouveau (Brave New World) dans lequel les scientifiques ou autres arbitres auto-proclamés de l’excellence humaine, seraient en mesure de décider quels sont les « mauvais » gènes et quand les remplacer par des « bons »… Nous devons prêter attention aux expériences qui seront proposées pour les manipulations génétiques de la lignée germinale et de s’opposer aux justifications, raisonnements qui seront présentés et mis en avant pour faire avancer leur mise en œuvre, n’importe où et toutes les fois qu’ils sont discutés.

La nécrologie du Boston Globe pour Ruth fournit des détails sur sa vie longue et influente et sa carrière, tout comme une nécrologie rédigée par sa famille qui peut être trouvé ici.

source

Face à l’anthropologie de l’imposture

Discours académique de la séance solennelle de l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge de Paris

Dimanche 8 février 2015, Par le R.P. Jean Boboc, professeur de Bioéthique

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Extrait :

L’antihumanisme des humanistes des Lumières, comme l’a si bien démontré le professeur Xavier Martin (Voltaire méconnu. Aspects cachés de l’humanisme des Lumières (1750-1800) ; L’homme des droits de l’homme et sa compagne (1750-1850). Sur le quotient intellectuel et affectif du ‘bon sauvage’ ; et dans « Le tribut des Lumières à la bioéthique », allié au culte de la raison, a généré le biotope propice à la floraison d’une anthropologie de l’émancipation et de l’autonomie humaine, renonçant au modèle chrétien de l’anthropologie révélée. Peut être, est-ce là, la première grande imposture éthique à laquelle se sont ralliés les bons esprits du XVIIIe siècle et les médecins philosophes qui voulaient recréer l’homme dans une apostasie civilisationnelle et précurseur du transhumanisme aujourd’hui déjà à l’œuvre et annonçant le post-humain. De l’homme-machine de Julien Offray de La Mettrie, dont le titre plaisait tant à Voltaire, on en vient la machine-homme.

[…]

Le professeur Testart, l’un des pères du premier bébé-éprouvette français, reconnaissait que « chaque pas plus permissif que le précédent, est logiquement argumenté ». Il en est de même dans le transhumanisme où « Pas à pas, année après année, petite transgression indolore par petite transgression indolore, notre transhumanité toujours plus technophile pourrait se faire à l’idée de la posthumanité », comme le souligne le neurobiologiste Laurent Alexandre.

Conférence organisé par le Cercle de l’Aréopage sur le Transhumanisme

Le Transhumanisme : toute la vérité sur le posthumain

Par Père Jean Boboc, Docteur en Médecine de la Faculté de médecine de Paris. Titulaire de différentes spécialités médicales et en particulier de Pharmacologie et Toxicologie cliniques, le 15 février 2016

Anthropologie : Cours de propédeutique, questions anthropologiques et bioéthiques

Association culturelle catholique Cercle de l’Aréopage


Père Jean Boboc Professeur de Bioéthique : Ordonné prêtre le 10 mai 2009, par son Éminence le Métropolite Joseph dans l’Église des saints Archanges Mihaï, Gavriil et Rafaïl, devenue le jour même Cathédrale métropolitaine de la métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale par la décision à l’unanimité de la communauté roumaine de se rattacher désormais à la Métropole et de mettre fin à 60 ans de séparation entre la communauté de l’exil et l’Église mère, le père Jean Boboc a été ordonné pour cette cathédrale. Prêtre économe stavrophore, le  père Jean est le troisième prêtre de la cathédrale.

Français d’origine roumaine, le père Jean Boboc est Docteur en médecine de la Faculté de médecine de Paris. Titulaire de différentes spécialités médicales et en particulier de Pharmacologie et Toxicologie cliniques, il a partagé sa vie professionnelle entre la pratique praticienne et la recherche appliquée. Titulaire d’un MBA dans l’administration des affaires, il a dirigé différentes firmes pharmaceutiques comme président et en particulier aux Etats Unis et au Canada, ce qui l’a familiarisé aux problèmes éthiques de la recherche médicale.

Parallèlement, le père Jean a mené une vie active dans l’Exil roumain en France et en Amérique du Nord. Président fondateur de l’AFDOR (Association des Français d’Origine Roumaine) et de la BRP (Bibliothèque Roumaine de Paris), associations particulièrement utiles durant la guerre froide, le père Jean a donné de nombreuses conférences des deux côtés de l’Atlantique, sur la situation historique roumaine et en particulier sur la question des territoires de Bessarabie et de Bucovine, annexés par l’Union soviétique et toujours occupés ou annexés. Il a de même écrit sur ce sujet de nombreux articles et participé à des ouvrages collectifs traitant de ces questions. Un recueil de certains écrits politiques de Mihaï Eminescu, traduits en français, est d’ailleurs attendu.

Sous l’influence de Mircea Eliade, le père Jean a parallèlement à ses études médicales, suivi les cours de l’ISTR (Institut de Science et de Théologie des Religions) de l’Institut catholique de Paris. De retour des Etats Unis, il rejoint l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge, où il obtient une licence et un master de théologie orthodoxe, et où il doit soutenir bientôt une thèse de doctorat sur les aspects eschatologiques de l’anthropologie orthodoxe. Un Essai d’anthropologie orthodoxe est aussi en cours de rédaction.

