Le soldat augmenté – Cahier de la RDN

Le soldat augmenté – les besoins et les perspectives de l’augmentation des capacités du combattant

Comment pallier les possibles déficiences humaines du soldat sur le champ de bataille ?

Cette question très ancienne trouve un nouvel écho de nos jours, avec les innovations technologiques envisagées par la numérisation du champ de bataille et en particulier avec la convergence des progrès techniques enregistrés dans les domaines de l’informatique, des nanotechnologies, de la médecine, de la pharmacologie et des neurosciences. Ces nouvelles technologies reposent, sous un nouvel angle, la question de l’aide à l’amélioration globale du niveau de performance de nos soldats et donc de leur efficacité.

Le Centre de recherche des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC) avec le soutien de nombreux partenaires institutionnels, universitaires et industriels présente dans ce Cahier spécial le résultat des travaux menés depuis 2015 et restitués lors de la journée d’études du 19 juin 2017 au ministère des Armées à Balard, organisée avec le soutien de l’Institut de recherche biomédical des armées (IRBA) et de la Direction générale de l’armement (DGA), sur les besoins et perspectives de l’augmentation des capacités du combattant dans le but d’être plus efficient en opération.

Ce Cahier de la Revue Défense Nationale recense ici le résultat des travaux et réflexions menés par trois groupes de travail qui ont ciblé les problématiques majeures et déterminé trois types d’enjeux, en procédant notamment à une clarification d’ordre sémantique de la définition même de ce qui est entendu par « augmentation » :

A. Augmentations des capacités cognitives et soutien psychologique du futur combattant.
B. Augmentations des capacités physiques et soutien physiologique du futur combattant.
C. Politiques de gestion de l’augmentation par les forces.

Il est apparu nécessaire de demander préalablement à des opérationnels engagés récemment en opérations, de décrire les solutions d’augmentation qu’ils souhaitaient voir proposées pour le combattant dans un futur plus ou moins proche. Cette expression du besoin a été enrichie par les contributions de la Gendarmerie et de la Police, qui présentent les spécificités de leurs missions et le cadre dans lequel peut s’envisager une « augmentation » des agents des forces de sécurité intérieure.

Sont également présentées dans ce Cahier spécial les fonctions d’augmentation possibles et les pistes de solutions envisageables, toutes déclinées par les groupes de travail A, B et C décrits précédemment en fonction de leurs diverses applications selon le terrain, la mission et les caractéristiques de chaque individu.

De la même façon, l’étude prend en compte les enjeux sociologiques, éthiques et juridiques qui découlent de ces nouvelles perspectives. Elle aborde plus particulièrement la question des « augmentations » appliquées, la nature de leurs effets obtenus, leurs procédés de mise en œuvre et de contrôle, leur acceptabilité, tout comme la réversibilité ou non de leurs impacts.

Le programme de recherche du CREC sur le soldat augmenté se poursuit donc, avec pour ambition d’étudier diverses recommandations concernant la mise en œuvre d’augmentations des performances du soldat pour nos Armées et nos forces d’intervention.

Télécharger le Cahier spécial de la Revue Défense Nationale : Le soldat augmenté (PDF)

Saint-Cyr – Ministère des Armées

Les objets connectés et le monde militaire

La Chaire de cyberdéfense et cybersécurité a organisé avec les Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et son centre de recherche le CREC Saint-Cyr, le COMmandement des Systèmes d’Information et de Communication (COMSIC) et la DGA Maîtrise de l’information, un séminaire interarmées sur le thème “Les objets connectés et le monde militaire “qui a eu lieu le mardi 21 mars 2017 à l’école des Transmissions à Cesson-Sévigné.

Présentation

Le monde civil actuel est progressivement envahi par les objets connectés : que ce soient des smartphones, des montres ou même des chaussures de sport, leur connexion au réseau leur permet d’assurer des services très divers auprès de leur utilisateur. L’objectif de leur connexion au réseau est double : d’une part pouvoir délocaliser la puissance de calcul et d’analyse, ce qui permet de ne garder sur soi que des capteurs et des appareils de transmission et de miniaturiser le matériel, d’autre part de pouvoir faciliter l’accès aux données produites par ces objets en les mettant à disposition sur une plateforme de partage.

