Le Département de la défense des États-Unis développe un système d’authentification multifactorielle

Le programme DARPA High-Assurance Cyber Military Systems (HACMS) développe une technologie pour la création de systèmes cyber-physiques sûrs et sécurisés.

En s’appuyant sur une approche fondée sur les méthodes formelles, le programme permet une synthèse de code semi-automatique à partir de spécifications exécutables et a déjà transmis une partie de sa technologie aux communautés commerciales et de défense.

DARPA développe actuellement un système d’authentification multifactorielle destiné à remplacer la carte d’accès commune (CAC) actuelle qui utilise l’authentification à deux facteurs. Le nouveau système utilisera la biométrie et l’analyse comportementale pour vérifier l’identité de la personne utilisant le réseau.

Le lieutenant-général Alan R. Lynn a déclaré que cela comporterait probablement des «modes de vie», dans lesquels les actions d’un individu sont comparées à leurs habitudes établies.

En avril, le Département de la défense (DoD) a déclaré qu’il planifiait plusieurs pilotes pour les solutions d’authentification multi-facteurs au cours des six à douze prochains mois.

À l’époque, Alfred Rivera, directeur de l’agence de défense des systèmes d’information (DISA) du centre de développement et d’affaires, a déclaré que l’agence a déjà rencontré plusieurs fournisseurs qui ont prouvé qu’il existe plusieurs solutions prêtes à être testées.

DISA a déclaré qu’elle est ouverte à l’une des idées les plus récentes du secteur privé et des technologies innovantes tant que cela aidera l’agence à rester en tête de ses adversaires cybernétiques.

Le lieutenant Lynn dit que tous les outils cybernétiques rentables intéresseraient à la fois le DISA et le Quartier général de la Force interarmées (Joint Force Headquarters), le Réseau d’information du département de la défense (DOD Information Networks > JFHQ-DODIN).

« Le champ de bataille cybernétique augmente, il est sans fin et c’est 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, nous devons le surveiller de manière constante, et tous les outils que l’industrie peut apporter, nous intéressent », a déclaré le général Lynn, qui dirige les deux organisations. « S’il existe une technologie qui nous permettra de fournir plus de bande passante, plus de capacités, nous sommes également intéressés par cela. »

Les chercheurs et les hackers ont tous deux prouvé que ces types de systèmes embarqués en réseau sont très sensibles aux attaques à distance, ce qui peut entraîner une perte de données ou même des dommages physiques, économiques et stratégiques.

Les dirigeants du DISA ont discuté des défis auxquels l’agence est confrontée et de la façon dont l’industrie peut aider à résoudre ces problèmes lors du Symposium d’opérations cybernétiques défensives de l’AFCEA International qui s’est tenu du 13 au 15 juin au Centre de congrès de Baltimore.

American Security Today

Étude prospective à l’horizon 2030 : impacts des transformations et ruptures technologiques sur notre environnement stratégique et de sécurité.

Pour la première fois, un document gouvernemental en matière de prospective technologique est réalisé par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) pour penser les défis technologiques à venir auxquels nous serons confrontés et les ruptures stratégiques qui en découleront. Il vise à proposer des pistes de réflexion à l’ensemble des acteurs de la communauté stratégique française, voire alimenter le débat public dans une période où les questions de sécurité et de défense s’imposent au cœur des préoccupations.

A vocation pédagogique, cet exercice de prospective n’exprime pas de position officielle et ne correspond pas à une quelconque doctrine, livre blanc ou politique publique. Il reflète le point de vue de chercheurs et l’état des réflexions sur un ensemble de sujets. Le choix des thématiques résulte du travail de veille technologique réalisé par le SGDSN, en relation étroite avec le monde de la recherche. Il pourra être actualisé et augmenté par l’étude ultérieure d’autres sujets.