Co-traducteur des œuvres théologiques du père Dumitru Staniloae, le père Jean Boboc s’intéresse essentiellement aux aspects pneumatiques et eschatologiques de l’anthropologie orthodoxe et à leur impact sur les sciences de la vie, et donc aux questions brûlantes de la bioéthique actuelle.

Il est doyen du Centre Orthodoxe d’Etude et de Recherche “Dumitru Staniloae” et responsable de la direction Anthropologie, Éthique et Sciences de la vie dans le cadre du Centre.

cours et conférences

Transhumanisme : l’homme et après ? France Culture

Émission du 15 août 2016

https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-15.08.2016-ITEMA_21051047-1.mp3?_=1

 

Intervenants : Guy Vallancien : chirurgien, professeur de médecine, Pascal Picq : paléoanthropologue

“La mort n’est pas une maladie. La mort et la vie sont indissociables.”

Les experts prédisent que la Chine mettra au point les premiers surhommes génétiquement améliorés

La Chine est amenée à être le chef de file mondial dans l’amélioration génétique, étant donné que de nombreux pays occidentaux jugent cette science comme contraire à l’éthique et trop dangereuse à mettre en œuvre.

Une note d’avertissement pour les amateurs de CRISPR

Comme l’état de la science apporte des perspectives comme celles-ci plus proche de la réalité, un débat international fait rage sur l’éthique pour l’amélioration des capacités humaines avec les biotechnologies comme les pilules intelligentes, les implants cérébraux et l’édition de gènes.

Cette discussion s’est intensifiée l’an dernier avec l’avènement de l’outil d’édition de gènes CRISPR-cas9, qui soulève le spectre de bricoler avec notre ADN pour améliorer les caractéristiques comme l’intelligence, athlétisme, et même le raisonnement moral.

Alors, sommes-nous au bord d’un monde nouveau de l’humanité génétiquement amélioré ? Peut-être.

Il est raisonnable de croire que n’importe quel changement radical vers l’amélioration génétique ne sera pas centré dans les pays occidentaux comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, où beaucoup de technologies modernes sont mises au point.

Au lieu de cela, l’amélioration génétique est plus susceptible d’émerger en Chine.

CRISPR peut modifier une espèce entière

De nombreuses enquêtes auprès des populations occidentales ont trouvé une opposition importante à de nombreuses formes d’amélioration humaine.

Par exemple, une récente étude Pew de 4 726 américains a constaté que la plupart ne voudraient pas utiliser un implant cérébral pour améliorer leur mémoire, et la majorité relative voient ces interventions comme moralement inacceptables.

Un examen plus large des sondages d’opinion ont trouvé une opposition importante dans des pays comme l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni à sélectionner les meilleurs embryons pour l’implantation basée sur des traits non-médicaux comme l’apparence ou l’intelligence.

Il y a encore moins d’appui pour la modification directe des gènes afin d’améliorer les caractéristiques dans ce que l’on appelle les bébés sur-mesure ou à la carte.

L’opposition sur la mise en valeur, notamment l’amélioration génétique, dispose de plusieurs sources.

Le sondage Pew susmentionné a constaté que la sécurité est une préoccupation importante – en ligne avec des experts qui disent que bricoler avec le génome humain comporte des risques importants.

Pourquoi la Chine pourrait être à la tête de l’amélioration génétique ?

En Chine, l’amélioration génétique peut être liée à approuver plus généralement les attitudes à l’égard des programmes eugéniques anciens tels que l’avortement sélectif des foetus atteints de troubles génétiques graves, bien que plus de recherches sont nécessaires pour expliquer la différence.

Toutefois, les pays occidentaux croient que ce type de science est contraire à l’éthique et trop dangereux de poursuivre.

Les responsables américains ont déclaré que le financement fédéral de la recherche sur l’édition génétique germinale est interdit.

Alors que le financement gouvernemental de la Chine les a amené à être les premiers à modifier les gènes des embryons humains à l’aide de l’outil CRISPR-cas9 en 2015.

Les scientifiques chinois modifient encore des embryons humains

Les démocraties occidentales sont, par leur conception, sensible à l’opinion populaire.

Les politiciens élus seront moins enclins à financer des projets controversés et plus susceptibles de les restreindre.

En revanche, les pays comme la Chine qui ne disposent pas de systèmes démocratiques directs sont ainsi moins sensibles à l’opinion et les fonctionnaires peuvent jouer un rôle démesuré dans le façonnement de l’opinion publique pour l’aligner sur les priorités du gouvernement.

DailyMail

Comment s’est élaborée « l’acceptabilité sociale » des nanotechnologies

© Félix Blondel/Reporterre

28 juillet 2016 / Sarah Lefèvre (Reporterre)

Une enquête approfondie sur les nanomatériaux par Reporterre

Grenoble est le centre français des nanotechnologies. Elles s’y développent par une alliance sans faille entre l’Etat, les entreprises et le Commissariat à l’énergie atomique. Qui ont réussi à avancer sans que les citoyens prennent conscience de ce que représente cette voie technologique.

