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Google et le potentiel économique de l’intelligence artificielle

Il s’agit d’une véritable guerre idéologique dans laquelle certains géants de la tech redoutent la fin de l’humanité, alors que d’autres y voient le futur de l’espèce. La guerre idéologique laisse en réalité place à une guerre économique, ou un acteur en particulier, Google, semble avoir pris une avance considérable.

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De nombreuses voix se lèvent aujourd’hui contre le risque que représenterait l’intelligence artificielle pour nos sociétés. Elon Musk, Bill Gates, Stephen Hawking imaginent un monde où la « singularité » (le moment où la machine devient autonome et peut dépasser son créateur) menacerait l’espèce.

Cette conjecture n’est pas vide de sens, mais dans la route qui mène à cette singularité, notre société et notre économie pourraient profiter du vaste champ d’application de cette nouvelle technologie. Il s’agit en réalité d’une véritable guerre idéologique dans laquelle certains géants de la tech redoutent cet avènement, alors que d’autres, Google en particulier, y voient le futur de l’espèce – et de leur entreprise.

L’intelligence artificielle aujourd’hui

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est présente dans de nombreux domaines d’applications : de la finance à la médecine, de puissants algorithmes facilitent et améliorent les services.

En finance, il est par exemple possible d’étudier les flux de nouvelles « Twitter » pour évaluer les réactions – positives ou négatives – du « marché » face à un nouveau produit. Ces avis peuvent ensuite être transformés en conseils d’ »achat » ou de « vente ». Sur Linkedin, il est possible de deviner le dynamisme d’un secteur en analysant le nombre d’offres d’emploi publiées.

Dans le domaine de la santé, de puissants algorithmes permettent également aujourd’hui d’apporter de véritables extensions au corps, comme les bracelets connectés qui analysent l’activité sportive, le rythme cardiaque et demain, l’alimentation.

Des prototypes de robots d’aide à la personne existent au Japon, ils sont capables de répondre à des commandes simples et d’assister les personnes âgées dans leur vie quotidienne.

L’intelligence artificielle possède ainsi un potentiel sans égal, mais menace de nombreux emplois. Pléthore d’entreprises tentent aujourd’hui de percer dans ce domaine lucratif, mais toutes font face, ou se font racheter par un Goliath technologique : Google. Ce dernier a pris une avance stratégique sur tous ses concurrents et ne semble, aujourd’hui, plus craindre personne.

Google : le grand architecte de l’intelligence artificielle

S’il est une entreprise qui aujourd’hui croit au potentiel de l’intelligence artificielle, il s’agit bien de Google. À l’intérieur de son Google X Lab, l’entreprise tente d’adapter tout le potentiel de l’intelligence artificielle à l’économie de marché. Un axe important de son développement est l’automobile, en rachetant Uber, Google a tout d’abord parié sur la désintermédiation de l’activité de taxi. Mais en parallèle l’entreprise développait son véhicule autonome, la Google Car. Ce véhicule circulant déjà dans quelques états américains promet une conduite sans conducteur, en s’appuyant sur de complexes algorithmes. La future application saute alors aux yeux, un système de transport automatisé, personnalisé sans aucun relai humain.

Google est aussi présent dans les biotechnologies, en fondant Calico en 2013 (California Life Company), Google s’est promis de combattre les maladies et la vieillesse. Et ils ne se limitent pas à la recherche, récemment l’entreprise a présenté un gant, qui, combiné à des nanoparticules ingérées, permet de desceller des cellules cancéreuses. Les dirigeants de Google ont aussi pris une part importante dans la création de la Singularity University, qui entend aussi combattre la vieillesse et la mort.

Par la création de ses Google Glass récemment mis en pause, la firme de Mountain View a enclenché la première étape vers la réalité augmentée et les périphériques adaptables à l’homme. Aujourd’hui, il s’agit de lunettes, mais demain de lentilles, et plus tard de circuits directement intégrés au cerveau. Les limites d’une telle technologie sont difficilement imaginables, elle a le potentiel de révolutionner la communication, le travail, les relations, la famille, et jusqu’à la nature la plus profonde de l’homme.

Beaucoup doutent cependant de la capacité des ordinateurs à reproduire l’intelligence humaine. En termes techniques, une action nécessitant une salle pleine de serveurs ne requiert que 20 Watts pour le cerveau humain. Il existe donc une différence fondamentale entre le fonctionnement du cerveau et des machines actuelles. Ce problème est sur le point d’être résolu par une start-up appartenant – encore une fois – à Google. Cette start-up mystérieuse appelée « Deepmid » développe un système informatique sur le modèle du cerveau, capable non plus de répondre à des instructions enregistrées, mais bien d’apprendre de son interlocuteur humain.

Google prend une avance stratégique et se prépare à devenir une « Supercompany » au potentiel quasi illimité et nous interroge quant au monde demain.

Interrogations, menaces et politiques publiques

Les premières conséquences de cette nouvelle économie se font ressentir dans les économies développées. De nombreux emplois sont menacés ou subissent une pression considérable sur leurs coûts. Des acteurs réglementés ou en situation de monopole font pour la première fois face à la concurrence, comme les taxis et le télécoms. Même les grandes institutions étatiques comme la politique monétaire sont attaquées par la technologie, avec le Bitcoin. Dire que notre monde actuel est menacé est un euphémisme, mais cela ne veut pas pour autant dire que notre bien-être l’est.

Il est du ressort des acteurs publics de préparer la transition vers cette nouvelle ère, ou le travail sera ultra flexible, et aucune industrie réellement pérenne. L’état doit par exemple préparer la société à la flexibilité et à l’obsolescence des compétences. Face à un monde en perpétuelle mutation, la stabilité sera fatale. Le travail doit être redéfini et nécessairement incorporer un temps d’innovation et de développement.

Face à l’instabilité des emplois, la solidarité publique doit aussi être redéfinie. Dans cette société numérique, la valeur ajoutée est captée par un plus faible nombre d’acteurs, à la fois internationaux et insaisissables. L’état va ainsi devoir se transformer et devenir global afin de favoriser une nécessaire redistribution des richesses.

Enfin, l’État devra alléger ses règles pour permettre à l’innovation de prendre place. Dans un monde profondément globalisé, il est vain de vouloir freiner l’inexorable marche de la technologie. Un tel État empêcherait à ses entreprises de participer à la concurrence globale et à la captation de richesse. Un tel État, en somme, appauvrirait son pays et risquerait de se faire remplacer par des entreprises de plus en plus globales et flexibles.

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