Télécharger le PDF

Sommaire

Avant-propos
Introduction
Partie 1 : Des tendances qui se consolident
La défense antimissile balistique en 2030 : un système militaire mature au cœur des équilibres stratégiques
La démocratisation de l’accès à l’espace
Paix et guerre dans le cyberespace
La dissuasion, atout de puissance et facteur de paix
Terrorisme et menaces NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) : vers un terrorisme technologique ?
Frontières passoires ou frontières intelligentes
Partie 2 : ruptures technologiques – ruptures stratégiques
Les missiles et vecteurs hypervéloces, nouveaux déterminants des puissances ?
Militarisation et insécurisation de l’espace
La révolution de l’impression 3D
La biologie de synthèse : un saut dans l’inconnu
Comment les neurosciences vont-elles transformer la guerre ?
La cryptographie est-elle à l’aube de la révolution quantique ?
Le champ de bataille « 3.0 » : intelligence artificielle, robots, nanotechnologies et armes à énergie dirigée sous l’uniforme


Extrait : Comment les neurosciences vont-elles transformer la guerre ?

L’impact potentiel des neurosciences sur la manière de faire la guerre est identifié et de nombreuses recherches sont en cours. Essentielles en termes de santé, ces avancées vers « l’homme augmenté » sont parfois déroutantes au plan militaire et éthique. La France et l’Europe doivent les prendre en compte pour maintenir leurs capacités de défense pour la guerre du futur, identifier les priorités afin de ne pas disperser moyens et financements et se préparer à créer les conditions d’une modération des acteurs et d’un encadrement international.

De formidables avancées susceptibles d’intéresser la défense

Les stratégies et méthodes permettant d’étudier le fonctionnement cérébral ou de modifier les capacités cognitives sont de natures très diverses, impliquant à la fois des technologies non-invasives ou invasives. Des avancées récentes en matière d’imagerie cérébrale, de techniques de neuromodulation ou d’interfaces cerveau-machine ouvrent de nouvelles perspectives à plus ou moins long terme.

Pour les forces armées, les recherches actuelles dans le domaine des neurosciences, si elles aboutissent, pourraient participer à la réalisation de plusieurs objectifs, comme :

– la préservation de la santé et de la sécurité des opérateurs militaires ;
– le maintien, voire l’amélioration de leurs performances, notamment en matière d’endurance, de capacités sensorielles, de réactivité, de productivité, de créativité ou encore de résistance au stress.

Ces applications auraient une incidence directe sur les performances individuelles et la capacité opérationnelle.

Parmi les axes de recherche qui suscitent également un intérêt – et soulèvent autant d’enjeux éthiques et sociétaux – figurent l’exploitation des connaissances et technologies relevant des neurosciences, en particulier des techniques d’imagerie cérébrale fonctionnelle, en vue d’évaluer la véracité des informations obtenues lors d’un interrogatoire ou même de déterminer le degré de responsabilité d’un individu, notamment dans le cadre d’expertises judiciaires ou dans le domaine du renseignement.

L’Homme augmenté, réflexions sociologiques pour le militaire
Éthique sur le champ de bataille dans un futur proche
Augmentation des performances humaines avec les nouvelles technologies : Quelles implications pour la défense et la sécurité ?

Les applications potentielles des neurosciences pour les forces armées, dont certaines restent à l’heure actuelle très hypothétiques, comprennent :

– le suivi médical individuel des combattants, par exemple la surveillance de l’évolution de la vigilance ou du niveau de stress ;
– la prise en charge médico-psychologique, avec notamment la possibilité de restaurer une fonction après une atteinte à l’intégrité physique, voire psychique (commande de dispositif prothétique, perception de sensations recréées, restauration des souvenirs, etc.) ;
– l’amélioration de la formation et de l’entraînement, y compris en cas de stress ;
– l’amélioration des performances physiques et sensorielles des combattants ;
– le guidage à distance de systèmes d’armes, tels que des robots, des drones ou un exosquelette, par une interface cerveau-machine ;
– l’amélioration des performances cognitives des opérateurs et des combattants, en particulier dans un environnement complexe et avec des sollicitations multiples ;
– l’obtention et l’évaluation d’informations à des fins de renseignement ;
– la mise en réseau de capacités cérébrales afin de pouvoir combiner des compétences individuelles.