Au cœur des monts de l’Isère, Grenoble a la réputation d’être le plus influent technopôle européen. À l’origine de cette mutation high tech, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et son Leti, le Laboratoire d’électronique et de technologies de l’information, en plein cœur de la ville. Ils planchent de concert avec les géants voisins de la microélectronique : Philips, Motorola, STMicroelectronics ou IBM. Il y a dix ans, sous l’impulsion du CEA, le campus s’est agrandi d’un complexe de huit hectares, destiné à l’enseignement et à la recherche sur les micro et les nanotechnologies : Minatec.

Son inauguration, le 1er juin 2006, a rassemblé près d’un millier d’opposants à l’initiative du collectif OGN, Opposition grenobloise aux nécrotechnologies, et de Pièces et Main d’œuvre (PMO), pour la première manifestation au monde contre les nanos. « Sur les 8,6 milliards de dollars consacrés en 2004 dans le monde à la recherche et au développement des nanotechnologies, une bonne part l’aura été grâce à des budgets militaires », dénonçaient les opposants au projet. « Contre l’homme-machine, le mouchardage électronique et la tyrannie technologique », pouvait-on lire sur les tracts. Des centaines de CRS furent déployés dans Grenoble, et l’inauguration reportée au lendemain. Jacques Chirac, alors président de la République, aurait dû être de la fête inaugurale, mais ce rassemblement citoyen l’en dissuada : l’Élysée tint son locataire en lieu sûr, craignant d’attirer l’attention de la presse sur les critiques contre Minatec. Quelques politiques décidèrent malgré tout de célébrer l’événement : André Vallini, le président PS du conseil général de l’Isère, gestionnaire du projet, et le ministre de l’Industrie, François Loos. →  lire la suite télécharger le PDF

Des nanoparticules s’imposent en secret dans les aliments (PDF)

Nanoparticules : les travailleurs sont les premiers exposés (PDF)

Le but ultime des nanotechnologies : transformer l’être humain (PDF)

Les dangers de ces nanoparticules. Elles sont « de redoutables toxiques qui provoquent des mutations génétiques, des cancers… Les nanotubes de carbone peuvent même provoquer des perturbations neuronales et des mésothéliomes, ces cancers de la plèvre qui jusqu’ici étaient essentiellement causés par l’amiante », affirme le journaliste Roger Lenglet.

« Elles sont ultramobiles et ont une capacité à transpercer les barrières du vivant, les sols, les rivières », affirme Julien Gigault, chargé de recherche au CNRS. « C’est justement parce qu’elles sont si petites qu’elles pénètrent dans les cellules, enchérit l’écotoxicologue Magalie Baudrimont. Si elles étaient d’une taille plus importante, elles ne pourraient pas pénétrer les tissus. »

« À partir du moment où les nanoparticules pénètrent au sein même des cellules, il y a de grandes chances pour qu’elles aient des effets toxiques sur les organismes qui les ingèrent. » Quels effets ? Le stress oxydant par exemple. La chercheuse décrit le processus : « C’est un poison cellulaire issu de l’oxygène, contenu dans l’air respiré et dans l’eau du corps. Les nanoparticules entrent en interaction avec cet oxygène et produisent un stress oxydant qui a des effets délétères à plusieurs niveaux. » Chez l’homme, il est à l’origine d’inflammations, de cancers, de maladies cardio-vasculaires ou d’AVC.

« La question sanitaire est ordinaire : toute nouvelle industrie produit de nouvelles nuisances. Les nanotechnologies et les technologies convergentes concourent avant tout à l’automatisation du monde et à l’avènement de l’homme-machine. Elles s’attaquent à l’autonomie de l’humain. »

« La science et la technologie vont de plus en plus dominer le monde alors que la population, l’exploitation des ressources et les conflits sociaux potentiels augmentent. De ce fait, le succès de ce secteur prioritaire est essentiel pour l’avenir de l’humanité. »

William S. Bainbridge milite pour l’Association mondiale des transhumanistes (WTA). L’une de ses maximes : « De meilleurs esprits, de meilleurs corps, de meilleures vies. » « Avec les transhumanistes, poursuit la journaliste scientifique, l’humain n’est plus destiné à devenir meilleur par l’éducation (humaniste), et le monde par des réformes sociales et politiques, mais simplement par l’application de la technologie à l’espèce humaine. »

« Avec le foisonnement d’applications qui se profile, il serait dangereux de laisser les scientifiques, préoccupés de connaissance et de performance, se laisser déborder par les projets politiques transhumanistes. » Et Dorothée Benoit-Browaeys d’ajouter : « Pour piloter ces affaires, où sont les philosophes, sociologues, historiens, citoyens, capables de peser dans le bras de fer redoutable qui s’amorce ? »

→ Le Rapport NBICLes transhumains s’emparent des nanotechs

© Félix Blondel/Reporterre

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Les enjeux éthiques de la technologie CRISPR-Cas9

Le 13 juin dernier, le comité d’éthique de l’Inserm a rassemblé plus d’une centaine de personnes lors de sa journée annuelle. L’occasion pour toutes les personnes présentes de disposer d’un éclairage éthique sur de nombreuses problématiques posées par la recherche biomédicale. Parmi les questions abordées, celle de la technologie CRISPR-Cas9. Le comité d’éthique y consacre un avis alors que les NIH viennent d’obtenir un premier feu vert pour un essai d’immunothérapie anticancéreuse chez l’homme.

