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La Singularity University annonce l’ouverture d’une annexe en France

Zak Allal, représentant de la Singularity University auprès des pays francophones, annonce l’ouverture, d’ici 2017, d’une antenne française.

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La Singularity University est un centre éducationnel ou une université spécialisée dans les technologies de rupture. Son objectif est de former des étudiants brillants (80 places pour environ 3000 candidatures, chaque année, sur le programme principal) à l’utilisation de ces technologies, puis de les amener, via des projets entrepreneuriaux, à répondre aux grandes problématiques de ce monde. La Singularity University est donc, en ce sens, également un incubateur d’entreprises. Elle profite d’un microcosme unique puisque elle est située dans les locaux du centre de recherche NASA Ames, au cœur de la Silicon Valley.

Vous multipliez, ces dernières semaines, les discussions avec de grandes écoles de françaises (Essec, Epitech, Ecole de guerre économique). Pourquoi la Singularity University tient-elle à recruter en France?

Je connais très bien la culture française, et suis donc régulièrement de passage à Paris. Et à chaque fois, quelque chose me frappe avec les étudiants français : ils n’ont pas confiance dans l’avenir, ils n’ont pas vraiment d’espoirs, ils ne cachent pas leurs désillusions. C’est sûrement le reflet de la société française, mais c’est, selon moi, un immense gâchis. L’excellence académique en sciences et en ingénierie est ici une réalité! Je cherche à combiner ces bases solides au dynamisme anglo-saxon, que j’ai connu jeune lors de mes passages à Harvard et à Oxford.

Comment se traduiront, concrètement, ces liens privilégiés?

Il y a deux choses. D’abord, nous nous fixons l’objectif, dès 2016, d’intégrer chaque année au minimum 4 étudiants français au programme d’été, qui est le programme phare de la Singularity. Ensuite, nous ouvrirons à la fin de l’année 2016 – début de l’année 2017, une annexe physique en France. Celle-ci permettra aux étudiants qui ne font pas partie de la Singularity de suivre de courtes formations, de participer à des ateliers et surtout de mener des projets entrepreneuriaux en profitant d’un matériel très intéressant. Outre ce rôle de mini-incubateur, cette antenne devra aussi nous permettre de repérer des talents, que l’on pourra ensuite envoyer aux États-Unis. Je rappelle qu’il ne s’agit pas là d’une «fuite des cerveaux», puisqu’en moyenne seul un étudiant sur dix reste avec nous, une fois sa formation terminée. Les étudiants n’hésitent pas à revenir, je vous l’assure.

Que répondez-vous à ceux qui vous qualifient, ici en France, d’institution transhumaniste?

Je le dis clairement : la Singularity University n’est pas transhumaniste. Cette image est née d’une confusion entre la position de l’établissement lui-même et les opinions de l’un de ses fondateurs, Ray Kurzweil, fondamentalement transhumaniste. Mais, après tout, qu’est-ce que le transhumanisme? Personne n’a, me semble-t-il, de définition exacte. Est-ce que l’invention d’un cœur artificiel, capable de sauver une vie, est transhumaniste? Je pense que la France perd de précieuses années avec ces considérations, et que se cache, derrière ces critiques, la peur d’une domination de Google [l’établissement est très largement financé par le géant américain, ndlr] et plus généralement des États-Unis.

Le Figaro étudiant 19/05/2015 Antoine Lhermenault

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