Le nouvel exosquelette des Forces Spéciales « Iron Man » arrête les balles avec une armure liquide
Robotisation des armées : « Il y a un début de fuite en avant dans certains pays »
Réalité augmentée pour les forces armées
Le nouveau programme de la DARPA envisage de stimuler vos nerfs pour l’auto-guérison

S’ils se concrétisent, certains développements pourraient être à l’origine de profonds bouleversements dans les prochaines décennies, sans qu’il ne soit encore possible de déterminer toutes les conséquences au niveau individuel, sociétal ou international. En effet, outre la restauration des capacités, il devient désormais envisageable de pouvoir altérer de façon ciblée des fonctions cognitives telles que la mémorisation ou le processus de prise de décision, en les améliorant ou en les dégradant, voire peut-être un jour de modifier ou créer des souvenirs ou encore d’accéder aux pensées d’un individu. Ces évolutions imposent d’engager une réflexion approfondie sur les questions éthiques, sociétales, juridiques et médicales afférentes, en fonction des applications, qu’elles soient civiles ou militaires, et du contexte d’emploi. Elles soulèvent des questions quant aux conséquences en termes de dignité humaine et de respect de la vie privée, mais aussi de risques d’atteinte à l’identité personnelle et à l’autonomie. En interférant avec les fonctions cognitives, ces avancées s’accompagnent ainsi d’une possible remise en cause des notions de libre arbitre ou de responsabilité individuelle, telles qu’elles sont traditionnellement appréhendées. Enfin, il convient de considérer les risques de détournement à des fins malveillantes.

Les scientifiques ont repéré le circuit cérébral qui pourrait aider à effacer la peur
Interfaces cerveau-ordinateur : des fonds militaires pour contrôler les sentiments
Une manipulation de neurones spécifiques aide à effacer les mauvais souvenirs et améliorer les bons
José Delgado et ses dispositifs de contrôle de l’esprit par la stimulation électrique du cerveau

Au-delà de l’état actuel des connaissances sur le cerveau et son fonctionnement, la complexité de la problématique est aussi liée à l’interdépendance fonctionnelle avec l’environnement physique et social. Que la modification soit recherchée ou secondaire, il peut y avoir atteinte à l’intégrité physique ou psychique des individus. Sans même chercher à dégrader certaines capacités, il existe un risque que l’amélioration de fonctions cognitives spécifiques se fasse au détriment d’autres. La question de la réversibilité des effets doit également être posée. Il faut de plus considérer la problématique de l’acceptabilité individuelle mais aussi sociétale.

La sécurité des équipements médicaux implantables fait déjà partie des préoccupations majeures pour les acteurs du secteur de la santé. En plus des risques de dysfonctionnement, la vulnérabilité aux cyber-attaques de certains systèmes représente donc une crainte légitime, en particulier s’agissant de ceux qui sont connectés et reçoivent et/ou transmettent des flux de données à distance, et ce d’autant plus s’ils sont invasifs. En prenant pour exemple les travaux de recherche en cours portant sur le développement d’un implant neuronal qui pourrait remplacer les dispositifs externes de réalité virtuelle, des informations altérées pourraient par exemple être transmises directement au niveau du cortex visuel.

A l’horizon 2030, un soutien financier substantiel à des programmes de recherche innovants aura permis d’obtenir des résultats concrets, avec une transition réussie de la recherche fondamentale à des applications concrètes de façon générale mais aussi a posteriori dans les forces armées. Dans le même temps, les recherches relevant des neurosciences bénéficieront des approches collaboratives et interdisciplinaires, permettant la levée de verrous technologiques. « L’homme augmenté » sera en passe de devenir une réalité.