Le comité d’éthique de l’Inserm peut être « saisi » ou s’auto-saisir pour réfléchir sur les questions éthiques soulevées par la recherche scientifique médicale et la recherche en santé telle qu’elle est mise en œuvre au sein de l’Institut. Au terme de sa réflexion, il rend un avis sous forme de notes qui peuvent évoluer en relation avec de nouvelles contributions. En 2015, le PDG de l’Inserm a saisi le comité d’éthique afin qu’il  examine spécifiquement les questions liées au développement de la technologie CRISPR et notamment :

1- Quelles sont les questions soulevées par la technologie en tant que telle ?

2- La rapidité de son développement soulève-t-elle des problèmes particuliers ?

3- Sa simplicité d’utilisation appelle-t-elle un encadrement de sa mise en œuvre en laboratoire ?

Compte tenu des avantages techniques de la méthode et de sa très rapide diffusion, la question est aujourd’hui d’évaluer où, quand et comment son usage pourrait poser un problème éthique. Il est apparu d’emblée important de distinguer trois domaines aux enjeux différents :

1/ l’application de la technologie  à l’homme qui soulève essentiellement la question des modifications de la lignée germinale ;

2/ l’application à l’animal, en particulier aux espèces « nuisibles », qui soulève la question d’un éventuel transfert latéral de gènes et l’émergence de dommages irréversibles à la biodiversité ;

3/ des risques d’atteinte à l’environnement.

Recommandations du comité d’éthique de l’Inserm

Le comité propose dans l’immédiat que l’Inserm adopte les principes suivants :

1- Encourager une recherche dont l’objectif est d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de la technologie CRISPR et des autres technologies d’édition du génome récemment publiées, dans des modèles expérimentaux pouvant permettre au cas par cas de déterminer la balance bénéfice/risque d’une application thérapeutique y compris éventuellement sur des cellules germinales et l’embryon. Cette information est essentielle pour pouvoir définir, dans le futur, ce qui pourrait être autorisé chez l’homme en termes d’approches thérapeutiques.

2- Les effets potentiellement indésirables du guidage de gènes doivent être évalués avant toute utilisation hors d’un laboratoire respectant des règles de confinement déjà en vigueur pour d’autres modifications génétiques. Les évaluations doivent se faire sur des périodes longues compte-tenu du caractère transmissible du gène guide. Des mesures de réversibilité devraient être prévues en cas d’échappement ou d’effet indésirable. De telles analyses et l’élaboration de scénarios multiples nécessitent la constitution d’équipes pluridisciplinaires.

3- Respecter l’interdiction de toute modification du génome nucléaire germinal à visée reproductive dans l’espèce humaine, et n’appuyer aucune demande de modification des conditions légales avant que les incertitudes concernant les risques ne soient clairement évaluées, et avant qu’une concertation élargie incluant les multiples partenaires de la société civile n’ait statué sur ce scénario.

4- Participer à toute initiative nationale ou internationale qui traiterait les questions de liberté de la recherche et d’éthique médicale y compris avec les pays émergents qui seront également impactés par le développement des technologies d’édition du génome.

5- Enfin attirer l’attention sur la question plus philosophique qui met en tension la plasticité du vivant avec l’idée d’une nature humaine fondée sur le seul invariant biologique. Il convient de susciter une conscience qui fasse la part de l’utopie et des dystopies que peuvent engendrer certaines promesses thérapeutiques.

→ CRISPR-Cas9 Position officielle de l’Académie nationale de médecine sur les modifications du génome des cellules germinales et de l’embryon humains.

Communiqué – Salle de Presse Inserm Les enjeux éthiques de la technologie CRISPR-Cas9

Trexit ? Transnationalisme et Transhumanisme et pourquoi ils sont les véritables enjeux de 2016

Nashville — êtes-vous prêt à céder votre corps à l’organisme mondial et à la technologie transhumaniste sous le contrôle de transnationaliste ? Ou, vous cherchez le Trexit[1] ?

Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a récemment invité un groupe d’élèves de Northeastern University pour voir l’avenir avec lui. Comme s’ils regardèrent dans sa boule de cristal, Kerry a exhorté son auditoire pour voir un monde sans nations ni frontières[2].

Imaginez. Un seul monde. Pas de frontières. Cela semble merveilleux, futuriste, plein d’espoir.

Il s’agit de la vision du monde transcendant des transnationalistes.

Le Transnationalisme est un nouveau type de conscience. Aussi appelé mondialisme, c’est un agenda social, ou révolution, développé à partir de l’accélération de l’interconnectivité et l’interdépendance axée sur la technologie entre les personnes et l’importance économique et sociale du recul des frontières entre les États-nations.

La libre circulation des capitaux et des personnes (légaux et illégaux) sur la sphère de la terre est un des objectifs du transnationalisme.

Comme Kerry l’a fait remarquer, se cachant derrière les murs de ce « nouveau » monde sans frontières ne sera pas possible.

La mention de « murs » a été un coup de feu à Donald Trump, qui veut construire un mur entre les États-Unis et le Mexique.

