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“A la Singularity University, nous aidons à créer le futur”

L’organisation scientifique dirigée par Ray Kurzweil, gourou du transhumanisme, organisait à Amsterdam une conférence sur les technologies exponentielles. Entretien avec son porte-parole Salim Ismaïl.

Ces dernières années, des films comme Her, Robot & Franck ou la série suédoise Real Humans ont laissé entrevoir ce que pourrait être le futur de l’humanité, entourée, assistée, voire gouvernée par des robots. Un futur plausible, que la Singularity University, fondée en 2008 dans la Silicon Valley (lire notre reportage), n’a de cesse de prophétiser. D’ici 2035, disent ses concepteurs, le progrès technologique sera tel qu’il va faire basculer le monde dans l’inconnu – la Singularité –, où les intelligences artificielles auront pris le pas sur l’intelligence humaine. Médecine, véhicules, infrastructures, loisirs, vie quotidienne : toute notre existence promet d’être affectée par la convergence du progrès dans les NBIC (Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives).

Pour assister à ce big bang technologique, le gourou de la Singularity University, Ray Kurzweil, 66 ans, grand promoteur du transhumanisme (l’amélioration des capacités humaines par la technologie) et de l’homme immortel, avale deux cents pilules par jour afin de retarder son vieillissement cellulaire. Et pour nous y préparer, l’université, financée en grande partie par Google (qui a recruté Ray Kurzweil en 2013) et d’autres entreprises impliquées dans les technologies exponentielles (Genentech, Cisco, Nokia…) prodigue tous les étés pendant deux mois et demi ses enseignements à quatre-vingt élèves venus du monde entier. Ils sont triés sur le volet, mêlant multi-diplômés et novices surdoués.

Les 19 et 20 novembre derniers à Amsterdam, elle est venue déployer son crédo pro-technologie devant un parterre de neuf cents entrepreneurs. Entre deux conférences matinées de punchlines hollywoodiennes (« Le meilleur moyen de prédire le futur, c’est de le créer » ou « Les drogues sont plus dangereuses que les robots »), nous avons pu nous entretenir avec Salim Ismaïl, porte-parole de cette institution aux thèses aussi fascinantes que controversées.

Quel est l’objet de cette conférence : vous faire connaître, préparer le public au grand saut transhumaniste ?

Nous voulons inspirer les gens et les pousser à agir grâce à ces technologies. Nous n’avons pas besoin de plus de visibilité. Notre mission, c’est de faire en sorte qu’en sortant de ce sommet, les gens fassent usage de ces technologies et lancent des projets : qu’ils sachent comment utiliser à bon escient l’intelligence artificielle, un robot, une imprimante 3D etc…

En ce sens, nous aidons à créer le futur. Avec les interrogations suivantes : comment toucher un milliard de personne en utilisant les technologies exponentielles, et comment résoudre les grands problèmes du monde ? Tous les discours sur l’intelligence artificielle sont intéressants mais si on ne s’attaque pas à la pauvreté dans le monde, à la lutte contre la faim, l’accès aux soins, l’éducation ou la corruption, on ne sert à rien. Aujourd’hui, nous avons cette convergence de nouvelles technologies, la question est de savoir comment les rendre utiles.

lire la suite : Télérama

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