Les États-Unis, comme la Chine, auront investi massivement dans ce domaine. Malgré de fortes réticences au sein de la société civile et d’organisations non gouvernementales, voire du Comité international de la Croix-rouge, certains systèmes innovants seront déployés et opérationnels au sein des forces armées américaines et vraisemblablement, de façon plus limitée, de celles d’autres pays comme la Chine, de la Russie ou Israël. A ce stade, il s’agira principalement :

– d’implants destinés à augmenter l’acuité visuelle ou auditive ;
– de dispositifs d’électrostimulation cérébrale pour les opérateurs exerçant en environnement complexe ;
– d’interfaces cerveau-machine permettant soit d’utiliser des exosquelettes afin d’augmenter les capacités locomotrices, soit de piloter des drones ou des robots pour le déminage des engins explosifs improvisés (IED) ;
– d’outils d’aide aux interrogatoires à des fins de renseignement.

Un système de lecture labiale automatique pourrait mettre fin aux mots de passe tels que nous les connaissons

Une équipe de scientifiques dirigée par Cheung Yiu-ming de la Hong Kong Baptist University (HKBU) a présenté la première technologie de ce genre au monde, une solution brillante et nouvelle qui pourrait signifier la fin des mots de passe tapés. Une nouvelle technologie intitulée “lip motion password” (mot de passe de mouvement des lèvres) (lip password : mot de passe de la lèvre) qui utilise les mouvements des lèvres d’une personne pour créer un mot de passe.

Leur idée est un logiciel de lecture des lèvres qui vous permet de parler directement à votre appareil. Tout ce que vous devez faire est dire votre mot de passe à la caméra de votre ordinateur portable ou smartphone. Le logiciel de reconnaissance vous donnera accès une fois qu’il lit vos lèvres. “Ce système vérifie l’identité d’une personne en associant simultanément le contenu du mot de passe aux caractéristiques comportementales sous-jacentes du mouvement des lèvres”, selon un article sur le site web de HKBU.

Le mouvement des lèvres est plus sûr. “Les caractéristiques dynamiques des mouvements des lèvres sont résistantes au mimétisme, de sorte qu’un lip password peut être utilisé seul pour la vérification de locuteur, car il est capable de détecter et de rejeter un mot de passe erroné prononcé par l’utilisateur ou le mot de passe correct parlé par un imposteur”, selon l’annonce de l’Université Baptiste de Hong Kong.

En outre, le logiciel de Cheung combine la lecture des mouvements des lèvres avec l’authentification vocale traditionnelle. “Le même mot de passe parlé par deux personnes est différent, et un système d’apprentissage peut les distinguer”, a-t-il expliqué. Bref, c’est une forme plus sûre d’authentification biométrique.

Ce logiciel pourrait avoir des applications au-delà de votre smartphone. Il pourrait également s’avérer utile pour les transactions financières, comme celles qui ont lieu dans les guichets automatiques. Le logiciel peut être bientôt disponible, car il a déjà reçu un brevet américain en 2015.

HKBU, Business Insider

Les scientifiques d’Oxford ont une IA qui peut lire vos lèvres
Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025

Safran dévoile une nouvelle version de son Selfie Check SDK

Afin d’accroître la précision et la sécurité de sa solution biométrique d’authentification faciale pour les appareils mobiles, Safran Identity & Security a amélioré son SDK Selfie Check avec une meilleure détection du vivant.

Lorsque les utilisateurs présenteront leur visage pour s’authentifier, ils recevront de manière aléatoire des consignes leur demandant de tourner leur tête à droite, à gauche, de la baisser, voire d’effectuer une combinaison des trois, afin de garantir que l’utilisateur est bien une personne réelle et vivante. La capacité de reconnaître une personne en chair et en os augmente considérablement la sécurité et la fiabilité d’un système biométrique, tout en réduisant le risque de piratage et de fraude.

