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Lex humanoïde, des robots et des juges

En 2030, la justice est rendue par Cujas, un système expert qui a remplacé la justice des hommes, trop subjective. Les avocats ne plaident plus depuis longtemps, leur rôle se limitant à entrer des données et à contrôler que les décisions soient rendues conformes au principe de « l’équité statistique ». Le jour où Ilian, un jeune avocat désabusé par le système judiciaire, est saisi par une femme poursuivie par Cujas pour avoir mutilé son bras artificiel, le vent du changement se lève. Redoutant une tentative du système expert d’assimiler les machines au vivant pour leur faire acquérir les mêmes droits au nom de l’égalitarisme, Ilian va essayer de trouver les failles de Cujas afin d’obtenir la relaxe de sa cliente.

Avec l’aide d’un informaticien chargé par le ministère des Statistiques et de la Médiation de programmer les algorithmes, il s’aperçoit que Cujas a éliminé de ses bases de données des références, notamment celles à Portalis, promoteur de la loi intelligible, et à Protagoras, défenseur de la subjectivité du jugement.

Mais ce n’est que la partie émergée d’un système judiciaire derrière lequel se cachent d’autres intérêts…

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Ross, le premier avocat Robot du monde

Pierre Janot est avocat. Il exerce au barreau de Grenoble depuis vingt-trois ans. Il a commencé en tant que généraliste et s’est spécialisé dans le droit du travail, notamment à l’occasion des procès Caterpillar de 2009. Comme beaucoup de ses confrères, il est le témoin de l’avènement d’une justice administrée, qu’on annonce bientôt prédictive. Tenant du débat judiciaire, il a entre autres dénoncé les barèmes d’indemnisation mis en place par les pouvoirs publics en 2015 en lançant une pétition qui a recueilli plusieurs milliers de signatures. Face aux velléités de déjudiciarisation et à la complexité des textes, il met en garde contre les dangers d’une justice déshumanisée dans laquelle le justiciable se perdrait, au risque d’en être exclu. Lex humanoïde, son premier roman, s’inscrit dans la continuité de ce combat.

Des robots pour remplacer les juges ?

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