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Entretien avec Nick Bostrom, le transhumaniste en chef (PDF)

Début de soirée du mois d’août 2004. Nous sommes dans un restaurant de style pub à Toronto, situé dans une maison victorienne de brique rouge. L’endroit est rempli des participants du colloque Transvision, la réunion annuelle de l’AMT, l’Association mondiale du transhumanisme, un groupe de militants souhaitant l’avènement de la posthumanité, c’est-à-dire le dépassement de l’homo sapiens par des moyens techniques.

Argument y a rencontré Nick Bostrom, philosophe d’origine suédoise, fin vingtaine, maintenant rattaché à l’Université d’Oxford après un passage à Yale. Il a fondé l’AMT en 1998 et il est reconnu comme un modéré dans les cercles technophiles. Parmi les défenseurs des pensées posthumanistes, c’est assurément l’un de ceux dont le propos est le plus élaboré. Préserver une certaine unité du mouvement qui tend à éclater entre ses différentes chapelles (les Extropiens, les Singularistes, les Immortalistes, etc.) a toujours été l’une de ses préoccupations.

Grand et maigre, portant un veston de tweed, il se mêle davantage aux nerds de l’informatique présents au congrès qu’à l’autre groupe, les adeptes du piercing extrême et de la « modification corporelle ». Dans un café Starbucks, plus tôt dans la journée, après s’être commandé un quadruple espresso, il m’avait expliqué qu’il y avait dans ce gobelet un certain nombre de grammes de caféine dont il avait besoin pour passer l’après-midi. On raconte qu’il a jadis tenté sa chance comme stand-up comic, mais il se fait plutôt sérieux et peu passionné lorsqu’il parle (en anglais), avec son lourd accent suédois, de posthumanité, ou de ses autres sujets de prédilections : la possible vie extraterrestre et la « singularity » (voir plus bas).

La revue Argument, qui s’est employée depuis ses débuts à explorer les appréhensions à l’égard des pensées ultratechnophiles, souhaite ici permettre à l’un de ses représentants les plus éminents de s’exprimer. Que l’on n’y voit aucun appui de notre part à la cause de M. Bostrom, mais plutôt la volonté d’exposer sa rhétorique au grand jour.

Télécharger le PDF Entretien avec Nick Bostrom, le transhumaniste en chef

A History of Transhumanist Thought – Nick Bostrom

 

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