Le nouveau SDK biométrique de Safran, destiné aux téléphones portables avec détection améliorée du vivant, sera exposé lors du salon Mobile World Congress de la GSMA à Barcelone (du 27 février au 2 mars) sur le stand de Safran Identity & Security (Hall 6 / Stand G 30).

Biometric Update, Safran

Les banques new-yorkaises envisagent d’adopter la biométrie conformément aux nouvelles règles de cybersécurité

New York State Department of Financial Services

Les banques, compagnies d’assurance et autres institutions financières de New York s’apprêtent à adopter une authentification multifactorielle, y compris la biométrie, conformément aux nouvelles règles de cybersécurité, qui entreront en vigueur le 1er mars, selon un rapport du New York Department of Financial Services (NYDFS – Département des services financiers de l’Etat de New York).

Le programme de cybersécurité du NYDFS vise à protéger les consommateurs et à assurer la sécurité de l’industrie des services financiers de l’État.

L’une des exigences du programme de cybersécurité exige que les organisations utilisent l’authentification multifactorielle « pour protéger contre l’accès non autorisé » des informations privées et d’autres systèmes protégés. Plusieurs banques ont déjà déployé des solutions d’authentification biométrique avant la date limite de mise en œuvre du 1er mars pour améliorer la sécurité.

La Royal Bank of Scotland Group Plc s’est associée à BioCatch pour déployer la technologie d’authentification multi-facteurs avant que les règles de cybersécurité NYDFS soient mises en œuvre.

La technologie d’authentification multi-facteurs de BioCatch permet de suivre les multiples identificateurs biométriques de l’utilisateur, incluant les empreintes digitales, les traits typographiques du clavier (reconnaissance de frappe), le timing et d’autres attributs pour détecter toute anomalie tout au long de l’expérience d’un consommateur, a déclaré le directeur de l’innovation de BioCatch, Kevin Hanley.

Les nouvelles exigences en matière de cybersécurité ont subi un contrecoup de la part de certaines organisations de la communauté financière, mais le fait de faire en sorte que les banques et autres institutions financières améliorent leurs mesures de cybersécurité ne peut que profiter aux consommateurs.

Biometric Update

La communication cerveau à cerveau chez les humains pourrait bientôt devenir une réalité

Imaginez vivre dans un monde où la communication verbale n’est plus requise, une société dans laquelle la télépathie est la norme, où les individus seraient capables de “parler” entre eux en utilisant uniquement leurs pensées.

Les scientifiques ont depuis longtemps envisagé les possibilités d’une communication de cerveau à cerveau chez les humains, et il semble que leurs rêves pourraient devenir réalité au cours de la prochaine année, ou plus. Un tel système serait rendu possible grâce à des avancées majeures qui ont été obtenues dans des essais récents impliquant des animaux.

Dans une étude, trois singes étaient reliés par des implants cérébraux individuels, puis placés dans des chambres séparées. Ils ont eu la tâche de contrôler un bras virtuel sur un écran, une tâche qu’ils ne pouvaient réaliser avec succès que s‘ils travaillaient ensemble. Finalement, ils l’ont fait. Selon Miguel Nicolelis, le dirigeant de l’étude, “ils ont synchronisé leurs cerveaux et ont achevé la tâche en créant un super cerveau – une structure qui est la combinaison de trois cerveaux”.

→ Nature, Computing Arm Movements with a Monkey Brainet
→ Nature, Building an organic computing device with multiple interconnected brains

Alternativement, une autre expérience ayant testé la synchronicité du cerveau chez quatre rats a obtenu des résultats similaires. Après 10 essais, les scientifiques ont trouvé que les rats étaient capables de penser comme un seul 61 pourcents du temps. Ils ont acquis une plus grande précision dans la résolution de problèmes simples lorsqu’ils ont combiné leurs esprits.