Ce que Kerry n’a pas dit, c’est que ce monde sans mur va arriver via la technologie… qui tôt ou tard, sera implanté dans notre corps. Les technologies dont nous dépendons désormais pour nos vies dans le monde en ligne seront bientôt en prise avec notre chair et rendront notre vie de chair et de sang comme un livre ouvert et transparent. Aucun mur physique ne sera nécessaire.

Le terme technique pour engrener notre chair grâce à la technologie est le transhumanisme. Tous les défenseurs mondialistes ne sont pas des transhumanistes, mais tôt ou tard, ils se rendront compte que transformer les humains en cyborgs est l’agenda mondialiste et est certainement la clé de son succès.

Si Google, Apple, Microsoft, Samsung, Sony et d’autres méga-sociétés conduisant au mondialisme arrivent à leurs fins, cette technologie sera bientôt hors de votre bureau et à l’intérieur de votre corps. Bientôt, équivaut à horizon 2020-2030.

De toute évidence, la mondialisation (ndlr concubine du Nouvel Ordre Mondial) offre de nouvelles opportunités inégalées assorties seulement par son potentiel pour la tyrannie inégalée. Ceci est le grand danger. Combiné avec le transhumanisme, les résultats pourraient être catastrophiques pour l’humanité. En fait, c’est la fin de la race humaine telle que nous la connaissons.

Nous sommes ceux qui décideront de l’avenir pour toute l’humanité entière. Beaucoup de gens cherchent un Trexit. D’autres embrassent une entrée ou l’itinéraire Transhumaniste/Transnationaliste.

AGENDA 2030

Un gouvernement et une économie mondiale sont le prochain “grand bond en avant” du mondialisme dans ce que l’ONU appelle le “nouvel agenda universel” (ou nouvel ordre du jour universel) pour l’humanité qu’ils espèrent accomplir d’ici 2030. Appelé « Agenda 2030 », ce vaste programme a été adopté à l’unanimité le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations Unies (United Nations General Assembly). Son noble objectif est d’améliorer la vie des populations pauvres du monde entier.

Selon l’Agenda, d’ici 2030, la majorité d’entre nous cesseront de s’identifier à la nationalité ou du pays de sa naissance et à la place embrasseront la religion et se considéreront comme « citoyens globaux » vivant dans la lumière.

Une redistribution massive des richesses est la pierre angulaire de l’ordre du jour (de l’Agenda).

Si oui ou non les 1 % qui contrôlent 85 % de la richesse mondiale donneront volontairement leurs milliards est encore à voir.

Si « L’ordre du jour 2030 (Agenda 2030) » est un développement positif est également encore à déterminer.

L’« Agenda 2030 » a soulevé des sonnettes d’alarme chez les analystes qui ne le voient pas comme un moyen pour chacun de nous à « s’aimer les uns les autres ». Ils y voient une évolution vers un État totalitaire mondial.

L’adhésion est obligatoire. Non-négociable. C’est déjà un fait accompli.

Certains croient que ce plan peut seulement être atteint que par un pouvoir dictatorial absolu ou au moment d’une arme à feu (or at the point of a gun). Ma conviction est qu’aucune arme ne sera impliquée. Les puces électroniques (micropuces) feront le travail. L’ONU a déjà commencé à donner des cartes d’identité biométriques aux réfugiés afin de les suivre, car ils font leur chemin vers leurs nouveaux foyers. « L’Agenda 2030 » appel pour l’ensemble de l’humanité d’avoir des cartes biométriques dans leurs mains d’ici 2030. Ces cartes peuvent être littéralement dans nos mains, entre vos mains. C’est pourquoi le transnationalisme et le transhumanisme sont liés.

Si nous, les gens n’aimons pas l’ordre du jour, c’est maintenant le temps de parler.

Le silence est le consentement.

Le vote du 23 juin 2016 de la Grande-Bretagne du Brexit mondialiste UE aura beaucoup à dire sur la montée du transnationalisme et du transhumanisme à travers le monde et l’accomplissement de l’ordre du jour (l’Agenda) de l’ONU.

Le vote de l’Amérique en novembre va amplifier les sentiments des deux côtés du Brexit.

Le plus grand choix ici est de prendre le chemin Transnationale/Transhumain ou le Trexit.

Smarten up [Rendre plus élégant, donnez du chic]

Les démocrates socialistes en Amérique ont l’Agenda 2030 à l’esprit. Ils visent à unifier le corps humain. Leur message est “come together”. “Smarten up”  [« se rassembler ». « Donnez du chic »].

La popularité de Donald Trump est attribuée en partie à sa position contre le transnationalisme. Au lieu d’éliminer les murs, Trump promet d’en construire un entre les Etats-Unis et le monde.

La stratégie America First (l’Amérique d’abord) de Donald Trump est aussi mosaïque que ses orientations de législateur autocratiques et il se trompe sur la construction du mur, mais pas complètement. Personnellement, je pense que nous avons besoin de portes, pas de murs.

Les remplaçants de Donald Trump fournissent d’autres avertissements ou un aperçu du possible « côté obscur de la lumière » du « Transnationalisme ou Mondialisme » qu’ils assimilent avec le fascisme.

