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Covid-19 : Quels sont les médicaments les plus efficaces ?

Les résultats des premiers essais officiels sur les médicaments pour traiter le Covid-19 sont disponibles

Alors que la nouvelle maladie respiratoire s’est largement répandue à partir de janvier, les médecins – d’abord en Chine, puis aux États-Unis, en Italie et en France – ont tous entrepris de tester des médicaments facilement disponibles, utilisés à d’autres fins et assez fiables. Aujourd’hui, trois mois seulement après le début de la pandémie, les premiers résultats médicaux d’essais organisés – des études structurées pour mesurer si un médicament est réellement efficace – sont rendus publics. Nous en comptons trois à ce jour, tous impliquant des médicaments aux propriétés antivirales.

Favipiravir

C’est un antiviral fabriqué par Toyama Chemical (qui fait partie de Fuji Film) qui a prouvé son efficacité contre de nombreux types de virus à ARN (comme le virus Covid-19). Connu sous le nom commercial Avigan au Japon, il empêche les virus de copier leur matériel génétique. Il a été découvert à l’origine lors de la recherche de médicaments pour traiter la grippe.

Le rapportFavipiravir versus Arbidol for COVID-19: A Randomized Clinical Trial

Lopinavir et ritonavir

C’est une thérapie combinée impliquant deux médicaments différents. La paire a déjà été utilisée pour traiter et prévenir les infections au VIH, sous la marque Kaletra. Le médicament clé est le lopinavir, un inhibiteur de protéase, dont les effets contre le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient ont été démontrés en laboratoire et sur des animaux. Le ritonavir agit pour augmenter la disponibilité du premier médicament dans l’organisme.

Le rapport : A Trial of Lopinavir–Ritonavir in Adults Hospitalized with Severe Covid-19

Chloroquine ou hydroxychloroquine

C’est un médicament antipaludique utilisé depuis la Seconde Guerre mondiale. Pendant des décennies, les scientifiques ont exploré ses propriétés antivirales, et la pandémie de coronavirus a ravivé l’intérêt pour ce médicament.

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Les patients qui se retrouvent en soins intensifs supplient d’obtenir le traitement, et la demande de médicaments va littéralement exploser. Non seulement le nombre de cas confirmés va encore augmenter, mais ils seront deux fois plus nombreux, voire plus, à ressentir l’apparition de symptômes typiques comme la toux, la fièvre et l’essoufflement.

Jusqu’à présent, il n’existe pas de médicaments approuvés pour le Covid-19, de sorte que le principal traitement des cas graves n’est pas du tout médicamenteux : il s’agit de l’oxygénothérapie, des ventilateurs qui aident les gens à respirer et des soins de soutien. Certains patients reçoivent des antibiotiques classiques.

Dans l’ensemble, de nombreuses études sur les médicaments sont en cours, vérifiant les bienfaits de tout, de la vitamine C à la médecine traditionnelle chinoise. Selon une liste d’essais établie par le cabinet de conseil CellTrials.org, les médecins ont enregistré plus de 250 études sur le Covid-19, principalement en Chine, et cherchent à rassembler 26 000 patients. Il faudra peut-être attendre encore un mois avant que d’autres études importantes et de grande envergure, comme celles portant sur l’antiviral expérimental remdesivir, réalisées par la société américaine Gilead, soient prêtes à faire état de leurs conclusions.

Le rapport : Hydroxychloroquine and azithromycin as a treatment of COVID-19: results of an openlabel non-randomized clinical trial

Poursuivez votre lecture sur MIT Technology Review pour en savoir plus sur les études publiées jusqu’à présent et sur les promesses qu’elles contiennent.