Plus récemment, la recherche s’est focalisée sur les humains. Dans une étude, les chercheurs ont placé deux individus dans des chambres séparées et leur ont donné la tâche de jouer un jeu de 20 questions sur un ordinateur en utilisant uniquement leurs cerveaux. Ils ont transmis des réponses “oui” ou “non” à l’aide d’un casque d’électroencéphalographie (EEG), qui suivait l’activité cérébrale d’une personne et déclenchait un courant électrique dans le cerveau de l’autre personne.

Une étude pilote de communication directe cerveau-à-cerveau chez l’homme
Interface cerveau-à-cerveau — le prochain grand saut dans la communication humaine

Un jour, nous pourrions essayer d’aller plus loin afin de détecter des processus de pensée individuels. Ces pensées pourraient être transmises à une autre personne, influençant les décisions qu’ils prennent.

Les scientifiques décodent les pensées, lisent l’esprit des personnes en temps réel
Le machine-learning peut lire votre électroencéphalographie (EEG) et découvrir vos habitudes

Cela pourrait être un énorme changement pour les personnes atteintes de paralysie et d’autres conditions médicales les empêchant d’être en mesure d’effectuer des tâches physiques. Par exemple, assembler une combinaison robotique équipée de brainet, (réseau de cerveaux ou cerveau ordinateur) une synchronisation de plusieurs cerveaux agissant comme un ordinateur organique, pourrait permettre aux gens de recevoir l’aide des autres lorsqu’ils apprennent à utiliser un exosquelette pour retrouver le mouvement.

Pour l’instant, il est assez difficile de créer un dispositif imitant la pure télépathie. Nos cerveaux sont uniques, et chacun d’entre eux pense différemment, nos pensées étant influencées par nos souvenirs et expériences individuelles. Les schémas cérébraux résultants rendent difficile pour les neuroscientifiques de développer la communication cerveau à cerveau, mais s’ils peuvent révéler les modes de pensée d’un individu, ils pourraient potentiellement utiliser l’activité cérébrale d’une autre personne pour déclencher ces pensées.

traduction Benjamin Prissé

New Scientist, Popular Mechanics, Futurism

Les rapports sur la biométrie

Les rapports spéciaux fournissent des analyses et des renseignements sectoriels concurrentiels pour l’industrie mondiale de la biométrie, y compris la taille du marché, les segments multiples de l’industrie, le capital-risque et d’autres opportunités commerciales, ainsi que des profils approfondis sur les meilleures sociétés et solutions émergentes.

La biométrie et la sécurité des frontières

Ce livre blanc fournit une mise à jour concernant l’application de la biométrie pour la sécurité des frontières.

Le rapport prévoit une croissance continue de l’utilisation de la biométrie pour la sécurité des frontières par le gouvernement des États-Unis. Les effets permanents de ces exigences sont que d’autres pays auront également besoin de documents de voyage améliorés qui encapsulent la biométrie. La crise européenne des réfugiés et des migrants augmentera également l’utilisation biométrique au niveau des ports d’entrée internationaux.

Les rapports spéciaux sont parrainés par des entreprises de premier plan dans le secteur de la biométrie et ce rapport est parrainé par Crossmatch.

Special Report: Biometrics and Border Security

BiometricUpdate

Le marché de la biométrie militaire augmentera de plus de 7 % du taux croissance annuel (CAGR*) jusqu’en 2020
L’aéroport de Londres-Luton installe de nouveaux portiques ePasseport
La police nationale française utilise le dernier logiciel de reconnaissance faciale Morpho
La France a dévoilé ses plans pour une base de données contenant les données biométriques de 60 millions de citoyens
Déploiement de la reconnaissance faciale dans les aéroports et les gares pour la surveillance
Reconnaissance de l’iris pour le programme alimentaire des réfugiés syriens de Zaatari
Fichier PNR : surveillance électronique de masse ou nouveau paradigme de la sécurité ?
Le FBI a aussi collecté 430 000 iris
Le système de reconnaissance faciale du FBI a accès à 411 millions de photos
Préparez-vous à vous faire relever les empreintes digitales pour vos futures vacances européennes