L’enjeu global perçu de la stratégie de l’Amérique d’abord de Trump est précisé dans un éditorial du 12 mai 2016 USA Today par le sénateur Jeff Sessions, qui a écrit : « Pour la première fois depuis longtemps, ce novembre donnera aux Américains un choix clair sur peut-être la question la plus importante à laquelle fait face notre pays et notre civilisation : si nous restons un État-nation qui sert son propre peuple, ou si nous glissons irrémédiablement vers un mondialisme sans âme qui traite les humains comme des widgets interchangeables dans le marché mondial. »

La série de sessions a en partie raison sur le mondialisme étant sans âme. Certains croient que le processus de mondialisation se traduira par un monde sans religion. D’autres pensent que cela conduira à une meilleure compréhension entre les religions du monde. La relation du mondialisme avec la religion et la spiritualité est complexe.

La série de sessions a totalement raison sur l’ordre mondialiste pour traiter les humains comme des widgets, qui signifie « des dispositifs mécaniques », sur le marché mondialiste.

Pour plus de clarté, ce qui, selon moi, la série de sessions auraient dû dire : est-ce que « le mondialisme sans âme » traite les humains comme une « intelligence » interchangeable ou des widgets transhumanistes dans le marché mondial. Les widgets ou les choses « intelligentes » sont des objets électroniques connectés et communiquant avec l’Internet.

La série de sessions et les mondialistes doivent réaliser que, depuis 2003, le gouvernement américain a encouragé la promotion de la transformation de notre corps dans des widgets via la technologie intelligente et l’évolution de l’humanité dans un esprit de ruche. C’est le cœur de la pomme mondialiste. Par « intelligent » ne signifie pas plus intelligent. Cela signifie interfacé avec la technologie informatique qui nous rend plus regardables, programmable, traçable et contrôlable.

JOUER À DIEU

Dans mon livre de 2015, “The Skingularity Is Near[3], j’ai documenté comment cette technologie intelligente est maintenant en phase portable, mais finalement est destinée à notre peau.

Dans la phase des dispositifs portables, pour le corps d’origine, ils sont utilisés pour augmenter le corps humain. Ceux-ci comprennent des montres et des capteurs « intelligents ».

Ces appareils deviendront de moins en moins sur l’exécution de fonctions telles que la mesure biométrique et de plus en plus sur notre identité. Ces appareils ressemblent à des bijoux avec un extraordinaire éventail de fonctions.

Le nec plus ultra est proposé par Google, un vêtement nano-nutriment qui vise à promouvoir la longévité. Cette robe de plusieurs couleurs enverra des nano-robots dans tous les orifices de votre corps sur les missions de rechercher et détruire les agents pathogènes dans votre sang et garder vos artères propres comme un coup de sifflet. Le résultat sera qu’il prolongera la durée de vie de façon spectaculaire. Il fait écho aux vêtements miracle ou robes de pouvoir des anciens dieux. C’est le manteau de lumière porté une fois par Adam et Eve, qui étaient hermaphrodites.

La phase portable ne durera pas longtemps. Cette technologie va diminuer dans un avenir immédiat, afin que les systèmes puissent être incorporés (intégrés) ou implantés dans le corps. Le téléphone intelligent dans votre main sera, plus tôt que vous ne le pensez, implanté dans votre oreille.

SkinTrack, une nouvelle technologie portable développée à l’Université Carnegie Mellon, transforme fondamentalement l’avant-bras en un pavé tactile (touchpad). Elle diffère des approches précédentes parce que SkinTrack oblige l’utilisateur à porter un anneau spécial qui propage avec une faible consommation d’énergie, un signal haut fréquence par le biais de la peau lorsque le doigt touche ou se rapproche de la surface de la peau.

Au bout de quelques clignements de l’œil, des lentilles de contact intelligentes, nous donnerons une vision super-humaine et plus. Sony, Samsung et Google ont tous déposé des brevets pour la technologie d’implant oculaire intelligent courant 2016.

2020, ici, nous voilà !

Où est-ce 2030 ?

Cela ne veut pas dire qu’ils n’auront pas des effets nocifs potentiels. Au contraire, je veux dire que comme d’autres instruments implantables, les lentilles intelligentes peuvent être enlevées ou insérées par l’utilisateur. Elles ne sont pas sous ou dans la peau en permanence.

Google Life Sciences – Verily (entreprise américaine, filiale d’Alphabet, spécialisée dans la recherche sur les sciences de la vie), est à l’avant-garde pour faire bénéficier l’IoT (Internet of Things- Internet des objets) dans votre globe oculaire. Dans la nouvelle « ère cognitive », comme le nomme IBM, les êtres humains (s’augmenteront) partiront en randonnée vers le meilleur achat ou un vers autre débouché de l’électronique, pour choisir sa nouvelle lentille. Votre lentille naturelle sera retirée de votre globe oculaire. Un liquide sera injecté dans l’œil. En quelques instants, ce fluide va fusionner avec la capsule du cristallin de l’œil. Comme elle se solidifie, votre nouvel œil contient du stockage, une batterie, des capteurs, une radio et d’autres appareils électroniques. Lorsque vous quitterez le magasin, vous serez un être transhumain qui aura une vision parfaite, avec la capacité de voir dans l’obscurité, des capteurs pour détecter le taux de glucose sanguin et d’autres applications, dont nous n’avons pas encore rêvé.