Pour suivre l’épidémie en temps réel, une carte interactive conçue par l’Université Johns Hopkins : https://www.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

Pour en savoir plus :

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Base de données de recherche ouverte COVID-19 (CORD-19) : https://pages.semanticscholar.org/coronavirus-research

Selon le China Daily : Voici quelques médicaments et thérapies qui se sont avérés efficaces pour traiter les patients.
– Favipiravir
– Phosphate de chloroquine
– Thérapie par transfusion de plasma
– Remdesivir
– Médecine traditionnelle chinoise

Pour en savoir plus : http://covid-19.chinadaily.com.cn

5 Comments »

  1. C’est une nouvelle étape, médicale, pharmaceutique et politique. Lancé par l’ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy un appel de personnalités médicales demandant aux autorités sanitaires d’assouplir d’urgence les possibilités de prescription d’hydroxychloroquine contre le Covid-19. Un appel peu banal réunissant des personnalités qui rien, jusqu’ici, ne réunissait :

    Pr. Philippe Douste-Blazy, Professeur de santé publique et d’épidémiologie, ancien Ministre de la Santé Pr. Christian Perronne, Chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches Dr. Michèle Barzach, ancienne Ministre de la Santé Pr. Isabelle Bourgault Villada, Professeur de dermatologie à l’hôpital Ambroise Paré Pr. François Bricaire, ancien Chef du service de maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Membre de l’Académie de Médecine Pr. Marc Gentilini, Professeur de parasitologie, de santé publique et de clinique des maladies infectieuses, Membre de l’Académie de Médecine Pr. Olivier Goulet, Professeur de pédiatrie de l’hôpital Necker Pr. Jacques Marescaux, Président Fondateur de l’IRCAD, Membre de l’Académie de Médecine Pr. Catherine Neuwirth, Professeur de microbiologie au CHU de Dijon Dr. Patrick Pelloux, Président de l’Association des médecins urgentistes de France Pr. Paul Trouillas, Professeur de neurologie au CHU de Lyon Dr. Martine Wonner, psychiatre, députée LREM du Bas Rhin.

    Un appel relayé par une pétition baptisée «#NePerdonsPlusDeTemps», qui a recueilli en quelques heures plusieurs dizaines de milliers de signatures soutiens sur la plateforme Change.org.

    https://www.change.org/p/ephilippepm-traitement-covid19-ne-perdons-plus-de-temps-neperdonsplusdetemps

  2. Quelle que soit l’efficacité des traitements précités, il y a fort à craindre qu’il ne soit plus efficace dans un an. Le Sars-Cov-2 est un virus à ARN, donc probablement (fortement) mutant comme la grippe. Cette caractéristique n’est pas encore établit mais très probable vu la vitesse à laquelle il engendre de nouvelles souches.

    Il apparaît que le germe initial est la variante S, peu virulente mais très furtive. C’est celle qui risque de provoquer des résurgences de foyers pandémiques en cascades, obligeant les Etats à recourir à des confinements récurrents d’une part plus ou moins élevée de leur territoire. Cette variante semble s’adapter rapidement aux populations attaquées et développer une « variante L » par région, beaucoup plus redoutable.

    A lire sur Futura Santé // Deux souches de Sars-CoV-2 circulent, et la plus virulente représente 70 % des infections
    (https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-deux-souches-sars-cov-2-circulent-plus-virulente-represente-70-infections-79909/)

    Et le pire est encore à venir.

    Le covid-19 commence à se répandre en Afrique et plus particulièrement au Nigeria ainsi que dans d’autres foyers endémique de la fièvre de Lassa. Est-ce que le coronavirus qui nous cause tant de problème peut échanger des plasmides avec l’arenavirus responsable de la fièvre de Lassa? Doit-on craindre l’apparition d’une chimère?

  3. Dans une nouvelle intervention solennelle destinée à faire le point sur l’évolution de l’épidémie, Olivier Véran, ministre de la Santé a annoncé des mesures concernant l’usage qui pourra ou non être fait de la chloroquine chez les patients souffrant de Covid-19 voire en prévention de l’infection virale.

    Le ministre se fonde ici sur une avis demandé au Haut conseil de santé publique qui recommande de ne pas l’utiliser, à l’exception de formes graves hospitalières, sur décision collégiale des médecins et sous surveillance médicale stricte. « Le Haut Conseil exclut toute prescription dans la population générale ou pour des formes non sévères », a insisté Olivier Véran qui prendra « dans les heures qui viennent » les mesures réglementaires en ce sens.

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