Biométrie et banque

Ce rapport fournit un aperçu actualisé et synopsis du marché de la biométrie pour le secteur financier mondial. Il estime que le secteur des services financiers est devenu le principal marché des utilisateurs finaux de la technologie biométrique à l’échelle mondiale. D’ici la fin de 2016, nous croyons que les recettes continueront d’augmenter pour atteindre 2,2 milliards de dollars américains et nous estimons que le marché de la biométrie financière finira par représenter près d’un tiers des recettes totales du marché biométrique d’ici 2020. Il prévoit également que le marché croîtra à un taux de croissance annuel composé (CAGR) de plus de 50 pour cent de 2016 à 2020.

Ce rapport est parrainé par HID Global et la biométrie dans les services bancaires et financiers par IQPC.

Download PDF: Special Report – Biometrics and Banking

BiometricUpdate

Safran Identity & Security et IDEX sont partenaires pour commercialiser les cartes à puce biométriques
Le Groupe français Partouche en phase pilote d’une carte à puce MeReal Biometrics
Les consommateurs britanniques sont plus favorables à l’analyse d’iris pour la biométrie bancaire
NEC développe la reconnaissance faciale pour les paiements
SoftBank investit dans la puce électronique pour faire de la singularité une réalité
Les banques indiennes testent la blockchain, l’IA, la biométrie, les API ouvertes et les paiements
Technavio publie un rapport sur la sécurité global des paiements mobiles pour 2016-2020
Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025
Expérience de Bitcoin avec une puce NFC : une clé privée implantée
Les banques utilisent la biométrie pour détecter les fraudeurs
HSBC : la première banque biométrique
Biométrie : Une nouvelle vague d’authentification bancaire
HSBC face à la disruption bancaire


Application de la loi et de la biométrie

Ce rapport fournit un bref aperçu actualisé de la taille du marché et des technologies biométriques disponibles pour le marché de l’application de la loi aux États-Unis.

Dans ce rapport, Biometrics Research Group, Inc. discute comment la taille du marché pour les applications biométriques dans le segment de l’application des lois des États-Unis continue de croître à un taux exponentiel. En ce qui concerne les technologies biométriques, les systèmes automatisés d’identification des empreintes digitales (AFIS) et les technologies biométriques d’empreinte digitale représentent la part la plus importante des dépenses en biométrie dans le secteur de la police des États-Unis, suivies des technologies biométriques de reconnaissance faciale, iris, et de reconnaissance vocale.

Bien que la reconnaissance des empreintes digitales, la biométrie des empreintes palmaires, la reconnaissance du visage et de l’iris soient considérées comme des domaines de croissance, l’entreprise prétend que l’ADN jouera un rôle de plus en plus important en tant que modalité biométrique émergente utilisée avec plus de régularité par les organismes d’application de la loi aux États-Unis.

Ce rapport a été parrainé par Cognitec, IDGA et MorphoTrak.

Download PDF: Special Report – Law enforcement and biometrics

BiometricUpdate


Analyse du marché de la biométrie mobile

Ce rapport examine les moteurs croissants de l’authentification biométrique mobile et les modes de standardisation biométrique. Le rapport estime que l’inclusion de la biométrie dans les appareils mobiles générera environ 9 milliards de dollars de recettes d’ici 2018 pour l’industrie de la biométrie, non seulement par le déverrouillage des appareils mobiles à travers des applications de sécurité, mais aussi par des services d’authentification multi-facteurs et l’approbation des paiements électroniques instantanés.  Le rapport note également que la consumerisation informatique (IT) agira en fin de compte comme catalyseur de la croissance totale des revenus de l’industrie pour la biométrie mobile. Un facteur majeur qui contribuera à la croissance de la biométrie mobile sera la demande croissante de dispositifs personnels qui peuvent mener des transactions financières sécuritaires, ainsi que la croissance accommodante de la tendance « apportez votre propre appareil » (AVPA) à l’entreprise. Ces facteurs conduiront à une normalisation de l’authentification biométrique.