En fait, de tels systèmes sont déjà utilisés dans le monde militaire, le drone aérien en étant sûrement l’exemple le plus pertinent, mais ils vont se démocratiser à des niveaux beaucoup plus bas, au niveau même du soldat, grâce à la réduction de leur taille, la démocratisation des technologies duales et la diminution de leur coût. Ils interconnecteront les différents niveaux hiérarchiques sur le champ de bataille. L’enjeu, tant pour le chef de guerre que pour celui chargé de l’ordre public, est immense : pouvoir accéder à des renseignements précis et en temps réel sur l’environnement, localiser ses hommes sur une carte numérique en les équipant de capteurs, connaître leur état physiologique ainsi que l’état de leur matériel, etc., toutes informations dont le chef pourrait avoir besoin pour affiner ses décisions. Ces systèmes modifieront sans aucun doute l’art de faire la guerre en plaçant le renseignement encore plus au cœur du processus décisionnel.

Néanmoins, le recueil de données pose divers problèmes : celui de leur stockage (mettre en réseau des données nécessite une mémoire physique, au moins de manière provisoire), celui de leur traitement (le but est d’aider le décideur, non pas de le submerger de données inutiles) et enfin celui de leur sécurité : l’interception de données et leur décryptage, le piratage d’objets connectés militaires ou civils emportés par les forces en opération sont des menaces à craindre. La prolifération des objets connectés sur le champ de bataille ne sera possible que lorsque les transmissions se feront avec un niveau de cybersécurité maximal, car la moindre faille dans le système pourrait donner à l’ennemi la possibilité d’accéder à des données toujours plus vitales pour nos armées.

Télécharger la synthèse du séminaire (PDF)

Credit: chaire-cyber écoles de Saint-Cyr Coëtquidan / DIRCOM / Cellule Infographie / Guillaume ROGER

Séminaire sur « le soldat augmenté »

Organisé par le CREC Saint-Cyr avec le soutien de la DGA et du Service de Santé des Armées,

le lundi 19 juin 2017

Grand Amphi Victor – Site de Balard, 15 avenue de la Porte de Sèvres 75015 Paris

Présentation

Le centre de recherche des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan avec le soutien de l’IRBA et de la DGA, organise le 19 juin 2017 une journée d’études sur « les besoins et perspectives de l’augmentation des capacités du combattant », dans le but d’être plus efficient en opération.

Ce séminaire est l’opportunité de présenter les besoins opérationnels exprimés pour l’amélioration des performances des combattants ou des agents des forces de l’ordre, sous un angle technologique mais aussi physiologique et psychologique. Ces besoins seront également confrontés aux enjeux sociologiques, éthiques et juridiques qui découlent de ces pratiques et possibles perspectives.

Il marque une étape dans les travaux en cours. Réservé au personnel civil et militaire des ministères de la Défense et de l’Intérieur, et des chercheurs et industriels travaillant pour ces ministères, il présentera les axes de réflexion engagés par les groupes de travail qui se sont constitués pour problématiser et répondre aux enjeux liés aux :

  • augmentations des capacités cognitives et soutien psychologique du futur combattant
  • augmentations des capacités physiques et soutien physiologique du futur combattant
  • politiques de gestion de l’augmentation par les forces

L’analyse portera dans un premier temps sur une clarification d’ordre sémantique de la définition même de l’augmentation, puis se poursuivra par le recensement des besoins exprimés par des opérationnels dans le cadre de scénarios qu’ils ont écrits. Ils en feront l’analyse à la lumière des solutions d’augmentation qui pourraient leur être proposées dans un futur plus ou moins proche.

Pour illustrer l’implication en cours des industriels de la Défense sur ces questions, des solutions technologiques industrielles seront présentées au cœur de cette journée d’études dont certaines feront l’objet de démonstrations.

Pour enrichir ces réflexions, ce séminaire accueillera quelques témoignages du monde civil ou militaire, un regard historique des anciennes pratiques des combattants ainsi que la vision et travaux par des pays étranger du soldat du futur et de ses perspectives d’augmentation.

Le débat ainsi ouvert sous un angle pluridisciplinaire a pour ambition d’ouvrir une réflexion qui s’inscrit dans l’évolution notable de l’environnement dans lequel se déploient nos combattants.