Bien sûr, avec des verres à vision supérieure vient la surveillance. La grande crainte est que l’implantation de cette technologie viendra à un coût supérieur que nos cristallins organiques. Elle va nous coûter notre libre arbitre et nous transformera en cyborgs sans émotions, impassibles.

Une autre start-up de Google, Magic Leap, a soulevé 1 milliard de dollars pour créer une lentille de contact implantable qui injecte des images générées par ordinateur dans le champ de vision du monde réel. Appelée le démarrage le plus secret du monde, son objectif est de ramener la magie dans le monde en repensant à la relation de la technologie avec les gens. Son but est de supprimer les chaînes liant l’humanité en jetant loin les boites sur notre bureau en unissant le cerveau et le corps grâce à la technologie.

En fait, Google peut vous demandez de penser à éliminer votre corps physique complètement.

Son chef futuriste, auteur Neal Stephenson, est surtout connu pour le concept de « Métavers – c’est-à-dire méta-univers – (de l’anglais Metaverse) » paru en 1992, décrit dans le roman Snow Crash (Le Samouraï virtuel). Stephenson imagine un univers virtuel où les utilisateurs créés des avatars pour communiquer et interagir. Qui a besoin d’un corps physique quand votre avatar est tellement mieux ?

TRANSHUMANISME

Le Brexit vient de mettre une clé dans ce plan, tout comme le rejet de la Google Glass a ralenti l’objectif de Google pour contrôler votre corps, votre esprit…. et l’âme.

Le Transhumanisme promet de prendre les potentiels de ce droit à de nouveaux niveaux. La prolongation de la vie par l’intermédiaire des organes synthétiques, des médicaments et d’autres nouvelles technologies, éliminent les obstacles à notre poursuite de la vie, la liberté et l’immortalité.

Le transhumanisme est un projet de reconfiguration (réingénierie) humaine basé sur le maillage de la chair humaine avec la technologie “intelligente” ou des appareils électroniques.

Né de la réalisation de la NASA, en 1962, que nous ne serons pas en mesure de transcender la terre dans notre combinaison de chair et de sang, le gouvernement américain a commencé à travailler sur la transformation des humains en cyborgs (un terme inventé par la NASA).

Le Transhumanisme vise à parfaire (perfectionner) le corps humain par ensemencement avec ou de la céder à la technologie d’intelligence artificielle, ce qui lui donne une nouvelle couche de peau et reliant tous les êtres humains sur la planète à l’Internet des objets (IoT). En moins de dix ans, tous les organes et parties du corps seront remplaçables par une version technologique[4].

Ces nouvelles technologies comprennent l’Internet des objets (IoT) qui anime le transnationalisme/mondialisme.

L’IoT est actuellement composé de 20 milliards de choses « intelligentes » ou de widgets — grille-pains, réfrigérateurs, voitures, téléphones, ordinateurs — qui vont gonfler à plus 50 milliards de ces choses intelligentes à l’horizon 2020.

L’IoT deviendra essentiellement un cerveau global artificiellement intelligent dont chaque cerveau humain individuel est un neurone.

Comment l’Internet des objets va tout changer – y compris nous-mêmes ?

Actuellement inclus parmi ces choses sont près de 4 milliards d’êtres humains, qui sont rapidement séparés de tout ce qui est humain et en adoptant les mises à niveau transhumaines conçus par les magiciens de la Silicon Valley. Si vous vous demandez le degré de dépendance, sinon accro, que nous avons à ces technologies, nous prenons nos téléphones cellulaires sans arrêt. Essayez d’exécuter un monde sans eux.

[…]

En fin de compte, la vue de « citoyen du monde » promue par le transnationalisme est une étape transitoire vers une trans-terre ou d’une civilisation de multi-planète transhumaine (machines améliorées humanoïdes) transcendant les frontières de la vie terrestre et qui vont et viennent entre la terre, la lune, Mars et au-delà.

Je suis pour aider les « pauvres » pour élever leur vie et pour transcender les limites de la terre. Mais je ne suis pas sûr de le faire comme l’homme chinois.

Comme j’ai expliqué dans «The Skingularity Is Near », le transhumanisme est l’accomplissement de la prophétie chrétienne et la philosophie de l’homme « nouveau », « parfait » et en Amérique « nous pouvons faire ce que nous voulons avec la bonne orientation de la technologie ».

Depuis qu’Adam et Ève ont été expulsés de l’Eden, l’humanité a cherché à se racheter pour récupérer notre état d’origine parfait.

Certains mondialistes et transhumanistes croient que notre espèce devrait embrasser notre transition aux choses de l’humain intelligent dans le cadre de notre évolution de ruche et notre retour à la perfection. Pour eux, une nouvelle race humaine reliée par des technologies implantées est un saut quantique. D’autres croient que cette vision est forgée de toutes pièces.

Cependant, les défenseurs des droits de l’homme, y compris cet auteur, avertissent que, comme la technologie devient de plus en plus envahissante et fusionne avec nous, nous devenons plus transparents. La vie privée deviendra impossible. Homo sapiens en tant qu’espèce cessera d’exister.

De cette façon, l’élection présidentielle américaine de 2016 est un vote pour le transhumanisme et le transnationalisme ou contre elle. Allons-nous faire une Entrée (dans le transhumanisme/transnationalisme) ou un Trexit ?

Vous décidez.

