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Contrôles biométriques pour favoriser la distanciation sociale

Le recours à la reconnaissance faciale se poursuit dans le monde entier pour soutenir les mesures de distanciation sociale et de réduction de la transmission du virus covid-19. Dans certains cas, les technologies existantes ou les programmes prévus sont mis à jour, tandis qu’en Pologne et ailleurs, la reconnaissance faciale est déployée spécifiquement pour lutter contre la propagation du covid-19.

La Pologne a lancé une application biométrique pour smartphone afin de confirmer que les personnes mises en quarantaine pendant 14 jours à cause du coronavirus restent chez elles, selon l’AFP.

Un porte-parole du ministère du numérique a déclaré à l’AFP que les personnes en quarantaine pouvaient télécharger l’application ou attendre une visite des autorités.

Les personnes qui regagnent la Pologne depuis l’étranger doivent télécharger l’application, qui enregistre leur géolocalisation, et se soumettre à des contrôles biométriques pour prouver que vous êtes bien celui que vous êtes censé être (vous) et que vous êtes bien là où vous êtes censé être (chez vous).

Après l’enregistrement d’un selfie initial, des demandes de confirmations supplémentaires sont émises tout au long de la journée, la police étant alertée en cas d’absence de réponse dans les 20 minutes. Les amendes varient entre 118 et 1 180 dollars selon les autorités policières locales.

Toutes les écoles en Pologne seront fermées jusqu’à Pâques et les frontières sont fermées aux étrangers. Selon les derniers chiffres, la Pologne compte 749 cas confirmés et huit décès au moment de la rédaction.

Portal Gov.pl, Warsaw (AFP)

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1 Comment »

  1. A l’évidence, la peste covidienne a engendré en Europe une crise pire que celles causées par les attentats jihadistes et les conquêtes de Daech. Si la pandémie est à l’origine de certains changements louables en Europe, notamment en ce qui concerne la solidarité, la prosommation et l’indépendance économique, elle est également le prétexte à toute sorte d’excès.

    Il y a les excès des particuliers qui discriminent telle ou telle catégorie de bouc-émissaire ou pratiquent l’usure. Les asiatiques ont particulièrement souffert comme les personnes supposées arabes ou maghrébines ont souffert lors des dernières campagnes terroristes.On relèvera également les excès de certaines autorités publiques qui invoquent la pandémie pour museler leur opposition de manière plus ou moins définitive, renforcer leurs capacités d’hypersurveillance ou de confinement, verbaliser à outrance certaines catégories de personne pour non respect des règles sanitaires.

    Tout ce qui peut être utiliser pour forcer un individu à respecter une confinement justifier par une situation sanitaire peut également être employé pour le séquestrer. L’un des plus grands défis de l’après-covid sera la conciliation des contraintes sanitaires et du contrôle de l’action des agents publics par les citoyens. A moins que l’autoritarisme finissent par exercer un tel attrait que les populations soutiennent massivement son adoption.

    Sur ce dernier point, on peut se demander comment les pouvoirs publics vont concilier les mesures de confinement et scrutins. A défaut d’être un réel moyen de contrôle démocratique, les élections sont quand même un rouage essentiel des particraties plurales. Par quoi les « démocraties de marché » pourraient remplacer les élections … ou des électeurs de plus en plus hostiles…

    Un indice: imaginons que l’on remplace les circonscriptions électorales et les électeurs personnes physiques par des entreprises… Imaginons que des entreprises gagnent le droit d’exercer les pouvoirs locaux sur certaines parties du territoire à leur charge et le droit de vote de certains administrés en l’échange d’une participation du gouvernement à leur bénéfice et de l’obligation de prester certains services publics…

    On pourrait se retrouver dans une situation où des groupes de citoyens de même revenu sont plus ou moins confinés dans les mêmes zones confinées… Ne serait-ce pas une façon pour les élus de faire d’une pierre trois coups: ils ont des électeurs non abstentionnistes, des sources de revenus non exposées au dumping social et la délégation de difficiles missions publiques devoirs à des adjuvants qui ne convoitent pas leurs places. Les contaminés de tout type serait expédiés dans différentes zones de convalescence, les survivants étant extraits en temps utiles et mis à contribution pour le développement de sérum.

    Pour ceux qui penseraient que c’est de la science-fiction, les villes privées, les prisons privatisées, les peines à domicile ou les agglomérations pénitentiaires sont déjà des réalités dans certains Etats. Les affres du covid-19, ce n’est que le début des épreuves.

    Pour rappel, nous sommes en 2020, l’année du Rat de métal selon le calendrier chinois, une année-phare pour les lanceurs d’alerte de l’ancien courant littéraire cyberpunk.

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