Cette réflexion se veut également inclure les différentes possibilités offertes par les avancées technologiques, à la croisée des mondes civil et militaire, et susceptibles de changer les modes opératoires des missions de défense et de sécurité.

Organisation scientifique

Docteur Jean-Michel Le Masson, chercheur associé au CREC Saint-Cyr, chef du service de santé zonal du secrétariat général pour l’administration du ministère de l’Intérieur, zone Ouest médecin chef (e.r) du service de santé des armées.

Gérard de Boisboissel, ingénieur de recherche du CREC Saint-Cyr.

Contact et inscriptions

Gérard de Boisboissel : 02 90 40 40 04 (inscriptions closes)

pour toute question contacter : soldat.augmente@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr

Programme Colloque Soldat Augmenté

Thales lance SYNAPS, la nouvelle génération de radios logicielles tactiques haut débit destinée au combat collaboratif

Communiqué de presse

Thales annonce le lancement de SYNAPS, sa nouvelle gamme de radios logicielles tactiques haut débit conçue pour supporter la numérisation du champ de bataille et les systèmes C4I (Command, Control, Computers, Communications and Intelligence). SYNAPS apporte une capacité de combat collaboratif unique grâce aux communications horizontales établies en temps réel avec l’ensemble des acteurs sur le terrain. Développée sur la base du système CONTACT, dont la réalisation constitue le plus important programme de radios logicielles en Europe, SYNAPS est destinée au marché international et à l’ensemble des forces armées : Terre – Air – Mer. Ce programme mené par la DGA équipera dès 2019 les forces armées françaises.

Avec la numérisation du champ de bataille SYNAPS répond, au-delà du commandement hiérarchique, aux nouvelles formes d’engagement telles que le combat collaboratif. Tel le réseau de neurones du corps humain, SYNAPS joue le rôle de système nerveux du système de combat, permettant aux différentes unités en opération de détecter les menaces et de partager entre elles les informations de situation tactique en temps réel et à très haut débit. Cette double capacité hiérarchique et collaborative supporte ainsi les applications C4I et apporte au Commandement une supériorité informationnelle et une accélération significative du tempo de la manœuvre. Le lancement de SYNAPS constitue ainsi  un véritable saut de génération, sans équivalent sur le marché.

Les opérations militaires étant désormais menées en coalition, la technologie radio logicielle SDR SCA de SYNAPS intègre les derniers standards internationaux OTAN et de Coalition et en particulier le standard ESSOR (European Secure Software Defined Radio) : standard haut débit développé par 6 pays européens (Finlande, France, Italie, Espagne, Pologne et Suède) et candidat à la standardisation OTAN. De plus, les radios SYNAPS sont reprogrammables et prêtes à accueillir les nouveaux standards à venir.

Les radios SYNAPS offrent des services utilisateurs tels que phonie de combat, messagerie, vidéo, Chat, Blue Force Tracking de manière simultanée et différenciée en termes de qualité de service : les flux de données les plus critiques sont échangés prioritairement. SYNAPS se distingue aussi par d’excellentes performances en termes de portée opérationnelle et de protection contre le brouillage sur le champ de bataille, tout en optimisant la ressource fréquentielle pour un même débit utile de données. Aucun compromis n’est fait entre le débit des données, leur sécurité et la connectivité. Les radios SYNAPS permettent de s’adapter automatiquement aux reconfigurations des déploiements opérationnels en cours de mission.

SYNAPS supporte des déploiements de taille variable allant de quelques dizaines d’utilisateurs jusqu’au niveau d’une brigade inter-armes. Enfin, la nouvelle gamme de radios logicielles SYNAPS a été conçue pour tous les types d’utilisateurs, toutes les plateformes et les forces armées, ainsi que  pour tous les types de déploiements : interarmes, interarmées et interalliés.

Le combat aéroterrestre à l’horizon 2030

 

Minatec et l’armée : le rapport par Antonin Reigneaud – juin 2006

un rapport publié en juin 2006 par l’Observatoire des transferts d’armements/CDRPC de Lyon, intitulé : “L’armement du futur : pressions sur la recherche – Présence militaire dans le secteur des nanotechnologies”, et signé Antonin Reigneaud.

nanoarmes (PDF)