William Henry est un auteur basé à Nashville, mythologue d’investigation et présentateur de télévision intervenant sur la chaîne History Channel, dans la série documentaire américaine Ancient Aliens. Il est une autorité internationalement reconnue sur le potentiel spirituel humain, la transformation et l’ascension.

Trexit?: Transnationalism and Transhumanism and why they are the real issues of 2016

Notes :

[1] Brexit + Trump = Trexit

[2] Mouvement transhumaniste “Zero State” : Zero State (ZS) is a trans-national virtual autonomous community based around some well defined common principles, and goals which encompass renewal on a global scale of science, technology, economics, politics, art, religion and spirituality. In other words, generally remaking the world.

[3] skin=la peau ; émergence d’une nouvelle peau ou la seconde peau pour l’humanité et avec elle le prochain humain. La transformation ou la transcendance de l’humanité a longtemps été prophétisée, en particulier par le christianisme. La plupart des gens dans le monde ne sont pas au courant des progrès récents ou de ce qui est à venir […] les plus grandes sociétés du monde développent cette technologie, des Trillions de dollars sont en jeu.

[4] Vivre jusqu’à 100 ans grâce aux organes de remplacement ; Restaurer la vue : les scientifiques créent des mini-rétines 3D en utilisant des cellules-souche ; Des neurochirurgiens russes utilisent des implants crâniens imprimés en 3D ; Un implant en titane, imprimé en 3D, pour remplacer la cage thoracique ; implant individuel en titane pour cervicale imprimé en 3D ; un bras cybernétique intelligent et connecté ; la fusion de la technologie et du corps pour demain ; 3 bébés sauvés grâce à des implants imprimés en 3D ; Un projet d’oeil bionique qui pourrait faire basculer l’humanité dans le transhumanisme ; 2030, l’Horizon H+ : les futurs probables, selon le Conseil National du Renseignement des États-Unis.

Anne Frémaux – L’ère du Levant

Roman d’anticipation philosophique sur le thème de la crise écologique, du post-humanisme, de la révolution transhumaniste, des évolutions sociétales et spirituelles du futur.

Anne Frémaux, est agrégée de Philosophie et Doctorante à la Queen’s University de Belfast (UK). Elle a publié un essai critique, La nécessité d’une écologie radicale (Sang de la Terre, 2011) et signe là son premier essai dystopique.

En l’an 90 de la nouvelle ère, Dimitri Atskov, le puissant Gouverneur d’Urbio, première province dans l’ordre protocolaire de la Confédération, envoie la jeune Jana en mission dans le territoire du Levant où, à cause de dérèglements magnétiques liés aux vents solaires, aucun cyborg ou homme augmenté ne peut pénétrer. Elle y rencontrera le vieux Gild et son fils, Github, et sera confrontée aux effets de l’holéum, la fleur du soleil aux vertus psychotropes qui ouvre l’esprit sur de nouvelles réalités. Outre l’amour et les révélations qui l’attendent sur le sens véritable de son existence ainsi que sur le secret de sa naissance, elle fera l’expérience de modes de vie rudimentaires, de formes de pensée et de pratiques spirituelles aux antipodes de ce qu’elle connaissait jusqu’alors et qui la pousseront à questionner la rationalité et le bien-fondé de son monde hautement « technologisé ».

Pendant ce temps, dans la banlieue prolétarienne d’Ustis, capitale d’Urbio, la Résistance se poursuit autour de Rostam et d’Ahün contre l’organisation eugéniste et bientôt génocidaire de la société urbienne qui condamne les faillibles improductifs à la mort et s’apprête à déclarer l’espèce humaine « obsolète », au nom de la révolution mécatronique (transhumaniste) en cours, menée par la vieille Fräulein Kassner. D’autres protagonistes, tels que Clara, la femme du Gouverneur, qui s’oppose aux desseins de son mari, la petite Emna qui rêve d’épouser un robot ou Marius, jeune homme insouciant qui profite des rouages du système et savoure son ascension progressive dans l’échelle confédérale, auront des rôles clés à jouer dans la trame événementielle.

Les destins vont cheminer, se croiser, s’associer ou s’affronter dans un ballet haletant qui va décider du devenir de l’humanité et du sort de la planète tout entière. L’avenir sera-t-il encore humain ? Comment définir l’humanisme à l’heure des manipulations génétiques et des technologies d’amélioration de l’homme (Human enhancement technologies) ? Telles sont les questions centrales auxquelles ce livre d’anticipation tente de répondre et dont l’objet premier pourrait ainsi être résumé : éviter que « l’humanité » ne se perde en route…

Aussi captivant qu’alarmant, aussi effrayant que touchant, ce récit aux accents spiritualistes qui prend pour toile de fond des thèmes aussi importants que la crise écologique, les technologies reproductives, le terrorisme, le post-humanisme et la révolution transhumaniste, nous livre là une peinture prospective fascinante, doublée d’une réflexion critique profonde des enjeux de notre temps. Véritable vade-mecum philosophique pour le présent et le futur, cette œuvre également poétique, décrit avec générosité les aspects émouvants et touchants de la nature humaine, soulignant sa fragilité constitutive comme son éternelle capacité d’adaptation et de transformation face aux épreuves qu’elle rencontre en chemin. Un récit qui ne laissera personne indifférent…