Ce rapport a été parrainé par Cognitec, VoicePIN et AppliedRecognition.

Download PDF: Special Report – Mobile Biometrics Market Analysis

BiometricUpdate

Biométrie : pour le meilleur ou pour le pire ?

La biométrie permet d’identifier une personne à partir de ses caractéristiques biologiques comme l’empreinte digitale, l’iris ou le visage. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les solutions technologiques progressent vite : logiciel de reconnaissance faciale, « empreinte cérébrale », système de contrôle automatique de foules en mouvement… Mais peut-on vraiment faire confiance à la biométrie pour notre sécurité ? Et surtout qu’arrivera-t-il si ces données tombent entre de mauvaises mains ?

Le Center on Privacy & Technology at Georgetown Law appelle à la régulation de la reconnaissance faciale
La Maison Blanche et le NCSA lancent une campagne pour l’adoption de l’authentification forte
Reconnaissance de l’iris pour le programme alimentaire des réfugiés syriens de Zaatari
Le système de reconnaissance faciale du FBI a accès à 411 millions de photos ; Le FBI a aussi collecté 430 000 iris
Préparez-vous à vous faire relever les empreintes digitales pour vos futures vacances européennes
Alex Türk, ancien président de la CNIL, sur l’invasion des nanopuces, de la biométrie et de la géolocalisation
L’illusion sécuritaire de la biométrie et de la vidéoprotection
Total Contrôle, les nouvelles technologies de surveillance – Arte
La biométrie est le nouvel engouement, mais est-il vraiment sécurisé ?
Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025

La Maison Blanche et le NCSA lancent une campagne pour l’adoption de l’authentification forte

La Maison Blanche, le National Cyber Security Alliance (NCSA) ainsi que plus de 35 entreprises et ONG ont lancé une nouvelle campagne pour la sécurité sur internet dénommée « Lock Down Your Login ». L’objectif est d’inciter les Américains à protéger davantage leurs comptes en ligne.

Lancée dans le cadre du President’s Cybersecurity National Action Plan (CNAP), la campagne est destinée à encourager les utilisateurs à s’affranchir des identifiants et des mots de passe afin d’adopter l’authentification forte pour leurs principaux comptes en ligne.

Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025
La biométrie est le nouvel engouement, mais est-il vraiment sécurisé ?

Le programme Lock Down Your Login est synchronisé avec le lancement du National Cyber Security Awareness Month (NCSAM).
Le NCSA et les autres acteurs de la campagne appellent les Américains à renforcer leurs comptes en ligne en verrouillant leurs identifiants en octobre. L’objectif est de rendre Internet plus sûr.

La campagne propose d’adopter des mesures telles que les clés de sécurité, la biométrie ou les codes à usage unique transmis à l’utilisateur par SMS ou grâce à une application.

« Plus que jamais, il est crucial de garder à l’esprit que les informations personnelles ont énormément de valeur et que la protection de celles-ci devrait être une priorité pour chacun d’entre nous », a déclaré Michael Kaiser, le directeur exécutif de la NCSA. « Cette campagne est le fruit d’une réelle collaboration, et nous sommes très reconnaissants envers les sponsors de Lock Down Your Login et les organisations partenaires pour leur soutien et leur engagement dans cette responsabilité partagée de promouvoir la cybersécurité et la sensibilisation à la sécurité en ligne.

Six ans plus tôt, le NCSA et l’Anti-Phishing Working Group (APWG) avaient lancé la campagne THINK.STOP.CONNECT en partenariat avec plusieurs entreprises, des agences gouvernementales et ONG.

Cette campagne est devenue la principale initiative pour la sensibilisation à la cybersécurité avec plus de 700 partenaires dans 20 pays à travers le monde.

Traduction Benjamin B.

BiometricUpdate